Vous pouvez maintenant porter vos sous-vêtements pendant plusieurs semaines


Pour l’environnement, les lessives ont un impact pour l’environnement. Je ne suis pas sûr que porter des sous-vêtements que l’on peut porter plusieurs fois sans les laver et ne pas craindre des odeurs et de la prolifération de bactéries soient la meilleure solution. Bon, disons que pour certaines occasions comme partir plusieurs jours dans la nature … Mais dans la vie de tous les jours ? Beurk !
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Vous pouvez maintenant porter vos sous-vêtements pendant plusieurs semaines

 

culotte slip sous-vêtements

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Porter la même culotte pendant plusieurs semaines ? Crédits : Pixabay

par Brice Louvet, rédacteur scientifiqueil y a environ 2 jours

Organic Basics – une start-up danoise – assure que vous pouvez désormais porter vos sous-vêtements pendant plusieurs semaines. Ceux-ci seraient en effet conçus pour être portés plusieurs fois sans être lavés.

Vous ne le savez que trop bien : si vous portez vos sous-vêtements au moins deux jours de suite, bonjour les odeurs. Ces effluves sont à mettre au crédit de nombreuses bactéries qui prolifèrent grâce à la transpiration. Pour porter des sous-vêtements plusieurs jours d’affilés, l’idée serait donc de pouvoir lutter contre cette prolifération bactérienne. Mais comment ? Il sera ici question d’argent. On ne parle pas ici de billets, mais du métal.

99,9 % des bactéries éliminés

L’argent est en effet un excellent agent abien. En traitant leurs sous-vêtements avec du Polygiene – un produit qui utilisntimicroe du chlorure d’argent pour contrôler les odeurs – Organic Basics affirme alors pouvoir empêcher la croissance bactérienne de 99,9 %. Plus de bactéries, donc plus d’odeur.

 « Cela fonctionne », assure le PDG Mads Fibiger. « Ce sel d’argent recyclé inhibe la croissance des bactéries qui créent des odeurs sur le tissu. Vous pouvez traiter à peu près n’importe quoi avec ce traitement, y compris les sous-vêtements. Vous pouvez donc les porter beaucoup plus longtemps avant de les laver ».

Le sous-vêtement en lui-même est fabriqué à partir de nylon italien recyclé.

Porter ses sous-vêtements plus longtemps, pour la planète

L’idée ingénieuse pourrait ainsi, d’un simple point de vue pratique, éviter de porter – jeter au sale – laver – reporter les sous-vêtements. Mais pas que. Les avantages pourraient en effet également profiter à la planète.

«La manière traditionnelle d’acheter, de porter, de laver et de jeter les sous-vêtements est extrêmement dommageable pour l’environnement», note Mads Fibiger.

Le simple fait de laver les vêtements est une entreprise en effet très énergivore, qui nécessite beaucoup d’eau et d’électricité. Plus on fait de lessives, et plus l’impact sur l’environnementest important.

« Nous avons créé Organic Basics parce que nous en avions marre d’acheter, de porter et de jeter des sous-vêtements après quelques mois d’utilisation, poursuit Fibiger. Nous pensions que la qualité des sous-vêtements était médiocre – et nous savions également que les marques de sous-vêtements ne respectaient pas exactement les bonnes normes éthiques et environnementales. Nous avons donc décidé que nous pourrions faire de meilleurs sous-vêtements, et les créer avec une conscience éthique ».

Bien sûr, porter les mêmes sous-vêtements ne va pas en soi régler tous les problèmes environnementaux. Le prix de ces vêtements reste également encore supérieur à la moyenne (comptez environ 35 euros pour les sous-vêtements et environ 50 euros pour les soutiens-gorge). Mais l’intention est bonne, n’est-ce pas ?

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https://sciencepost.fr/

Beurk ou miam? La différence est plus dans la tête que dans l’assiette


Il y a quelques mets énuméré ici que j’avais vu dans l’émission américaine « Bizarre appétit » animé par Andrew Zimmern. Franchement, ce gars a un estomac à toutes épreuves. En tout cas, ce musée de la nourriture dégoutante pique ma curiosité. Il faut quand même comprendre ce qui est dégoutant pour un ne l’est pas nécessairement pour d’autres, et cela ne vaut pas la peine de faire un incident diplomatique pour cela.
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Beurk ou miam? La différence est plus dans la tête que dans l’assiette

 

Du « vin de souriceaux » chinois est proposé aux visiteurs du Musée de la nourriture dégoûtante qui a ouvert dimanche à Los Angeles Robyn Beck  /  AFP

Vous reprendrez bien un peu de tarentule frite et d’oeuf à l’urine? Avec un doigt de vin de souriceaux pour faire glisser?

Ces mets font partie des 80 plats inscrits au menu du « Musée de la nourriture dégoûtante » inauguré dimanche à Los Angeles, avec pour but non pas d’ouvrir l’appétit mais bien plutôt l’esprit des visiteurs à d’autres façons de s’alimenter.

Initialement lancée en Suède en octobre, l’exposition va rester à Los Angeles durant deux mois.

« Si nous pouvons changer ce que les gens considèrent comme dégoûtant, peut-être pouvons-nous aussi les préparer à accepter des nouvelles formes de protéines durables », déclare à l’AFP Samuel West, fondateur de l’exposition, en présentant une assiette de vers mopane.

Ces grosses chenilles de papillon constituent une source de protéines importante pour des millions de Sud-Africains.

Diplômé en psychologie, Samuel West reste prudent: en guise de ticket d’entrée au musée, le visiteur se voit remettre un sac à vomi.

Certaines spécialités gastronomiques sont simplement répugnantes en raison de leur odeur: il en va ainsi de l’époisses, un fromage français, ou du surstromming, recette suédoise dont le fumet, considéré comme l’un des plus forts au monde, explique qu’il soit généralement consommé à l’air libre…

Le est fait à base de hareng de la mer Baltique cru, fermenté durant au moins six mois. On dit qu’un propriétaire allemand a expulsé son locataire en 1981 pour en avoir ouvert une boîte dans la cage d’escalier.

