L’île déserte aux 38 millions de débris


La pollution est vraiment partout et les débris de plastique causent de gros dommages à l’environnement, et à des coins insoupçonnables. Comme une île dans le Pacifique Sud qui n’a pratiquement pas de visite sauf des expéditions scientifiques à tous les 5 à 10 ans. Pourtant cette île est à 5 000 kilomètres du premier grand centre urbain et près du gigantesque tourbillon de débris transporter par les courants marins
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L’île déserte aux 38 millions de débris

 

L'île Henderson est déserte et est située à... (PHOTO Gemunu Amarasinghe, Archives Associated Press)

L’île Henderson est déserte et est située à plus de 5000 kilomètres du premier grand centre urbain. Pourtant, elle est parmi les endroits où la densité de débris de plastique est la plus forte.

PHOTO GEMUNU AMARASINGHE, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

 

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
Washington

L’une des îles les plus isolées du monde, située dans le Pacifique sud, a la plus forte densité de débris plastiques de la planète, révèle une étude qui montre l’étendue de la pollution des océans par ces déchets menaçant les écosystèmes marins.

Même si l’île Henderson est déserte et à plus de 5000 kilomètres du premier grand centre urbain, ses plages sont jonchées de près de 38 millions de morceaux de plastique, ont estimé les chercheurs dont les travaux sont parus hier dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Une autre étude publiée récemment dans la revue américaine Science Advances avait révélé que l’océan Arctique, pourtant peu habité, est un cul-de-sac pour les débris plastiques flottant dans le nord de l’Atlantique.

L’île Henderson fait partie des quatre îles britanniques Pitcairn, d’une superficie totale de 47 km2. Elle est tellement isolée qu’elle n’est visitée que tous les cinq ou dix ans pour des expéditions scientifiques.

Mais elle se trouve à proximité du centre du gyre du Pacifique sud, un gigantesque tourbillon où s’accumulent les débris transportés par les courants marins venant d’Amérique du Sud ou provenant des bateaux.

Lors de la plus récente expédition scientifique dans l’île Henderson, menée par des scientifiques de la Royal Society for the Protection of Birds, une ONG britannique, la principale auteure de cette étude, Jennifer Lavers, a compté jusqu’à 671 morceaux de plastique au mètre carré sur les plages. Cela représente la plus forte densité de déchets jamais mesurée.

« Sur la base de nos échantillons prélevés sur cinq sites, nous avons estimé que plus de 17 tonnes de déchets plastiques se sont déposés dans l’île et que plus de 3570 nouveaux débris s’échouent quotidiennement sur une seule de ses plages. » – Jennifer Lavers

Selon cette chercheuse, « il est probable que ces estimations minimisent l’ampleur de l’accumulation des débris dans cette île ».

PLUSIEURS DANGERS

Elle explique que les chercheurs ont pu seulement dénombrer les morceaux à partir d’une taille de deux millimètres, et ce, jusqu’à une profondeur de dix centimètres dans le sable. Sans compter le fait qu’il n’a pas été possible de collecter des débris le long des falaises et des parties rocheuses de la côte.

« Ce que l’on constate dans l’île Henderson montre qu’il n’y a pas de lieu qui échappe à la pollution par le plastique, même les plus éloignés dans nos océans », déplore la scientifique, soulignant le risque pour les écosystèmes marins.

Les débris plastiques représentent plusieurs dangers pour les espèces animales, explique-t-elle. Ils créent des obstacles qui empêchent certains animaux, comme les tortues, d’accéder aux plages pour y pondre, et peuvent aussi être ingérés.

Une étude citée par ces chercheurs a montré que plus de 200 espèces de poissons, crustacés et mammifères pourraient être menacées par une ingestion de plastique, ainsi que 55 % des oiseaux marins dans le monde.

Plus de 300 millions de tonnes de plastique produites annuellement dans le monde ne sont pas recyclées, précise Jennifer Lavers.

Vu que ce plastique peut subsister très longtemps dans la nature, l’impact sur les océans est durable, pointe-t-elle.

