Des plantes OGM favorisent la propagation de virus mutés


Oh la la ! On joue avec la génétique, est on risque de trouver des obstacles encore plus grand et plus difficile à résoudre. C’est ce qui est arrive avec le manioc qui est au prise avec un virus. Après avoir modifié pour le rendre résistant à ce virus, ils ont plutôt renforcie le virus en question. Alors que les aliments sont déjà sur une corde raide, il ne faudrait surtout pas empirer la situation
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Des plantes OGM favorisent la propagation de virus mutés

 

Nathalie Mayer
Journaliste

L’édition génomique est aujourd’hui largement employée dans de nombreux domaines de la science. Grâce à elle, les chercheurs opèrent des modifications génétiques ciblées. Mais une équipe vient de découvrir que, dans certains cas, la technique pouvait avoir des conséquences fâcheuses.

Le manioc est l’aliment principal de plus de 500 millions de personnes. Et il peut être durement touché par une maladie connue sous le nom de virus de la mosaïque. Dans les cas les plus graves, ce virus entraîne une perte de production allant jusqu’à 90 %. Voilà qui explique pourquoi des chercheurs ont souhaité produire, par édition génomique, des plants de manioc capables de recombiner l’ADN du virus de la mosaïque. De quoi les rendre résistants à la maladie.

Pour cela, ils ont fait appel au système CRISPR-Cas9, un système connu depuis 2012 et déjà largement employé dans différents domaines. Dans la nature, les bactéries l’utilisent aussi pour combattre les virus. Mais, dans ce cas, les chercheurs ont obtenu des résultats inattendus.

Globalement, le virus de la mosaïque est responsable de la perte annuelle de 20 % des récoltes de manioc dans le monde. À droite, des plants sains. À gauche, des plants malades. © Hervé Vanderschuren, ETH Zurich

Globalement, le virus de la mosaïque est responsable de la perte annuelle de 20 % des récoltes de manioc dans le monde. À droite, des plants sains. À gauche, des plants malades. © Hervé Vanderschuren, ETH Zurich

Des précautions à prendre à l’avenir

Les plants de manioc n’ont pas développé de résistance au virus de la mosaïque comme attendu. Pire : 

« Notre intervention a créé une pression sur les virus qui les a encouragés à évoluer plus rapidement et leur a fourni aussi les moyens de le faire. Nous avons vu apparaître en laboratoire, un virus mutant résistant à notre procédé », explique Devang Mehta, chercheur à l’université de l’Alberta (Canada).

Les chercheurs estiment que CRISPR-Cas9 ne pose pas ce genre de problème dans la plupart des autres applications agroalimentaires. Mais ils encouragent tout de même ceux qui travaillent avec, à mener à l’avenir des tests en laboratoire afin de détecter d’éventuelles mutations virales avant de lancer des essais de terrain.

https://www.futura-sciences.com/

Des chercheurs ont modifié génétiquement une plante pour qu’elle dépollue nos intérieurs


Avant on faisait des croissements pour avoir de nouvelles variétés de plantes, aujourd’hui on ajoute des gènes qui peuvent provenir d’animaux. En effet, les scientifiques ont ajouté un gène de lapin sur une plante dans le but de purifier la pollution intérieure. Cela fonctionne en laboratoire, reste à savoir si dans une maison, cela serait tout aussi efficace. Cependant, les fenêtres que l’on ouvrent au moins 1 fois par jour est tout aussi efficace.
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Des chercheurs ont modifié génétiquement une plante pour qu’elle dépollue nos intérieurs

 

Crédits : Université de Washington

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

On évoque assez souvent la capacité qu’auraient les plantes d’intérieur à purifier l’air de nos logements. S’il s’agit là d’un fait pas toujours avéré, des chercheurs américains ont bel et bien modifié génétiquement une plante pour lui donner cette même capacité !

La qualité de l’air intérieur

Si la pollution atmosphérique fait craindre le pire en termes de qualité de l’air, il faut savoir que l’air intérieur est souvent davantage pollué qu’à l’extérieur. En effet, de nombreuses substances sont concentrées, provenant entre autres des produits d’entretien, de la peinture et divers aérosols, ou encore du tabagisme, du chauffage au fioul ainsi que des bougies parfumées.

Des chercheurs de l’Université de Washington (États-Unis) ont expliqué leur travail dans une publication du 19 décembre 2018 dans la revue Environmental Science and Technology. Il y est question d’une plante d’intérieur très commune ayant tout de même une particularité : celle-ci a été modifiée génétiquement. Ainsi, cette plante OGM contient un gène de lapin destiné à purifier l’air intérieur.

Au passage, le principal auteur de l’étude Stuart Strand rappelle que les plantes sont relativement inefficaces dans la purification de l’air. L’intéressé évoque une dépollution plus souvent obtenue par des interactions microbiennes avec des bactéries présentes dans la terre.

Un gène “détox”

Afin d’obtenir leur plante agissant en qualité de bio-filtre, les chercheurs ont utilisé un gène présent chez le lapin. Celui-ci a pour mission de coder l’enzyme cytochrome P450 2e1. Présente chez les mammifères en général, cette enzyme dégrade les composés toxiques situés dans le foie, entre autres le benzène et le chloroforme.

Le gène en question a ensuite été transféré dans le génome d’un Epipremnum aureum, une plante plus connue sous le nom de lierre du diable. Or, cette plante a plusieurs avantages, car celle-ci n’a pas besoin de beaucoup d’entretien ni même d’arrosage. De plus, les scientifiques disent avoir ajouté au végétal un gène de fluorescence pour lui donner un look plus attrayant.