D’autres plats révulseront certains par leur mode de préparation: le vin de souris chinois, obtenu en noyant des bébés souris dans de l’alcool de riz et en les y laissant longuement macérer.

Dans les assiettes du musée, on trouve également des animaux vivants, comme le « casu marzu », fromage de brebis fabriqué en Sardaigne et qui grouille d’asticots, lui donnant sa texture crémeuse si caractéristique.

Plus étonnant encore, les « oeufs de garçonnet », mets traditionnel de l’est de la Chine très proche d’un banal oeuf dur… mais longuement bouilli dans l’urine de garçons prépubères.

Tous les goûts ont beau être dans la nature, certains pays ont eu du mal à avaler le choix des spécialités qui les représentent, a souligné Andreas Ahrens, conservateur du musée.

« Le Vegemite d’Australie est en train de causer un incident diplomatique », regrette M. Ahrens, en référence à cette pâte à tartiner brun foncé et salée produite à base d’extrait de levure, tandis que les Américains sont vexés par la présence dans l’exposition de la « root beer », soda douceâtre aromatisé au sassafra et à la salsepareille, et des Twinkies, génoises fourrées à la crème, bourrées de gras et de sucre…

« Quant aux Péruviens, ils sont mécontents de voir que nous avons mis le cuy, cochon d’Inde grillé, un célèbre plat de leur pays », poursuit le conservateur.

Aucune raison de s’emporter, assure Andreas Ahrens. « Le but est de faire prendre conscience aux gens que nous ne devons pas juger la nourriture des autres cultures trop hâtivement. Mais on ne pouvait pas appeler ça +Musée de la nourriture durable+ ou +Exposition des différences culturelles+, personne ne serait venu ».

https://www.ladepeche.fr/

Cannabis au volant: un produit «miracle» censé berner la police


Je crois vraiment que la légalisation du cannabis donne des idées malhonnêtes à certaines personnes qui croient faire des affaires d’or. Choisir de prendre du cannabis devrait être avant tout être responsable de ses actes et non de chercher un moyen de les contourner.
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Cannabis au volant: un produit «miracle» censé berner la police

 

Cannabis au volant: un produit «miracle» censé berner la police

Test du produit K-Toxin Cleaner avec un consommateur régulier de cannabis

Photo Martin Tremblay, La Presse

 

TRISTAN PÉLOQUIN

La Presse

Pendant que les policiers multiplient les opérations pour détecter les conducteurs sous l’effet du cannabis autour de Montréal, un entrepreneur flairant la bonne affaire tente de commercialiser un produit « miracle » censé berner les agents évaluateurs. La Presse a testé le produit, qui fait bien sourire les policiers.

La promesse

Cannabis au volant: un produit «miracle» censé berner la police

Le produit K-Toxin Cleaner

Photo Martin Tremblay, La Presse

 

Vendu 26 $ la petite fiole de 30 ml lors de l’Expo cannabis de Montréal en octobre dernier, le produit K-Toxin Cleaner promet d’éliminer toute trace de THC dans la bouche et sur la langue des consommateurs de cannabis jusqu’à une heure après son utilisation.

 « Avec ça, tu n’es pas détectable par la police quand tu conduis », assure sans détour le président de K-Labs, Vincent Jardin, qui dit avoir conçu le liquide au goût de menthe avec de l’extrait de neem, « un bactéricide et fongicide complètement naturel qui détruit le THC dans la bouche ».

Le test 

Pour en avoir le coeur net, nous avons testé l’efficacité du produit en demandant à un consommateur régulier de cannabis de nous fournir un échantillon de salive quelques minutes après avoir fumé un joint, puis un second échantillon 10 minutes après avoir utilisé le K-Toxin Cleaner en suivant les instructions du fabricant à la lettre. Les deux échantillons de salive ont été vérifiés au moyen du test Cannabis Verdict, d’Alco Prévention Canada, vendu une vingtaine de dollars en ligne. Les deux tests ont détecté une présence de THC supérieure à 20 ng/ml de salive. Verdict : le K-Toxin Cleaner ne fonctionne pas. Vincent Jardin n’a pas répondu à nos courriels et le numéro de téléphone affiché sur sa carte professionnelle a été désactivé depuis l’Expo cannabis.

La réalité sur le terrain

Sur le terrain, les agents de l’escouade BRAVES (Barrages routiers, alcool au volant et évaluation de stupéfiants), une unité spécialisée du Service de police de la Ville de Montréal créée le 17 octobre dernier, font peu de cas d’un produit comme le K-Toxin Cleaner. La quinzaine de policiers de l’escouade n’utilisent aucun appareil pour détecter la présence de cannabis dans la salive, même si le ministère fédéral de la Justice a homologué une de ces machines, le Dräger DrugTest 5000, en août dernier.

« Ce n’est pas parce qu’on n’a pas la machine qu’on n’arrive pas à déceler les conducteurs sous l’influence du cannabis. Les médias ont fait beaucoup état de cette machine, mais c’est un peu un gadget », affirme le lieutenant Bryan Cunningham, responsable de l’unité.

Recherche de doutes raisonnables

Les agents se basent plutôt sur une épreuve de coordination des mouvements pour détecter toute conduite sous l’effet de la drogue. Lors d’une opération tenue jeudi dans la nuit aux abords du pont Victoria, c’est grâce à cette approche que les agents de l’escouade BRAVES ont arrêté un homme qui semblait conduire sous l’effet du cannabis.

« Les policiers ont vite décelé une forte odeur de marijuana dans l’auto et quand ils ont questionné le conducteur, il leur a dit qu’il était parti de Montréal-Nord pour aller conduire un ami sur la rue Notre-Dame, alors qu’il se trouvait pratiquement sur le pont Victoria, ce qui est un peu bizarre. Ça constituait pour eux un motif suffisant pour aller plus loin. Il suffit d’un petit doute pour pouvoir procéder à une évaluation plus poussée », a expliqué le lieutenant Cunningham.

