Ohio: un garçon de 8 ans apporte une arme à feu à l’école


Voilà un héritage des armes à feu que les États-Unis donnent aux enfants. À cause de sa peur d’un autre élève, cet enfant 8 ans a amener une arme à l’école, il sera puni et possiblement accusé pour avoir apporter une arme à l’école. Moi ce qui me perturbe encore plus, comment il se fait que ce garçon eût accès à l’arme ? Il n’a que 8 ans !!!
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Ohio: un garçon de 8 ans apporte une arme à feu à l’école

 

Un garçon de huit ans de l'Ohio qui avait un fusil non chargé dans son sac à... (ARCHIVES AFP)

 

ARCHIVES AFP

Associated Press

Springfield

Un garçon de huit ans de l’Ohio qui avait un fusil non chargé dans son sac à dos a affirmé à la police qu’il avait apporté l’arme à son école parce qu’il avait peur qu’un autre écolier lui fasse du mal.

Selon le Springfield News-Sun, un professeur de l’école primaire Simon Kenton a trouvé le fusil mardi après-midi, alors qu’il plaçait des devoirs dans le sac à dos de l’écolier. Personne n’a été blessé. La police est intervenue à l’école et l’enfant a été arrêté.

Le directeur de l’école a indiqué que le garçon serait puni conformément au code de conduite des écoliers du district. Les forces policières ont indiqué qu’il pourrait aussi être accusé d’avoir apporté une arme mortelle dans une zone de sécurité scolaire.

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Aux États-Unis, de plus en plus d’États veulent armer leurs professeurs


Le lobby des armes doit jubiler avec toutes ces tueries dans les écoles pour vendre plus d’armes encore … Certains états américains veulent que le personnel scolaire soit armé pour faire face aux tueries dans les écoles. Étant donné les États-Unis ne sont pas prêt pour délaisser leurs armes, ils devraient mettre des policiers dans les écoles au lieu d’armer les professeurs. Même si ces derniers sont entraîné quelques heures, le fait de tuer un autre être humain aussi méchant soit-il demande quand même un contrôle émotionnel que je ne suis pas certaine que nombre de ces employés pourrait surmonter un tel évènement
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Aux États-Unis, de plus en plus d’États veulent armer leurs professeurs

 

Des armes de poing I Ethan Miller / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Des armes de poing I Ethan Miller / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Repéré par Camille Jourdan

Repéré sur BBC

Depuis début 2018, déjà onze écoles américaines ont été la cible d’attaques avec armes à feu. La solution proposée par les politiques: armer le personnel.

Le mardi 23 janvier dernier, un adolescent de 15 ans a ouvert le feu dans un lycée du Kentucky, aux États-Unis. Son attaque a fait deux morts et une quinzaine de blessés. Cette fusillade vient s’ajouter aux dix autres qui ont déjà eu lieu au sein d’établissements scolaires américains – ou dans leurs alentours – en trois semaines, et aux plus de 200 autres qui s’additionnent depuis 1999 et l’attaque de Columbine.

La classe politique ne reste pas pour autant inactive, souligne la BBC; quelques jours après les événements dans le Kentucky, le Sénateur Steve West proposait une loi pour que des policiers armés «patrouillent dans les écoles» de son État. Cette proposition en rejoint de nombreuses autres qui visent à armer toujours plus les établissements scolaires.

Les projets de loi dans cette direction se multiplient largement aux États-Unis. En novembre, rapporte Detroit News, une loi est passée au Michigan pour autoriser les professeurs de lycée comme de primaire à «porter une arme de poing en classe» – en la dissimulant, certes. Des projets dans la même veine sont en attente en Floride, en Indiana, au Mississipi ou encore en Caroline du Sud, signale la BBC. Et pas moins de neuf États ont d’ores et déjà levé l’interdiction des armes dans les lycées.

Derrière ces décisions se cache – à peine – le puissant lobby des armes, représenté essentiellement par la National Riffle Association, et dont le vice-président clame que «la seule façon d’arrêter un mauvais type avec une arme est un bon type avec une arme.» L’association joue notamment sur l’isolement de certaines écoles rurales, loin des postes de police, pour encourager les professeurs à s’armer.

