Quatre abeilles vivaient sous sa paupière et se nourrissaient de ses larmes


Des abeilles appelés abeilles de sueur ont été retiré vivantes dans l’oeil d’une femme taïwanaise. Ces abeilles aiment le sel qui se retrouve dans la sueur et elles se sont nourrit grâce aux canaux lacrymaux..
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Quatre abeilles vivaient sous sa paupière et se nourrissaient de ses larmes

 

Par: Deborah Laurent 

C’est un cas unique selon les médecins qui ont ôté les insectes vivants de l’oeil d’une jeune femme de 29 ans.

Une jeune femme taïwanaise de 29 ans s’est présentée chez le médecin la semaine passée en se plaignant de douleurs oculaires. Les docteurs qui l’ont examinée ont découvert que quatre abeilles vivaient sous sa paupière et se nourrissaient dans ses canaux lacrymaux.

C’est la première fois qu’un tel cas est signalé. La jeune femme devrait se remettre complètement de son aventure, notamment parce qu’elle ne s’est pas trop frotté les yeux, ce qui aurait pu provoquer une inflammation supplémentaire.

La jeune femme a confié aux médias locaux qu’elle avait l’impression d’avoir une poussière ou du sable dans l’oeil en permanence. Elle a bien tenté de rincer ses yeux mais sans succès. Au fur et à mesure de la journée, elle a ressenti des douleurs aiguës et ses yeux pleuraient.

A l’hôpital, les abeilles étaient vivantes lorsqu’on les a ôtées de son oeil. Il s’agissait d’abeilles de sueur, attirées par le sel et la sueur humaine. Elles sont minuscules et se déplacent en nombre.

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Inde : cette femme est atteinte d’une maladie à l’origine de paillettes dans ses yeux !


Une maladie bénigne l’hyalose astéroïde Elle donne à l’oeil, un aspect comme étoilé. Une maladie rare et qui n’aurait pratiquement pas d’impact sur la vision, mais elle peut cacher d’autres maladies rendues plus difficiles à détecter
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Inde : cette femme est atteinte d’une maladie à l’origine de paillettes dans ses yeux !

 

oeil hyalose astéroïde

Crédits : New England Journal of Medicine

par Yohan Demeure

L’hyalose astéroïde est une maladie oculaire très rare. Celle-ci est bénigne, mais peut en revanche surprendre, car elle se manifeste par de petites taches blanchâtres et brillantes dans l’œil.

Connue pour apparaître chez les humains, mais aussi les chiens, les chats ou encore les chevaux, l’hyalose astéroïde est une maladie dégénérative de l’œil impliquant de petites opacités dans les yeux. Il est question d’une maladie généralement sans complications, mais pouvant impressionner, car ces taches blanches et brillantes suivent les mouvements de l’iris sous l’effet de la lumière !

En Inde, l’ophtalmologiste Koushik Tripathy a décrit ce phénomène dans une publication du 23 août 2018 dans le New England Journal of Medicine. Une de ses patientes – âgée de 54 ans – s’était rendue dans son cabinet pour une simple visite de routine. Atteinte de diabète de type 2, celle-ci avait déjà par le passé développé une cataracte, un trouble de la vision survenant lorsque le cristallin, la petite lentille ovale située derrière la pupille perd de sa transparence.

Or en observant son œil gauche, le médecin a été étonné d’observer de nombreux corps brillants, blancs et globulaires réfléchissants la lumière dans la cavité vitreuse. L’hyalose astéroïde est une maladie rare liée à la vieillesse pouvant affecter un seul œil. Et en effet, l’œil droit de la patiente était tout à fait normal.

Il faut également savoir que cette anomalie n’affecte pas la vision, la patiente en question ayant une vue parfaite au niveau des deux yeux ! Selon Koushik Tripathy, il y a rarement besoin de traiter l’hyalose astéroïde, mais dans certains cas, il peut être question d’une perte d’acuité visuelle nécessitant une opération chirurgicale.

