Gare aux régimes "détox" du Nouvel an


Il n’est pas prouvé que les cures de détox soient bénéfiques. Même si, les produits sont naturelle, ils ont des effets chimiques qui peuvent entrainer des effets secondaires. Et comme toutes choses, la modération est toujours indiquée
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Gare aux régimes « détox » du Nouvel an

 

Gare aux régimes détox

Très médiatisée après les périodes de fêtes, la cure « détox » consiste à « remettre en forme » l’organisme en éliminant les toxines qui s’accumuleraient au quotidien. Non prouvé scientifiquement.

FREDERIC J. BROWN / AFP

Une Britannique de 47 ans a été hospitalisée à la suite d’une cure « détox » du Nouvel an observée sans modération. On suspecte la racine de valériane de provoquer une carence importante en sodium dans le sang.

DÉTOX. C’est une mode comme une autre : suivre un régime « détox » pour purger son corps des excès alimentaires des fêtes de fin d’année. Cette période est en effet l’objet de nombreux appels à suivre ces régimes censés aider l’organisme à nettoyer les toxines, les fameux détox du Nouvel an. Mais ceux-ci peuvent parfois s’avérer plus dangereux qu’autre chose lorsqu’ils sont observés sans modération. C’est ce qui est arrivée à une Britannique de 47 ans, a priori en bonne santé, qui s’est retrouvée hospitalisée aux premiers jours de l’année 2017 à l’hôpital universitaire de Milton Keynes au nord de Londres pour avoir forcé sur la détox au point de… s’intoxiquer. Ce cas clinique a été décrit dans la revue spécialisée du British Medical Journal.

Si l’efficacité des « détox » n’a jamais été démontrée scientifiquement, leur éventuelle dangerosité est loin d’être un problème de santé publique… Il ne s’agit finalement que de boire un peu plus de tisane et autres bouillons qu’à l’habitude. Le principe est en effet de favoriser l’élimination des toxines en sollicitant les organes impliqués dans cette tâche (foie et reins essentiellement) grâce à une alimentation pauvre en graisses et en sucres, faisant la part belle aux jus, infusions, bouillons, avec, parfois, quelques compléments alimentaires.

Grande consommatrice de plantes médicinales

En l’occurrence, quelques jours après avoir entamé une cure « détox » à l’occasion de la nouvelle année, cette Britannique qu’on nommera Mme D., va connaître un épisode d’environ une heure de confusion mentale, accompagné d’un comportement répétitif caractérisé par un grincement des dents. Hospitalisée, elle subit des évanouissements accompagnés de crises convulsives. Interrogée par les médecins, la famille de la patiente reconnaît que celle-ci buvait plus d’eau et d’infusions ces derniers jours, sans toutefois que cette consommation paraisse particulièrement excessive. Il est vrai que lorsque quelqu’un commence à boire plus de trois litres par jour, les choses commencent, en principe, à se voir. Mais la patiente était aussi une grande consommatrice de produits de phytothérapie (plantes « médicinales ») comme le chardon-marie, la sauge, la racine de valériane…

Les médecins établissent ainsi que les évanouissements et crises convulsives sont dues à une hyponatrémie, une carence importante en sodium dans le sang. Cette condition est en principe observée chez les personnes atteintes de potomanie, maladie caractérisée par une consommation d’eau trop importante. Mais des niveaux aussi bas de sodium sont généralement observés chez des patients buvant jusqu’à plus de 10 litres d’eau par jour (!). La surhydratation des cellules aboutit en effet à une diminution de la quantité de sel (sodium) à l’intérieur du sang. En cherchant dans la littérature médicale, les médecins ont retrouvé un cas similaire, présentant les mêmes symptômes avec un historique semblable. Principale suspecte : la racine de valériane. Dans les deux cas, une utilisation relativement abondante de cette plante semble avoir conduit à des taux de sodium dangereusement bas sans consommation excessive de liquide.

« C’est désormais la deuxième fois que la racine de valériane est suspectée d’être en cause dans une hyponatrémie sévère menaçant la vie du patient. Les professionnels de santé devraient être vigilants à cela », recommandent les auteurs qui reconnaissent toutefois ne pas avoir de preuve formelle ou d’explication chimique à ce phénomène.

Fort heureusement, les cas de ce type sont très rares. Mais ils rappellent qu’aucun régime n’est anodin, fût-il fait avec des produits vendus comme naturels, ou garantis « sans produits chimiques », argument de vente à la mode chez les industriels de la phytothérapie. Un argument qui oublie que, dans la vie, tout est toujours déjà chimique.

Les auteurs rappellent ainsi que « les produits naturels ne sont pas dénués d’effet secondaire contrairement à ce que laisse entendre » les industriels.

Dans une précédente enquête, Jean-Michel Lecerf, directeur du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille expliquait ainsi à Sciences et Avenir que « les cures détox reposent bien souvent sur un imbroglio de croyances ésotériques qui mélangent spiritualisme et nutrition. Soutenir l’idée que l’alimentation nous intoxique par l’accumulation de toxines qui “encrassent” nos cellules peut encourager l’orthorexie, un trouble alimentaire grave qui correspond à l’obsession du manger sain ».