Des opposants, tels que le sénateur Jim Ananich dans le Michigan, rétorquent:

«Des individus non entraînés sont plus susceptibles de tuer un passant, un policier ou un enfant.»

Mais certains professeurs reçoivent des entraînements, rapporte la BBC.

Dans l’Ohio ou encore dans le Colorado, le personnel de lycées ou d’écoles reçoivent des cours, notamment pour «se préparer à la possibilité d’avoir à tuer l’un de leurs propres élèves.» Mais à raison de quelques heures, quelques jours au plus, cet entraînement est «largement insuffisant», juge Jim Ananich.

Seul point rassurant de cet engouement pour l’armement des écoles: les professeurs n’y semblent pas favorables. En tout cas, un sondage de l’Association de l’Éducation Nationale de 2013 montrait que seuls 22% des professeurs aux États-Unis approuvaient l’idée d’armer le personnel, alors que 68% y étaient fermement opposés.

Dans une autre enquête réalisée la même année, 72% des professeurs affirmaient qu’ils «ne porteraient pas d’arme même si la loi les y autorisaient.» Les plusieurs dizaines d’attaques et la politique  de leur nouveau Président les auront-ils fait changé d’avis?

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Crise cardiaque : peut-on vraiment mourir de peur ?


Mourir de peur, il semble que cela soit possible, mais d’autres causes comme des malformations cardiaques rares, le syndrome du takotsubo mêler à des émotions fortes puissent aboutir à une mort
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Crise cardiaque : peut-on vraiment mourir de peur ?

 

Une émotion violente peut contribuer au déclenchement de certains troubles du rythme cardiaque graves voire mortels.

Une émotion violente peut contribuer au déclenchement de certains troubles du rythme cardiaque graves voire mortels. © BERTRAND GUAY / AFP

Par Lise Loumé

Aux États-Unis, une adolescente est décédée d’un infarctus du myocarde en visitant une maison hantée. Peut-elle être morte de peur ?

 

Réponse d’un cardiologue.

 

CRISE. Une américaine de 16 ans est décédée il y a quelques jours d’une crise cardiaque alors qu’elle visitait une maison de l’horreur dans un parc d’attraction de l’Ohio aux États-Unis, a révélé le Daily Mail.

L’adolescente n’était pas en parfaite santé : elle vivait avec un poumon en moins et avait des problèmes respiratoires depuis sa naissance. De plus, lors de l’autopsie, les médecins légistes ont découvert qu’elle souffrait d’une malformation cardiaque appelée « hernie diaphragmatique ».

« Son cœur avait quadruplé de volume », selon les experts médicaux.

HERNIE. La hernie diaphragmatique se définit par l’absence de développement de tout ou partie du diaphragme entrainant la compression des poumons. Il s’agit d’une malformation relativement rare, avec une prévalence de 1 à 5/10.000 naissances, indique le site Orphanet, mis en place par le gouvernement français sur les maladies rares.

Une émotion violente peut contribuer au déclenchement de certains troubles du rythme cardiaque graves voire mortels

Malgré une mort déclarée naturelle après autopsie, une question subsiste : cette adolescente est-elle décédée à cause de son anomalie au cœur ou est elle en quelque sorte morte de peur ?

« Il n’y a aucun moyen de le savoir », a répondu l’enquêteur Doyle Burke aux médias américains.

Cette incertitude de la police américaine nous apprend au moins une chose : il est bien possible de mourir de peur.

« C’est exact, car une émotion violente peut contribuer au déclenchement de certains troubles du rythme cardiaque graves voire mortels », confirme le Pr Philippe Gabriel Steg, cardiologue de l’hôpital Bichat de Paris.

Mais cela ne se traduit pas souvent par un infarctus du myocarde (ndlr : crise cardiaque), mais directement par des troubles du rythme cardiaque. »

INFARCTUS. L’infarctus du myocarde est déclenché par l’obstruction d’une artère qui alimente le cœur en sang et donc en oxygène. Privées d’oxygène, les cellules musculaires du cœur meurent rapidement sur une zone plus ou moins étendue. Cela entraîne des problèmes de contraction du muscle cardiaque. La seule solution est de déboucher l’artère le plus rapidement possible après le début des symptômes. Cette « reperfusion » rapide diminue la mortalité et les complications associées à l’infarctus du myocarde. Source : INSERM

SYNDROME.