Des tests concluants

Les chercheurs ont bien sûr pratiqué des tests afin de vérifier les capacités de la plante. Ainsi, du lierre modifié et du lierre normal ont été placés dans des tubes à essai et exposés à des polluants pendant plus d’une semaine. À la fin de l’expérience, les tubes de lierre OGM montraient une chute de 90 % de la présence de benzène, contre 10 % pour la plante normale. En revanche, ces résultats sont le fruit d’une expérience en laboratoire, et les chercheurs ne s’en cachent pas.

« La dépollution n’est réellement efficace que si les plantes sont placées dans un endroit clos avec un système permettant de faire circuler l’air sur les feuilles, comme un ventilateur », a rappelé Stuart Strand.

Enfin, si les recherches se poursuivent à l’heure actuelle afin de trouver un moyen de combiner d’autres gènes pour davantage de performance, le meilleur moyen afin de dépolluer l’intérieur reste encore d’ouvrir les fenêtres.

Sources : Genetic Engineering & Biotechnology NewsFutura Sciences

https://sciencepost.fr/

Des scientifiques veulent remplacer les pesticides par des microbes


En fait, ce n’est pas de nouveaux microbes que l’industrie Indigo Agriculture veut ajouter aux plantes, mais plutôt remettre des microbes disparus par l’usage déraisonnable des pesticides. Il semble qu’après l’avoir essayé sur du coton le rendement a augmenter de 14 %. Ils espèrent pouvoir balayer Monsanto et compagnie pour une agriculture bio
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Des scientifiques veulent remplacer les pesticides par des microbes

 

 

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Des pesticides sur un champ de patates | Pesticidewise via Youtube License by

Repéré par Aurélie Rodrigues—

Ils pourraient révolutionner le secteur agricole mondial

 

Indigo Agriculture, une entreprise spécialisée dans les biosciences, pourrait bien être en train de révolutionner l’agriculture mondiale. Les agronomes de cette start-up ont trouvé le moyen d’utiliser des microbes pour remplacer les pesticides.

Les créateurs d’Indigo Agriculture se sont inspirés des recherches sur le microbiote humain pour déterminer l’importance des micro-organismes dans la santé des plantes. Le but est de réintroduire des microbes disparus dans les plantes à cause de l’usage excessif de pesticides.

Bloomberg explique que la méthode employée par les agronomes consiste à prendre des échantillons de plantes saines et non traitées et de créer une empreinte de leur microbiote grâce au séquençage génétique. Ils analysent ensuite les données recueillies et déterminent quels microbes sont en plus grand nombre sur les plantes en bonne santé. Au Texas, la méthode Indigo a permis d’augmenter le rendement de 14% des champs de coton.

Les recherches de l’entreprise se portent sur la capacité de résistance des microbes aux engrais azotés et aux vermines. Ainsi, à long terme, Indigo Agriculture cherche à limiter ou même éliminer l’utilisation des pesticides et engrais synthétiques grâce à ses supermicrobes.

Exit Monsanto et Dow Chemical, hello Indigo

D’après Bloomberg, la tendance est au bio: les consommateurs rejettent de plus en plus les pesticides et les OGM. Selon un sondage publié en 2017 par l’ONG environnementale WWF, 70% des Français ont changé d’habitudes de consommation pour se diriger vers des produits plus responsables, ou envisagent de le faire.

D’autre part, la méfiance envers les géants de l’agrochimie comme Monsanto –souvent qualifiéed’entreprise «la plus détestée au monde»– ne fait qu’accroître, notamment à cause du scandale de «l’agent orange» et du glyphosate, l’agent actif dans bon nombre de pesticides classés comme un cancérogènes probablespour l’homme par l’OMS.

David Perry, le directeur général de l’entreprise Indigo, souhaite remodeler complètement la structure du secteur agricole actuel: non seulement pour concurrencer les géants de l’agrochimie comme Monsanto et Dow Chemical mais aussi les distributeurs agricoles comme Cargill et Archer Daniels Midland. L’entreprise s’ouvre donc potentiellement à un marché de plusieurs milliards de dollars.

Depuis 2016, Indigo Agriculture propose du coton avec une meilleure résistance à la sécheresse –une menace grandissante due au réchauffement climatique. Consciente du risque pour les agriculteurs qui tenteraient l’aventure Indigo, l’entreprise du Massachusetts propose d’acheter directement les récoltes aux producteurs –et se charge ensuite de la revente.

Malgré tout, le succès d’Indigo Agriculture dépendra des recherches qui démontreront si les microbes peuvent vraiment remplacer les pesticides. Pour Michael Dean, directeur des investissements à AgFunder, le plus grand défi sera de réussir à convaincre les agriculteurs de couper le cordon avec Monsanto et les autres entreprises d’agrochimie.

http://www.slate.fr/

Les animaux du futur


Connaissez-vous les post-animaux ? Imaginez un chat ou un chien génétiquement modifié. Il peut être flou, aussi mini que Smartphone, un chien grand comme un zèbre et aussi musclé que tigre … Modifier un animal par accouplement est une chose, mais toucher la génétique et ajouter des gènes de méduse, d’anguille, voir même humain, c’est à mon avis grotesque. Surtout qu’il n’est pas permis de faire la même chose chez l’homme, car cela toucherais à la dignité humaine alors, les animaux n’ont pas le droit à une forme de dignité ?
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Les animaux du futur

 

 

On trouve déjà des chats et des chiens fluorescents, grâce à l’introduction dans leur ADN d’un gène de méduse.

GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO

On parle des chats et chiens clonés, des porcs transgéniques destinés aux greffes sur l’être humain, des souris dont le cerveau est constitué à majorité de cellules humaine.

 

Les nouvelles biotechnologies font florès. De la biologie de synthèse aux organismes génétiquement modifiés en passant par les nanotechnologies et la biomécanique, nous assistons à un processus permanent d’innovation. Cela concerne les humains, mais aussi les animaux domestiques qui les entourent.