Hugo JalinièreJournaliste santé à Sciences

 

http://www.sciencesetavenir.fr/

La bigorexie, cette étrange addiction au sport


On nous dit de faire du sport pour être en santé, ce qui est vrai. Cependant, des personnes ont des addictions au sport amateur et peuvent donc, avoir des problèmes physiques en essayant à d’aller au-delà de leurs forces
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La bigorexie, cette étrange addiction au sport

 

Êtes-vous atteint de bigorexie ? Si le sport est devenu une obsession, que vous pouvez courir jusqu’à épuisement, quitte à risquer une déchirure musculaire, vous êtes peut-être concerné par cette addiction récemment reconnue par l’OMS.

15 % des sportifs amateurs concernés

La bigorexie est un mot encore peu utilisé dans le langage courant, et pour cause : cette maladie, qui se caractérise par une addiction au sport, n’a été reconnue que très récemment par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). À l’heure où l’activité sportive est recommandée par toutes les autorités sanitaires et médicales pour prolonger l’espérance de vie et lutter contre de nombreuses maladies, il semblerait que certains soient devenus accros à leur dose quotidienne de sport.

Cette addiction concernerait aujourd’hui environ 15 % des sportifs amateurs qui s’adonnent à un exercice physique quotidien. Tous les sports ne semblent pas concernés, puisqu’on rencontrerait davantage de bigorexiques dans les milieux du culturisme et de la course à pieds.

Le déni, caractéristique de la bigorexie

Comment définir cette forme d’addiction ?

Pour Laurent Karila, porte-parole de l’association SOS Addictions, « on parle de bigorexie surtout quand il y a une perte de temps, de contrôle, qui est considérable et qu’il y a des conséquences derrière. Il n’y a pas forcément de consensus sur le temps, mais c’est sur une année de pratique sportive excessive au moins ».

« On devient malade ou addict lorsqu’on utilise un produit ou qu’on adopte un comportement pour ne pas souffrir », explique-t-il pour le quotidien l’Équipe.

Les principaux risques d’une telle addiction sont avant tout physiques. Les personnes atteintes de bigorexie chercheront sans cesse à dépasser leurs limites, jusqu’à l’épuisement. Les fractures, déchirures musculaires ou même AVC sont des risques non-négligeables de ce type de syndrome. Pour en guérir, les concernés doivent avant tout avoir conscience de leur état – le déni étant caractéristique de la bigorexie  –, avant d’entamer une démarche thérapeutique qui ne se fera pas sans consultation d’un psychologue ou d’un médecin addictologue.

http://www.passeportsante.net/

Le Saviez-Vous ► Clinomanie


 

Il y a des jours, que nous aimerions bien rester coucher toute la journée, mais dans quelques cas rare, cela devient une obsession qui peut apporter d’autres troubles physiques
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Clinomanie

 

clinomanie

La clinomanie est la tendance de certaines personnes, en général atteintes de neurasthenie, à garder le lit. Image : © Megan Jorgensen

Recherche obsédante du lit ou de la position couchée.

Le clinomane ne doit pas être confondu avec le grabatoire.

La clinomanie, appelée aussi « manie lectuaire », est une obsession assez rare dans laquelle la psychanalyse voit une régression vers le comportement de l’enfant au berceau ou même une tentative de retour au sein maternel.

J.-M. Sutter

Plus clairement

La clinomanie est un trouble psychiatrique caractérisé par le refus de se lever que manifeste un sujet. La personne préfère rester constamment couchée. Généralement ce sont les personnes souffrant de neurasthénie, de schizophrénie ou d’une importante dépression qui présentent une clinomanie. Bien entendu, ce comportement anormal entraine de nombreux autres troubles. On retrouve notamment des troubles digestifs tels qu’une constipation très importante avec unfécalome (accumulation de selles au niveau du rectum). Les escarres sont également très courantes.

réf :

http://univers.grandquebec.com/

http://sante-medecine.journaldesfemmes.com/

Vieillir au-delà des apparences


Personne ne veut voir son corps dépérir et les rides creusées des sillons de plus en plus creux sur le visage, l’industrie de la mode, des cosmétiques l’ont bien compris et l’exploitent à outrance cette peur de vieillir. J’aime bien ce que le comédien Claude Legault a dit : « C’est un privilège de vieillir » Et nous devrions voir la vieillesse autrement. Une vieillesse qui est très différente de ceux de nos ancêtres qui mourraient beaucoup plus jeune, souvent avant la fleur de l’âge. Les rides sont un témoignage de notre histoire, qui doit acquérir une certaine sagesse qui plaît tout autant
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Vieillir au-delà des apparences

 

 

Claude Bérubé

Essayiste, conférencier et blogueur

L’obsession de la jeunesse éternelle! Voilà le titre que les médias utilisent le plus pour décrire le vieillissement au-delà des apparences. Une obsession qui génère une industrie mondiale de cosmétiques et autres de 350 milliards$. Les femmes, et beaucoup d’hommes aussi, sont esclaves de la beauté, synonyme de jeunesse. L’obsession d’aujourd’hui consiste à dire que ce qui est jeune est plus beau.