« Par ailleurs, ajoute le Pr Philippe Gabriel Steg, il existe aussi le syndrome du takotsubo, décrit par des médecins japonais, où une émotion violente entraîne une anomalie parfois majeure de la contraction cardiaque, et il a été décrit des morts liées à ce syndrome. »

Ce syndrome a été initialement décrit dans la population japonaise, mais il a récemment été rapporté en Europe et aux Etats-Unis, indique le site Orphanet. Il survient le plus souvent après la ménopause chez des femmes âgées de 55 à 75 ans, avec une incidence estimée à 1/36 000 dans la population générale.

« Il a la caractéristique d’être intégralement réversible et, si le sujet survit à la période aigüe, il peut récupérer intégralement toutes ses fonctions », précise le cardiologue.

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VÉRIFIÉ: Ce n’est pas arrivé cette semaine


Tous les sites des nouveaux sérieux devraient faire la même chose et vérifier ce qui circulent sur Internet, et départir ce qui est vrai et faux. Rétablir ainsi la vérité. Cette semaine quelques points qui sont intéressants tirés de sites Internet douteux, mais qui malheureusement peuvent faire boule de neige
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VÉRIFIÉ: Ce n’est pas arrivé cette semaine

 

The Associated Press

NEW YORK — Vérification faite par l’Associated Press, et contrairement à ce que vous pouvez avoir lu ou entendu ailleurs, voici quelques-uns des événements les plus extraordinaires qui ne se sont pas produits cette semaine…

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FAUX: La fille de Rosa Parks salue la réponse de Trump aux événements de Charlottesville

EN FAIT: Un canular créé par ourlandofthefree.com prétend que la fille de Rosa Parks a appuyé Donald Trump pendant un discours à Washington, affirmant que sa «mère aurait été fière des mots du président». La célèbre militante des droits de la personne n’a eu aucun enfant. La photo de la fausse Muriel Parks-Rosenberg qui accompagne l’article est en fait celle de la sénatrice démocrate Nina Turner.

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FAUX: Un cimetière de l’Ohio commence à exhumer les corps des soldats confédérés

EN FAIT: Un petit cimetière de la ville de Delaware, dans l’Ohio, n’a aucune intention d’exhumer les dépouilles de soldats de la guerre civile pour les lancer dans un ruisseau, quoi qu’en dise un site de canulars maquillé pour ressembler à un site d’informations locales. Un porte-parole de la ville, Lee Yoakam, a dit que l’histoire est «la plus fausse des fausses nouvelles». DelawareOhioNews.com ajoute que le gouverneur de l’Ohio, John Kasich, a autorisé l’exhumation des tombes confédérées, ce qui est également faux.

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FAUX: Charles Manson sera libéré sous caution et ira vivre à (insérer le nom d’une ville)

EN FAIT: Le célèbre tueur en série ne sera pas relâché de sitôt, peu importe ce que racontent des histoires qui circulent en ligne. Elles trouvent leur origine en 2014 sur le site de canulars Empire News. Le site breakingnews365.net a récemment repris des histoires similaires en prétendant que Manson irait s’installer au Texas ou au Connecticut. Le prisonnier de 82 ans ne sera admissible à une libération conditionnelle qu’en 2027, après que celui lui eut été refusé pour la 12e fois en 2012.

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FAUX: Chester Bennington a été assassiné, selon la police

EN FAIT: YourNewsWire.com et NewsPunch.com, deux sites qui s’inspirent souvent des théories du complot, prétendent que l’ancien chanteur de 41 ans du groupe Linkin Park a été assassiné et que les médias étouffent la vérité. Les sites citent un policier anonyme et un message effacé sur le compte Twitter de la femme du chanteur, qui avait été piraté, en guise de preuves. Bennington s’est pendu chez lui, près de Los Angeles, le mois dernier. Le coroner du comté de Los Angeles a conclu à un suicide.