Les animaux domestiques sont au cœur de ces évolutions technologiques. On parle ici des chats et chiens clonés, des porcs transgéniques destinés aux greffes sur l’être humain, des souris dont le cerveau est constitué à majorité de cellules humaine, etc. La liste est longue. Ces animaux existent déjà et en très grand nombre dans les laboratoires, mais bientôt aussi dans nos foyers. Nous commençons à avoir des interrogations sur le futur des animaux de compagnie. Il ne s’agit plus de penser qu’à des chats ou des chiens hypoallergènes, mais à de nouvelles races canines et félines ! Ce que nous nommons des post-animaux, en référence au post-humain.

Il s’agit de post-animaux, car ils sont clairement les produits d’une artificialisation; des technologies sont utilisées pour les améliorer. Quelles seraient les formes possibles de post-animaux ? Sur la base de ce qui existe dans les laboratoires, voici quelques pistes.

Commençons par nos compagnons préférés : le chat et le chien. Il y a, le domaine du clonage, technique qui permet, pour la modique somme de 100 000$, de dupliquer son compagnon récemment disparu. Aujourd’hui, c’est un procédé technique devenu presque banal. Certes, il suscite de temps en temps des défis éthiques et culturels. Mais il ne soulève plus la curiosité du public.

Il existe bien d’autres manipulations, faites en matière de génétique (OGM) sur les chiens et les chats, qui sont plus intéressantes que le clonage. Cependant, l’intervention sur les génomes d’animaux n’est pas nouvelle. En domestiquant les animaux, l’humain a transformé leur morphologie et leurs gènes dans le but d’obtenir des caractères choisis. Avec les OGM les chercheurs ne font qu’aller plus loin dans les changements génétiques ouverts par ce processus de sélection. Les animaux génétiquement modifiés peuvent être considérés comme fabriqués, en ce sens qu’ils font l’objet d’une réorientation, à notre profit, des processus naturels existants par l’intervention et la modification de certains gènes qui permettront de créer des génotypes sur mesure. On produit ainsi des mutants, à la constitution biologique choisie d’avance.

Dans un futur proche, nous pourrons adopter des chats fluorescents, ce qui est plutôt pratique pour ne pas marcher dessus lorsque l’on va à la toilette en pleine nuit.

C’est ainsi qu’on trouve déjà des chats et des chiens fluorescents, grâce à l’introduction dans leur ADN d’un gène de méduse. Donc, dans un futur proche, nous pourrons adopter des chats fluorescents, ce qui est plutôt pratique pour ne pas marcher dessus lorsque l’on va à la toilette en pleine nuit.

Nous pouvons nous attendre à la commercialisation de chats-volants avec l’utilisation d’ADN d’écureuil volant. Commode lorsque l’on habite au 28e étage dans une grande ville! Finies les angoisses liées aux possibilités de chute de notre compagnon ! Non seulement on diminue les risques de chutes mortels, mais on facilite aussi les déplacements des post-chats d’un bâtiment à un autre. (Par contre, il faudrait toujours les remonter !).

Pour les chiens génétiquement modifiés, une équipe de chercheurs chinois a créé des chiens avec une masse musculaire deux fois supérieure à celle de leurs congénères. Des athlètes canins bodybuildés au naturel, sans même le besoin de faire du sport pour y arriver. Maintenant, imaginez des Pitbulls avec deux fois, voir trois fois plus de masse musculaire et les usages qui seront faits de ces animaux dans des combats de chiens, ou sur les champs de bataille.

Une autre préoccupation des généticiens est la taille des bêtes. Il est possible que les post-animaux soient de très grande taille. Actuellement, les races canines les plus grandes mesurent autour de 80 cm de hauteur et pèsent entre 50 et 80 kilos. Pour la démonstration, partons de la transformation qui est celle des saumons génétiquement modifiés : doublons la taille actuelle du chien pour avoir une projection. Notre post-chien ferait alors 1 m 60 pour 140 kilos (l’équivalent d’un zèbre !). Et si on couplait génétiquement le géantisme avec l’hypermuscularité, on pourrait avoir un chien de 300 kilos (le poids d’un tigre de Sibérie !).

D’un autre côté, il y a la miniaturisation des animaux de compagnie. C’est un mouvement dans la domestication qui a pris beaucoup d’ampleur dans les milieux urbains, depuis plus de 100 ans. Il faut que les nouvelles races d’animaux de compagnie rentrent dans le sac à main. Un excellent exemple est le micro-cochon (génétiquement modifié) chinois de compagnie (1600 $). Ils sont deux fois moins grands que les autres races de cochons.

Pour le moment, la miniaturisation demeure aux alentours d’une division par deux du poids et de la taille des animaux domestiques. Faisons le même calcul pour la miniaturisation de notre félin préféré. La race de chat la plus petite est de 2 kilos pour 20cm. Même démonstration, mais vers la miniaturisation : ce qui ferait un post-chat de moins d’un kilo à l’alentour de 8-10 cm de haut (13cm l’iPhone 7). Et on pourrait le rendre fluo, voire électrique (gène anguille). Pour le faire ressembler à un célèbre Pokémon.