Épreuve de coordination des mouvements

Avant d’être mis en état d’arrestation, le conducteur suspect a été emmené au chaud dans une pièce fermée, dans un bâtiment situé tout près du pont, où une policière lui a fait passer une épreuve de coordination des mouvements.

« On leur donne les conditions idéales pour réussir l’examen, sinon ça risque de leur donner matière à contester en cour », explique le lieutenant.

Une fois dans la pièce, la policière lui a demandé de suivre du regard un point en mouvement.

« Sous l’influence de la drogue, les yeux ont tendance à bouger de façon saccadée. C’est l’un des nombreux signes qui sont reconnus et acceptés par les tribunaux pour démontrer la conduite sous influence », précise le lieutenant.

Agents évaluateurs de drogues

Si le conducteur échoue à ce premier test, il est emmené au poste de police, où un agent évaluateur accrédité procède à un examen encore plus approfondi en 12 étapes, qui peut durer environ une heure.

« On vérifie les yeux, les pupilles, l’équilibre, la perception du temps, la pression artérielle, le pouls, le tonus musculaire et d’éventuelles traces d’injection », explique l’agent évaluateur Sylvain Forgues, du Service de police de l’agglomération de Longueuil, qui a participé à l’opération de jeudi. « Ça nous permet de compléter les motifs justifiant l’arrestation et de déterminer quelle catégorie de drogue le suspect a consommée. Ultimement, ça nous permet de demander un échantillon d’urine, qu’on fera analyser pour trouver des traces de drogue. »

Une technique qui a fait ses preuves

Cette approche a jusqu’à maintenant fait ses preuves, tant au Canada qu’aux États-Unis. Les agents évaluateurs qui entrent en jeu au poste de police ont suivi une formation de 14 jours sur la détection des drogues, alors que les agents sur le terrain ont suivi un cours de trois jours. BRAVES affirme avoir épinglé quatre conducteurs sous l’effet de la drogue depuis sa création, en plus d’avoir arrêté une quinzaine de conducteurs pour facultés affaiblies par l’alcool.

« Notre mandat est d’être très présents sur le terrain, de jour comme de soir. On veut passer le message que la conduite sous l’effet du cannabis et de toute autre drogue est illégale. »

Lors de l’opération de jeudi, les policiers ont contrôlé 175 conducteurs, dont trois qui ont affiché un taux d’alcoolémie supérieur à 0,08 et un qui était vraisemblablement sous l’effet du cannabis.

https://www.lapresse.ca/

Les lapins peuvent sentir leurs congénères dans les excréments des prédateurs


Pauvres lapins ! C’est une horreur ! D’après cette étude, ils sont capables de détecter d’après les excréments si un prédateur est dans les parages, ce qui est une bonne chose pour les lapins, mais qu’en plus ils peuvent sentir toujours dans les excréments si le prédateur s’est gavé d’un lapin. Signe qu’il ne faut pas s’attarder dans les parages
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Les lapins peuvent sentir leurs congénères dans les excréments des prédateurs

 

lapins excréments selles prédateurs

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Les lapins pourraient sentir leurs congénères dans les excréments des prédateurs. Crédits : Pixabay

par Brice Louvet

Selon une récente étude menée par des chercheurs espagnols, les lapins auraient développé au cours de leur évolution la capacité de reconnaître l’odeur d’autres lapins dans les excréments des prédateurs. Les détails de ces travaux sont rapportés dans la revue Acta Ethologica.

Les lapins ont un sens olfactif ultra développé. Ils sont capables de reconnaître la présence d’un prédateur en reniflant leurs selles, une récente étude menée par José Guerrero-Casado, du Département de zoologie de l’Université de Córdoba, en Espagne, pousse les conclusions encore plus loin. Il suggère que lapins seraient également capables d’identifier les traces d’autres lapins dans ces excréments, signe qu’il ne fait pas bon rester dans les parages.

« La reconnaissance des [autres lapins] dans les fèces des prédateurs permettrait aux lapins d’éviter les zones à risque plus élevé et de se nourrir dans d’autres zones moins exposées au risque de prédation », explique en effet le chercheur interrogé par New Scientist.

Pour en arriver à de telles conclusions, José Guerrero-Casado et son équipe ont mené une expérience en Espagne sur trois parcelles de terrain – prêtées par des agriculteurs – où vivaient des lapins. Pour le bien de l’étude, une de ces parcelles a été pulvérisée quotidiennement avec une odeur neutre. Parallèlement, les deux autres ont été aspergées avec une odeur extraite des excréments de furets ayant consommé soit du lapin (parcelle 2), soit un autre mammifère comme du bœuf (parcelle 3).

En examinant ensuite le nombre de granulés pour lapins laissés sur le sol de chaque parcelle, il en ressort que ceux-ci avaient beaucoup plus fréquenté la parcelle “neutre” par rapport aux deux autres. La quantité de nourriture de lapin était par ailleurs plus faible sur la parcelle tapissée de matières fécales de furets contenant des traces de lapins, comparée à celle qui présentait des excréments contenant des traces de bœuf.

« La sélection naturelle a doté les animaux de mécanismes leur permettant de détecter les prédateurs avant d’être attaqués. Il s’agit d’un nouveau mécanisme. Moins étudié, mais avec de grands avantages », poursuit le chercheur.

Au passage, il note que la distinction pouvait être faite pendant une semaine environ. Après neuf jours, les lapins ne semblent plus être en mesure de faire la différence. Les lapins d’Europe ont ainsi appris à éviter leurs ennemis en évaluant le risque de prédation à court terme.

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https://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► Cannibalisme, calculs rénaux et montagnes russes au menu des Anti-Nobel 2018


Le Ig Nobel donne des prix pour des a des recherches quelque peu étrange. Je crois que celle qui me surprend le plus c’est le régime bas en calories chez le carnivore serait le cannibalisme.
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Cannibalisme, calculs rénaux et montagnes russes au menu des Anti-Nobel 2018

 

Le Japonais Akira Horiuchi accepte le prix Ig Nobel pour l'éducation médicale pour son étude «Coloscopie en position assise: leçons d'une coloscopie sur soi-même».