Le réel problème se situe pourtant ailleurs. En effet, l’hyalose astéroïde peut fausser le diagnostic d’autres maladies en rendant difficile l’accès à la rétine pour les professionnels. Selon un dossier rédigé par Isabelle Hubert du Service d’ophtalmologie du CHRN de Nancy, les personnes atteintes de diabète peuvent également contracter des glaucomes, des rétinopathies et autres cataractes, qui deviendront difficiles à détecter en cas d’hyalose astéroïde.

Sources : News MedicalLe Figaro Santé

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L’EMDR, la gymnastique de l’oeil, efficace contre le stress des urgences


Il reste à démontrer cette expérience étonnante à plus grande échelle, mais il semble qu’une technique de gymnastique à l’oeil peut permettre de diminuer de beaucoup les effets négatifs de stress post-traumatique ou le syndrome post-commotionnel aux urgences.
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L’EMDR, la gymnastique de l’oeil, efficace contre le stress des urgences

 

La gymnastique de l'oeil, efficace contre le stress des urgences

L’EMDR est une technique de « désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires » qui permet de « reprogrammer » le cerveau.

CREATIVE COMMONS

Par Sciences et Avenir avec AFP

Un passage aux urgences laisse des traces psychologiques. Une simple séance de gymnastique de l’œil dans les heures qui suivent l’admission pourrait éviter les troubles post-traumatiques que cela engendre pendant plusieurs mois.

Une simple séance de stimulation des mouvements de l’oeil (EMDR) dans les six heures qui suivent l’admission aux urgences pourrait permettre d’éviter des troubles post-traumatiques pendant plusieurs mois, suggère une étude menée en Gironde. Maux de tête, difficultés à se concentrer, irritabilité, troubles sensoriels :

« un passage aux urgences n’est pas anodin. Quelle que soit la raison pour laquelle une personne s’y présente, environ un sur cinq souffrira pendant plusieurs mois de symptômes divers », résume dans un communiqué l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) qui a piloté cette étude, publiée dans The Journal of Psychiatric Research.

Une technique qui diminue de 75% les troubles de « stress post-traumatique »

Pour prévenir ce « syndrome post-commotionnel » ou un « stress post-traumatique », les chercheurs du centre de recherche « Bordeaux Population Health Center » et de l’hôpital psychiatrique de Cadillac (Gironde) ont mené depuis 2007 une expérience visant à évaluer sur 130 sujets la faisabilité aux urgences d’une approche thérapeutique reconnue,

l’EMDR, une technique de « désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires » qui permet de « reprogrammer » le cerveau.

Ce protocole a démontré son « efficacité à diminuer jusqu’à 75% » les troubles de « stress post-traumatique » et de « syndrome post-commotionnel ».

Il s’agit d’effectuer des séries de stimulations bilatérales alternées, consistant en des mouvements oculaires (balayage horizontal ou vertical). Ou lorsque l’état clinique du patient ne le permet pas, des tapotements alternés des genoux ou des épaules.

Les 130 patients de l’étude avaient été répartis aléatoirement en trois groupes : le premier bénéficiant d’une séance d’EMDR de 60 minutes, le deuxième d’un entretien de 15 minutes avec un psychologue, le troisième n’ayant reçu aucune prise en charge. Trois mois plus tard, la proportion de sujets souffrant de « syndrome post-commotionnel » dans chacun des groupes était respectivement de 15%, 47% et 65%. Celles de patients présentant un trouble de « stress post-traumatique » étaient de 3%, 16% et 19%.

Ce premier essai mondial « montre qu’une intervention EMDR brève et ultra-précoce est d’une part réalisable dans le contexte des urgences et d’autre part potentiellement efficace”, conclut Emmanuel Lagarde, directeur de recherche Inserm.

