Le Saviez-Vous ► Semmelweis, ce "génie" incompris qui avait découvert avant Pasteur les bienfaits de l’asepsie


Il y a des génies qui ne sont pas nés à la bonne époque. Comme ce médecin hongrois Ignace Semmelweis qui a compris en voyant des étudiants faire une autopsie et aller ensuite pour un accouchement que le lavage des mains était d’une grande importance pour ne pas mettre des vies en péril.
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Semmelweis, ce « génie » incompris qui avait découvert avant Pasteur les bienfaits de l’asepsie

 

Portrait d'Ignace Semmelweis

Portrait d’Ignace Semmelweis, gravure sur cuivre de Jeno Doby, 1860.

© CREATIVE COMMONS

Par Sciences et Avenir avec AFP 

Il y a 200 ans naissait Ignace Semmelweis, jeune médecins hongrois qui a découvert les bienfaits de l’asepsie avant Pasteur. Mais comme d’autres chercheurs ayant eu raison trop tôt, il s’attira en son temps les foudres de ses pairs…

Il a vaincu la septicémie, pas les sceptiques : mort interné après avoir sauvé des centaines de vies, Ignace Semmelweis avait découvert avant Pasteur les bienfaits de l’asepsie. Mais 200 ans après sa naissance, la mise en oeuvre de ses préceptes reste toujours imparfaite, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Entré au panthéon des chercheurs ayant eu raison trop tôt, aux côtés d’un Copernic ou d’un Mendel, Semmelweis s’attira en son temps les foudres de ses pairs… pour avoir tenté d’imposer la désinfection des mains avant la manipulation de parturientes.

Il impose un lavage des mains de cinq minutes

1846. Le jeune médecin, né le 1er juillet 1818 à Budapest, intègre le service obstétrique de l’Hôpital général de Vienne. Il est immédiatement frappé par la mortalité record des jeunes accouchées du pavillon où sont formés des étudiants : plus de 10%, avec des pointes approchant les 40%. Or dans le pavillon jumeau, où sont formées des sages-femmes, ce taux ne dépasse pas 3%, un chiffre ordinaire à l’époque.

« Cette disparité préoccupe énormément Semmelweis, qui commence une véritable étude épidémiologique », relève Bernhard Küenburg, président de la Société Semmelweis de Vienne.

En mars 1847, il a le déclic quand un collègue meurt d’une septicémie contractée lors d’une autopsie : les cadavres recèlent selon ses termes des « particules » invisibles mais potentiellement létales.

 Or « à l’époque, les étudiants en médecine passaient directement d’une autopsie à un accouchement sans se désinfecter les mains », rappelle M. Küenburg pour l’AFP.

Le simple savon ne suffisant pas, Semmelweis impose un lavage des mains de cinq minutes avec « ce qui existait de plus fort : le chlorure de chaux, une solution au demeurant très abrasive pour la peau ». Les résultats sont immédiats : le taux de mortalité tombe à 1,3%, devenant même nul certains jours.

Incompris, il développe des troubles mentaux

C’est là que les ennuis de Semmelweis commencent. S’il recueille le soutien de certains confrères, le jeune médecin hongrois est vivement combattu par plusieurs pontes. En 1849, son contrat n’est pas renouvelé.

« Les médecins se sont sentis agressés car il a établi que c’étaient précisément eux qui transmettaient les germes », souligne M. Küenburg, selon qui Semmelweis serait aujourd’hui « Prix Nobel ».

Mais un quart de siècle avant Pasteur et la découverte des microbes, le praticien ne peut pas démontrer formellement l’existence de ses « particules ». Pire, « plus il apporte d’éléments de preuve, plus la résistance grandit ».

Et le caractère emporté du médecin, qui n’hésite pas à qualifier ses confrères d’« assassins », n’arrange pas les choses.

Son « grand défaut » est « d’être brutal en tout, et surtout pour lui-même », reconnaît l’écrivain français Louis-Ferdinand Céline, qui consacre une thèse de médecine enthousiaste à ce « génie » en 1924.

