Une ville engloutie découverte au beau milieu de l’océan


Au beau milieu de l’océan, une ville engloutie existe. En fait en 2016 l’île de Pohnpei fait partie du patrimoine de l’UNESCO. Sauf que les scientifiques ne savent pas grand chose, du fait qu’elle est en partie engloutie.
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Une ville engloutie découverte au beau milieu de l’océan

 

Christophe Da Silva
Source: Science Channel

Des falaises massives situées au beau milieu de l’océan Pacifique, de manière très structurées, comme si ce n’était pas un hasard. Des scientifiques sont en train d’étudier des ruines sur une île reculée de Pohnpei en Micronésie. Les murs de pierre donnent l’impression de cacher quelque chose de plus conséquent, selon Science Channel. L’emplacement mystérieux de Nan Madol pourrait cacher une ville engloutie qui ressemblerait à l’Atlantide, la mythique cité perdue.

Depuis 2016, l’ile de Pohnpei fait partie du patrimoine de l’UNESCO. Jusqu’à présent, on ne connaissait quasi rien de son origine. La raison est simple: elle est en partie engloutie.

Des archéologues se sont penchés sur la question dans le documentaire ‘What on Earth? ». Ils expliquent que tous les rochers et les ruines sont connectés ensembles, avec d’innombrables canaux et rues. 600 îles forment une grande ville au beau milieu de l’océan Pacifique.

« Un vrai mystère »

Ces îles ne sont pas nées naturellement et forment même des figures géométriques.

« Un vrai mystère », s’interroge le scientifique McKoy dans le documentaire. « Construire une ville au milieu de l’océan, si loin du monde civilisé. Pourquoi faire ça? »

La population a locale a baptisé ce site Nan Madol, ce qui veut littéralement dire « espace entre ». Dit autrement: l’espace entre le continent et l’océan. Nan Madol aurait pu être une capitale, à la fois une ville sans pouvoir politique et un centre de rituels religieux.

Atlantide

Les premières pierres datent de 1180 avant JC, mises en place par la dynastie Saudeleur dont on ne connaît quasiment rien. Nan Madol fait inévitablement penser à l’Atlantide, une autre mythique cité perdue.

Dans son livre « Lemuria and Atlantis », Shirley Andrews a estimé que l’Atlantide n’est pas une légende et que le royaume de Platon a bel et bien existé.

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Zealandia : un continent caché a-t-il été découvert ?


Les scientifiques croient avoir trouvé un continent perdu qui serait séparé, il y a des millions d’années du supercontinent Gondwana. Longtemps rechercher, il semble lentement émergé de la mer. Peut-être qu’avec les explorations, nous pourrions apprendre plus sur la faune et la flore en ces temps très reculés
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Zealandia : un continent caché a-t-il été découvert ?

 

Par Laurent Sacco, Futura

 

Zealandia, tel est le nom proposé par un groupe de spécialistes de géosciences pour un septième continent qu’ils pensent avoir retrouvé dans l’océan Pacifique. Plus grand que la moitié de l’Australie, il serait cependant sous les flots depuis bien trop longtemps pour être le mythique continent Mu des Mystérieuses Cités d’or.

Quand on entend parler pour la première fois de Zealandia, la première réaction de toute personne un peu versée dans la théorie de la tectonique des plaques est probablement un sentiment d’incrédulité. En effet, les continents sont supposés être constitués majoritairement de roches moins denses que les basaltes de la croûte océanique, et bien sûr du manteau sur lequel ils flottent. En conséquence de quoi, alors que des plaques océaniques peuvent plonger dans le manteau et même sous les continents, si bien qu’elles ne peuvent être plus vieilles de 200 millions d’années environ, les plaques continentales sont, quant à elles, sensées être insubmersibles, si l’on peut dire, et donc quasi indestructibles (pour cette raison, elles constituent une mémoire de l’histoire de la Terre avec des roches qui peuvent être âgées de presque 4 milliards d’années). Certes, ces plaques peuvent se fragmenter, se  coller au rythme du cycle de Wilson et de la dérive des continents, voir s’enfoncer un peu sous le poids d’une calotte polaire, mais une disparition sous les flots…, pas vraiment.