BRIAN SNYDER / REUTERS

Le Japonais Akira Horiuchi accepte le prix Ig Nobel pour l’éducation médicale pour son étude «Coloscopie en position assise: leçons d’une coloscopie sur soi-même».

Des recherches plus étranges les unes que les autres!

Qui, des chimpanzés ou des hommes, imitent le plus l’autre lors des visites au zoo? Les montagnes russes peuvent-elles aider à éliminer des calculs rénaux? La cuvée 2018 des prix « anti-Nobel » a à nouveau récompensé jeudi des recherches saugrenues, lors d’une cérémonie à Harvard.

Biologie, économie, médecine, littérature, paix… Les 10 catégories de ces Ig Nobel, surnommés les « anti-Nobel », se veulent le pendant des vraies.

Chaque année, la cérémonie, organisée par le magazine humoristique scientifique « Annals of improbable research » sur le prestigieux campus de Boston, s’accompagne de lancers d’avions en papier, de faux billets de banque, et de discours de lauréats limités à 60 secondes.

Quelques gagnants insolites…

Une étude publiée en octobre 2016 par deux Américains sur les effets positifs de virées en montagnes russes sur les calculs rénaux s’est ainsi vue décerner jeudi le prix de médecine, à l’occasion de la 28e édition de cette cérémonie, ont précisé les organisateurs dans un communiqué.

Une autre sur l’imitation des chimpanzés par les humains et – tout aussi fréquemment – des humains par les chimpanzés dans les zoos, publiée en janvier 2018 par une équipe de chercheurs de sept pays différents, a remporté le prix d’anthropologie.

Une autre encore, menée par une équipe incluant un Français, a démontré que des oenologues pouvaient de façon fiable détecter à l’odeur la présence d’une mouche dans un verre de vin.

Ces prix ne visent pas à tourner la science en ridicule, assure le site des Ig Nobel, mais de « faire rire et ensuite réfléchir ».

Dans la catégorie nutrition, un trio de Tanzanie, Zimbabwe et Grande-Bretagne a calculé qu’un régime fondé sur le cannibalisme humain était plus pauvre en calories que la plupart des régimes carnivores.

Et le prix de la paix a été remis à une équipe d’Espagnols et de Colombiens pour une étude sur les raisons qui poussent les conducteurs à jurer et insulter les autres au volant.

Si de véritables lauréats du Nobel participent régulièrement à cette cérémonie, les études sont de niveau et d’ancienneté très variables, certains articles cités en référence remontant à 1980.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► D’où vient cette odeur si particulière après la pluie?


Quand une petite pluie fine tombe sur la terre, vient d’une odeur plutôt agréable. Cette odeur particulière a été identifiée et les chercheurs ont compris le processus.
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D’où vient cette odeur si particulière après la pluie?

 

Ce phénomène est plus courant avec des pluies légères, qu’avec de fortes pluies. © getty.

Jeanne Poma.

L’odeur a été baptisée « petrichor » par les scientifiques.

Après les orages de cette nuit, un parfum agréable flotte à nouveau dans l’air. Des scientifiques ont découvert que cette odeur provient des petites bulles d’air qui éclatent lorsqu’une goutte de pluie vient frapper une surface poreuse.

Des aérosols

Les chercheurs ont étudié l’impact de plusieurs centaines de gouttes de pluie sur 28 types de surfaces différentes. Lorsqu’une goutte tombe sur une surface perméable comme la terre, elle piège de minuscules bulles d’air, qui vont ensuite pousser vers le haut pour atteindre la surface, comme un aérosol. Et ces petites bulles enferment des odeurs, qui ressortent une fois que les bulles éclatent.

Les bactéries

Ce phénomène n’est pas sans conséquence sur notre santé car si elles transportent des odeurs, les petites bulles peuvent également véhiculer des bactéries comme E. Coli. Avec l’humidité et le vent, les pesticides resurgissent. 

La géosmine

En même temps qu’elles produisent des spores, les bactéries présentes dans les sols génèrent une substance chimique, la géosmine. Cette substance est caractérisée par une odeur musquée, qui s’envole elle aussi jusqu’à nos narines lorsque la pluie frappe le sol.

Un plaisir

La plupart des gens apprécient l’odeur de la pluie car elle est associée à la nature et aux récoltes. Intégrée dans la conscience collective, cette odeur est synonyme d’abondance. La pluie nourrit les plantes et les animaux après la sécheresse.

https://www.7sur7.be/

Les petits chiens urinent plus haut pour mentir sur leur taille


Tout le monde sait que les chiens aiment sentir un peu partout pour sentir les odeurs des autres chiens. L’odeur donne beaucoup de renseignements sur les chiens qui ont uriné, dont la grandeur et la masse. Mais les petits chiens trichent ! Pour tromper ceux qui le sentiront, ils lèvent leur pattes pour tromper l’estimation de la grandeur.
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Les petits chiens urinent plus haut pour mentir sur leur taille

 

Repéré par Christophe-Cécil Garnier

Et ce n’est pas qu’une question d’orgueil.

Si vous avez un chien ou que vous en avez vu récemment un se promener dans la rue, vous avez pu constater que l’odeur importe énormément chez les canidés. D’un endroit à un autre, son museau traîne toujours quelque part. Et il va notamment à des endroits où il y a de l’urine pour faire pipi dessus. Un moyen de marquer le territoire, un truc de chien. Et un autre arrivera par la suite pour sentir et uriner dessus ou non.

En réalité, les chiens en sentant l’urine connaissent à peu près la taille et la masse du précédent chien ayant eu un besoin urgent. Une question d’angle. La tâche d’urine ne sera pas la même si le chien est grand ou petit, car avec de la hauteur, elle s’agrandit. Et de nouvelles recherches ont montré que les plus petits chiens montent la patte plus haut quand ils urinent, pour faire croire qu’ils sont plus gros.

«Nos résultats … fournissent des preuves supplémentaires que le marquage des odeurs peut être malhonnête, ont déclaré les auteurs dans l’étude publiée récemment dans le Journal of Zoology, citée par Gizmodo. Même si la taille de la marque d’urine reflète la taille du chien en partie, les petits chiens semblent “tricher” en utilisant des angles de jambe surélevés pour faire une marque d’urine plus grande, exagérant ainsi leur taille».