Ces conclusions restent à confirmer par une nouvelle étude de plus grande ampleur, initiée en janvier 2018 par la même équipe aux CHU de Lyon et de Bordeaux, auprès de plus de 400 patients. Les résultats seront connus avant la fin de l’année 2018.

https://www.sciencesetavenir.fr

Parasitose oculaire : un cas unique aux Etats-Unis


Un ver connu en Asie et en Afrique, qui contamine les yeux des animaux, a trouvé un hôte inhabituel au États-Unis, alors que ce vers est plutôt rare en Europe et en Amérique. Ce parasite au lieu d’aller chez des animaux aurait choisi l’oeil d’une femme, un cas qui serait unique au monde, du moins pour le moment
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Parasitose oculaire : un cas unique aux Etats-Unis

 

©CDC

Les parasitoses oculaires sont un fléau en Afrique et en Asie. Mais en Europe et aux Etats-Unis, elles restent rares. Le cas d’une jeune femme dans l’Oregon a donc suscité la surprise auprès des CDC d’Atlanta. Et pour cause, le ver incriminé n’avait jamais été observé chez un être humain nulle part dans le monde, mais seulement sur du bétail.

Une femme habitant dans l’Etat de l’Oregon aux Etats-Unis a commencé par se plaindre d’une irritation au niveau de l’œil gauche. Au bout d’une semaine, elle en a retiré un ver translucide. Une équipe médicale a finalement extrait un total de 14 vers de la conjonctive et de la surface de l’œil sur une période de quinze jours, à l’aide de pinces à épiler et de nettoyant oculaire. Ensuite seulement, les symptômes ont commencé à s’atténuer. Il s’agissait d’une sensation de corps étranger et d’une inflammation.

Plusieurs des vers prélevés chez cette patiente ont été envoyés aux CDC d’Atlanta pour analyse. Les médecins ont alors eu une surprise : il s’agissait d’une espèce de ver qui n’avait jamais infesté d’être humain auparavant dans le monde, Thelazia gulosa. Il concernait jusque là uniquement du bétail. Le parasite se transmet par le biais des mouches qui se nourrissent des larmes de ces animaux.

Expansion géographique de parasites ?

« Il semblerait que la patiente ait été contaminée alors qu’elle montait à cheval sur la zone côtière de l’Etat, où l’élevage est fréquent », suggèrent les médecins des CDC. « Ce cas souligne l’importance du travail de santé publique réalisée par le laboratoire de référence sur les maladies parasitaires des CDC en matière de diagnostic aux Etats-Unis et dans le monde », insistent-ils.

Il semble que d’autres parasites oculaires puissent à l’avenir s’étendre et infecter les humains. Ainsi, un autre ver, Thelazia callipaeda, originaire d’Asie, s’est déjà étendu à l’Europe, où il est transmis par le biais de mouches à fruits. Lesquelles sont présentes dans la région de New York, rendant possible en théorie, une contamination humaine.

  • Source : American Society of Tropical Medicine and Hygiene, 12 février 2018
  • Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Vincent Roche

https://destinationsante.com/

Dégénérescence maculaire: perdre la vue, petit à petit


En vieillissant, il est normal que la vue baisse, mais d’autres maladies de l’oeil peuvent apparaître avec l’âge, comme la dégénérescence maculaire pouvant causer la cécité. Il est important de se faire suivre par en optométrie malgré qu’il est difficile pour le moment d’être pris dès le début de cette dégénérescence
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Dégénérescence maculaire: perdre la vue, petit à petit

 

La dégénérescence maculaire se produit lorsque des dépôts... (Photo Thinkstock)

La dégénérescence maculaire se produit lorsque des dépôts appelés drusen se forment sur la rétine, accompagnés d’inflammation.

PHOTO THINKSTOCK

MATHIEU PERREAULT
La Presse

La mauvaise nouvelle a frappé Louise Gobeil alors qu’elle venait de prendre sa retraite, au début de la soixantaine, pour garder l’un de ses petits-enfants.

«Je voyais moins bien et je suis allée faire un examen de la vue, dit Mme Gobeil, qui habite Beauport. Je croyais que je devais changer mes lunettes. L’optométriste m’a dit que c’était très grave, que je faisais de la dégénérescence maculaire.»

Mme Gobeil a alors commencé les injections pour ne pas perdre la vue dans son oeil droit. Au bout de quelques mois, une autre mauvaise nouvelle l’a terrassée.