Est-ce qu’on n’en fait pas trop pour ralentir le vieillissement ? Tombe-t-on trop facilement dans le piège de cette obsession de la jeunesse ? Les personnes âgées ont hérité, avec les ans, chacune de leurs rides. Il faut apprendre à lire les rides. Elles racontent toutes les émotions, les joies, les peines, les rires, les pleurs, les succès, les malheurs et le bonheur d’une longue vie. Elles participent à façonner notre identité. Ne sont-elles pas des sourires gravés? La grande actrice Anna Magnani avait dit à son photographe:

«de grâce, ne retouchez pas mes rides. J’ai mis tant de temps à les gagner».

On ne peut rester jeune toute sa vie. On ne focalise pas assez sur la maturité, les gens plus murs, la sagesse. Toute une vie à grandir, à bâtir et à acquérir la confiance. C’est comme si les femmes fanaient passé un certain âge. Contrairement aux hommes qui semblent se bonifier comme un vin. Une conception biaisée de la vieillesse.

Cette dernière devient le pire ennemi, la peur panique de vieillir. Voir le corps changer, évoluer, se rider est une vision d’horreur pour ceux qui craignent de ne plus pouvoir séduire. Au point de tout tenter pour vaincre cette guerre contre le temps en faisant appel au Botox, exfoliation, chirurgie, crème antirides, acides divers, oméga, plantes, etc. Tout y passe, y compris les économies.

Comment nous satisfaire de ce que nous sommes? Les personnes les plus captivantes rayonnent d’une assurance personnelle en s’intéressant aux autres, à travers un regard, un sourire et une passion. Nous sommes obnubilés par la peur du vieillissement. L’obsession de la jeunesse éternelle! Pour certains cela devient une phobie. La vieillesse c’est l’hiver pour certains, mais le temps des moissons pour les sages. Alors qu’il suffit de piger au cœur de son disque dur l’expérience de toute une vie. Montrer que vieillir est noble dépouille les jeunes de l’angoisse de devenir vieux. Parce que les jeunes n’aspirent pas à devenir vieux. Nous, les vieux, leur transmettons un visage terne de la vieillesse parce que nous n’aimons pas la vieillesse. Quelle image propageons-nous et véhiculons-nous? De notre jeunesse, nous emportons avec nous les stéréotypes sur la vieillesse et nous les perpétuons même devenus vieux.

Il faudrait s’inspirer du comédien Claude Legault, 50 ans, en recevant son prix Artis, qui avait déclaré:

«C’est un privilège de vieillir» et «j’espère vieillir devant vous comme un bon vieil acteur».

Il est donc possible de rêver de devenir vieux. Quand les vieux, qui se disent jeunes, rêvent de se rajeunir, d’enlever 10 ans à leur, tandis que les rides de l’esprit continuent à vieillir, nous évoquons l’obsession de la jeunesse éternelle. Nous développons l’apparence que nous voulons avoir et montrer. Mais pas notre identité réelle.

La jeunesse éternelle ne signifie pas la vie éternelle, même si nous touchons des records de longévité. Il fut un temps où on devenait général à 22 ans, comme Napoléon, et empereur à 28 ans. Il y a cent ans, l’espérance de vie était de 50 ans. En 1960, il était normal de décéder dans la jeune soixantaine. Tandis qu’aujourd’hui on mentionne 81 ans pour les hommes et 84 ans pour les femmes. La vieillesse devient de plus en plus longue à tel point que l’on doit parler de générations. Imaginez la quantité de cosmétiques que prévoient les grandes marques.

Il important de cesser de se battre contre le vieillissement qui n’aura de cesse dans le sillon de la longévité et de donner un sens à cette période. L’apparence doit céder le pas à la maturité, celle qui doit séduire.

Et nous rappeler que nous inventons, en ce moment de l’histoire «une nouvelle vieillesse» que n’ont pas connue nos ancêtres.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Luka Rocco Magnotta, l’objet de leur obsession


Un peu plus tôt dans la journée, un verdict de culpabilité pour meurtre prémédité à été annoncé sur le cas de Magnotta. Les médias européens en parlent aussi, dont le sujet des groupies. Car Luka Rocco Magnotta a malheureusement des fans comme tout autre tueurs de crimes horribles. Comment ces femmes peuvent avoir une fascination auprès d’une personne n’ayant aucun remords et a tuer un étudiant de la plus cruelle façon
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Luka Rocco Magnotta, l’objet de leur obsession

 

Luka Rocco Magnotta, à son arrivée à Montréal, le 18 juin 2012. REUTERS/SPVM

Thomas Gerbet

La justice canadienne vient de le condamner pour «meurtre prémédité». Mais à l’issue de la découverte de son crime en 2012, des centaines de fans l’adulaient et des admiratrices rêvaient de le rencontrer. Nous republions ici les confessions de femmes éprises de «Luka».