Environ huit millions de tonnes de débris plastiques sont déversées tous les ans dans les mers et océans du globe, indiquait une étude publiée en 2015 dans la revue américaine Science.

Les scientifiques pensent qu’il pourrait y avoir jusqu’à 110 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans.

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La glace de l’océan Arctique a encore diminué cet été, selon les chercheurs


Il semble que cette année, la fonte de l’Arctique n’a pas battu de record, sauf qu’il n’y a pas eu d’amélioration. Il est fortement possible que cette perte immense de ce territoire au cours des dernières années a occasionné des phénomènes météorologiques assez mouvementés
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La glace de l’océan Arctique a encore diminué cet été, selon les chercheurs

 

Un ours polaire

Un ours polaire   PHOTO : SEAN KILPATRICK

La glace de l’océan Arctique a atteint son deuxième niveau le plus bas cet été depuis que les scientifiques ont commencé à la surveiller par satellite, un phénomène que les chercheurs voient comme un autre signe inquiétant du réchauffement de la planète.

ASSOCIATED PRESS

Le Centre national de données sur la neige et la glace, qui est situé au Colorado, aux États-Unis, a annoncé que la glace de l’océan Arctique était arrivée à son point le plus bas de la saison chaude, samedi, à 4,14 millions de kilomètres carrés. Le record de 3,39 millions de kilomètres carrés avait été atteint en 2012.

Le directeur du Centre, Mark Serreze, a déclaré que le niveau de cette année était techniquement de 10 000 kilomètres carrés de moins qu’en 2007. Il a cependant précisé que les données pour ces deux années étaient si similaires qu’elles étaient en fait à égalité.

Selon M. Serreze, même si l’année 2016 n’a pas établi de nouveau record, elle a tout de même confirmé la tendance à la baisse et n’a fourni aucune preuve que la situation s’améliorait.

Il a expliqué que les données de cette année avaient renforcé le principe selon lequel l’Arctique serait le premier système écologique à être touché par les changements climatiques et servirait donc de sonnette d’alarme.

Le couvert de glace de l'océan Arctique a encore diminué l'été dernier.

PHOTO : CENTRE NATIONAL DE DONNÉES SUR LA NEIGE ET LA GLACE

Le niveau minimum pour 2016 est moins élevé d’environ 2,56 millions de kilomètres carrés que la moyenne de 1979 à 2000. Cela correspond à la superficie combinée de l’Alaska et du Texas.

« Il s’agit d’une perte immense », a commenté Mark Serreze, convaincu quil ne serait pas surprenant que l’océan Arctique soit complètement libre de glace l’été d’ici 2030, une situation qui aura un impact sur la sécurité internationale.

« La tendance est claire et préoccupante, a souligné Kevin Trenberth, un chercheur du Centre national de recherche atmosphérique, dans un courriel. C’est la raison pour laquelle l’ours polaire est le symbole des changements climatiques provoqués par l’être humain. Mais les effets ne se feront pas sentir seulement en Arctique. »

Les experts du climat ne s’entendent pas au sujet d’une récente théorie selon laquelle la fonte de la glace de l’océan Arctique pourrait changer le courant-jet et les conditions météorologiques plus au sud, surtout en hiver.

« Ce qui se passe en Arctique ne reste pas en Arctique, a indiqué Michael Mann, un spécialiste du climat de l’Université de Pennsylvanie. Il semble de plus en plus probable que le recul important de la glace de l’océan Arctique influence la météo des latitudes tempérées et serait au moins en partie responsable des intempéries plus destructrices que nous avons observées au cours des dernières années. »

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Des dommages sur un vaste territoire s’il y avait déversement en Arctique


Est-ce que cela vaut vraiment le risque d’aller chercher du pétrole en Arctique, alors que le déversement ou explosion d’un pétrolière serait catastrophique pour cet environnement fragile ?
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Des dommages sur un vaste territoire s’il y avait déversement en Arctique

 

Si un déversement majeur de pétrole devait se produire dans l'ouest de l'océan... (Archives La Presse Canadienne)

 

Archives La Presse Canadienne

La Presse Canadienne
Edmonton

Si un déversement majeur de pétrole devait se produire dans l’ouest de l’océan Arctique au Canada, les répercussions environnementales pourraient se manifester jusqu’en Russie, selon une nouvelle étude.