«On m’a annoncé que mon oeil gauche était aussi atteint et que sans des injections aux deux yeux tous les mois, je perdrais la vue. J’ai passé une nuit à pleurer. Le matin, à 5 h, j’ai écrit à l’Association québécoise de la dégénérescence maculaire (AQDM) pour leur dire ma détresse à l’idée que je ne verrais plus les sourires et les yeux de mes huit petits-enfants.»

La lettre de Mme Gobeil a touché André Lavoie, qui venait de commencer à s’impliquer dans l’AQDM.

 «Je venais moi-même de commencer les injections après un diagnostic de dégénérescence maculaire, dit l’ancien journaliste de Québec. Je me suis rendu compte qu’en Ontario, les injections ne coûtaient rien. Mme Gobeil, dans sa lettre, demandait quel oeil elle devait choisir de sauver, parce qu’elle n’avait pas les moyens de payer les injections aux deux yeux.»

Avec d’autres patients, M. Lavoie a pris le contrôle de l’AQDM, qui ne voulait alors pas s’engager dans la bataille pour la gratuité des injections.

Après un an de pressions, en 2011, la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) a accepté que les traitements soient gratuits.

Au début de 2013, sous la menace d’un recours collectif, elle a remboursé 6 millions à 10 000 patients pour des injections qu’ils avaient payées de leur poche de 2008 à 2011. Les frais pouvaient atteindre 200 $ par injection.

La dégénérescence maculaire se produit lorsque des dépôts appelés drusen se forment sur la rétine, accompagnés d’inflammation. Par la suite, une croissance anormale des vaisseaux sanguins de l’oeil aggrave le problème. La dégénérescence «sèche» survient avant la dégénérescence «humide» et s’accompagne de symptômes souvent indétectables. La perte de la vision, rapide, survient lorsque la maladie bascule vers la forme «humide». Les formes humides et sèches font référence à des molécules à l’intérieur de l’oeil.

La perte de la vision, rapide, survient lorsque... (Image tirée de Twitter) - image 2.0

La perte de la vision, rapide, survient lorsque la dégénérescence maculaire bascule vers sa forme « humide ».

IMAGE TIRÉE DE TWITTER

Des diagnostics insuffisants?

Une nouvelle étude américaine annonce une autre bataille: la détection précoce de la maladie alors qu’elle est sous la forme «sèche», souvent sans symptômes.

«Nous avons été surpris de constater que seulement 75 % des cas de dégénérescence maculaire sous la forme sèche sont diagnostiqués», explique David Neely, ophtalmologiste à l’Université de l’Alabama, auteur principal de l’étude publiée dans la revue JAMA Ophtalmology.

«C’est grave, parce qu’il faut une vigilance particulière pour les patients ayant la forme sèche, pour détecter rapidement un passage vers la forme humide, qui, elle, doit être traitée pour éviter la cécité».

«De plus, le tiers des cas non détectés étaient assez avancés pour que le patient prenne des suppléments de vitamines pour retarder l’apparition de la forme humide», poursuit M. Neely

L’étude du Dr Neely portait sur 644 patients de plus de 60 ans, dont le quart étaient atteints de dégénérescence maculaire.

«Nous avons été chanceux d’avoir cette cohorte, qui sera suivie pendant des années pour mieux comprendre les aspects génétiques et les facteurs de risque liés à la maladie.»

Jean-Daniel Arbour, chirurgien de la rétine au Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal, est surpris de ces résultats.

 «J’espère que ce n’est pas le cas ici», dit le Dr Arbour, vers qui l’AQDM a dirigé La Presse. «Les cas qu’on m’envoie me donnent à penser que les patients sont très bien suivis par les optométristes. Mais en même temps, on ne sait pas quelle proportion des gens qui ont une forme sèche l’ignore. Il faudrait faire ce genre d’étude.»

«Plein de petites morts»

Le Québec est maintenant à l’avant-garde du traitement de la dégénérescence maculaire, dit le Dr Arbour, qui a publié l’an dernier le livre La dégénérescence maculaire liée à l’âge.