L’orgueil ne sera donc pas le propre que de l’homme? Les petits chiens sont jaloux des plus gros?

En réalité, les chercheurs estiment qu’il serait bénéfique pour ces chiens «d’exagérer leur taille corporelle et leurs capacités compétitives» car cela leur permettrait d’éviter «les conflits avec d’autres chiens».

Ou peut-être que les petits et gros chiens se comportent différemment. Mais ce serait moins délectable.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Crème glacée: ce que votre saveur préférée révèle sur vous


C’est un neurologue qui a fait cette étude sur les odeurs et goûts. Selon lui, la saveur que l’on choisit pour une crème glacée en dit beaucoup sur notre personnalité. Il ne faut pas prendre cela comme une vérité absolue. Personnellement, je doute qu’une saveur puisse définir à elle seule notre personnalité.
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Crème glacée: ce que votre saveur préférée révèle sur vous

 

Si vous pensez que le fait de commander une glace à la vanille fait de vous quelqu’un d’ennuyeux, vous vous trompez! Voyez comment votre saveur préférée de crème glacée peut en révéler beaucoup sur votre personnalité.

Les amateurs de crème glacée à la vanille sont impulsifs

La vanille est un parfum parmi les plus communs de glace. Les amateurs de ce parfum de crème glacée sont toutefois des gens colorés, impulsifs et n’ayant pas peur de prendre des risques. Ils sont aussi idéalistes et se fient davantage à leur intuition qu’à la logique. Ces traits de personnalité sont tirés de plusieurs études menées par le neurologue Alan Hirsch, qui a mis sur pied une fondation pour la recherche sur les odeurs et les goûts.

Les amateurs de vanille expriment beaucoup leurs émotions et réussissent bien dans leurs relations intimes. Lors de ses recherches, Hirsch utilise les résultats de tests psychiatriques standardisés pour établir des corrélations statistiques et pour expliquer qu’une même partie du cerveau, le lobe limbique, est responsable des traits de personnalité et des préférences alimentaires. Fait intéressant, Hirsch affirme que votre préférence de saveur de crème glacée est déterminée durant l’enfance et a tendance à demeurer ainsi tout au long de votre vie.

Les amateurs de glace à la fraise sont introvertis

Dans une étude réalisée par Hirsch pour la chaîne de bars laitiers Baskin Robbins aux États-Unis, les amateurs de glace à la fraise étaient souvent de caractère tolérant, dévoué et introverti. Dans une recherche menée pour une autre marque de crème glacée, il a trouvé que les amateurs de la saveur de ce petit fruit étaient également de nature logique et réfléchie.

Le chocolat pour les séducteurs

Si un cornet de glace au chocolat est ce que vous aimez le plus, Hirsch en a conclu que vous êtes susceptible d’être quelqu’un qui aime séduire. Vous êtes aussi un bon vivant, une personne charmante, dramatique et crédule.

Les amateurs du parfum de menthe et chocolat sont entêtés

Vous aimez avoir raison ? Il y a une bonne chance que la crème glacée menthe et pépites de chocolat soit votre parfum préféré, selon l’étude de Hirsch pour la chaine Dreyer’s / Edy’s. Il a trouvé que cette saveur de crème glacée s’associait à une personne ambitieuse, confiante, frugale et qui aime avoir raison.

« Ces personnes ne sont pleinement satisfaites que si elles gagnent le débat », dit Hirsch à propos des amateurs de menthe et chocolat.

Cependant, Hirsch nous assure que les amateurs de menthe seule et de chocolat seul ont des personnalités compatibles

Les amateurs de sorbets arc-en-ciel sont pessimistes

Cette saveur fruitée et multicolore ne s’agence pourtant pas très bien avec l’attitude négative des gens qui la préfèrent.

« Nous avons trouvé que les gens qui choisissent le sorbet arc-en-ciel sont en réalité plus pessimistes qu’ils ne le laissent croire », dit Hirsch.

Ils ont aussi une bonne capacité d’analyse et prennent souvent de bonnes décisions.

Les amateurs de Rocky Road sont des personnes agressives

Si un cornet de ce parfum explosif est votre dessert favori, vous êtes probablement une personne agressive, mais charmante. Selon l’étude de Hirsch pour Baskin Robbins, vous possédez aussi une bonne écoute. L’étude pour Dreyer’s / Edy’s a également déterminé que les amants de la Rocky Road aiment se fixer des objectifs et réussissent généralement à les atteindre.

Par contre, ils peuvent parfois avoir un comportement agressif qui peut « faire du mal et blesser, par inadvertance, ceux qui les entourent. »

Les amateurs de glace au café sont des personnes théâtrales

Vous craquez pour la glace au café? Selon cette enquête, vous êtes un bon vivant, de nature théâtrale, qui voit la vie avec bon goût et passion. L’étude de Hirsch pour Dreyer’s / Edy’s révèle que les amateurs de crème glacée au café ne sont pas préoccupés par l’avenir et vivent le moment présent. Ils ont aussi constamment besoin de stimulation dans une relation amoureuse.

Les épites de chocolats pour les personnes généreuses

Selon l’enquête de Hirsch pour Baskin Robbins, les personnes préférant la crème glacée aux pépites de chocolat auraient plusieurs qualités. Si vous choisissez le parfum aux pépites de chocolat, vous êtes généreux, compétent et n’avez pas froid aux yeux.