Ce mardi 23 décembre 2014, Luka Rocco Magnotta a été déclaré coupable d’assassinat par un tribunal canadien. En 2012, le jeune homme avait attiré dans sa chambre Jun Lin, un étudiant qu’il avait tué puis découpé, sous le regard d’une caméra. A la suite de cette condamnation, nous republions cet article mis en ligne en 2012 sur la célébrité étrange qu’avait acquis Magnotta après avoir commis son crime.

Coupable ou non, Luka Rocco Magnotta a gagné: il est devenu célèbre. Le visage du Canadien de 29 ans à l’allure androgyne a fait le tour du monde. La justice canadienne l’accuse du meurtre sordide d’un étudiant chinois à Montréal, à la fin du mois de mai; un des pires crimes de l’histoire du pays. Pourtant, des centaines de fans l’adulent et des admiratrices rêvent de le rencontrer. Confessions de femmes éprises de «Luka».

Alison (nom fictif) a honte de ce qu’elle ressent. Elle pourrait être fan d’un chanteur, d’un sportif ou d’un acteur, mais son obsession à elle, c’est Luka Rocco Magnotta. Cette Canadienne de 29 ans, qui vit en Ontario, n’en a rien dit à son mari, sa famille et ses amis. Tout juste sont-ils au courant qu’elle est très intéressée par l’affaire du «dépeceur de Montréal». Mais pas à ce point…

«A chaque fois que je découvre quelque chose de nouveau à propos de lui, mon obsession augmente encore et encore.»

Alison a tout vu, tout lu à propos de Magnotta. Elle estime lui consacrer 12 heures par jour, à un point tel que cette passion a un impact sur sa productivité au travail.

«A l’origine, c’était seulement de la curiosité mais au fur et à mesure, c’est devenu une véritable obsession. On peut dire que je suis devenue extrêmement attirée par Luka.»

Elle lui adresse même des poèmes sur un blog écrit en anglais.

«Je ne peux détourner le regard de ton visage hypnotisant / Un spécimen unique du genre humain / Mes pensées pour toi font battre mon cœur / Tes yeux sont mystérieux et froids /Tu as l’air si fort et en même temps si doux / Ta beauté pour moi, c’est tout ce qui compte »

Alison ne croit pas être amoureuse de Luka Rocco Magnotta, elle se définit plutôt comme une «supporter»:

« Je ne suis pas fan du crime qu’il est présumé avoir commis mais plutôt de l’image qu’il s’est créée sur le Net.»

Toute sa vie, Luka Rocco Magnotta a essayé en vain de devenir célèbre. Recalé des castings de téléréalité, incapable de décrocher un rôle dans un vrai film, il tente même la chirurgie pour ressembler à James Dean.

Mais rien n’y fait. Il se rabat alors sur le porno, Internet et ses quelque 70 pages Facebook pour donner libre cours à son narcissisme. Il publie des centaines de photos de lui dans des poses de mannequin.

Alison reconnaît que si elle ne le trouvait pas beau, elle n’aurait pas la même obsession.

«Je veux le connaître… mais je ne sais pas encore si je voudrais qu’il se passe autre chose entre nous.»

Magnotta, innocent jusqu’à preuve du contraire, fait face à 5 chefs d’accusation dont celui de meurtre prémédité, outrage à un cadavre, corruption des mœurs (pour avoir posté la vidéo du meurtre sur Internet) et harcèlement criminel envers le Premier ministre canadien (pour avoir adressé au parti conservateur un pied de la victime par la poste).

Des centaines de fans

Alison n’est pas seule dans son cas. Sur un forum de discussion français consacré à la psychologie, une jeune fille de 18 ans écrit:

«Je suis malencontreusement attirée par cet homme depuis le premier jour où l’on m’en a parlé. Je le trouve en quelque sorte parfait sans pour autant concevoir ce qu’il a fait. (…) Je suis et j’étudie son histoire à la lettre chaque jour, par curiosité, par attirance. (…) Mais c’est mal! Je dois passer pour une folle dingue et j’en suis bien consciente. Mais je n’arrive vraiment pas à l’oublier. Je ne sais pas quoi faire… Je vais jusqu’à me renseigner si les visites sont autorisés aux prisonniers à perpétuité. Parce que oui, j’aimerais un jour faire sa rencontre. Voir en face de moi qui est réellement cet homme dont j’ai pourtant essayé de me dégoûter, que ce soit en regardant la vidéo ou en cherchant des horribles commentaires et histoires sur lui. C’est malsain, ignoble et malade de ressentir ça.»