L’animal pourrait donc être modifié par la présence de cellules humaines. L’inverse n’est pas autorisé, car constitue « une menace à la dignité humaine. »

Et finalement, le post-chat ou le post-chien auraient du gène humain pour permettre l’identification du propriétaire plus facile. Cela se fait avec la technique du mélange des cellules embryonnaires issues d’espèces différentes, méthode utilisée couramment sur les souris. C’est ce que les chercheurs appellent « Humanisation» de l’animal. L’animal pourrait donc être modifié par la présence de cellules humaines. L’inverse n’est pas autorisé, car constitue « une menace à la dignité humaine. »

Voici donc quelques exemples de post-animaux qui seront prochainement commercialisés, non pas dans 100 ans, mais bien dans 20 ans. En réalité, les animaux que nous avons présentés ne sont que la partie émergée de l’iceberg du monde des biotechnologies, car d’autres post-chiens et post-chats vont faire bientôt leurs apparitions avec des propriétés génétiques de plus en plus incroyables. La technologie a toujours de bons et de mauvais usages, et prétendre en faire le tri est illusoire. En revanche, il n’est pas illusoire de s’interroger sur l’avenir de nos plus proches compagnons

http://quebec.huffingtonpost.ca

Monsanto ajoute Crispr à son arsenal


Monsanto continu de plus belle avec ces semences modifiées génétiquement, il vient d’acquérir un nouvel outil qui le rendra plus fort et ce envers et contre tous
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Monsanto ajoute Crispr à son arsenal

 

 

La compagnie américaine vient d’acquérir les droits d’exploitation de Crispr-Cas9, puissant outil de modification génétique. Dans quel but?

Décidé à cultiver au maximum le génie génétique végétal, le géant américain de l’agro-alimentaire Monsanto vient d’acquérir les droits d’exploitation de l’outil moléculaire Crispr-Cas9 auprès de l’institut Broad (Cambridge, Etats-Unis), spécialiste de génomique. Grâce à cet accord non exclusif, la firme (sur le point de se faire racheter par la compagnie chimique et pharmaceutique allemande Bayer) espère concevoir des végétaux d’un genre nouveau capables d’une plus grande productivité.

Des semences plus résistantes

Le défi agricole de demain est de taille.

« L’équivalent d’un département agricole disparaît tous les huit ans, rien que dans notre pays, souligne ainsi Yann Fichet, directeur des Affaires Institutionnelles et Industrielles de Monsanto France. A l’échelle mondiale, et à l’heure de bouleversements climatiques importants, comment parviendrons-nous alors à nourrir 9 milliards de terriens d’ici 2050 avec moins de terres agricoles qu’aujourd’hui?  »

Selon Monsanto, la solution ne pourra venir que de semences plus résistantes et productives. Crispr-Cas9, puissant outil d’édition génétique, permettra de les obtenir. Crispr aide en effet à développer des plantes génétiquement modifiées beaucoup plus rapidement et efficacement que ce qui s’est pratiqué jusqu’ici. Rappelons qu’il faut attendre une quinzaine d’années avant qu’un OGM ne puisse débarquer sur le marché. Mais, en France, où les OGM sont persona non grata, une raison annexe se profile : de quoi Crispr est-il le nom ? Comment qualifier les productions végétales que cette nouvelle technique autorise ? Sont-elles encore des OGM ?

« C’est un gros danger si ces futures plantes ne sont ni tracées ni étiquetées » Arnaud Apoteker

Non, il ne s’agit pas d’OGM, estiment certains lobbys telle l’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) et son président Alain Deshayes : il est « nécessaire de trouver une voie pour que les plantes modifiées par Crispr ne passent plus par la nouvelle directive OGM édictée en 2015 restreignant leur culture », nous a-t-il déclaré.

Pour certains chercheurs, comme Fabien Nogué de l’Inra de Versailles, « les plantes issues de cette technologie seraient indiscernables génétiquement des plantes sauvages. Je n’ai aucune raison de penser que cette technologie Crispr présente le moindre danger ».

D’autres sont moins affirmatifs. Selon Arnaud Apoteker du Criigen (Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique), qui fut responsable de la campagne OGM pour Greenpeace France, « même si on prétend avec Crispr-Cas9 être beaucoup plus précis, plus ciblé, avec moins d’effets “hors-cible“, c’est un gros danger si ces futures plantes ne sont ni tracées ni étiquetées ».

Il est vrai que la technologie Crispr, bien que très puissante et précise, est encore toute récente. Développée en 2013, elle fait actuellement l’objet d’une véritable foire d’empoigne entre tous ses co-découvreurs pour la paternité de ses droits d’exploitation. D’un point de vue scientifique, beaucoup de chercheurs préfèrent rester prudents sur l’étendue de son potentiel et ses possibles effets délétères.

3 restrictions posées

A priori, Monsanto sera soumis à des limitations. Les restrictions posées par l’institut Broad sont au nombre de trois. Pas de « gene drive », une technique permettant d’amplifier un gène au sein d’une population. Potentiellement capable d’enrayer une maladie transmise par des moustiques ou d’éliminer des ravageurs de culture, la stratégie « gene drive » a également le potentiel de dérégler tout un écosystème et pourrait constituer une menace pour l’environnement. D’autant plus si elle tombait entre de mauvaises mains. Deuxième limitation: interdiction de rendre les graines stériles. Et là, on pense à la technologie “Terminator“ développée voilà quelques années par Monsanto et abandonnée depuis, et qui aurait rendu l’agriculteur encore plus dépendant des semenciers qu’il ne l’est déjà aujourd’hui. Enfin, la dernière limitation posée par l’institut Broad concerne le tabac et prohibe tous travaux qui viseraient à accroître l’usage et l’addiction à cette substance préjudiciable à la santé et ce, en dehors des travaux fondamentaux puisque le tabac est également une plante-modèle prisée par de nombreux laboratoires.

Quels seront les premiers produits à sortir des serres du semencier ? Mystère.

« Il est trop tôt pour spéculer quant aux applications potentielles de cette technique prometteuse et sur quelles semences elle pourrait se révéler utile », nous a-t-on répondu au siège social américain le 11 octobre 2016.

Affaire à suivre donc, dans les laboratoires, les champs ou… nos assiettes.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Des mauvaises herbes ultrarésistantes héritées des OGM


Nous ne sommes pas plus avancés avec les cultures génétiquement modifiées, avec l’apparition de mauvaises herbes très résistantes, même si la cause des ennuis semblent être plus l’utilisation d’un herbicide dans ce genre de culture
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Des mauvaises herbes ultrarésistantes héritées des OGM

 

L'amarante de Palmer

Photo :  Radio-Canada/La semaine verte

Un texte de Julie Vaillancourt de l’émission La semaine verte

Les cultures génétiquement modifiées sont commercialisées depuis maintenant 20 ans, mais leur utilisation massive tant au Canada qu’aux États-Unis a engendré un problème de taille : l’apparition de mauvaises herbes ultrarésistantes qui causent bien des maux de tête aux agriculteurs.