Incompris, Semmelweis développe des troubles mentaux et est finalement interné à Vienne où il meurt dans des circonstances obscures en 1865, à 47 ans. Il ne sera réhabilité qu’à la fin du 19e siècle, après que Pasteur, Koch ou encore Yersin eurent validé son intuition. Il fait figure aujourd’hui de père de l’asepsie et de l’épidémiologie hospitalière moderne.

La désinfection des mains à l’hôpital n’est pratiquée que dans la moitié des cas

Mais si la désinfection des mains à hôpital relève du bon sens, elle n’est toujours pas systématisée, déplore le Pr Didier Pittet, directeur de programme à l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Elle n’est pratiquée que dans 50% des cas en moyenne, alors qu’elle pourrait éviter de 50 à 70% des infections en milieu hospitalier », confie-t-il à l’AFP.

Les infections nosocomiales affectent quelque 3,2 millions de patients chaque année au sein de l’Union européenne, faisant plus de 100 morts par jour. Dans le monde, elles causent de « 5 à 8 millions de décès » par an, rappelle le praticien. Alors, pourquoi les enseignements de Semmelweis ne sont-ils pas davantage appliqués ?

« La désinfection des mains avec une solution alcoolique est un acte simple et bon marché, avec un impact immédiat sur les taux d’infections », y compris pour des gènes multirésistants, relève Didier Pittet. Mais « c’est un acte qui n’est pas suffisamment pris au sérieux, notamment par les médecins eux-mêmes, pour qui c’est moins prestigieux que de rechercher le gène d’une maladie rare », estime-t-il.

Lancée par l’OMS en partenariat avec 19.000 hôpitaux dans le monde, la campagne de sensibilisation « Clean Care is Safer Care » porte cependant ses fruits. La désinfection des mains est désormais pratiquée à près de 85% dans des pays comme l’Australie et dans certains établissements asiatiques, à l’instar des Hôpitaux universitaires de Genève, où Didier Pittet a instauré un programme pilote dès les années 1990.

« Dans le monde, il y a vingt ans, la désinfection des mains n’était pratiquée qu’à 20%. Aujourd’hui, le sujet est en train de devenir l’un des plus sexy de la littérature médicale », assure le professeur. « C’est un peu la revanche de Semmelweis ».

#ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ (OMS)

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Les bébés prématurés tentent-ils d’échapper à l’utérus « hostile » de leur mère ?


Pourquoi certains bébés naissent prématurément ? Les chercheurs semblent détenir une réponse. Quand maman a une infection sans symptôme par exemple, le système immunitaire du bébé combat et cherche à sortir de l’utérus qui est devenu hostile pour lui
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Les bébés prématurés tentent-ils d’échapper à l’utérus « hostile » de leur mère ?

 

Crédits : iStock

par Brice Louvet

Les bébés prématurés tentent-ils d’échapper à l’utérus « hostile » de leur mère ? Possible, révèle une étude. Il s’agirait ici d’une action défensive suite à la présence d’une infection silencieuse. Les détails de cette étude sont disponibles dans la revue Science Translational Medicine.

Imaginez un fœtus se réveillant pour découvrir qu’il flotte dans un sac sombre avec un cordon comme seule ligne de vie. Les alarmes se déclenchent et le système immunitaire du fœtus envoie toutes ses troupes pour combattre cette entité étrangère. Ce scénario étrange peut sembler farfelu, mais il pourrait être similaire à ce qui se passe quand un bébé nait trop tôt. Dans de nombreux cas, les médecins ne savent pas exactement ce qui déclenche le travail prématuré d’une mère. Selon une récente étude, il se pourrait que le système immunitaire du bébé « rejette » essentiellement l’utérus de la mère, comme le corps d’une personne rejette un organe transplanté.

Ces résultats vont à l’encontre de la vision traditionnelle du système immunitaire du bébé, que l’on croyait trop jeune ou immature pour entraîner un tel processus de « rejet ».

