Vieux corps, jeune cerveau: quel est le secret des super aînés ?


A défaut de trouver des traitements sur la maladie d’Alzheimer, une autre piste est étudier, celle des super ainé. Le cerveau de ces personnes se dégrade plus lentement et ils ont une bonne mémoire.À leur mort certaines personnes peuvent avoir des signes d’Alzheimer, pourtant, ils l’ont évité. Les chercheurs ne savent pas trop pourquoi, surtout que cela peut être dans toutes les couches de société et encore plus surprenant, c’est que certains ont vécu des traumatismes comme les rescapés de l’holocauste, des fumeurs, des non-fumeurs etc ..
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Vieux corps, jeune cerveau: quel est le secret des super aînés ?

 

Il est extraordinaire de voir des octogénaires et même des nonagénaires avoir... (Photo Thinkstock)

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LAUREN NEERGAARD
Associated Press
Washington

Il est extraordinaire de voir des octogénaires et même des nonagénaires avoir la même mémoire que des gens beaucoup plus jeunes, et les scientifiques peuvent maintenant jeter un coup d’oeil à l’intérieur du cerveau de ces «super aînés» pour tenter de percer leurs secrets.

Ces recherches découlent des tentatives pour le moment décevantes de trouver de nouveaux médicaments pour prévenir et combattre la maladie d’Alzheimer.

Au lieu de ça, «pourquoi est-ce qu’on n’essaie pas de comprendre ce qu’on doit faire pour maximiser notre mémoire ?», demande la neuroscientifique Emily Rogalski, qui dirige une étude sur les super aînés à l’université Northwestern.

Des portions du cerveau rétrécissent avec l’âge, ce qui explique pourquoi la majorité des gens perdent un peu de mémoire en vieillissant, même s’ils évitent des problèmes comme la maladie d’Alzheimer.

On sait maintenant que le cerveau des super aînés rétrécit plus lentement que celui des autres. L’autopsie des premiers super aînés décédés depuis le début de l’étude démontre qu’ils ont nettement plus d’un certain type de cellules nerveuses dans une région reculée du cerveau cruciale à l’attention, a dit Mme Rogalski lors d’une rencontre récente de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS).

Ces aînés ne sont pas seulement «une curiosité ou une rareté», prévient la neuroscientifique Molly Wagster, de l’Institut national sur le vieillissement, qui finance en partie cette étude. «On peut potentiellement en apprendre beaucoup et s’en servir pour aider tout le monde, même ceux qui semblent se diriger vers une maladie neurodégénérative», a-t-elle dit.

Qu’est-ce qui fait un super aîné ? Un cerveau jeune dans le corps de quelqu’un âgé d’au moins 80 ans. L’équipe de Mme Rogalski a fait passer des tests à plus d’un millier de personnes qui se croyaient qualifiées, mais seulement 5 % d’entre elles ont été retenues. Le principal test de mémoire consistait à entendre 15 mots sans lien entre eux, puis à en réciter au moins neuf 30 minutes plus tard.

C’est la norme pour un quinquagénaire, mais l’octogénaire moyen s’en souvient de cinq. Certains super aînés les ont tous nommés.

«Ça ne veut pas dire que je suis plus intelligent», a dit le super aîné William Gurolnick, qui aura bientôt 87 ans et qui participe à l’étude depuis deux ans.

Il ne peut pas non plus attribuer tout ça à son code génétique: son père a commencé à souffrir de la maladie d’Alzheimer avant d’avoir eu 60 ans. Il croit plutôt que son agenda chargé est responsable de sa mémoire exceptionnelle: il fait du vélo, il joue au tennis et au volleyball aquatique, il fréquente des amis et il s’implique auprès d’une association d’hommes dont il est le fondateur.

«Je pense absolument que c’est un facteur critique pour garder toute sa tête», a-t-il dit au lendemain de sa partie de cartes mensuelle.

Les super aînés de Mme Rogalski sont habituellement des gens extrovertis qui disposent de réseaux sociaux robustes; ils proviennent autrement de toutes les sphères de la société, ce qui complique l’identification d’un facteur unique pour expliquer leur cerveau remarquable. Certains sont allés à l’université et d’autres pas; certains ont un QI élevé, d’autres un QI moyen.

Elle compte parmi ses participants des gens qui ont subi des traumatismes indescriptibles, notamment des survivants de l’Holocauste; des fanatiques de la santé physique et des fumeurs; des gens qui ne consomment aucun alcool et d’autres qui prennent un martini chaque soir.

Mais c’est au plus profond du cerveau qu’elle découvre des signes qui démontrent que les super aînés semblent mieux résister que les autres aux assauts du temps.

Les premiers examens ont révélé que le cortex des super aînés – une couche extérieure du cerveau essentielle à la mémoire – est plus épais que la normale pour leur âge. Il ressemble davantage au cortex en santé de quinquagénaires et de sexagénaires.