La croissance de l’amarante de Palmer, une mauvaise herbe ultrarésistante qui envahit maintenant une grande proportion des champs américains, est fulgurante. Elle croît de 5 à 7 centimètres par jour et peut atteindre 2 mètres de haut.

L'agriculteur et l'amarante de Palmer 

Photo :  Radio-Canada/La semaine verte

Le fermier Scott Harper, de l’Indiana, aux États-Unis, a vu la plante en question accaparer de plus en plus d’espace dans ses champs de soya et de maïs depuis le milieu des années 2000. Auparavant, l’épandage de Roundup, l’herbicide de l’entreprise Monsanto, donnait de bons résultats. Ce n’est plus le cas.

« Je me considère comme un bébé du Roundup. C’est tout ce que j’épandais, c’était facile et efficace. J’ai été chanceux d’être là pendant que ça fonctionnait bien parce que maintenant, ça ne marche plus très bien… » — Scott Harper

Scott Harper

Scott Harper Photo :  Radio-Canada/La semaine verte

L’agriculteur plante uniquement des semences génétiquement modifiées dans ses champs. En fait, près de 90 % des grandes cultures céréalières aux États-Unis sont issues de ces semences.

Il y a 20 ans, les premiers OGM

C’est en 1996 que les scientifiques ont créé les premiers OGM. L’herbicide Roundup était auparavant utilisé, mais cette année-là, il a été jumelé avec succès à une semence dont l’ADN a été modifié pour tolérer l’application du Roundup.

Résultat : l’herbicide tuait toutes les plantes sur son passage sauf celles qui avaient été modifiées pour résister à son application.

Des mauvaises herbes résistantes aux herbicides ont été découvertes au Québec. 

Photo :  Jeff Roberson/Associated Press

Ces cultures Roundup Ready, le nom commercial des semences génétiquement modifiées, ont fait fureur aux États-Unis. Notre voisin américain produit désormais 40 % des cultures génétiquement modifiées dans le monde.

Toutefois, l’engouement pour ces cultures a fait bondir la consommation de pesticides, et certaines mauvaises herbes comme l’amarante de Palmer sont devenues résistantes au glyphosate, l’agent actif de l’herbicide Roundup.

L'amarante de Palmer dans un champ 

Photo :  Radio-Canada/La semaine verte

Depuis, plusieurs compagnies ont mis en marché d’autres herbicides à base de glyphosate, mais les fermiers américains sont longtemps demeurés fidèles à l’herbicide de Monsanto, celle qui a commercialisé en premier les semences génétiquement modifiées.

D’autres compagnies vendent maintenant des semences génétiquement modifiées, mais encore aujourd’hui aux États-Unis, le deux tiers des espèces de mauvaises herbes résistantes au glyphosate se retrouvent dans des cultures Roundup Ready.

Des spécialistes, comme l’agronome Larry Steckel, avaient pourtant averti les fermiers américains du danger de miser sur un seul herbicide. Il souligne que les agriculteurs ont fait l’erreur de surutiliser le Roundup.

« C’était prévisible que l’utilisation intensive du Roundup créerait des mauvaises herbes résistantes puisque la clé, c’est la diversité. Plusieurs d’entre nous avions averti les fermiers, mais ils ne voulaient pas changer leurs pratiques. » — Larry Steckel, agronome à l’Université du Tennessee

Champs 

Photo :  Radio-Canada/La semaine verte

C’est en Georgie, dans le sud des États-Unis, que l’amarante de Palmer a montré les premiers signes de résistance au glyphosate en 2000. La mauvaise herbe prospère maintenant dans 27 des 50 États américains.

La « ceinture de maïs » (Corn Belt), la région qui produit 50 % de cette graminée aux États-Unis, est maintenant atteinte si bien que la mauvaise herbe menace l’économie de la région.

Les racines de l'amarante de Palmer

Le Canada également atteint

Bien que l’amarante de Palmer ne soit pas encore présente au Canada, les spécialistes soulignent que le phénomène se propage vers le nord. Plusieurs mauvaises herbes résistantes au glyphosate ont d’ailleurs fait leur apparition au Canada depuis 2010. Plusieurs d’entre elles sont présentes dans des champs ontariens de cultures génétiquement modifiées.

Le Canada produit 6 % des cultures génétiquement modifiées dans le monde et a adopté les cultures Roundup Ready en 1996, en même temps que les États-Unis. Depuis, l’usage des herbicides à base de glyphosate est monté en flèche, même dans les cultures non génétiquement modifiées, ce qui a contribué à engendrer de la résistance chez certaines espèces de mauvaises herbes.

Par exemple, dans les provinces des Prairies, le kochia envahit maintenant certains champs de céréales qui ne sont pas génétiquement modifiées, comme le lin.

Avec les informations de Marc-Yvan Hébert, journaliste de La semaine verte à Winnipeg.

Le saviez-vous?

Le glyphosate a été breveté par la multinationale agroalimentaire Monsanto en 1974 sous la marque Roundup. Il est présent dans plus de 200 produits herbicides et antiparasitaires. Peu coûteux et très efficace, il s’agit de l’herbicide le plus populaire au Canada. Son ingrédient actif a été déclaré, en 2014, comme cancérogène probable chez l’humain, par le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé.

http://ici.radio-canada.ca/

«Jurassic World»: est-il vraiment impossible de faire renaître les dinosaures?