Des chercheurs à l’origine de la découverte de Zealandia s’expriment dans cette vidéo. © euronews

Zealandia, un fragment géant du supercontinent Gondwana

Et pourtant selon un groupe de spécialistes en géosciences néo-zélandais, australiens et français qui vient de publier un article dans GSA Today, c’est ce qui serait arrivé il y a probablement quelques dizaines de millions d’années à une portion du supercontinent Gondwana. Elle aurait commencé à s’en séparer il y a vraisemblablement 100 millions d’années, ou pour le moins, durant le Crétacé supérieur. Mesurant environ 5 millions de km2, ce morceau de continent dont la surface représenterait presque les deux tiers de l’Australie serait sous les flots à 94 %. Ses sommets émergés ne seraient autres que la Nouvelle-Calédonie et la Nouvelle-Zélande. Les chercheurs se doutaient de son existence depuis une vingtaine d’années mais pas de son étendue exacte, révélée par l’étude du champ de gravité de la Terre depuis l’espace. Il est en effet possible de déduire de ce champ, la topographie du fond des océans et ainsi de révéler l’existence de plateau, de chaînes de montagnes, etc.

Des échantillons des fonds sous-marins et des données sismiques montreraient qu’il s’agit bien d’une croûte continentale et non d’une vaste région basaltique qui se serait mise en place un peu à la façon des grands épanchements volcaniques, comme ceux du Deccan, connus sur les continents mais qui peuvent se produire aussi sur le fond des océans (formant ce qu’on appelle des Grandes Provinces Ignées ou Large Igneous Provinces (LIP), en anglais). Ce serait en fait un amincissement de la croûte continentale de Zealandia, en raison des contraintes provoquées par la tectonique des plaques, qui aurait conduit ce continent perdu à être finalement, bien que lentement, submergé par les flots. Les limites du nouveau continent sous la surface de l’océan Pacifique se trouvent entre 2.500 et 4.000 m de profondeur, au-dessus de la plaine abyssale, toutefois.

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Un chasseur d’extraterrestre aurait-il trouvé un vestige de l’Atlantide sur Google Earth ?


Si vraiment il y a quelque chose dans ce coin de l’océan, je doute  que ce soit une base d’extraterrestre. Le seul moyen d’éviter la discorde serait que des scientifiques puissent s’en rendre compte sur place. Mais bon, si jamais les extraterrestres sont déjà venu, j’espère qu’un jour, ils auront plusieurs preuves formelles et difficilement contestable
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Un chasseur d’extraterrestre aurait-il trouvé un vestige de l’Atlantide sur Google Earth ?

 

L’ufologue a repéré une forme pyramidale au fond de l’océan Pacifique.

Photo : Google Maps

 

DÉCOUVERTE – Un chercheur d’ovnis argentin affirme avoir repéré une pyramide parfaite de près de 15 km de périmètre dans l’océan Pacifique, au large des côtes mexicaines. Civilisation perdue, vaisseau spatial ou base extraterrestre, sa découverte a ouvert le débat dans la communauté.

Et si le secret de l’Atlantide, ou de la vie ailleurs était percé par Google Earth ? Un chasseur d’ovnis chevronné, Marcelo Irazusta, affirme avoir repéré une pyramide parfaite – dotée de faces isocèles – au fond de l’océan Pacifique via l’application web. Dans un relief de la carte, l’ufologue argentin a repéré les traits d’un édifice dont le périmètre serait d’environ 15 km. À titre comparatif, il faut parcourir 922 mètres pour contourner la célèbre pyramide de Khéops en Egypte.

Base extraterrestre ou vestige d’Atlantide ?

Dans une vidéo publiée le 20 juin sur YouTube, l’auteur affirme que cette étrange forme est d’origine extraterrestre. Il s’agirait d’un vaisseau enfoui sous l’eau, peut-on lire en commentaire. Pour le blogueur Scott C. Waring , lui aussi en quête d’une vie ailleurs , cette pyramide pourrait être les vestiges d’une base extraterrestre. Pour d’autres encore, « il s’agit des restes de l’île mythique d’Atlantide », avance l’agence de presse argentine Télam .

Même si pour Scott C. Waring, « seuls des extraterrestres auraient pu accomplir une structure si importante », cette forme triangulaire cachée dans les circonvolutions de Google Earth pourrait également révéler les vestiges de populations précolombiennes, aztèques ou mayas, implantées sur l’actuel Mexique.

En matière d’archéologie, l’outil numérique avait par ailleurs fait ses preuves en 2012, dans la découverte de plusieurs pyramides en Egypte par une chercheuse aux Etats-Unis.