« Le dogme a toujours été que le fœtus a un système immunitaire trop immature, et par conséquent, les gens n’ont pas vraiment envisagé son rôle possible dans les complications de la grossesse« , explique le Dr Tippi MacKenzie, professeur agrégé à l’Université de Californie, à San Francisco.

Mais la nouvelle étude suggère que dans certains cas, « le système immunitaire du fœtus « se réveille » prématurément et peut déclencher le travail« .

Selon les chercheurs, cela peut arriver si une mère présente une infection silencieuse (pas de symptômes), provoquant alors le système immunitaire du fœtus.

Dans l’étude, les chercheurs ont analysé des échantillons de sang de 89 femmes en bonne santé (à terme) et de 70 femmes ayant eu un début de travail dû à une rupture prématurée des membranes ou à une rupture du sac amniotique avant 37 semaines de grossesse, une condition souvent liée à une infection silencieuse dans le sac amniotique. Les chercheurs ont également analysé des échantillons de sang de cordon ombilical, qui contiennent des cellules fœtales, de toutes les femmes de l’étude.

Les chercheurs ont trouvé des niveaux plus élevés de deux types de cellules immunitaires, appelées cellules dendritiques et cellules T effectrices, dans les échantillons de sang de cordon de nourrissons prématurés, par rapport aux nourrissons à terme. Ces cellules immunitaires participent à l’élaboration d’une réponse contre les envahisseurs étrangers dans le corps. Les chercheurs ont ici découvert que, chez les prématurés, ces cellules immunitaires étaient activées pour attaquer les cellules de la mère.

De plus, les nourrissons prématurés présentaient des taux plus élevés de produits chimiques inflammatoires (produits par les lymphocytes T) dans le sang de leur cordon, comparativement aux nourrissons nés à terme. En exposant en laboratoire les cellules utérines humaines à ces produits chimiques inflammatoires, les chercheurs ont alors constaté que ces produits chimiques induisent des contractions dans les cellules utérines.

« Pour le fœtus, déclencher un travail précoce pourrait donc être une stratégie visant à s’échapper d’un environnement « hostile » lorsqu’il y a une infection, note Michela Frascoli, de l’Université du Massachusetts. Si vous êtes un fœtus et que votre système immunitaire se développe dans un environnement sain, il est dans votre meilleur intérêt de garder les choses au calme afin que vous puissiez vous développer et naître au bon moment. Mais si vous rencontrez des problèmes sous la forme d’une infection ou d’une inflammation, poursuit-elle, cela peut déclencher le réveil des cellules dendritiques et des cellules T« .

Les chercheurs tenteront maintenant de déceler la présence de biomarqueurs dans le sang de la mère permettant de déterminer si oui ou non elle présente un risque de travail prématuré en raison de la réponse immunitaire du fœtus.

Source

http://sciencepost.fr//

Le Saviez-Vous ► Si les femmes accouchent allongées, c’est à cause de Louis XIV !


Le Roi Soleil à eu une quinzaine d’enfants dont 6 étaient légitimes. Il assistait aux accouchements, mais la tradition était d’accoucher en position assise ou à genoux ne lui permettait pas de voir tout le déroulement. C’est à sa demande qu’une table avec des étriers a été installé sans se soucier du confort de la mère. Encore, aujourd’hui, la table d’accouchement est toujours en usage, mais les mamans peuvent choisir comment elle veut accoucher pour être plus à son aise.
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Si les femmes accouchent allongées, c’est à cause de Louis XIV !

 

Crédits : Flickr / george ruiz

L’accouchement reste un moment clé de la vie de parents, si ce n’est le plus important. Et le stress qui entoure souvent cette étape n’a d’égal que l’attente de rencontrer son bébé. Si actuellement la majorité des femmes enfantent en étant allongées, ce ne fut pas toujours le cas. En vérité, il n’y a que 200 ans environ que cette position est quasi systématique. À qui la faute ?