Les amateurs de crème glacée pacanes au beurre sont des personnes consciencieuses

Les amateurs de cette essence au goût de noix sont des personnes dévouées, consciencieuses et respectueuses. C’est du moins ce qu’avance l’étude de Hirsch pour Dreyer’s/ Edy’s. Ils ont une idée claire du bien et du mal et sont bienveillants.

http://selection.readersdigest.ca

Néophobie alimentaire: terrorisés de goûter


Parmi les troubles alimentaires, la néophobie alimentaire, cette phobie est très peu connu et ceux qui en souffre sont souvent mal jugé pour le refus de manger certains aliments. Il semble que les aliments les plus redoutés soient les fruits, légumes et viandes. Imaginez le stress dans des restaurants ou à un repas de famille. Il y a plusieurs thérapies qui peuvent aider à élargir leur choix d’aliments.
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Néophobie alimentaire: terrorisés de goûter

Notre alimentation n'a jamais été aussi variée. Les médias ne cessent de nous... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

MARIE-EVE FOURNIER
La Presse

Notre alimentation n’a jamais été aussi variée. Les médias ne cessent de nous faire découvrir de nouveaux ingrédients. Les foodies courent les restaurants pour tester leur menu. À l’opposé, des personnes ne mangent que deux ou trois fruits, car elles ont peur de goûter aux autres. D’autres évitent des catégories entières d’aliments. Incursion dans le monde intime et méconnu des adultes souffrant du trouble de l’alimentation sélective et évitante.

Plus que des caprices

Des pommes et des bananes. Des petits pois, du brocoli et des pommes de terre. Du poulet et du boeuf. Deux fromages. Des féculents. Aucun condiment. Aucune sauce. Aucun fruit de mer. Des oeufs, seulement s’ils sont cuits d’une certaine manière. Voilà de quoi se compose essentiellement l’alimentation de Julie Dawson. Qui, pourtant, n’est pas difficile. Ni capricieuse.

Pourquoi ne mange-t-elle pas de fraises, de bacon, de sauce BBQ? Elle n’y a jamais goûté. Et l’idée de le faire l’effraie, comme d’autres ont peur des araignées, des foules ou de l’avion. Sa phobie porte un nom: néophobie alimentaire, un trouble qui touche une bonne proportion d’enfants d’âge préscolaire et certains adultes. Une réalité méconnue, taboue, peu documentée.

«Ce n’est pas juste « je n’aime pas ça, ça me lève le coeur ». Ça va beaucoup plus loin que ça. […] Ce n’est pas que tu ne veux pas goûter. C’est que tu n’es pas capable de le faire. Il se passe quelque chose dans ton corps», explique la psychologue Chantal Bournival, directrice de la Clinique des troubles de l’alimentation. La personne peut paniquer, recracher, vomir…

Malgré les préjugés et l’incompréhension, Julie Dawson a accepté de témoigner pour venir en aide à d’autres néophobes en démystifiant ce trouble. Car s’il existe de nombreux écrits sur les enfants qui refusent de goûter les légumes, la science n’a rien à dire ou presque sur les plus grands.

En fait, la recherche sur le sujet est tellement embryonnaire que le taux de prévalence chez l’adulte, même approximatif, est inconnu, rapporte la Dre Mimi Israël, spécialiste de la question à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. Le trouble de la restriction ou évitement de l’ingestion d’aliments (une nomenclature qui regroupe divers troubles, dont la néophobie) n’est entré dans la bible des troubles mentaux, le fameux DSM-5, qu’en 2013.

Incompréhension de l’entourage

«Les amis que j’ai depuis longtemps et ma famille comprennent, confie Julie Dawson. Mais si je rencontre quelqu’un de nouveau, c’est dur d’expliquer pourquoi je ne mange pas quelque chose. Ça me fait toujours angoisser.»

Ainsi, au lieu d’admettre qu’elle n’a jamais goûté à un aliment, elle dit qu’elle ne l’aime pas, pour simplifier.

Malgré tout, on lui pose parfois des questions aux réponses évidentes.

«Mon père me demande encore si je veux du ketchup! Je ne sais pas s’il oublie ou s’il a espoir», raconte la femme de 40 ans qui a déjà goûté au condiment une fois «par accident dans un hamburger».

La psychologue Chantal Bournival constate qu’il y a «beaucoup d’incompréhension chez l’adulte», et précise que la néophobie peut engendrer des tensions dans les couples – lorsque vient le temps d’aller souper dans la belle-famille, par exemple – ainsi qu’à l’arrivée d’un enfant. Les néophobes pourront se faire accuser d’être responsables de la néophobie de leur progéniture pourtant normale dans leur développement. Ils vont aussi se mettre beaucoup de pression pour que leur enfant mange de tout.

«C’est très complexe, plus chez l’adulte que chez l’enfant. Et ça provoque de l’isolement social. La personne se sent jugée, ce qui crée de l’anxiété à manger avec d’autres personnes.»

«C’est pire de manger chez des gens qu’au restaurant, où on peut faire un choix», poursuit la psychologue, en ajoutant que le trouble provoque aussi des carences nutritionnelles.

Hypersensibilité aux odeurs et aux textures

Louise Nadeau n’est pas très attirée par les fruits, elle non plus. Elle mange des fraises, des framboises, des pêches. Pas de porc, d’agneau, de veau, de gibier, d’abats, de fruits de mer. Le boeuf ne doit présenter aucun gras, aucun os, idem pour le blanc de poulet.

«Tout le monde est pâmé sur les sushis. Moi, vous ne réussirez jamais à me faire manger ça. Je ferais une syncope. Pourquoi ? Je ne le sais pas», explique la femme de 60 ans qui n’a pris conscience de son trouble que l’an dernier, et qui rêve de «retrouver sa liberté alimentaire».

Louise Nadeau refuse divers aliments en raison de leur texture ou de leur température, ce qu’on appelle le trouble de l’alimentation sélective (TAS).

«Je ne peux pas manger de pain avec des graines. Je ne peux pas mélanger le mou et le dur.» La crème glacée, c’est non. «Je n’aime pas le froid.» La variété d’une seule marque de yogourt passe le test. «Du grec, ce serait impossible: c’est granuleux!»

«Le pire, c’est la pomme»

Robin Belley est encore plus sensible à l’acidité des fruits. Il n’en a jamais mangé un seul. Même bébé, sa mère ne réussissait pas à lui en faire manger en purée.

«Je criais, je pleurais, je vomissais, je ne voulais rien savoir», relate-t-il.

Adulte, il a réussi à intégrer le jus d’orange à son alimentation. Mais c’est tout.