Google Earth, un outil utile mais faillible

Bien sûr, n’écartons pas l’hypothèse d’une faille de Google Earth. Les fans de petits hommes verts étaient déjà tombés dans le panneau en observant des quadrillages dans les reliefs de l’océan, qui reflétaient en réalité la route des différents bateaux chargés de cartographier les fonds marins. Si cette « pyramide » n’est probablement pas la preuve que l’île de Platon ensevelie par les flots a existé, l’océan reste inexploré dans de nombreuses zones, promettant de nombreuses surprises.

http://www.metronews.fr/

L’incroyable crevette-mante qui fait bouillir l’eau lorsqu’elle frappe


Un crustacé qui est de toute beauté par ses couleurs, a une vision meilleure que la nôtre et qui en plus a une rapidité déconcertante qui provoque une onde de choc pour sa victime
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L’incroyable crevette-mante qui fait bouillir l’eau lorsqu’elle frappe

Mantis shrimp par Nazir Amin via Flickr CC

Mantis shrimp par Nazir Amin via Flickr CC

Pamela Duboc

Le prédateur de plus agressif des océans n’a pas les mâchoires des Dents de la mer et possède la meilleure vision du règne animal.

L’étrange animal peut mesurer jusqu’à 38 cm et, contrairement à ce que son nom anglais (shrimp mantis) suggère, ce n’est ni une crevette, ni une mante. En français, elle s’appellesquille mais la référence aux mantes religieuses fait meilleur état du risque d’amputation digitale que vous encourez si vous tentez d’en faire votre quatre-heures lors d’une ballade dans les eaux tropicales peu profondes de l’Océan Indien ou de l’Océan Pacifique (essentiellement).

La crevette-mante paon (en raison des « yeux » au bout de sa queue) par Charlene McBridevia Flickr CC

Les squilles possèdent, à l’instar des mantes, des pattes ravisseuses. Mais les leurs sont si résistantes qu’elles inspirent les militaires pour la fabrication des armures du futur. Et surtout, leur rapidité et leur force de frappe relèvent des superpouvoirs. Comme le raconte en BD The Oatmeal, les pattes ravisseuses de la squille se déplacent à la vitesse d’une balle tirée par un calibre 22 et peuvent frapper une proie en 1/3.000e de seconde, avec une force de 1.500 Newtons. Un dixième de cette vitesse, déployée par un bras humain, «suffirait à envoyer une balle de baseball en orbite».

Une vitesse telle qu’elle fait bouillir l’eau autour des pattes ravisseuses et crée une onde de choc susceptible de tuer une proie manquée par la frappe.

Gardés dans un aquarium, les crustacés font des carnages en démembrant et en dévorant crabes, crevettes, poulpes, escargots et coquillages (dont ils brisent les coquilles). Ils seraient même capables de casser les vitres des aquariums trop fragiles.

Les squilles possèdent également la vision en couleur la plus développée du règne animal, avec dans leur rétine 16 types de cônes récepteurs aux couleurs. Nous n’en possédons que trois (rouge, bleu, vert) et notre cerveau serait incapable de traiter l’information visuelle perçue par les 13 cônes supplémentaires des squilles. Leur exceptionnelle perception des couleurs rentre probablement en jeu dans leurs parades nuptiales, ce qui justifierait les superbes palettes affichées sur leurs carapaces.

Entrez la légende de la vidéo ici

Squille contre crabe. A partir de 2’40, des crevettes sont capturées avant d’avoir vu venir le danger.

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L’expédition visant à nettoyer le Pacifique reprend la mer


C’est un jeune de 21 ans qui a fondé un projet pour ramasser les déchets dans l’océan. Son projet est en marche et espérons qu’ils pourront récolter beaucoup de déchet
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L’expédition visant à nettoyer le Pacifique reprend la mer

 

The Ocean Cleanup espère mettre à l'essai une... (PHOTO AP)

The Ocean Cleanup espère mettre à l’essai une barrière flottante de 1,6 kilomètre de long qui collectera les déchets près du Japon.

PHOTO AP

OLGA R. RODRIGUEZ
Associated Press
San Francisco

Les scientifiques et bénévoles du projet The Ocean Cleanup étaient de retour au port de San Francisco dimanche, après avoir passé un mois à amasser des données sur la quantité de déchets de plastique flottant sur l’océan Pacifique.