Vous l’aurez deviné, c’est bel et bien au Roi Soleil (1638-1715) en personne que nous devons ce changement. Dans une majeure partie de l’Histoire avant le règne du fameux monarque, les accouchements se déroulaient en position assise ou encore à genoux, pour des raisons liées au confort et à la santé de la future maman. Les historiens ont en effet relevé de nombreuses preuves qui attestent de l’usage fréquent de ces méthodes, de l’Égypte antique à l’Europe du XVIIe siècle, comme les chaises d’accouchement. Mais que vient donc faire Louis XIV dans un sujet relatif à l’obstétrique ?

Petit rappel historique, et non des moindres : le Roi Soleil a épousé en premières noces Marie-Thérèse d’Autriche, avec laquelle il aura 6 enfants. Mais ce n’est pas tout. Ce dernier était également connu pour avoir plusieurs maîtresses – en plus d’un appétit sexuel insatiable. Il a donc eu de nombreux autres enfants illégitimes, plus d’une quinzaine en tout ! Et c’est justement là que sa personnalité entre en jeu, car il s’avère que Sa Majesté aimait beaucoup assister aux accouchements. Selon les historiens, le roi vouait une fascination presque fétichiste – à la limite de la perversité – à observer les moindres détails de ces événements.

Portrait de Louis XIV réalisé par Hyacinthe Rigaud en 1701.
Crédits : Wikimedia Commons

Mais bien évidemment en position assise, impossible pour notre monarque d’avoir une vue imprenable sur le déroulement de la procédure. Frustré, ce dernier a alors insisté pour que ses compagnes donnent naissance à leurs enfants en étant allongées. Difficile de dire non à un caprice royal… Et ce même si la raison invoquée n’est ni biologique, ni médicale. C’est donc à lui que l’on doit l’adoption de la table d’accouchement équipée d’étriers. Comble du malaise pour l’époque, il aurait aussi fait en sorte que les personnes présentes pour aider à l’accouchement soient essentiellement des hommes.

Dès lors, la « mode » lancée uniquement pour le bon plaisir du roi s’est répandue dans le pays, mettant fin à des années de traditions. Bien que l’étendue de l’influence directe de Louis XIV sur cette nouvelle méthode d’accouchement reste inconnue, il n’en reste pas moins que c’est à partir de son règne que la grande majorité des femmes ont enfanté en position allongée. Si cette position reste prégnante encore aujourd’hui, les spécialistes ont depuis confirmé qu’elle rend le travail plus long et laborieux. Selon eux, la position la plus naturelle et confortable pour donner la vie est celle qui était pratiquée avant le Roi Soleil, à savoir assise ou à genoux. N’en déplaise à Sa Majesté !

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Une médecin enceinte procède à un accouchement avant d’elle-même donner naissance à son enfant


Cette obstétricienne à son travail dans le sang, accoucher le bébé d’une autre femme, alors qu’elle-même est en jaquette pour un accouchement provoqué
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Une médecin enceinte procède à un accouchement avant d’elle-même donner naissance à son enfant

 

GETTY IMAGES

C’est ce qu’on appelle être dévouée à son travail!

 

Une obstétricienne enceinte du Kentucky a travaillé jusqu’à la dernière minute possible avant de donner naissance à son enfant.

La Dre Amanda Hess était à l’hôpital régional de Frankfort dimanche dans l’attente d’accoucher, mais elle a décidé de prendre en charge l’accouchement d’une autre patiente avant le sien.

L’accouchement de Hess était tout près d’être provoqué lorsqu’elle a remarqué sur un ordinateur donnant des mises à jour aux employés sur l’état des autres patients qu’une autre femme avait des complications durant son accouchement, selon le magazine People.

Le médecin en devoir avait quitté pour sa pause et était sur le chemin du retour, mais Hess savait très bien que la femme devait accoucher le plus rapidement possible, a rapporté la chaîne Lexington WKYT.