Quand la science prétend pourvoir faire mieux que la nature, il faut appeler le 911 !!Quelle arrogance ! On voit ce que cela fait quand l’homme change le cours des choses. D’autres par contre sont plus réaliste et avouent que même s’ils ont beaucoup d’informations, il faut maintenant la comprendre. Les génomes d’animaux d’aujourd’hui sont déchiffrés, mais reste a savoir comment cela fonctionne, alors que dire des animaux de la préhistoire
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«Jurassic World»: est-il vraiment impossible de faire renaître les dinosaures?

 

«Jurassic World» © Universal

«Jurassic World» © Universal

Rachel E. Gross

En tous cas, la technologie nécessaire existe déjà.

Au début du film Jurassic World, les personnages nous apprennent que le clonage des dinos est passé de mode –déjà. Brontosaures? Bien barbants. Tricératops? Trop rasoirs. Les «procédés scientifiques» à l’origine des merveilles du premier film (extraire de l’ADN retrouvé dans des moustiques préhistoriques, combler les trous avec des gènes de grenouilles, puis battre le tout pour créer un dinosaure en chair et en os) sont déjà dépassés.

«Il faut bien le reconnaître», déclare Claire Dearing, la directrice de Jurassic World (jouée par Bryce Dallas Howard): «de nos jours, les dinosaures n’impressionnent plus personne».

Que faire, donc, pour remettre des étoiles dans les yeux des masses désabusées? Réponse: élaborer une créature plus grande, plus impressionnante, plus majestueuse; un dinosaure capable de transcender les lois de la nature. Armés de leurs tubes à essai et de leur folie des grandeurs, les scientifiques s’attellent à leur création originale. Ils bardent le génome du tyrannosaure d’ADN de seiche et de grenouille reinette pour créer leur Mathusalem sur mesure: l’Indominus rex. Après tout, pourquoi imiter Mère Nature lorsque vous pouvez la surpasser?

A ce stade, votre radar à inepties scientifiques est sans doute en alerte. Mais la question demeure: est-il vraiment impossible de créer un mastodonte préhistorique en utilisant un patchwork d’ADN de différents animaux?

L’avènement du pouletosaure

La création d’un dinosaure est une entreprise bien moins fantaisiste qu’elle pouvait le paraître à l’époque du premier film. Depuis 1993, les mondes de la génétique préhistorique et de la biologie du développement ont fait des pas de géants. Certains scientifiques parlent même d’inverser l’évolution de poulets afin de les transformer en dinosaures– on pense notamment à Jack Horner, le paléontologue ayant inspiré le personnage d’Alan Grant dans Jurassic Park, qui a officié comme consultant ès dinosaures auprès des créateurs de Jurassic World. En théorie, il est possible «d’inverser l’évolution» des poulets afin d’avoir accès à des gènes préhistoriques à la base de plusieurs caractéristiques des dinosaures: leurs dents, leurs écailles, leurs serres… Résultat: le pouletosaure!

Mais dans ce scénario, on se contente de travailler avec les moyens du bord: un génome de poulet comportant quelques vestiges de leur évolution. Le fait de mélanger des éléments issus d’espèces complètement différentes nécessiterait un peu plus d’imagination. 

Mammouth laineix; au Royal BC Museum de Victoria (Canada). Via Wikipedia, License CC.

Il suffit d’interroger les scientifiques qui cherchent aujourd’hui à recréer le mammouth laineux– et ce via l’épissage de gènes du mammouth présents dans le génome de l’éléphant moderne.

Ou encore ceux qui tentent de faire revivre la tourte voyageuse (espèce aujourd’hui disparue) en greffant son ADN sur celui d’un pigeon.

La bonne nouvelle?

«Ce n’est pas impossible», explique Robert DeSalle, généticien au Sackler Institute for Comparative Genomics et co-auteur deThe Science of Jurassic Park And The Lost World Or, How To Build A Dinosaur: «la technologie nécessaire existe déjà».

Le savoir-faire permettant de combiner des génomes différents n’est pas qu’une affaire de science-fiction. Voilà plusieurs années que nous créons des mutants hybrides: nous les appelons «OGM». 

Chaque jour, des millions de personnes avalent des fraises comportant des gènes antigel de poisson (flet) ou des oranges porteuses de gènes protecteurs hérités du cochon. Et la faune n’est pas épargnée: voilà plusieurs décennies que les chercheurs colorient des embryons de poissons zèbres et de geckos léopards avec des protéines vert fluorescent provenant de méduses et de coraux pour mieux suivre leur développement. Mais alors, où sont les rhinosaures? Où est le Clairodactyle, cet hybride doté d’une faculté rare: pouvoir voler sur de longues distances en talons hauts?

Dinos > fraises

Le seul petit problème, c’est que les dinos sont un peu plus complexes que les fraises. Pour créer un légume ou un fruit OGM, il suffit d’isoler le gène de la caractéristique recherchée. Pour créer un parc à la Jurassic World, il faudrait reproduire des caractéristiques impliquant plusieurs centaines de gènes.

Prenez le camouflage, qui est l’un des atouts (attention spoilers!) de l’Indominus rex (à la grande surprise de ses dresseurs). La capacité à se fondre dans l’environnement requiert plusieurs mutations de gènes associés au système nerveux, à la peau, aux hormones et à la sensibilité thermique.

«Il s’agit sans doute de toute une gamme de gènes», affirme Beth Shapiro, professeur d’écologie et de biologie de l’évolution à l’université de Californie à Santa Cruz et auteure de How to Clone a Mammoth: The Science of De-Extinction.

Autrement dit, ce n’est pas une simple affaire de copier-coller génétique.

«Lorsque les génomes évoluent, ils ne le font pas en circuit fermé», explique Shapiro. «Ils évoluent dans le contexte du génome dans son ensemble».