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FAUX: Tous les Américains auront reçu une puce d’ici la fin de 2017, selon NBC News

EN FAIT: NBC n’a jamais rien annoncé de tel, malgré les histoires mises en ligne par des sites comme healthfitpoint.com. L’histoire comprend des images tirées d’un reportage de NBC, en 2007, sur la vie en 2017. NBC n’affirme rien de tel dans son reportage.

http://journalmetro.com

Attaquée par son boa, elle appelle les pompiers, qui décapitent le serpent


Je peux comprendre que des gens ont des passions pour des animaux exotiques, mais par respect pour eux, pourquoi ne pas laisser ces bêtes dans leur environnement. Que ce soit un lion, un singe, un serpent, il y a eu bien des histoires tristes qui ont mal fini pour les « propriétaires » De plus, les maisons, les cages et autres ne sont pas vraiment adaptés pour les bêtes sauvages, car il manque l’essentiel, l’espace, la liberté de mouvement
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Attaquée par son boa, elle appelle les pompiers, qui décapitent le serpent

 

Une femme a appelé les services d'urgence après... (Photo thinkstock)

Une femme a appelé les services d’urgence après qu’un boa d’environ 1,60 m lui ait mordu le nez.

PHOTO THINKSTOCK

 

Agence France-Presse
New York

«J’ai un boa constricteur collé au visage!» Voilà comment une quadragénaire de l’Ohio a présenté son cas aux pompiers de Sheffield Lake, qui ont dû décapiter l’animal pour décoller sa gueule de sa propriétaire.

Passionnée de serpents, la femme de 45 ans a passé un appel désespéré au 911 jeudi en début d’après-midi, selon plusieurs médias locaux.

 

«Je n’ai jamais entendu un truc comme ça», laisse échapper l’opératrice après que l’amatrice de reptile lui a expliqué la situation, d’une voix affolée, selon l’enregistrement de l’appel d’urgence mis en ligne par le journal local The Chronicle Telegram.

La victime explique que le boa, qui mesure environ 1,60 m, lui mord le nez, qu’elle est à terre et qu’il y a «du sang partout». Elle dit l’avoir «secouru» la veille, ainsi qu’un autre boa, et avoir 11 serpents en tout, dont 9 pythons.

«Ne bougez pas madame», lui suggère l’opératrice. «Je ne peux pas!», répond-elle. «J’ai peur! Il a attrapé mon nez et il est autour de ma taille!»

On entend alors au loin des sirènes de véhicules d’urgence, arrivés sur place en moins de 4 minutes.

Incapables de forcer le serpent à lâcher prise, les services de secours se sont résolus à le décapiter avec un couteau de poche, a expliqué le chef des pompiers de Sheffield Lake, Tim Card, au Chronicle Telegram.

La femme a été hospitalisée mais ses jours n’étaient pas en danger, selon la chaîne locale Fox 8 Cleveland.

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Le Saviez-Vous ► La bombe «gay»: quand le Pentagone pensait utiliser la puissance de l’amour


Des scientifiques ont des idées parfois bizarres … Faites, l’amour, pas la guerre aurait été d’une certaine façon une idée pour une bombe biologique donnant un comportement homosexuel espérant semble-t-il rendre les soldats ennemis moins disciplinés
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La bombe «gay»: quand le Pentagone pensait utiliser la puissance de l’amour

 

Le laboratoire Wright de l’armée de l’air à Dayton (Ohio, nord) réclamait 7,5 millions de dollars pour développer cette bombe contenant un produit chimique au puissant effet aphrodisiaque qui entraînerait «un comportement homosexuel» censé affecter «le moral et la discipline des unités ennemies».

Le document, déniché en décembre 2004 par le Sunshine Project, une association basée au Texas et en Allemagne qui milite contre les armes biologiques, agite depuis quelques jours la blogosphère et des médias américains.

Le Pentagone a confirmé l’existence de cette proposition mais en a minimisé la portée.

«Le ministère de la Défense n’a jamais +creusé+ un tel concept (…) et aucun financement n’a été fourni par le Pentagone», a affirmé un porte-parole militaire, le lieutenant-colonel Brian Maka.

Il rappelle que l’idée faisait partie d’une série de propositions sur des armes non-mortelles, dont un produit chimique rendant les ennemis très sensibles à la lumière du soleil ou un autre rendant des abeilles agressives et les poussant à attaquer des humains.