«J’ai dit: « Vous savez, je ne suis pas sur appel. Je suis ici en jaquette, mais je crois qu’il faut l’accoucher »», a-t-elle affirmé à la chaîne WLEX-18 qui est affiliée au réseau NBC.

Amanda Hess est donc passée à l’action!

Elle a enfilé une autre jaquette pour couvrir son dos et ses fesses, a mis des bottes pour éviter de recevoir des liquides et fluides sur elle et s’est dirigée vers la chambre de la patiente, qu’elle connaissait déjà.

Dès qu’elle est entrée dans la chambre, elle a tout de suite reconnu Leah Halliday Johnson, une femme qu’elle avait examinée quelques jours auparavant, même si elle n’était pas son obstétricienne attitrée.

Halliday Johnson a aussi reconnu Hess, mais elle n’a pas réalisé que la médecin était à l’hôpital pour accoucher elle aussi. Elle était simplement soulagée qu’un médecin soit dans sa chambre pour l’accoucher.

«Elle était définitivement en « mode médecine », a indiqué Halliday Johnson à WLEX-18. Mon mari a remarqué qu’il y avait quelque chose de différent puisqu’elle était en jaquette. Mais je n’ai rien constaté puisque j’étais dans mon propre monde.»

Après qu’elle a aidé Halliday Johnson à donner naissance à son bébé, Hess est retournée dans sa chambre et son accouchement a été provoqué.

Onze heures plus tard, elle donnait naissance à une petite fille qu’elle a appelée Ellen Joyce.

Concernant sa décision de pratiquer la médecine ce jour-là, Hess a mentionné à WLEX-18 que «d’accoucher d’autres femmes est son travail tous les jours». Elle a ajouté qu’elle est «plus à l’aise lorsqu’elle procède à l’accouchement d’une autre femme que lorsqu’elle donne naissance elle-même».

Ce texte initialement publié sur le HuffPost États-Unis a été traduit de l’anglais.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Le Saviez-Vous ► Une collection d’anciennes illustrations médicales


Les anciennes images médicales, un petit côté glauque, alors que la botanique et les animaux semblent un peu irréels
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Une collection d’anciennes illustrations médicales

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Squelettes de foetus – RUYSCH, Fredrik (1638-1731)

La Hagströmer Medico-Historical Library fondée en Suède pour préserver des ouvrages anciens sur l’histoire de la médecine a sur son site toute une collection de vieilles illustrations médicales, biologiques et naturalistes plus fantastiques les unes que les autres.

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Enfant louchant avec une capuche de correction – Bartisch, Georg (c. 1535-1606)

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Cellules nerveuses – GOLGI, Camillo (1843-1926)

 

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Naissance – SIEGEMUNDIN, Justine (1650-1705)

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Anémones de mer – AECKEL, Ernst (1834-1919)

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Magazine pour les amoureux des fleurs – PFEIFFER, August (1777-1842)

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BOURGERY, Jean-Baptiste (1797-1849)

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Chenille – LEDERMÜLLER, Martin Frobenius (1719-1769)

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Cellules nerveuses – RAMÓN Y CAJAL, Santiago (1852-1934)

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BARTISCH, Georg (c. 1535-1606)

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Microscope – LEDERMÜLLER, Martin Frobenius (1719-1769)

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Lymphe et vaisseaux sanguins dans la peau humaine – RETZIUS, Gustaf (1842–1919) & KEY, Axel (1832–1901)

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Soldat blessé – OTIS, George Alexander (1830-1881)

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Examen obstétrique – MAYGRIER, Jacques Pierre (1771-1835)

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Nausée

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ROQUES, Joseph (1771-1850)

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RUETE, Christian Georg Theodor (1810-1867)

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Georg Constantin d’Albanie – BÄRENSPRUNG, Friedrich Wilhelm Felix von (1822-1864) & HEBRA, Ferdinand von (1816-1880)

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Batraciens – HAECKEL, Ernst (1834-1919)

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Des couches de cellules dans l’embryon – HAECKEL, Ernst (1834-1919)