«Nous sommes souvent les premiers à adopter les nouveaux traitements s’ils sont efficaces. Il se fait beaucoup de recherches sur les nouveaux médicaments. Il se pourrait même qu’il y ait des médicaments pour la forme sèche de la maladie. Pour le moment, il n’y en a que pour la forme humide. Depuis une dizaine d’années, il y a eu beaucoup de progrès aussi dans les appareils prenant des photos du fond de l’oeil, pour le dépistage en clinique optométrique.»

Ces progrès n’ont pas été assez rapides pour Mme Gobeil. Elle a fini par perdre la vue dans son oeil droit, ayant interrompu les traitements avant que la RAMQ n’annonce la gratuité.

«La première chose qui part, c’est le permis de conduire, dit Mme Gobeil. C’est plein de petites morts. J’étais passionnée de lecture, je me disais que j’aurais du temps pour ça à la retraite. Mais ce n’est plus possible, je ne peux lire que de grosses lettres.»

La dégérescence maculaire en chiffres

– 1 à 2 % de la population a une dégénérescence maculaire à l’âge de 60 ans

– 25 % de la population a une dégénérescence maculaire à l’âge de 80 ans

– 40 % des cas de dégénérescence maculaire à l’âge de 80 ans sont de forme humide

– 1,3 % des patients ayant une forme préliminaire de dégénérescence maculaire sèche passent à la forme humide en moins de cinq ans

– 86 % des patients ayant la forme sèche de la dégénérescence maculaire ne progressent jamais vers la forme humide

http://www.lapresse.ca/

À 80 ans, cette Bosnienne soigne ses patients en léchant leurs globes oculaires


Il y a des traitements médicaux (enfin, si on peut appeler cela médical), qui sont vraiment étranges. C’est dégoutant ce que cette vieille femme fait pour soigner des problèmes ophtalmique.
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À 80 ans, cette Bosnienne soigne ses patients en léchant leurs globes oculaires

 

 

Rien n’arrête les avancées de la médecine ! Hava Celebic, une Bosnienne de 80 ans, a ouvert un cabinet dans lequel elle soigne les problèmes ophtalmiques avec une technique qu’on pourrait qualifier d’inhabituelle.

Plus de 5 000 patients du monde entier

Elle affirme être la seule au monde à guérir les blessures aux yeux en léchant les globes oculaires de ses patients, rapporte le Daily Mail. Ce faisant, elle parvient à éliminer les impuretés qui pourraient s’y être glissées.

Supportant mal la retraite, elle a ouvert son propre cabinet médical. Elle y facture l’équivalent de 10€ pour un soin, sauf pour « ceux qui sont au chômage et n’ont pas d’argent », qu’elle ne fait pas payer. Elle affirme avoir traité plus de 5 000 personnes originaires du monde entier, dont beaucoup viendraient la voir après avoir essayé des traitements plus conventionnels.

Pour éviter d’aggraver l’état de l’œil en y frottant sa langue, Hava Celebic prend soin de la désinfecter, en pratiquant un bain de bouche avec de l’alcool fort avant toute intervention.

Un art qui risque de disparaître avec elle

Originaire d’une région rurale de Bosnie-Herzégovine, elle risque de voir son art s’éteindre avec elle

« Malheureusement, je ne peux pas transmettre cela à mes enfants, car ils sont trop dégoûtés à l’idée de mettre leur langue contre l’œil de quelqu’un » déplore t-elle.

Heureusement, ses voisins ont tout prévu.

« On m’a dit que des gens couperont ma langue quand je mourrai, pour que les habitants du village puissent continuer à guérir les gens » affirme la guérisseuse.

Ouf.