On ne sait pas si les super aînés sont nés comme ça. Mais Mme Rogalski et son équipe ont trouvé une autre explication possible: le cortex des super aînés rétrécit plus lentement. Sur une période de 18 mois, l’octogénaire moyen perdait deux fois plus de cortex.

Un autre indice: creux dans le cerveau, une région importante pour l’attention est aussi plus costaude. Des autopsies ont révélé que cette région regorge de «neurones de von Economo», un type de cellule nerveuse encore mal compris, mais qui jouerait un rôle dans le traitement social et la conscience de l’environnement.

Les super aînés disposaient de quatre ou cinq fois plus de ces neurones que l’octogénaire moyen, a dit Mme Rogalski – soit même plus que le jeune adulte moyen.

À l’Université de la Californie à Irvine, la docteure Claudia Kawas étudie les plus vieux des aînés, les gens âgés de 90 ans et plus. Certains souffrent de la maladie d’Alzheimer. D’autres ont encore une excellente mémoire. D’autres sont quelque part entre les deux.

Environ 40 pour cent de ses sujets ne présentaient aucune indication de démence pendant leur vie, même si leur cerveau donnait des signes évidents de maladie d’Alzheimer au moment de leur décès, a-t-elle dit lors du congrès de l’AAAS.

Mme Rogalski a elle aussi trouvé différents signes de maladie d’Alzheimer dans les cerveaux de ses super aînés. Les chercheurs veulent maintenant savoir comment ces aînés échappent aux ravages de la maladie.

«Ils vivent longtemps et bien, a-t-elle dit. Est-ce qu’il y aurait des choses modifiables qu’on pourrait identifier aujourd’hui, dans notre vie de tous les jours, (pour faire de même) ?»

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Johanna Quaas, la plus vieille gymnaste en activité


Un modèle à suivre ! Certains l’ont déjà vue dans des vidéos sur YouTube, cette femme de 91 ans qui fait beaucoup de sport, barres parallèles, nage, vélo, danse artistique, etc .. Rien ne l’arrête. Sa célébrité à commencé quand une étudiante l’a filmé (la première vidéo ci-bas) et posté sur YouTube. Depuis, elle a un ménager qui s’occupe d’elle. Pourtant, si elle avait écouté son médecin plus jeune à cause de ses pieds-plats, elle n’aurait jamais été au bout de ses rêves et participer à des compétitions
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Johanna Quaas, la plus vieille gymnaste en activité

 

C’est une vieille dame qui va très bien. Elle mange beaucoup de fromage et fait des tutoriels de gymnastique pour une marque de literie.

 

Elle a toujours fait du sport. Mais ce n’est qu’une fois devenue octogénaire que Johanna Quaas, la plus vieille gymnaste en activité, a connu la célébrité.

Sa notoriété commence en 2008, lorsqu’une étudiante filme sa prestation lors d’une compétition à Cottbus (est de l’Allemagne) et la poste sur YouTube. On y voit l’octogénaire en justaucorps vert aussi souple qu’un roseau finir son poirier par une roulade arrière, et poser gracieusement son buste sur ses jambes, avant d’être acclamée par la foule.

 

Rapidement, la vidéo atteint le million de vues, et les invitations déferlent de partout. Par téléphone, cette semaine, l’ancienne professeure de sport de Halle (nord-est de l’Allemagne) nous raconte :

« J’ai été un peu submergée. J’ai signé un contrat avec un manager. Il s’occupe des invitations à l’étranger, des médias et des sponsors. »

 

Programme de la semaine

Le manager (qui a été celui de l’athlète slovène Leon Stukelj) se consacre désormais à elle seule. Et verrouille sa communication : impossible de rencontrer Johanna Quaas en personne.

Un jour, elle parade sur la Ve avenue à New York pour la fête germano-américaine (Steuben Day).

Un autre, elle fait un saut en parachute en l’honneur d’une de ses idoles du même âge, la reine d’Angleterre.

Johanna Quaas, sacrée en 2013 « gymnaste la plus âgée encore en activité » par le livre Guinness des records…

 

Son manager finit par nous accorder une heure au téléphone avec la star senior. Au bout du fil, elle ne cherche pas ses mots, semble hypermnésique et rigole à toutes les blagues. Elle nous dit :

« Le lundi je vais à mon cours de danse, le mardi et le jeudi, je suis à la salle de sport, le mercredi j’ai mon cours de gym pour seniors, et le vendredi je vais faire des longueurs à la piscine. »

Un programme ambitieux quand on a 91 ans.

Star de YouTube, elle est désormais invitée par les télévisions du monde entier. Mais sa célébrité continue de la surprendre :

« C’est fou le nombre de jeunes qui veulent se faire prendre en photo avec moi dans les compétitions ! »

Les barres parallèles

Née en octobre 1925 pas loin de Leipzig, alors que l’Allemagne est encore sous la République de Weimar, elle grandit à côté d’un terrain de sport.