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Garçon avec éléphantiasis – ALIBERT, Jean Louis (1768–1837)

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Colibris – HAECKEL, Ernst (1834-1919)

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Ephélide Lentiforme – ALIBERT, Jean Louis (1766–1837)

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Muscles – BERRETTINI, Pietro da (1596-1669)

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Main mécanique artificielle – PARÉ, Ambroise (1510-1590)

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Plique multiforme – Jean Louis (1766–1837)

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Maladie mentale – ESQUIROL, Jean-Etienne-Dominique (1772-1840)

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Rhinoceros – GESNER, Konrad (1516-1565)

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Muscles – SPIEGEL, Adriaan van de (1578-1625)

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Squelette – ESTIENNE, Charles (1504–1564) & RIVIÈRE, Estienne de la (d. 1569)

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Choléra – BAUMGÄRTNER, Karl Heinrich (1798-1886)

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« Cupping »

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Le Saviez-Vous ► Voilà comment on accouchait autrefois


Personnellement, je suis bien contente que l’obstétrique a changé. Maintenant, on permet plus aux mamans de choisir la façon dont elle veut mettre au monde leur bébé. Cela n’a pas toujours été ainsi
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Voilà comment on accouchait autrefois

 

En matière d’accouchement, pour le meilleur et souvent pour le pire, l’interventionnisme est souvent de mise! | Internet Archive Book Images via Flickr CC (pas de restriction connue du droit d’auteur)

En matière d’accouchement, pour le meilleur et souvent pour le pire, l’interventionnisme est souvent de mise! | Internet Archive Book Images via Flickr CC (pas de restriction connue du droit d’auteur)

Béatrice Kammerer

Ces illustrations tirées d’un ouvrage de 1882 peuvent nous aider à prendre un peu de recul vis-à-vis des normes obstétriques actuelles mais aussi des égarements du passé.

En 1882, le professeur de gynécologie américain Georges Julius Engelman s’est rendu célèbre en publiant La pratique des accouchements chez les peuples primitifs. Dans cet ouvrage, traduit en français en 1885, il passe en revue les pratiques autour de la grossesse et de la naissance des peuples du monde entier et les compare avec celles alors en vogue dans le monde occidental.

Mêlant traité de médecine et enquête ethnographique, le texte n’en est pas moins conforme au racisme de son temps: il différencie les «peuples anciens» issus des grandes civilisations du passé, dont on salue la sagesse et l’étendue des connaissances, des populations autochtones de l’époque vues comme des «peuples primitifs», «barbares»,«sauvages» et qui vivent à l’état de «brutes». Les mœurs de ces derniers sont scrutés avec une curiosité mi-condescendante mi-envieuse empreinte du mythe du «bon sauvage»: les naissances y seraient bien plus faciles que dans les pays occidentaux en raison de l’«état de nature» qui préserverait des excès et déviances de la civilisation.

Quoi qu’il en soit, s’il est difficile de déterminer parmi les informations données par Engelman ce qui relève de la réalité des mœurs de l’époque ou du fantasme des occidentaux, on peut au moins s’accorder sur un point: en matière d’accouchement, pour le meilleur et souvent pour le pire, l’interventionnisme est souvent de mise! Voici donc un petit florilège d’illustrations issues de l’ouvrage d’Engelman pour nous aider à prendre un peu de recul vis-à-vis des normes obstétriques actuelles mais aussi des égarements du passé.

De la contrainte à la violence obstétricale

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Selon Engelman, il aurait été d’usage dans certaines peuplades d’Océanie ou amérindiennes d’attacher les bras des parturientes à un arbre durant toute la durée de l’expulsion. Si l’intérêt d’avoir les bras en position haute est avéré du point de vue de la physiologie de l’accouchement, une telle restriction de mouvements le réduit aussi à néant. Cette contrainte n’est d’ailleurs pas sans rappeler celles que les femmes décrivent parfois dans les milieux hospitaliers, lorsqu’elles se sentent sanglées de toutes parts entre perfusion, tensiomètre et monitoring fœtal.