Autre page web consacrée à Magnotta, autre confession. Cette fois de Florentine, 49 ans:

«Ma vie est plate et inintéressante. Je suis frustrée contre les hommes de mon âge (…). Mon obsession pour Luka a commencé quand j’ai vu ses yeux bleus rayonnants et son corps sexy. J’ai commencé à imaginer des choses, à avoir des fantasmes. L’obsession est devenue tellement forte jour après jour que je n’arrive plus à bien dormir.»

Elle parle de ses rêves, elle imagine sa relation avec Magnotta comme celle d’amis proches, «comme Liz Taylor et Michael Jackson». Elle aussi voudrait le rencontrer en prison, le réconforter, le tenir dans ses bras.

La plupart de ces témoignages semblent rationnaliser leur obsession.

«C’est la première fois de ma vie que je ressens ça. Je suis bien consciente que ce n’est pas une obsession normale, reconnaît Alison. Je suis tiraillée entre mon côté rationnel qui me dit d’arrêter de m’intéresser à lui et mon côté obsessif, qui me dit le contraire.»

Plusieurs psychiatres recommandent de ne pas regarder la vidéo du meurtre de l’étudiant chinois Lin Jun, qui circule sur Internet. Pourtant, loin d’être dégoûtée, la créatrice de la page Facebook à la gloire de Magnotta, Destiney Danille St Denis, 21 ans, se vante d’avoir vu la vidéo du crime plus de 20 fois. Sa page rassemble plus de 1.500 fans de Magnotta.

Hybristophilie

 

Ce trouble qui toucherait surtout les femmes a un nom: l’hybristophilie, aussi connue sous le nom de «Syndrome Bonnie et Clyde». Il s’agit d’une fascination, voire d’une excitation sexuelle pour des personnes qui ont commis des crimes, spécialement les crimes violents et cruels.

Pour le psychiatre Louis Bérard, directeur des services professionnels à l’Institut Philippe Pinel de Montréal, le phénomène n’est pas nouveau.

«Si l’industrie du polar et du cinéma rapporte des millions en mettant en scène si souvent des meurtriers en série, c’est que la fascination des êtres humains pour ce genre de crime sordide est manifestement assez répandue.»

Plusieurs criminels célèbres, particulièrement ceux ayant commis des crimes affreux, ont engendré leur lot d’admirateurs. Un des plus vieux cas connus demeure le tueur en série Français Henri-Désiré Landru, coupable du meurtre de 11 personnes dont 10 femmes. De son incarcération en 1919 jusqu’à son exécution en1922, il aurait reçu plus de 4.000 lettres d’admiratrices dont 800 demandes en mariage. Les assassins américains Charles Manson et Ted Bundy ont eux aussi été inondés de lettres enflammées de femmes qui n’hésitent pas à aller les rencontrer en prison.

Certaines admiratrices vont même jusqu’à épouser ces hommes qu’elle ne connaissent que par échange épistolaire. Le tueur en série américain Richard Ramirez a par exemple épousé une journaliste devenue groupie. L’Allemand Jurgen Bartsch, qui a violé et démembré 4 enfants, a épousé son infirmière en soins psychiatriques. Et c’est sans parler du cas de Monique Fourniret qui ira jusqu’à commettre des crimes avec son mari rencontré grâce à des lettres lors d’un précédent séjour en prison.

Sur Internet, les autographes ou les lettres de tueurs se collectionnent et se vendent. On peut même trouver des morceaux de pierre tombale ou de motte de terre du jardin où le tueur a enterré ses victimes.

 Dans le cas de Magnotta, la chaise du cyber-café de Berlin où il a été arrêté a fait une courte apparition sur eBay avant d’être retirée. Les enchères dépassaient les 1.000 euros. (1416 $ cad)

Pour le psychiatre Louis Bérard, tout est question de maîtrise de ses limites.

«Je pense que ce genre de crimes réveille quelque chose chez les gens, une sorte de fascination pour ceux qui transgressent les limites qu’on nous a appris à ne pas dépasser dans notre éducation. Il faut accepter de faire le deuil de ces choses que la loi ou la moralité nous interdisent de faire.»

Sans surprise, il recommande à toute personne qui serait envahie par ce genre de fascination au point de négliger des aspects plus importants de sa vie, comme sa relation avec ses proches ou son travail, de consulter. C’est justement ce que s’apprête à faire Alison:

«Je veux comprendre pourquoi quelqu’un que je n’ai jamais rencontré peut avoir une emprise si forte sur mes émotions et sur ma vie.»

 

http://www.slate.fr/s

Je grossis pour un rien et pas elle… Pourquoi ?


Certaines femmes prennent du poids à cause de mauvaises habitudes alimentaires, manque d’exercices, mais aussi l’hérédité, la ménopause … Alors que d’autres arrivent à garder leur poids pendant toute leur vie. Quelle injustice. ! Sans être obsédé par les kilos en trop, il est préférable d’apporter une bonne hygiène de vie, et surtout ne pas tomber dans des régimes miracles, ni au découragement
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Je grossis pour un rien et pas elle… Pourquoi ?

 

Malgré tous leurs efforts, il y en a qui sont tout le temps en train de lutter contre les kilos tandis que d’autres engouffrent n’importe quoi et restent obstinément minces.