Ces conclusions sont émises par le World Wildlife Fund-Canada (WWF) alors que l’Office national de l’énergie se prépare à étudier des scénarios préventionnistes pour deux projets distincts d’exploration de pétrole dans la mer de Beaufort menés par la Pétrolière impériale et Chevron.

Les auteurs de la recherche ont établi 22 situations différentes en cas de déversement majeur dans cette région maritime située au nord des Territoires du Nord-Ouest. Dans chacune des situations, le risque que le pétrole gagne les côtes de l’Alaska est évalué à au moins 50 %.

Dans le cas d’une explosion d’une installation pétrolière, le risque que le pétrole atteigne la Russie serait d’une chance sur quatre.

Les règles actuelles stipulent que chaque exploitation en mer prévoie un second lieu de forage afin d’amoindrir la pression en cas d’explosion. Cela permettrait de mieux colmater la fuite, si elle se produisait.

L’Office national de l’énergie a accepté d’entendre des propositions des deux compagnies pétrolières qui, disent-elles, seraient efficaces et moins dispendieuses.

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Découverte d’un mammouth avec son sang


Que du sang liquide ai été retrouvé sur un mammouth est sûrement une aubaine pour les scientifiques .. Seulement, certains veulent aller jusqu’au clonage,Je troue que c’est un acte irresponsable de faire revenir a la vie des animaux disparus il y a des millions d’années alors qu’on peine a protéger ceux déjèa existant
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Découverte d’un mammouth avec son sang

 

Découverte d'un mammouth avec son sang

Les tissus musculaires et le sang du mammouth ont été préservés. | Photo AFP

Des scientifiques russes ont affirmé mercredi avoir trouvé du sang dans la carcasse d’un mammouth extraite du sol gelé d’une île de l’Arctique, soulignant que cela augmentait grandement les chances de parvenir à cloner l’animal préhistorique.

 

Une expédition menée au début du mois par la Société géographique russe et des spécialistes de l’Université fédérale du nord-est (Iakoutsk, Sibérie orientale) a permis d’examiner la carcasse bien conservée d’un mammouth laineux femelle, localisée en août dernier dans le permafrost de l’îlot Maly Liakhovski, dans l’Océan Arctique russe.

Semen Grigoriev, le chef de l’expédition, a indiqué à l’AFP que l’animal était mort à l’âge de 60 ans environ il y a 10 000 ou 15 000 ans. Il a qualifié la découverte d’exceptionnelle.

«On découvre (en Russie, NDLR) des mammouth pratiquement tous les ans désormais. Mais cette expédition a permis de trouver pour la première fois une femelle en très bon état de conservation», a-t-il déclaré par téléphone.

L’examen de la carcasse congelée a permis de faire une découverte encore plus exceptionnelle: elle contenait encore des tissus musculaires préservés et du sang.

«Quand nous avons percé la glace sous son ventre, du sang a coulé, très foncé. C’est le cas le plus étonnant que j’aie vu dans ma vie», a déclaré le scientifique.

«Comment le sang a-t-il pu rester liquide? Il n’a pas moins de 10 000 ans! Et les tissus musculaires étaient rouges, de la couleur de la viande fraîche», a-t-il ajouté.

La carcasse du mammouth en compagnie de l’un des scientifiques sur place. | Photo AFP

Le scientifique russe attribue cette découverte aux conditions exceptionnelles dans lesquelles a été conservée durant des milliers d’années la femelle mammouth.

«Elle est tombée dans un trou d’eau ou dans un marécage, probablement jusqu’à mi-hauteur. Le bas du corps a gelé dans l’eau », a-t-il dit.

M. Grigoriev a indiqué que la partie supérieure de la carcasse avait été partiellement dévorée par des prédateurs à l’époque.