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L’illustration ci-dessus présenterait une pratique observée en Afrique centrale et réservée aux cas où le travail stagne: une fois allongée sur le ventre, un coussin sur l’estomac, des aidants viendraient alors pétrir le dos de la parturiente ou même le lui fouler aux pieds pour stimuler l’utérus et accélérer l’expulsion. Charmant, n’est-ce pas?

Mais ne nous y trompons pas, les violences obstétricales ne sont ni l’apanage des temps anciens, ni celles des civilisations non occidentales; songeons par exemple aux femmes enceintes traitées comme des cobayes dans la maternité de Göttingen à la fin du XVIIIesiècle au nom de l’élaboration de l’obstétrique scientifique ou de la pratique en Irlande jusque dans les années 1980 de la symphysectomie pour des raisons idéologiques, une opération alternative à la césarienne, parfois vitale mais aux conséquences très lourdes pour la mère.

Presser l’utérus comme un citron

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Ces trois illustrations montrent, dans des contextes et des positions différentes, la pratique de «l’expression abdominale», c’est-à-dire la compression artificielle de l’utérus dans le but de hâter l’expulsion ou, comme dans le cas de la deuxième illustration, de provoquer la délivrance du placenta. Cette pratique, qui semble si intuitive (pourquoi ne pourrait-on pas vider l’utérus en appuyant dessus comme on vidangerait un ballon?), a été par le passé très suivie et est encore aujourd’hui très fréquente, y compris en France, et ce, en dépit des recommandations de la Haute Autorité de Santé, qui préconise depuis 2007 son abandon total en raison de son inefficacité et du vécu traumatique fréquent chez les patientes.

Les gadgets de l’accouchement

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Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Qu’on soit plutôt partisan des naissances physiologiques ou plus médicalisées, la tentation est grande, lorsqu’une nouvelle maternité ouvre, d’en inspecter les équipements avant toute chose: la structure dispose-t-elle de ballons pour le travail? de baignoires de naissance? d’écharpes de suspension? de monitorage fœtal dernière génération? d’échographie 3D? de couveuses high-tech? Et ce, avant même de se demander si les sages-femmes sont assez nombreuses pour accompagner décemment les femmes, pour les soutenir et prendre en charge leurs douleurs, entendre leurs angoisses et faire de la naissance une première étape réussie de construction du lien parent-bébé.

Mais ce souci prioritaire pour l’environnement matériel au détriment de l’expertise humaine ne date pas d’hier et les illustrations ci-dessus en sont de brillants exemples! Une tendance mise à mal de façon hilarante au début des années 1980 par les Monthy Python et leur célèbre «Machine qui fait ping», objet-star de la maternité qu’ils dépeignent, mais aussi par de plus funestes épisodes, tels que celui survenu en 2011 à la maternité de Port-Royal. Quand on songe qu’un brevet a été déposé en 1965 pour une machine à faire accoucher les femmes grâce à la force centrifuge, la gadgétisation de l’accouchement a de quoi laisser songeur…

Des positions acrobatiques? Et pourquoi pas?

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Si les positions que prennent spontanément les femmes en travail peuvent parfois sembler inattendues, il n’est pour autant pas toujours possible de juger a priori de leur efficacité sur le déroulement de la naissance. C’est ainsi que lorsque j’ai demandé à 10lunes, sage-femme et militante de la physiologie de l’accouchement bien connue des internautes, ce qu’elle pensait des postures ci-dessus que je trouvais pour le moins rocambolesques, elle m’a rapidement rappelé que,

«le plus souvent, peu importe la position, pourvue que ce soit la femme qui l’ait choisie».