La justice n’est pas toujours de mise en matière de poids. Mais le comportement joue aussi. Décryptage

Le poids de l’hérédité

Depuis très longtemps, on sait qu’un enfant né de deux parents de poids normal a seulement 10 % de risque de devenir obèse. Si c’est Papa ou Maman, ce risque monte à 40 %. Et si c‘est Papa et Maman, ce risque double.

Au fil des années, les scientifiques ont identifié des gènes responsables de la prise de poids et ils ne cessent d’en trouver de nouveaux. Mais, en pratique, cela ne change rien au problème : on ne peut pas modifier ses gènes, on est obligé de faire avec.

Conclusion : s’il y a un gros ou une grosse dans votre famille proche, vous n’avez pas d’autres choix que de vous bouger le plus possible pour augmenter votre dépense énergétique et vous accrocher à une alimentation équilibrée.

L’obsession des kilos

Les minces ignorent le plus souvent la balance. Parfois, elles n’en ont même pas une chez elles, et elles ne se pèsent que lors d’une visite médicale.

Vous êtes de celles qui commencent leur journée en se pesant ou pire encore, qui se confrontent à leur balance plusieurs fois par jour ? Vous avez une balance hyper sophistiquée qui vous indique le gras, la masse musculaire, et, – horreur ! – qui vous parle et donc vous culpabilise dès une différence de 200 g ?

Dans une même journée, votre poids peut varier de 1 à 3 kg, et ce pour différentes raisons : degré d’hydratation, composition des aliments, etc.

Quand votre poids augmente de quelques centaines de grammes, vous vous privez de manger, consciemment ou inconsciemment. Quand il n’a pas bougé ou qu’il a diminué, vous levez le pied sur les privations.

Conséquence ? Vous déséquilibrez votre alimentation et surtout, vous n’êtes plus à l’écoute de vos sensations de faim et de satiété. C’est la meilleure façon de grossir.  Plus vous êtes obsédée par votre poids, plus vous accumulez les (mal)chances d’en prendre !

La solution ? Notez votre poids un matin, à jeun, après avoir fait pipi. Puis rangez votre balance au fond d’un placard (que vous devrez vider pour la récupérer). Ressortez-la un mois plus tard et pesez-vous dans les mêmes conditions. Alors, la différence, en plus ou en moins, sera vraiment valable.

Le manque de sommeil

Vous vous couchez tard, vous vous levez tôt, vous avez du mal à vous endormir ? Bref, vos nuits sont trop courtes. Et vous rattrapez votre manque de sommeil pendant le week-end.

Il n’est pas impossible que ces kilos que vous prenez si facilement viennent de cela. Des chercheurs de l’Université de Washington ont constaté que dormir moins de sept heures par nuit favorisait la prise de poids : les gènes de l’obésité se mettent au repos pendant le sommeil. Donc, plus on dort, moins ils fonctionnent.

D’autre part, le manque de sommeil, ça fatigue. Pour lutter contre cette fatigue, on a beaucoup plus tendance à grignoter des trucs gras et sucrés, à boire des sodas bien sucrés plutôt que de l’eau, et tout ceci bouleverse l’équilibre alimentaire et fait grossir.

La solution ? Des nuits de 8 heures au moins ! Bouclez la télé, l’ordi, la tablette, le smartphone de bonne heure (de façon à calmer votre cerveau) et couchez-vous plus tôt avec un livre.

« Et pourtant, je ne mange rien ! »

C’est ce que l’on entend souvent dans la bouche des trop grosses (ou de celles qui se croient trop grosses) qui râlent après les minces qui mangent ce qu’elles veulent.

Mais lorsqu’on les soumet à un bilan alimentaire serré, établi jour par jour pendant une semaine, on s’aperçoit alors qu’elles multiplient inconsciemment les erreurs alimentaires.

Trop d’huile et/ou de beurre (selon les régions) pour cuisiner, des repas irréguliers, un manque flagrant de légumes et de fruits. Elles ne grignotent pas car elles se surveillent, ou alors, elles craquent de temps en temps en culpabilisant.

La solution ? Pendant une semaine, inscrivez tous les jours (sur un cahier ou sur un fichier dans votre smartphone) tout, absolument tout, ce que vous avalez dès que vous l’avalez. Et comparez ensuite avec un régime équilibré à 1800/2000 calories (si vous n’avez pas d’activité physique) et 2000/2200 calories, si vous faites un peu de sport.  

Faites aussi le compte de ce que vous achetez comme corps gras (huile, beurre, margarine) et ensuite calculez la consommation moyenne sur une semaine. Si vous dépassez les 200 à 300 g hebdomadaires, tous corps gras confondus, c’est trop. Et cela peut être une des raisons de votre facile prise de poids.

« Il faut que je fasse régime »

C’est ce que vous vous dites et faites souvent. Depuis des années, depuis même peut-être votre adolescence, vous avez accumulé des périodes de restriction plus ou moins sauvages qui vous ont fait perdre 2 ou 3 kg très vite repris.