Extraite, la carcasse a été transférée dans un lieu approprié pour sa conservation –généralement une cavité dans le permafrost– dans l’attente d’une nouvelle expédition, internationale cet été.

«Cette découverte nous donne des chances réelles de trouver des cellules vivantes qui peuvent permettre de réaliser le projet de clonage d’un mammouth», a déclaré le scientifique.

L’université de Iakoutsk a signé l’an dernier un accord avec le Coréen du Sud Hwang Woo-Suk, un spécialiste controversé du clonage, et «père» en 2005 du premier chien cloné, baptisé Snuppy, pour ce projet.

En cas de succès, le noyau de cellules de mammouth sera transféré dans des ovules énucléés d’éléphant, dans le but de produire des embryons pourvus d’un ADN de mammouth, qui seraient ensuite placés dans l’utérus d’une éléphante d’Asie.

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Europe ► Le réchauffement de l’Arctique apporte froid et neige


L’hiver a été difficile a bien des endroits dans le monde. L’Europe entre autre y a gouter .. Les changements climatiques a beaucoup d’inconvénients et ce même si c’est le cas ici, des glaciers fondent plus vite les conséquences peuvent s’étendre a des kilomètres à la ronde
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Europe ► Le réchauffement de l’Arctique apporte froid et neige

Europe - Le réchauffement de l'Arctique apporte froid et neige

Le Montenegro a reçu, le 11 février dernier, 50 cm de neige, un record vieux de 50 ans.

©SAVO PRELEVIC / AFP

Agence France-Presse

WASHINGTON – La réduction des glaces dans l’océan arctique dû au réchauffement climatique pourrait expliquer les hivers fortement enneigés et froids de ces dernières années en Europe et dans certaines autres parties de l’hémisphère nord, révèle une étude américaine publiée lundi.

Depuis que la superficie de la banquise est tombée à un niveau record en 2007, des chutes de neiges nettement plus abondantes que la normale ont été observées dans de vastes régions nord-américaines, du continent européen et de la Chine, souligne-t-elle.

Durant les hivers 2009-2010 et 2010-2011, l’hémisphère nord a enregistré ses deuxième et troisième plus fortes accumulations de neige dans les annales.

Les données recueillies de 1979 -début des observations par satellites- à 2010 montrent une diminution d’un million de km2 (-29,4%) de la superficie des glaces de l’océan arctique en automne, soit près de deux fois la superficie de la France, précisent les scientifiques de l’Institut de Technologie de Géorgie (sud-est).

Cette diminution des glaces arctiques a correspondu à une couverture neigeuse hivernale nettement plus élevée que la normale dans le nord-est des Etats-Unis, le nord-ouest et le centre de l’Europe, ainsi que le nord de la Chine, ajoutent-ils.

«Notre étude démontre que la diminution des glaces de l’océan arctique est liée à des changements dans le circulation atmosphérique de l’hémisphère nord en hiver», souligne Judith Curry, présidente de l’Ecole des sciences atmosphériques et de la Terre à l’Institut de Technologie de Géorgie (Georgia Tech) et principal auteur de cette communication.

«Les modifications dans la circulation de l’air forment plus fréquemment des zones stagnantes de haute pression atmosphérique centrées sur l’Atlantique qui bloquent le flux d’air chaud venant d’ouest et provoquent un flux d’air polaire et de forte chutes de neige sur l’Europe» et le nord-est de l’Amérique du Nord, poursuit la chercheuse.

Les conclusions de cette étude, qui confortent celles d’autres recherches, pourraient être utilisées pour améliorer les prévisions météorologiques saisonnières, selon les auteurs.

Ces travaux paraissent dans la version en ligne des Annales de l’Académie nationale américaine des sciences (PNAS) datée du 27 février 2012.