La médecine contemporaine a d’ailleurs commencé à prendre la mesure de l’intérêt de nombreuses positions alternatives à la position allongée sur le dos, dite «gynécologique». Dans une revue de 2012, le réseau Cochrane chargé d’établir des données probantes pour la prise de décision médicale a par exemple noté l’influence significativement positive des positions redressées (à genoux, debout, accroupie): baisse du nombre d’extractions instrumentales, du nombre d’épisiotomies et des anomalies du rythme cardiaque fœtal

http://www.slate.fr/

Des médecins transplantent un nouvel utérus à neuf Suédoises


Et pourquoi pas ! Me semble que c’est mieux cette méthode que d’avoir recours à une mère porteuse qui risque de créer des liens affectifs avec un bébé qu’elle devrait donner par la suite ..
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Des médecins transplantent un nouvel utérus à neuf Suédoises

 

Ces femmes participent à la première grande expérience... (Photos.com)

 

Ces femmes participent à la première grande expérience jamais réalisée pour déterminer s’il est possible de transplanter des utérus à des femmes pour leur permettre de donner naissance à leurs propres enfants.

PHOTOS.COM

MALIN RISING, MARIA CHENG
Associated Press
STOCKHOLM, Suède

Neuf Suédoises ont reçu une transplantation d’utérus dans le cadre d’une procédure expérimentale qui soulève de nombreuses questions éthiques.

Les participantes ont reçu un utérus donné par des membres de leur entourage. Elles tenteront maintenant de devenir enceintes, a indiqué le médecin responsable du projet.

Les participantes sont nées sans utérus ou ont dû en subir l’ablation en raison d’un cancer. La plupart sont âgées d’une trentaine d’années et participent à la première grande expérience jamais réalisée pour déterminer s’il est possible de transplanter des utérus à des femmes pour leur permettre de donner naissance à leurs propres enfants.

Des chercheurs turcs et saoudiens avaient déjà tenté de transplanter des utérus, mais leurs essais n’avaient mené à la naissance d’aucun bébé. Des scientifiques britanniques, hongrois et autres prévoient eux aussi des opérations similaires, mais les efforts suédois sont nettement plus avancés.

«C’est un nouveau genre d’opération, a dit à l’Associated Press le docteur Mats Brannstrom, depuis Göteborg. Nous n’avons pas de manuel à suivre.»

Le docteur Brannstorm dirige le département d’obstétrique et de gynécologie de l’Université de Guthenburg.

Certains éthiciens se sont questionnés sur la pertinence d’utiliser des donateurs vivants dans le cadre d’une expérience qui ne sauvera pas de vies. D’autres ne s’en formalisent pas, tant que les donateurs sont bien informés, et comparent le tout à un don de rein.

«L’hémodialyse est disponible, mais nous acceptons et nous encourageons même les gens à courir un risque pour donner un rein», a dit John Harris de l’Université de Manchester.

Le docteur Brannstrom a indiqué que les neuf récipiendaires d’un utérus se portent bien. Plusieurs ont eu leurs règles six semaines après l’opération, ce qui démontre que les utérus sont en santé et fonctionnels. Une femme a souffert d’une infection et d’autres ont connu des épisodes mineurs de rejet, mais aucune participante n’a eu besoin de soins importants. Toutes ont pu quitter l’hôpital après quelques jours.

Les transplantations ont débuté en septembre 2012 et les donateurs incluent les mères ou d’autres proches des participantes.

Les récipiendaires seront incapables de tomber enceintes naturellement, puisque les nouveaux utérus ne sont pas reliés à leurs trompes de Fallope. Elles ont toutefois toutes leurs ovaires et peuvent produire des ovules qui ont été prélevés avant l’opération pour créer des embryons par fertilisation in vitro. Ces embryons seront éventuellement transplantés dans les nouveaux utérus pour voir si les femmes peuvent porter leurs propres enfants biologiques.

Le docteur Brannstrom et ses collègues espèrent commencer le transfert des embryons au cours des prochains mois. Les utérus seront retirés après un maximum de deux grossesses, pour permettre aux femmes de cesser de prendre des médicaments antirejet qui peuvent s’accompagner d’effets secondaires indésirables.

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