Résultat ? Vous avez complètement déséquilibré votre organisme. À force d’être ainsi bousculé, votre corps a perdu ses repères.

Il se défend physiologiquement – il est équipé pour cela – en faisant des provisions en vue de la prochaine famine : il ralentit sa dépense de calories quand vous ne lui en apportez pas assez et il fabrique un maximum de gras pendant les périodes d’abondance.

La solution ? Adoptez un régime équilibré en fonction de votre taille et de votre poids et oubliez cette obsession des kilos. Vous les perdrez lentement, mais définitivement.

Manger lentement

A quelle allure mangez-vous ? Combien de temps restez-vous à table ?

Si vous avalez tout rond, si vos repas sont expédiés en 15 à 20 minutes, il y a de grandes chances pour que vous ne vous sentiez jamais vraiment rassasiée.

Vingt minutes, c’est le temps qu’il faut à votre centre de satiété pour se mettre en route et vous envoyer les bénéfiques signaux de rassasiement. Quand vous mangez vite, il n’a pas le temps de bien fonctionner et n’enregistre pas ce que vous venez d’avaler.

Résultat ? Vous ne vous sentez jamais vraiment bien, vous avez tout le temps envie de manger quelque chose. Vous résistez mais vous craquez souvent.

Les minces mangent lentement : elles prennent le temps d’apprécier ce qu’elles ont dans leur assiette (ou le sandwich de midi), elles sont naturellement à l’écoute de leurs sensations, elles s’arrêtent spontanément lorsqu’elles sont rassasiées. Ainsi, elles ne mangent pas au-delà de leurs besoins énergétiques.

La solution ? Obligez-vous coûte que coûte à manger lentement. Cela va vous demander un gros effort, cela va vous énerver mais, que vous soyez ou non prédisposée génétiquement à la prise de poids, c’est la bonne solution pour ne plus grossir

Article publié par Paule Neyrat, Diététicienne

Sources : Allison DB, Faith MS, Nathan JS. Risch’s lambda values for human obesity. Internal Journal of Obesity and Related Metabolism Disorder. 1996;20:990-9. leep Duration and Body Mass Index in Twins: A Gene-Environment Interaction http://dx.doi.org/10.5665/sleep.1810. Nathaniel F. Watson, MD, MSc1,2,3; Kathryn Paige Harden, PhD6; Dedra Buchwald, MD4; Michael V. Vitiello, PhD3,5; Allan I. Pack, MB ChB, PhD7; David S. Weigle, MD4; Jack Goldberg, PhD8. Hypothalamic Angptl4/Fiaf Is a Novel Regulator of Food Intake and Body Weight. Diabetes;59:2772–2780 Kim HK, Youn BS, Shin MS, Namkoong C, Park KH, Baik JH, Kim JB, Park. JY, Lee KU, Kim YB, Kim MS.

http://www.e-sante.fr/

La peur d’être en retard


    Je suis du genre a vérifier 3 ou 5 fois mon itinéraire en autobus, surtout s’il faut que je transfert de bus pour arriver à l’heure. C’est vraiment stressant !!! Alors qu’aller a pied a un rendez-vous, je n’ai pratiquement pas de problème
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    La peur d’être en retard

  1. peur retard

    Photo :Thinkstock
Nadine Descheneaux, Coup de pouce,

La simple idée d’arriver en retard au travail, au service de garde, à un rendez-vous ou même à notre souper de filles nous angoisse au maximum? On essaie d’en trouver la raison.

Est-ce que, enfant, on s’est fait chicaner ou humilier devant la classe pour un retard? Peut-être craint-on alors de voir la situation se reproduire. Chose certaine, derrière l’obsession de toujours arriver en avance se cache une grande insécurité et une peur profonde de déranger, de se faire réprimander, juger, rejeter – bref, de déplaire.

«Pour ces personnes, arriver en avance est une forme de contrôle et une façon de gérer leur stress», explique Francesca Sicuro, psychologue.

On aimerait se débarrasser de cette source d’anxiété?

«Pour s’en sortir, on trouve la peur en cause. On peut ainsi mieux replacer les choses dans un contexte réaliste», propose Mme Sicuro.

Notre amie va-t-elle nous chicaner si on arrive en retard au souper de filles? Notre patron nous mettra-t-il à la porte parce qu’on a été prise dans le trafic?

«En s’imaginant ce qui se produirait pour vrai si on arrivait en retard, on va réaliser que les conséquences ne sont jamais aussi terribles qu’on se l’était imaginé», affirme la psychologue.

Par la suite, on travaille à se défaire de notre habitude en arrivant progressivement de moins en moins en avance. Si on avait l’habitude d’arriver 30 minutes d’avance, on vise 25 puis 20 minutes, tout en apprenant à gérer notre stress.

http://www.coupdepouce.com/

Obsédé par la recherche du selfie parfait, un jeune Anglais tente de se suicider


Un autre trouble que les selfies semblent augmenter cette obsession de l’apparence physique.Certains y sont tellement accros qu’ils passent leur temps a faire des autoportraits a longueur de journée sans jamais être satisfait
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Accro aux selfies, il tente de se suicider

 

 

Danny Bowman se consacre maintenant à faire connaître son trouble mental, la dysmorphophobie (capture d’écran/The Independent).