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Les lentilles de contact modifient la flore bactérienne de l’œil


Je n’ai jamais été tenté par des lentilles de contact, mais ceux qui en portent, il faut vraiment une attention spéciale à l’hygiène et ainsi diminuer les risques d’infection, enfin bref, les lunettes, c’est beaucoup moins de trouble
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Les lentilles de contact modifient la flore bactérienne de l’œil

 

Lentille de contact © NUKARI/LEHTIKUVA OY/SIPA

Lentille de contact © NUKARI/LEHTIKUVA OY/SIPA

Par Lise Loumé

Les lentilles de contact favorisent la présence importante de bactéries issues de la peau sur l’œil. Une découverte qui permettrait d’expliquer pourquoi elles augmentent le risque d’infection.

Trois millions de personnes portent des lentilles de contact en France, et elles sont 30 fois plus nombreuses dans le monde. Parfois à l’origine d’infections, elles peuvent entraîner un autre changement, plus inattendu, sur nos yeux : modifier la flore bactérienne présente naturellement à la surface de l’œil, révèlent des chercheurs de l’université de New York dans la revue mBio. Les porteurs de lentilles auraient ainsi une importante proportion de bactéries issues de la flore cutanée sur la surface de leurs yeux, selon cette étude.

2 hypothèses pour expliquer ce changement de microbiote

Les chercheurs ont suivi pendant six semaines 58 adultes porteurs ou non de lentilles de contact. Ils ont réalisé 250 prélèvements au niveau de la conjonctive (la surface de l’œil) et des lentilles. En utilisant une technique de laboratoire appelée « séquençage de l’ARNr16S » permettant d’identifier les espèces bactériennes, ils ont découvert chez ceux portant une correction visuelle la présence en grande quantité de bactéries cutanées peu pathogènes comme Methylobacterium et Lactobacillus, et de bactéries de types Pseudomonas et Acinetobacter, responsables d’infections respiratoires ou de la peau. En quantité moins importante se trouvaient également d’autres bactéries cutanées commeHaemophilus, Streptococcus, Staphylococcus et Corynebacterium.

Pour le Dr Maria Dominguez-Bello, qui a dirigé l’étude, deux hypothèses permettent d’expliquer ce changement de microbiote oculaire.

« Soit les bactéries ont été transférées du doigt à la lentille puis à l’œil, soit les lentilles de contact exercent une pression sélective sur la flore bactérienne de l’œil en favorisant le développement de bactéries issues de la flore cutanée », explique-t-elle dans un communiqué.

 Le port de lentilles de contact expose à un risque accru d’infection qui pourrait donc être lié à la présence de bactéries cutanées. Toutefois, les chercheurs estiment qu’il est encore trop tôt pour fournir des conseils aux porteurs de lentilles. Ils insistent sur l’importance du respect des règles d’hygiène pour l’entretien, la manipulation et le port des lentilles de contact

Les bons gestes pour éviter l’infection

La Fédération de gestion commune de pathologie infectieuse oculairefournit quelques conseils aux porteurs de lentilles de contact :

– lavez-vous les mains et séchez-les soigneusement avant d’enlever ou de mettre vos lentilles après les avoir mises,

– entretenez l’étui : il doit être vidé quotidiennement (ne pas réutiliser la solution), être essuyé avec un mouchoir à usage unique, être changé tous les mois ou plus si nécessaire,

– utilisez des produits d’entretien pour les nettoyer (jamais l’eau du robinet, la salive, l’eau minérale) : renouvelez-le chaque jour, masser chaque lentille avec le produit dans le creux de la main 30 secondes avant de la mettre dans le produit,

– les lentilles peuvent être journalières, hebdomadaires, bi-mensuelles ou mensuelles : portez-les et et renouvelez-les dans les délais prescrits sans aucune exception,

– posez les lentilles avant le maquillage et retirez-les avant le démaquillage,

– retirez-les lentilles avant de prendre une douche ou un bain,

– ne dormez pas avec sauf mention spéciale de votre médecin car les paupières fermées entraînent un manque d’oxygénation,

– ne remettez jamais une lentille endommagée ou une lentille journalière tombée sur le sol (contamination possible).

Si les signes cliniques suivants apparaissent, retirez les lentilles et consultez un spécialiste: larmoiement, irritation ou rougeur oculaire, vision brouillée ou sensibilité à la lumière, douleurs, halo autour des lumières, sensation de corps étranger.

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