Edward Hammond, du Sunshine Project, conteste toutefois les affirmations du Pentagone.

«La proposition n’a pas été rejetée sur le champ. Elle a été examinée par la suite», a-t-il écrit sur le site internet de l’association.

Il affirme ainsi que l’idée a été insérée en 2000 dans un CD-ROM promotionnel sur les armes non-mortelles par un organisme du Pentagone, basé à Quantico (Virginie, est), qui avait à nouveau repris l’idée en 2001 dans une étude soumise à l’Académie nationale des sciences.

Cette histoire de bombe «gay» suscite en tout cas des commentaires moqueurs de bloggeurs.

 «Si nous avions une bombe gay sous la main, pourquoi ne pas la balancer dans les montagnes d’Afghanistan», s’interroge republicoft.com, qui s’identifie comme noir et homosexuel vivant à Washington.

«Les imbéciles qui ont eu cette idée devraient être giflés et contraints à écouter les disques de Judy Garland pour le reste de leur vie», écrit un autre bloggeur, Ed Brayton, sur le site Huffington Post.

Les experts de la question homosexuelle trouvent cela moins drôle.

«Cette histoire montre les idées dépassées du Pentagone sur la sexualité et sur la relation entre la sexualité et la notion d’être un bon soldat», estime Aaron Belkin, professeur à l’Université de Californie (ouest) à Santa Barbara.

«Imaginer que vaporiser un produit chimique sur quelqu’un puisse le rendre homosexuel est grotesque, et imaginer que cet individu transformé en homosexuel devienne alors un mauvais soldat est également grotesque», dit-il.

La polémique intervient alors que le ministre de la Défense, Robert Gates, a décidé de ne pas reconduire à son poste en septembre le chef d’état-major interarmées, le général Peter Pace, en raison de la controverse à Washington sur les opérations américaines en Irak.

En mars, le général Pace avait qualifié l’homosexualité d’«immorale» dans un entretien au quotidien Chicago Tribune, suscitant un véritable tollé et ravivant le débat sur la loi qui autorise les homosexuels à s’engager dans l’armée à condition qu’ils taisent leur orientation sexuelle.

Un projet de loi démocrate propose de réformer cette loi dite «ne demandez pas, ne dites pas» («Don’t Ask, Don’t Tell»), adoptée en 1993 sous le président démocrate Bill Clinton.

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Le «meurtrier de Facebook» retrouvé mort après trois jours de traque


Vous avez surement attendu parler du meurtre gratuit d’un pur inconnu, un grand-papa qui rentrait chez lui après un déjeuner en famille et que l’assassin avait publié la vidéo sur Facebook. La chasse à l’homme est terminée. Au moment que la police s’apprêtait à l’arrêter, il s’est suicidé. Sauf qu’on ne sait pas qui sont les autres victimes et la raison pour laquelle il a agi ainsi. Quoiqu’il en soit, les gens qui on partagé le meurtre sur divers réseaux sociaux aurait pu simplement le signalé aux modérateurs. Pour la famille de la victime, c’est un total manque de respect
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Le «meurtrier de Facebook» retrouvé mort après trois jours de traque

 

La Ford Fusion dans laquelle s'est suicidé Steve Stephens... (PHOTO REUTERS)

La Ford Fusion dans laquelle s’est suicidé Steve Stephens est inspectée par la police de la ville d’Erie, en Pennsylvanie.

PHOTO REUTERS

 

CATHERINE TRIOMPHE
Agence France-Presse
New York

Le tueur qui a choqué l’Amérique en diffusant l’assassinat d’un grand-père sur Facebook s’est suicidé mardi, mettant fin à trois jours d’intenses recherches à travers le pays.

Repéré par la police près d’Erie, en Pennsylvanie, Steve Stephens, devenu depuis le meurtre dimanche le suspect numéro un aux États-Unis, «s’est suicidé par balle» après une brève poursuite, a annoncé la police de Pennsylvanie dans un tweet.

La voiture, une Ford Fusion blanche dont la description avait été largement diffusée par les médias, a été signalée à la police vers 11 heures locales sur le stationnement d’un McDonald’s près d’Erie, a précisé le chef de la police de Cleveland, Calvin Williams, lors d’un point de presse dans cette ville de l’Ohio où a eu lieu le meurtre.