Son père, employé de la poste, entraîne une équipe de gym de garçons, et Johanna Quaas passe tous ses étés d’enfant au gymnase. Son agrès préféré ? Les barres parallèles. Mais quand elle veut en faire son métier, le médecin douche ses espoirs. Une gymnaste avec des pieds aussi plats ? Impossible.

« Je sais maintenant que ce n’était pas une fatalité, confie-t-elle avec douceur. Il y a des exercices pour corriger ça ; mes pieds se sont arrangés avec le temps. »

Johanna Quaas ne se laisse pas abattre. Elle continue la gymnastique et devient championne de handball de RDA en 1954 tout en travaillant comme professeure de sport.

En 1963, elle se marie à Gerhardt, un autre gymnaste et ils ont trois enfants ensemble (des filles).

« Elles n’ont jamais été intéressées par le sport de haut niveau. Je l’ai regretté un temps, mais quand je vois à quel point ce sport est devenu dur et à quel point il malmène les corps, ce n’est pas si grave que ça… »

Reprise à 56 ans

Ce n’est qu’après le départ de ses enfants que Johanna Quaas reprend, à 56 ans, la compétition avec une copine de son âge.

La gymnaste raconte, en passant, que l’émancipation des femmes n’était pas vraiment un sujet en RDA, parce que toutes les femmes étaient plutôt actives (leur travail était encouragé).

Après cette reprise, elle ne s’est plus arrêtée : entre 2000 et 2011, elle remporte chaque année le titre de championne d’Allemagne dans la catégorie senior (à 91 ans, elle est la femme la plus âgée à concourir). Elle vit pour le sport. C’est ce qui l’a aidée à se tenir debout quand son mari est décédé à l’automne dernier. 

Ses rivales sur le tapis sont souvent des jeunettes de 70 ans.

« Comme je continuais à les battre, je me suis dit un temps qu’il faudrait que j’arrête la compétition… Mais en fait, je n’ai pas du tout envie d’arrêter ! »

Elle n’a pas peur de se faire mal et pense que c’est le sport qui la maintient aussi alerte. Elle assure manger de tout, beaucoup de poisson et de fromage. Elle veut montrer aux autres personnes âgées qu’elles peuvent rester en forme à tout âge, et donne des tutoriels de gymnastique au lit pour une marque de literie.

 

Le succès n’a pas fondamentalement changé sa vie. Elle habite toujours dans le sud de la ville Halle, dans un immeuble préfabriqué, et fait du vélo le long de la rivière pour aller au marché.

« Quand on est en forme, on maîtrise mieux sa vie. Regardez-moi, à 91 ans, je lave encore mes carreaux et je cueille des fraises pour en faire de la confiture qui va me tenir tout l’hiver. »

Elle est juste invitée dans des destinations un peu plus exotiques que ses voisines. Elle part bientôt au Japon.

 

Emmanuelle François


 

http://tempsreel.nouvelobs.com/

Union tardive : Mariage de deux octogénaires après 40 ans de vie commune


On dit que l’amour n’a pas d’âge et ce couple viens de renfoncer cette affirmation, ils s’accompagne dans la douleur et la maladie mais l’affection entre eux peut atténuer les jours sombres par des sentiments profonds qu’ils ressentent l’un pour l’autre
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Union tardive  Mariage de deux octogénaires après 40 ans de vie commune

Union tardive - Mariage de deux octogénaires après 40 ans de vie commune

© Shutterstock / Agence QMI

DOLBEAU-MISTASSINI – Après plus de quatre décennies de vie commune, deux octogénaires ont décidé de s’unir devant dieu le 27 décembre dernier.

Paul-Arthur Thibodeau, 85 ans, et Adrienne Laliberté, 82 ans, se sont mariés à la Maison Colombe-Veilleux, à Dolbeau-Mistassini, un établissement pour patients en phase terminale. M. Thibodeau est en effet très malade : il est atteint d’un cancer à un stade avancé.

La maladie n’a toutefois pas empêché les deux tourtereaux de convoler en justes noces. Le couple de longue date avait en effet décidé de se marier entre Noël et le jour de l’An, ultime témoignage d’amour malgré l’âge et la maladie. C’est l’abbé Gaston Tremblay qui a célébré l’émouvante cérémonie, laquelle s’est déroulée dans l’intimité, en présence des proches des nouveaux mariés.

«En ce temps des fêtes, M. Thibodeau et son épouse nous prouvent que l’amour est plus fort que tout. Malgré l’état avancé de son cancer, le nouveau marié a toute sa lucidité», a confié un membre de la famille, Caroline Lecompte.

M. Thibodeau est natif de Gaspésie et Mme Laliberté de Montréal. Le couple vit à Dolbeau-Mistassini depuis une vingtaine d’années.

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