Une grande partie des gènes manipulés sont pleiotropiques– ce qui signifie que leurs informations codées correspondent à plusieurs caractéristiques somatiques différentes. 

Je ne peux pas couper le gène des ailes, l’insérer dans un éléphant et m’attendre à créer un éléphant ailé

Beth Shapiro

Et ce n’est pas comme si chacun d’entre eux étaient situés au même endroit: ils se trouvent aux quatre coins du génome. On comprend ainsi un peu mieux la difficulté d’une telle entreprise. Shapiro explique que cela revient peu ou prou au fait d’essayer de remplacer les pattes avants d’un éléphant par des ailes.

«Je ne peux pas couper le gène des ailes, l’insérer dans un éléphant et m’attendre à créer un éléphant ailé», résume-t-elle non sans un soupçon d’exaspération. «Le gène des ailes, ça n’existe pas».

Une autre raison –plus importante encore– permet d’expliquer l’échec de telles tentatives. Nous avons certes séquencé des centaines de génomes animaux, mais nous ne savons pas encore comment chacun d’eux fonctionnent dans sa globalité. En un sens, nous disposons du vocabulaire permettant décrire le langage de la biologie, mais nous n’avons pas encore maîtrisé la grammaire.

DeSalle: «Nous avons accès aux séquences du génome du poulet depuis une décennie, mais lorsqu’il s’agit de les comprendre, on est pas encore sorti du poulailler». 

Jurassic World est donc dans le vrai: dans la réalité, le fait d’injecter une caractéristique complexe dans un génome étranger reviendrait à implanter une espèce étrangère dans l’écosystème fragile d’une île. (Il s’agit d’ailleurs là d’un parfait résumé de l’intrigue de Jurassic Park). Quelles que soient les précautions prises, personne ne peut prédire la chaîne d’interactions complexes qui en découlerait. Seule conséquence prévisible: la destruction d’un système dans son ensemble –et une bonne inspiration pour un film à grand spectacle.

«On parle ici de mêler et d’associer des génomes séparés par des centaines de millions d’années d’évolution», explique David Blockstein, chargé de recherches au sein du National Council for Science and the Environment et directeur du Passenger Pigeon Project (projet sur la tourte voyageuse). «Difficile d’imaginer que cela puisse fonctionner».

Mais Jurassic Park n’a jamais eu pour but de faire toute la lumière sur l’aspect scientifique de la résurrection d’espèces disparues. Son but premier était d’imaginer l’impossible. Regarder Jurassic World, c’est éprouver à nouveau le frisson que nous avons ressenti en voyant le monstre de Frankenstein s’animer, ou en voyant le protagoniste d’H.G. Wells mettre en marche sa machine à voyager dans le temps. L’espace d’un instant, l’homme dépasse sa propre condition, son esprit toise de haut l’ensemble de la création, aussi indomptable que… eh bien, que l’Indominus rex.

Et puis l’instant d’après, il se fait bouffer

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Toujours plus de pesticides à cause du réchauffement climatique


Quand j’étais petite, on me disait que plus tard, le Québec deviendrait la petite Floride. Il semble que ce pronostique va s’avérer être vrai. Ce qui me turlupine c’est que les chercheurs cherchent toujours dans les pesticides, fongicides et continus a promouvoir l’OMG sachant pourtant des conséquences néfastes
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Toujours plus de pesticides à cause du réchauffement climatique

 

Le réchauffement climatique augmentera la présence d'insectes nuisibles... (Photo: Olivier Pontbriand, La Presse)

Le réchauffement climatique augmentera la présence d’insectes nuisibles d’ici 2050 au Québec.

PHOTO: OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

MARIE ALLARD
La Presse

Vers 2050, les températures auront grimpé de 1,9 °C à 3 °C l’été, dans le sud du Québec. La Montérégie aura le climat actuel de l’Illinois. La Capitale-Nationale, celui de l’État de New York. Et Lanaudière, celui du Wisconsin.

Ce réchauffement climatique augmentera la présence d’insectes nuisibles dans les cultures du Québec, selon la première étude qui s’intéresse au problème. L’arrivée de la pyrale – ennemi numéro un du maïs sucré – et du doryphore – capable de détruire complètement un champ de pommes de terre – sera plus hâtive. Des générations plus nombreuses d’insectes verront le jour au cours du même été. Quant à l’efficacité des méthodes de lutte contre ces ravageurs, elle diminuera, selon le rapport du consortium sur la climatologie Ouranos.

«On peut s’attendre à une augmentation de l’utilisation des insecticides et même des fongicides, prévoit la biologiste-entomologiste Annie-Ève Gagnon, l’une des auteures de l’étude. C’est notre grande préoccupation.»

Exemple: en Montérégie, région où l’on cultive le plus de maïs sucré au Québec, les champs sont traités aux insecticides tous les sept à huit jours. Vers 2050, il faudra plutôt le faire tous les trois à cinq jours. La pression sera forte pour que les agriculteurs adoptent des variétés de maïs sucré génétiquement modifiées pour résister à la pyrale, si ce n’est déjà largement fait – elles sont offertes au Québec depuis l’an dernier.

Plus de champignons dans le blé

L’impact des changements climatiques sur les agents pathogènes – surtout des champignons, au Québec – est moins clair.

«Le principal facteur climatique qui va les affecter, ce sont les précipitations, pour lesquelles il est plus complexe de faire des prévisions fiables», explique Mme Gagnon.

La fusariose de l’épi, champignon qui affecte le blé, risque tout de même d’être «plus performante et dommageable», prédit l’étude. Les conditions nécessaires à son développement seront optimisées durant la période de floraison, et sa survie sera plus grande l’hiver. Ce n’est pas banal: la Pennsylvanie – à laquelle le Bas-Saint-Laurent ressemblera en 2050, côté climat – a connu des épidémies sévères de fusariose de 2009 à 2011. De 50% à 60% du blé en a été si affecté qu’il n’aurait pu être commercialisé selon les normes canadiennes.