À bord de 30 bateaux, des équipes de bénévoles ont mesuré la taille et cartographié l’emplacement des tonnes de plastique flottant entre la côte Ouest et Hawaï.

Ils ont notamment constaté qu’il y avait plus de déchets de moyenne et grande taille, ce qui confirme l’urgence de nettoyer les eaux avant qu’ils ne se brisent en plus petits morceaux, a fait valoir Boyan Slat, qui a conçu une technologie pour nettoyer les océans. Il devrait pouvoir commencer d’ici 2020.

M. Slat est un jeune entrepreneur de 21 ans des Pays-Bas, qui a également fondé l’organisme The Ocean Cleanup.

Un bateau transportant des filets à pêche, des seaux, des bouées et des bouteilles, accompagné de deux voiliers, ont accosté aux quais 30 et 32 du port de San Francisco. Ils étaient partis depuis 30 jours dans le cadre de la «Méga expédition», une étape importante dans le nettoyage de ce qui est surnommé le «vortex de déchets» du Pacifique.

The Ocean Cleanup publiera un rapport de ses conclusions d’ici la mi-2016. L’organisme espère ensuite mettre à l’essai une barrière flottante de 1,6 kilomètre de long qui collectera les déchets près du Japon. Le but ultime est de construire une barrière de 100 kilomètre au milieu du Pacifique.

L’idée de nettoyer les océans est venue à Boyan Slat lorsqu’il plongeait dans la mer Méditerranée, il y a cinq ans.

«J’ai réalisé qu’il y avait plus de sacs de plastique que de poissons et je me suis demandé pourquoi on ne pouvait pas nettoyer ça», s’est-il souvenu.

Il a délaissé l’université après six mois et s’est consacré à son projet: concevoir une technologie pour rassembler et emprisonner les déchets. Il a imaginé des barrières flottantes attachées au fond de l’océan qui captent les déchets transportés par les courants marins à la surface. Les courants et la faune aquatique passeront en dessous.

En 2012, après une conférence Ted Talk visionnée plus de deux millions de fois, M. Slat a lancé une campagne de sociofinancement. Il a réussi à amasser deux millions d’euros pour démarrer son entreprise. Rapidement, son projet innovateur a retenu l’attention d’importants philanthropes en Europe et en Californie, dont celle du président de Salesforce.com, Marc Benioff, qui ont financé les opérations de recherche et développement.

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Les habitants de l’ile de Pâques seraient allés en Amérique il y a 500 à 700 ans


Les habitants de l’île de Paques qui ont érigé les géants  regardant l’horizon, semble aussi avoir été des voyageurs, une information dévoilé grâce à la génétique
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GÉNÉTIQUE

Les habitants de l’ile de Pâques seraient allés en Amérique il y a 500 à 700 ans

 

ile de pâques

L’ile de Pâques, perdue au milieu de l’Océan Pacifique, est célèbre pour les centaines de statues monumentales qui ont été érigées par ses habitants. Crédits : Bradenfox

Alors que les chercheurs pensaient que les habitants de l’ile de Pâques avaient vécu isolés sur leur ile, une nouvelle étude montre qu’ils entretenaient en réalité d’étroites relations avec les habitants de l’Amérique du sud précolombienne.

Les habitants de l’ile de Pâques sont entrés en contact avec les habitants de l’Amérique du sud précolombienne avant que les européens ne découvrent cette île en 1722, révèle une étude. Ces contacts ont probablement eu lieu entre 1300 et 1500 ap. JC.

Ce résultat est issu d’une étude en biologie des populations, menée sur le génome de 37 habitants de l’ile de Pâques par une équipe internationale de généticiens et de biologistes.

La découverte est loin d’être anodine car jusqu’ici, les chercheurs pensaient que les habitants de l’ile de Pâques avaient vécu de façon très isolée.

« Nous avons trouvé l’existence d’un partage de gènes entre ces deux populations, ce qui suggère l’existence d’une route maritime entre la Polynésie et l’Amérique du sud », indique la généticienne Anna-Sapfo Malaspinas (Université de Copenhague, Norvège), auteur principal de cette étude.

Si ces travaux n’indiquent pas lequel de ces deux groupes de population a fait le trajet pour rencontrer l’autre groupe, les auteurs de l’étude pensent toutefois que ce sont les polynésiens de l’ile de Pâques qui se sont déplacés.