Quel fruit le rebute le plus?

«Le pire, c’est la pomme. Je ne suis pas capable. Mais je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas investigué.»

 Il n’est pas dégoûté, mais les fruits lui font faire «des faces». C’est comme si sa langue était trop sensible, le goût trop intense pour être supportable, décrit-il.

Les odeurs (poissons, fromages, oeufs) et des aversions provoquées par un événement anxiogène sont également à l’origine de certains TAS, explique Chantal Bournival, qui précise que deux troubles – néophobie et TAS – se confondent facilement et que plusieurs personnes souffrent des deux à la fois.

«Moi, je me considère comme quelqu’un de joyeux, qui aime la vie et qui est ouvert d’esprit. Et je me retrouve avec un secret comme celui-là… Ça clashe!», lance Louise Nadeau.

L’angoisse au menu

À l’université où Julie Dawson travaille, ses collègues sont des foodies qui se précipitent chaque jour de paie dans un resto à la recherche d’expériences culinaires excitantes. Julie les accompagne «pour parler», pour faire partie du groupe. Mais chaque fois, «c’est difficile».

«Mes amis ne me jugent pas. Mais ils me poussent un peu. L’autre jour, j’ai pris un taco. Seulement la coquille et le boeuf dedans.»

Lorsque nous lui avons parlé, ses collègues venaient de lui apprendre que leur prochaine destination était le LOV, un resto végétarien à la mode à Montréal.

«Je vais prendre des frites et manger autre chose en revenant au bureau», prévoyait-elle.

Car évidemment, elle regarde toujours les menus d’avance pour voir si elle pourra commander quelque chose (en demandant un changement, généralement) ou si elle devra s’organiser en mangeant avant ou après. Un comportement que la psychologue Chantal Bournival voit chez tous ses patients néophobes ou souffrant d’un TAS.

«En regardant d’avance le menu, je sais ce que je vais manger. J’ai l’air relaxe et personne ne se doute de rien», explique Louise Nadeau, atteinte de néophobie alimentaire.

La Dre Israël, qui a traité depuis cinq ans une cinquantaine de cas extrêmes (des personnes présentant un important sous-poids et des carences nutritionnelles), dit que ses patients «ne vont jamais au restaurant» tant cela les angoisse.

Le confort italien

Comme bien d’autres néophobes, Julie Dawson ne fréquenterait dans un monde idéal que les restaurants italiens.

«La vie serait plus simple s’il y avait juste des restaurants italiens et du blanc de poulet», concède Louise Nadeau, qui se limite généralement à manger de la soupe ou des salades au resto.

Évidemment, pour un néophobe, les repas chez les connaissances ou la famille éloignée, ainsi que les cocktails dînatoires avec de petites bouchées composées de plusieurs ingrédients (fruits de mer, poisson, fromages, sauces) et les buffets gastronomiques sont de véritables sources de stress. Et de mise en place de stratégies: manger avant ou après, prétendre ne pas avoir faim, se bourrer de pain en cachette, s’inventer des allergies, etc.

«On a un problème si l’anxiété est assez présente pour être en anticipation», note la Dre Israël.

Et les voyages?

Tandis que Mme Nadeau s’empêche de voyager à certains endroits comme le Mexique et l’Asie parce qu’elle sait qu’elle n’aimera pas la nourriture, Julie Dawson, elle, ne s’en priverait pas même si son niveau d’angoisse «serait très élevé».

«En France, il y a des Subway et des McDo partout. Je ne suis pas foodie, alors je me fiche de ce que je mange. Je veux juste trouver quelque chose pour survivre.»

La question des voyages lui rappelle une anecdote survenue en Australie.

«Je mange des Cheerios ordinaire tous les matins. Mais en Australie, ça goûtait un peu différent, un peu plus le miel. Je ne pouvais pas en manger.»

Louise Nadeau est encore marquée par un repas en France.

«À Lyon, quand j’ai vu la carte d’un restaurant gastronomique avec du cerveau, de la langue et des rognons, je ne pouvais pas croire que des humains mangeaient ça!»

Qu’est-ce qu’un bon resto?

«Un resto qui sert quelque chose que j’aime», répond Julie Dawson.

Merci à Anderson Cooper

Le journaliste vedette de CNN Anderson Cooper a beaucoup contribué à faire connaître la néophobie alimentaire chez l’adulte en abordant le sujet sur diverses tribunes. Il a déjà dit à un magazine qu’en voyage, il commande sa nourriture dans le menu pour enfants des hôtels puisqu’il a «le palais d’un jeune de 7 ans». Il a aussi révélé à Jerry Seinfeld qu’il n’avait jamais goûté à une gaufre, même s’il aime les crêpes.

Des féculents du matin au soir

Certains blogues tenus par des néophobes et des études menées sur des enfants rapportent que ce sont les fruits qui provoquent le plus d’angoisse. Viendraient ensuite les légumes et les viandes. Ainsi, certaines personnes racontent n’avoir mangé que des féculents toute leur vie.

La Dre Mimi Israël, de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, ne peut dire si ce palmarès est véridique ou pas, faute d’études sérieuses sur le sujet. De son côté, la psychologue Chantal Bournival a déjà effectivement rencontré des patients qui ne mangent que des féculents et constate dans sa pratique que les fruits, les légumes et la viande sont les trois catégories d’aliments les plus souvent rejetées par ses patients. C’est le cas de l’auteure du site phobie-alimentaire.fr, Marie Perchey, une jeune femme de 29 ans qui travaille à Paris. Pendant 20 ans, raconte-t-elle, elle n’a mangé pratiquement que des frites, du riz, des pâtes au beurre, des pommes de terre, du pain et des bananes. Elle a réussi à varier son alimentation au moyen de diverses stratégies qu’elle détaille et explique sur son site rempli de références intéressantes.