Mais comment se fier à ces prévisions pour 2050, alors qu’on ne sait pas quel temps il fera le mois prochain?

«Vous ne savez pas quand vous allez mourir, mais vous savez que l’espérance de vie augmente, fait valoir Mme Gagnon. Ce sont des données fiables, des moyennes. C’est la même chose pour la météo. On connaît la moyenne climatique et on sait qu’elle augmente.»

Cultiver du maïs au Lac-Saint-Jean

Ce réchauffement ne sera pas que dommageable. «Nos régions sont avantagées, si on se compare à d’autres plus au sud, qui auront des sécheresses, convient la biologiste. Peut-être qu’on pourra cultiver du maïs au Lac-Saint-Jean. Mais est-ce que ça va être positif dans la balance, en prenant en compte les impacts sur les ennemis des cultures? On ne le sait pas.»

Il faut maintenant élaborer une «stratégie d’adaptation» aux effets des changements climatiques sur les ennemis des cultures du Québec, selon le rapport. Un meilleur dépistage des insectes, la rotation des insecticides et une promotion accrue des outils de lutte biologique sont notamment recommandés.

«On dit souvent que l’agriculture a toujours su s’adapter, souligne Mme Gagnon. Mais maintenant, tout se passe à vitesse grand V. Notre pouvoir d’adaptation est moins grand qu’avant. Il va falloir davantage prévoir qu’éteindre des feux.»

Une conférence sur les changements climatiques et leurs conséquences pour l’agroalimentaire aura lieu demain à Montréal, à l’occasion du 19e Forum économique international des Amériques.

http://www.lapresse.ca

Les aliments génétiquement modifiés sont dangereux


Plusieurs qui redoutent des OMG, ont un appui de deux chercheurs qui selon leur études rien ne prouve que les aliments génétiquement modifiés ne répondraient probablement pas aux dires de ceux qui veulent que les OMG soient de plus en plus sur le marché
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Les aliments génétiquement modifiés sont dangereux

 

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Agence QMI

Les aliments génétiquement modifiés ne sont pas sûrs, n’ont pas été correctement testés et ils constituent une grave menace pour la santé humaine et l’environnement, selon un nouveau rapport publié par deux ingénieurs en génétique.

Dans un document intitulé GMO Myths and Truths (OMG, mythes et vérités), les scientifiques réfutent les allégations formulées par les entreprises qui produisent des cultures et des organismes génétiquement modifiés (OGM).

« Les cultures génétiquement modifiées sont promues sur la base d’ambitieuses allégations, soient qu’on peut les consommer en toute sécurité, qu’elles sont bénéfiques pour l’environnement, qu’elles augmentent les rendements, réduisent la dépendance aux pesticides et peuvent aider à résoudre la faim dans le monde », a dit le coauteur de l’étude, le Dr Michael Antoniou, du King’s College School of Medecine de Londres, au Royaume-Uni.

Mais, selon les chercheurs, les recherches effectuées jusqu’ici sur les OGM sont incomplètes, car il y a une absence de tests appropriés chez les humains ou de toute étude à long terme.

De plus, les organismes de règlementation partout dans le monde s’appuient généralement sur des informations fournies par les entreprises à but lucratif, qui produisent des produits OGM, plutôt que sur quelque examen indépendant.

En outre, les auteurs disent que les cultures OGM ont provoqué une augmentation de l’utilisation d’herbicides et de pesticides toxiques, qui ont un lien avec le cancer, des malformations congénitales et d’autres problèmes médicaux.

Qualifiant la présente méthode de « brute » et « imprécise », le coauteur de l’étude, le Dr John Fagan, a déclaré que les cultures OGM « peuvent créer des toxines ou des allergènes inattendus dans les aliments et influer sur leur valeur nutritionnelle. »

Le rapport cite des données tirées de la littérature scientifique ainsi que les rapports des médecins, des organismes gouvernementaux, de l’industrie et des médias.

http://sante.canoe.ca

Le saviez–vous ►Que veulent dire les chiffres sur les étiquettes des fruits et légumes?


Un code international qui est n’est pas obligatoire en Amérique du Nord pour distingué les fruits et légumes cultivé de façon conventionnel, biologique ou génétique… a mon avis devrait être imposé aux manufacturiers et distributeur .. Pourquoi qu’ici le consommateur n’a pas ce droit de savoir ce qu’il mange ??? En tout cas, retenez ces chiffres car vous les verrez sûrement
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Que veulent dire les chiffres sur les étiquettes des fruits et légumes?

 

Il s’agit du numéro d’identification de chaque fruit et légume. Il s’agit d’un code international appelé PLU(Price Look Up), qui est utilisé pour faciliter le contrôle de l’inventaire et des prix à la caisse des magasins.

Dans la plupart des cas, c’est un code à quatre chiffres, qui commence par un “3” ou un “4“, ce qui veut dire que le fruit ou légume en question a été cultivé de façon conventionnelle (avec engrais et pesticides, etc).

Si le numéro contient 5 chiffres et commence par un “9“, il s’agit d’un produit biologique.

Si le numéro contient 5 chiffres et commence par un “8“, alors il s’agit un produit qui a été modifié génétiquement (OGM). Remarquez que cet étiquettage n’est pas obligatoire en Amérique du Nord. Cela reste à la discrétion du manufacturier/distributeur.

À titre d’example, une banane conventionnelle a comme étiquette le numéro 4011, une banane biologique 94011 et une banane OGM aurait 84011. Intéréssant n’est-ce-pas?

Donc je vous invite à porter plus d’attention la prochaine fois à l’épicerie et aussi à vous renseigner sur la présence des OGM dans nos assiettes auprès du groupe Vigilance OGM et de Greenpeace

http://www.soscuisine.com