Pour mémoire, l’ile de Pâques est un petit bout de terre perdu au milieu du Pacifique, à 3700 km à l’Ouest du continent sud-américain, et dont l’ile la plus proche est située à 1770 km. Cette ile est célèbre pour les 900 statues monumentales qui ont été érigées sur ses côtes.

Ces travaux ont été publiés le 0 dans la revue Current Biology, sous le titre « Genome-wide Ancestry Patterns in Rapanui Suggest Pre-European Admixture with Native Americans » .

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Le plus grand volcan du monde tapi sous le Pacifique


Tout le monde a entendu parler des mégavolcans mais jamais un volcan qui serait le plus grand volcan sur Terre mais aussi semble-t-il, être le plus grand du système solaire … Brrr ce n’est pas très rassurant. Enfin, il est endormi heureusement, depuis plusieurs millions d’années sous les eaux du Pacifique
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Le plus grand volcan du monde tapi sous le Pacifique

 

D'autres géants pourraient sommeiller loin sous la mer,... (Photos.com)

D’autres géants pourraient sommeiller loin sous la mer, échappant à la vue des scientifiques.

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Agence France-Presse
Paris

Le plus grand volcan du monde, d’une superficie équivalente aux îles britanniques, serait enfoui depuis 145 millions d’années sous les eaux du Pacifique, à quelque 1500 km à l’est des côtes du Japon, révèle une étude publiée jeudi.

«Il s’agit d’un dôme large et arrondi de 450 km sur 650 km», soit une surface comparable à celle de «l’Olympus Mons sur la planète Mars» considéré comme le volcan le plus grand de tout le système solaire, souligne l’étude.

Baptisée «Massif Tamu», la bête est tapie au coeur d’une chaîne de montagnes sous-marine, Shatsky Rise, dont le sommet culmine à 3,5 km sous le niveau de la mer et dont les racines plongent à quelque 30 km sous la surface.

Et heureusement pour les Terriens, il semble qu’elle soit endormie depuis des millions d’années, indique à l’AFP William Sager, océanographe à l’Université américaine de Houston, qui a dirigé l’étude.

Cette formation volcanique était connue depuis longtemps des géologues, mais ceux-ci pensaient jusqu’alors avoir affaire à un simple «mégavolcan» parmi une douzaine d’autres «plateaux océaniques» déjà identifiés.

Ces «mégavolcans», qu’on trouve aussi bien à la surface de la terre qu’immergés au fond des mers, sont si massifs avec leurs millions de kilomètres cubes de lave solidifiée que les scientifiques considèrent généralement qu’il a fallu plusieurs volcans voisins unissant leurs forces et leurs coulées de magma pour leur donner naissance.

C’est le cas par exemple pour l’édifice volcanique de l’île de Hawaï, constitué de cinq «volcans boucliers» distincts. Il en va de même pour l’Islande, composée de dizaines de volcans différents, certains éteints, d’autres actifs.

Mais l’analyse d’échantillons et de la structure du Massif Tamu en «donne une image différente», écrivent William Sager, océanographe à la Texas A&M University, et son équipe. Même si des systèmes associant plusieurs volcans affichent une taille supérieure, «le Massif Tamu est le plus grand volcan isolé connu dans le monde», affirment-ils.

Selon ces experts, qui publient leurs résultats dans la revue britannique Nature Geoscience, il pourrait même s’agir de la «brique élémentaire d’un vaste plateau océanique, issue d’un seul et unique jet» de roches en fusion qui aurait duré quelques millions d’années «seulement» au tout début du Crétacé.

«Le Massif Tamu démontre que les énormes volcans qu’on trouve sur d’autres planètes du système solaire ont des cousins, ici même sur Terre. Mais la variété terrestre de tels volcans est mal comprise, car ces monstres ont trouvé un bon endroit où se cacher: sous la mer», relève l’étude.

D’autres géants pourraient donc sommeiller loin sous la mer, échappant à la vue des scientifiques.

«Nous n’avons pas les données nécessaires pour voir à l’intérieur et connaître leur structure, mais je ne serais pas surpris qu’on découvre que Tamu n’est pas seul», déclare M. Sager.

«En fait, le plus grand plateau océanique est l’Ontong Java, dans le Pacifique équatorial, à l’est des iles Salomon. Et il est bien plus grand que le Tamu, il fait la taille de la France», soit plus de 500 000 km2, précise le chercheur.

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