Les caractéristiques du trouble de la restriction ou évitement de l’ingestion d’aliments selon le DSM-5

– Perte de poids importante

– Carences nutritionnelles importantes

– Dépendance envers les suppléments nutritionnels

– Perturbation du fonctionnement psychosocial (incapacité à manger avec d’autres, anxiété à aller au restaurant ou chez des amis)

– Aucune volonté de perdre du poids, aucun lien avec l’image corporelle

Les problèmes nutritionnels ne s’expliquent pas par un accès insuffisant aux aliments ou une pratique culturelle (tel le jeûne religieux)

Il n’est pas nécessaire d’avoir tous les symptômes pour avoir un diagnostic. La perturbation du fonctionnement psychosocial, par exemple, suffit, note la Dre Mimi Israël.

Source: Programme canadien de surveillance pédiatrique

Les solutions

Il y a de l’espoir pour les adultes qui rêvent de varier leur alimentation et d’être capables de manger n’importe quels entrée et plat principal au restaurant.

La thérapie cognitivo-comportementale

Cette thérapie expose graduellement la personne à ce qui lui fait peur. Ce traitement permet d’obtenir «de bons résultats», dit la psychologue Chantal Bournival. On commence par faire la pyramide des aliments angoissants en plaçant les plus phobiques au sommet. Et on apprivoise d’abord ceux à la base.

«Certaines personnes ne peuvent même pas s’imaginer ouvrir un pot de yogourt, alors on ne leur en donnera pas une bouchée!», dit Mme Bournival.

L’exposition progressive peut commencer par le fait de regarder une image de l’aliment, l’entrer dans la pièce, le toucher, le couper et finalement y goûter. Souvent, le thérapeute mange l’aliment avec le patient.

L’enchaînement alimentaire

Cette méthode consiste à essayer de nouveaux aliments similaires à ceux qui sont déjà aimés. Par exemple, une personne qui mange des pâtes et des pommes de terre bouillies pourrait tester les gnocchis. Les pépites de poulet pourraient mener aux poitrines de poulet, la trempette au yogourt. Le rapprochement avec les aliments jugés sûrs peut se faire en se basant sur la couleur, la texture, la forme ou l’odeur. Pensez aussi à piger dans le même groupe alimentaire. Il peut être astucieux de tester l’aliment sous différentes formes et textures : râpé, en tranches, en cubes, bouilli, grillé.

Le pairage des aliments

Cette technique consiste à s’habituer à un aliment non toléré en l’associant à un autre qui est aimé. Par exemple, une personne qui n’aime pas le fromage pourrait en mettre un peu sur du pain.

«Il faut éviter l’évitement, explique la Dre Mimi Israël, de l’Institut Douglas. Il faut réentraîner le cerveau à ne pas avoir peur en lui montrant qu’il n’y aura pas les conséquences désagréables auxquelles il croit.»

http://www.lapresse.ca/

Quand les plantes lancent un SOS, les guêpes leur répondent


L’odeur que dégage l’herbe lorsqu’elle est coupée est en fait un signal de détresse. En gros, vous respirez l’herbe qui crie de douleur. Certaines plantes aussi envoient des molécules de détresse quand elles sont attaquées par des insectes et font appelle aux guêpes. Les chercheurs on remarquer pour le maïs génétiquement modifié, que les guêpes ne viennent pas à la rescousse s’il est attaqué contrairement ceux qui ne le sont pas. La nature fait mieux que la science
Nuage

 

Quand les plantes lancent un SOS, les guêpes leur répondent

 

Lorsque les chenilles s'attaquent aux feuilles certaines plantes appellent les guêpes à la rescousse.

Lorsque les chenilles s’attaquent aux feuilles certaines plantes appellent les guêpes à la rescousse. BRÉVAULT/CIRAD

Par Joël Ignasse

L’odeur de l’herbe coupée diffuse une molécule qui attire les guêpes parasites s’attaquant aux insectes ravageurs. 600 molécules de signalisation ont ainsi été recensées chez les plantes.

ODEUR. L’odeur du gazon fraîchement tondu est agréable aux narines du promeneur. Il s’agit pourtant d’un véritable signal de détresse ! Celui-ci est émis par les plantes lorsqu’elles passent sous les ciseaux de la tondeuse ou quand elles sont croquées par des insectes. Ces signaux se sont pas émis en vain, puisqu’ils attirent d’autres bestioles qui s’attaquent aux ravageurs.

Une molécule aux fonctions multiples

On savait déjà que le tabac émet des signaux volatils, lorsque ses feuilles sont en train de se faire dévorer par la chenille du sphinx du tabac. Ces signaux attirent une punaise qui s’attaque aux œufs et aux larves du papillon.

Une nouvelle étude, plus générale et qui porte sur le maïs et l’herbe du gazon, est publiée dans The Plant Journal. Les chercheurs y expliquent avoir identifié une nouvelle molécule, l’acide jasmonique, capable de convoquer des guêpes parasites à la rescousse de ces plantes lorsqu’elles sont en danger.

DÉFENSES. Les scientifiques ont étudié le comportement des guêpes avec des épis de maïs génétiquement modifié pour ne pas produire d’acide jasmonique. Quand ils se font dévorer par des insectes, les guêpes ne réagissent pas. À l’inverse, avec du maïs non modifié produisant cet acide, dès qu’il y a des feuilles attaquées par des chenilles :

« les guêpes parasites arrivent en nombre vers le plant en train d’être mangé et pondent leurs œufs dans les chenilles » relate Michael Kolomiets, spécialisé en pathologie végétale et principal auteur de l’étude.

L’acide jasmonique permet également l’activation au sein de la plante d’une hormone, la jasmonate, qui déclenche d’autres mécanismes de défense contre les insectes comme la production de composés amers ou d’odeurs désagréables pour les ravageurs.

« Cette substance à une double fonction. Elle déclenche dans la plante la production de composés insecticides. Mais elle a aussi une fonction indirecte de défense en envoyant un signal de type SOS attirant les guêpes » résume Michael Kolomiets.

Il semblerait aussi que le gène qui régit la production d’acide jasmonique joue un rôle dans la résistance à la sécheresse, les plants de maïs modifié y étant plus sensibles. Les chercheurs sont en train d’explorer cet aspect et ils travaillent aussi à catégoriser les quelques 600 molécules de signalisation recensées chez les plantes

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