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L’Arctique continue à se réchauffer


Le changement climatique en Arctique a de bons et mauvais côté mais a quel prix a long terme? Bien que la nature semble s’éclore de plus en plus sur terre et dans la mer, d’autres animaux risque par contre, d’être dans une situation dramatique, sans compter que l’exploitation du sol risque de grandir ainsi que l’achalandage des lieux … pas sur que cela soit mieux
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L’Arctique continue à se réchauffer

L'Arctique continue à se réchauffer

En 2011, la température moyenne annuelle de l’air près de la surface de l’océan Arctique était d’environ 1,5 degré Celsius plus élevée que durant la période de 1981 à 2010, précise le rapport de la NOAA.

Photo: Jonathan Hayward, Archives PC

Agence France-Presse
Washington

L’Arctique continue à se réchauffer, entraînant depuis ces dernières années un bouleversement durable de l’écosystème de la région, conclut un groupe international de scientifiques dans un rapport rendu public jeudi par le gouvernement américain.

Selon ces experts «un nombre suffisant de données annuelles a été collecté permettant d’indiquer un changement dans le système de l’océan Arctique depuis 2006».

Ils relèvent également la répétition en 2011 d’un vent d’hiver arctique qui sort de la norme pour la région.

Étant donné les projections de poursuite du réchauffement planétaire, «il est très probable que ces changements majeurs vont se poursuivre dans les années à venir avec des impacts climatiques, biologiques et sociaux accrus», écrivent les auteurs de ce rapport intitulé Arctic Report Card.

Cet état des lieux de l’Arctique est publié annuellement depuis ces dernières années par l’Agence nationale océanique et atmosphérique américaine (NOAA).

«Ces travaux menés par 121 chercheurs de quatorze pays concluent que l’Arctique continue à se réchauffer avec moins de glace dans l’océan et une végétation sur le sol plus abondante», relève Monica Medina, une haute responsable de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration).

«Un Arctique plus vert et plus chaud fait qu’il fera probablement l’objet d’un plus grand développement et un rapport comme celui-ci aide à nous préparer à davantage de demandes d’exploitation des richesses arctiques et à prendre de meilleures décisions concernant la gestion et la protection de ces ressources de plus en plus accessibles», ajoute-t-elle. Les fonds marins sont notamment riches en pétrole et gaz.

En 2011, la température moyenne annuelle de l’air près de la surface de l’océan Arctique était d’environ 1,5 degré Celsius plus élevée que durant la période de 1981 à 2010, précise le rapport de la NOAA.

La superficie minimum de glace de l’océan en septembre 2011 a été la seconde plus faible pour la saison d’été, après 2007, mesurée depuis le début des observations par satellite en 1979.

Et depuis 2006, l’Arctique a connu les cinq étés durant lesquels l’étendue des glaces a été la plus faible jamais enregistrée. Durant deux années de suite, les trois principaux accès à l’océan Arctique étaient libérés des glaces et accessibles à la navigation, un fait très inhabituel.

De 2010 à 2011, l’Arctique a subi une perte nette de masse de glace de 430 milliards de tonnes, soit la plus forte réduction annuelle jamais mesurée par les satellites depuis 2002.

Une telle fonte nette de la glace de l’Arctique équivaut à une montée de 1,1 millimètre du niveau de l’océan, selon ces chercheurs.

Une acidification des eaux arctiques résultant d’une absorption accrue de dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre, a également été mesurée dans les mers de Beaufort et de Chukchi.

En outre, cette fonte plus étendue des glaces fait que l’Arctique réfléchit moins l’énergie solaire durant l’été et absorbe plus de chaleur aggravant d’autant plus le réchauffement, relèvent les auteurs du rapport.

Le recul des glaces dans l’Arctique menace l’habitat des morses et des ours polaires dont sept des dix-neuf sous-populations voient leur nombre diminuer.

Mais le réchauffement du pergélisol se traduit par une végétation plus verdoyante et abondante dans la Toundra des régions côtières adjacentes aux zones où les glaces de l’océan Arctique disparaissent le plus.

Autre avantage du réchauffement, le phytoplancton dans l’océan, qui est à la base de la chaîne alimentaire des espèces marines, a augmenté de 20% depuis dix ans, notent ces experts

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