Dépêchée sur les lieux, la police a rapidement «arrêté la voiture» du suspect. C’est alors que l’homme, âgé de 37 ans, «s’est donné la mort», a expliqué M. Williams.

Erie se trouve à quelque 160 kilomètres de Cleveland, où Steve Stephens est soupçonné d’avoir tué dimanche un grand-père, Robert Godwin Sr., 74 ans. Il ne connaissait pas cet ancien ouvrier à la retraite, père de neuf enfants, qui rentrait tranquillement d’un déjeuner de Pâques en famille.

Steve Stephens avait enregistré une vidéo de son meurtre, puis l’avait mise en ligne très rapidement sur Facebook.

Steve Stephens... (AFP) - image 4.0

Steve Stephens

AFP

Comprendre les motivations 

On l’y voit sortir de son véhicule et demander au vieil homme de répéter le nom d’une personne. Celui-ci s’exécute avant d’amorcer un mouvement de recul pendant que son meurtrier déclare:

 «elle est la raison pour laquelle cela va vous arriver».

Dans une autre vidéo, Stephens affirmait aussi avoir tué 13 personnes et préparer un quatorzième meurtre.

Une traque avait été lancée d’abord dans quatre États avant d’être élargie à tout le territoire américain. Quelque 50 000 dollars avaient été offerts pour toute information conduisant à son arrestation.

«La priorité numéro un était de s’assurer que M. Stephens ne ferait pas d’autre victime», a expliqué Stephen Anthony, un agent du FBI qui participait à la traque.

«L’autre priorité était bien sur d’attraper Mr. Stephens sain et sauf, malheureusement, il a choisi que ce ne soit pas le cas», a-t-il ajouté.

M. Williams a souligné combien la police aurait voulu l’interroger, pour retracer son parcours depuis dimanche mais aussi et surtout pour comprendre ses motivations.

«Nous aurions vraiment voulu lui parler, pour savoir pourquoi il a fait ce qu’il a fait», car «il pourrait y avoir d’autres personnes dans des situations comparables», a-t-il déclaré.

«S’il y a des gens qui sont en difficulté, ou qui pensent avoir besoin d’aide, il faut qu’ils se signalent et qu’ils appellent. Ils peuvent appeler la police, on peut les renvoyer vers nos spécialistes en psychiatrie», a-t-il expliqué simplement.

La victime, Robert Godwin Sr.

AP

Visible par des enfants 

Le chef de la police a également appelé les dirigeants politiques et les responsables des réseaux sociaux à agir pour éviter que ce genre de contenu se retrouve en ligne, visible «à travers le monde», y compris par des enfants, a-t-il souligné.

«Cela n’aurait jamais dû être partagé dans le monde entier, un point c’est tout», a-t-il souligné.

Un des petits-fils de la victime, Ryan Godwin, avait prié sur Twitter les internautes de cesser de diffuser la vidéo du meurtre, par «respect» pour son grand-père.

Facebook avait publié lundi une chronologie détaillée de la diffusion des deux vidéos par Steve Stephens.

La société avait assuré avoir bloqué le compte de Stephens 23 minutes après avoir été alertée du contenu de la vidéo et promis d’améliorer ses procédures pour empêcher la diffusion de ce type d’images.

Son président Mark Zuckerberg a promis lors d’une conférence en Californie que Facebook ferait «tout (son) possible pour éviter ce genre de tragédie».

Le meurtre de dimanche, qui a suscité beaucoup d’émotion et des milliers de témoignages de solidarité à la famille de la victime, n’est pas le premier diffusé sur les réseaux sociaux.

En février, un double meurtre perpétré à Chicago avait déjà été diffusé en direct sur Facebook.

Un garçonnet de deux ans, Lavontay White, était à l’arrière d’une voiture en compagnie d’une tante de 20 ans qui utilisait Facebook Live et d’un homme de 26 ans, quand ce dernier a été la cible d’un règlement de compte.

En aout 2015, un homme, Vester Flanagan, ancien employé d’une chaîne de télévision de Virginie, avait abattu deux journalistes de la chaîne en direct à la télévision, avant de se suicider.

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