Après avoir tenté de se suicider, ce jeune Britannique a été traité pour trouble de l’apparence physique et témoigne pour aider les jeunes qui souffrent des mêmes difficultés que lui.

On connaissait l’addiction aux jeux vidéos ou encore à Internet… Voici que se développe maintenant l’addiction aux selfies, ces autoportraits pris avec son téléphone portable. Dérive de l’ego et des réseaux sociaux, la mode du selfie, qui peut conduire à des situations extrêmes, a poussé un jeune Britannique au bord du suicide.

Aujourd’hui âgé de 19 ans, Danny Bowman passait en effet pas moins de 10 heures par jour à se consacrer à ces autoportraits, soit 200 quotidiens. Ce jeune Britannique cherche la perfection, le «selfie parfait» Une obession qui ne l’a pas quitté depuis ses 15 ans, à l’époque où ses camarades l’avaient traité de «laid».

Cet habitant de Newcastle avait même quitté l’école, était resté enfermé chez lui pendant six mois et avait perdu environ 12 kilos. Un jour, après avoir fait près de 200 autoportraits, dont aucun ne lui semble satisfaisant, le jeune homme tente de se suicider en prenant des médicaments. Sauvé de justesse par sa mère, qui l’emmène à l’hôpital, il commence alors un chemin vers la sortie de ce cauchemar.

Diagnostic: le jeune homme souffre de dysmorphophobie (Body dysmorphic disorder en anglais) soit la crainte obsédante d’être laid ou malformé, entrainant une constante préoccupation de l’apparence.

«Au début, il me prenait mon téléphone 10 minutes, puis une demi-heure, puis une heure…», raconte-t-il au Mirror .

Aujourd’hui, il n’a pas pris de selfie depuis de longs mois et témoigne au sein de l’association«Fixers» ,qui aide les jeunes de 16 à 25 ans à se détacher de leurs addictions de toutes sortes.

http://etudiant.lefigaro.fr/

Troubles alimentaires: déceler l’obsession


Reconnaitre les troubles alimentaires chez les gens de notre entourage est une chose, mais ce qui importe si on veut vraiment les aider, c’est d’abord de ne pas les juger, le dialogue est donc le premier pas
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Troubles alimentaires: déceler l’obsession

 

La base première du traitement d'un trouble alimentaire... (Photothèque Le Soleil)

La base première du traitement d’un trouble alimentaire est aussi simple que brutale : l’exposition alimentaire. Comme celui qui a une phobie des ascenseurs ne pourra vaincre sa peur qu’en s’y exposant peu à peu, celui qui a développé une «peur» de la nourriture devra réapprendre à manger normalement.

PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL

 

CLAUDETTE SAMSON
Le Soleil

(Québec) La présence d’un trouble alimentaire ne se traduit pas uniquement à travers un corps émacié. C’est souvent derrière une foule de petites stratégies d’apparence anodine que se cachent les obsessions envers la nourriture et le poids.

Le psychologue François Bernier et l’ergothérapeute Nathalie Saint-Jacques de l’équipe du Programme d’intervention des troubles de conduite alimentaire (PITCA) du CHUL prononceront mercredi soir une conférence grand public intitulée Alimentation et minceur : lorsque préoccupation devient obsession.

Quand votre meilleure amie se met à refuser les invitations au restaurant, que certains sujets alimentaires deviennent obsessifs ou, au contraire, tabous, qu’elle semble avoir développé toutes sortes de petits rituels, manger très lentement, couper sa nourriture en bouchées minuscules, qu’elle refuse un nombre croissant d’aliments, qu’elle se découvre tout à coup une foule d’intolérances, au gluten, au lactose, qu’elle se met à faire de l’exercice de façon effrénée, ou, bien sûr, qu’elle perd du poids de façon importante, il y a lieu de se poser des questions.

Bien sûr, faire de l’exercice et chercher à avoir un poids santé sont des comportements louables, dit le psychologue François Bernier. Mais là où une lumière jaune doit s’allumer, c’est lorsqu’ils deviennent obsessifs que tout le quotidien tourne autour de ces objectifs. Quand la vie devient une foule d’interdits, que le plaisir cède toute la place au perfectionnisme et au contrôle…

«Si votre amie vient avec vous au restaurant, mais qu’elle cherche à tout prix à choisir ce qui sera le moins calorique et qu’elle fait ensuite de l’exercice pendant des heures pour compenser, il y a un problème. C’est légitime de vouloir perdre du poids. Mais pas quand ça déclenche une peur panique, irrationnelle…»

Perceptions faussées

Les perceptions peuvent être à ce point faussées que même les personnes en état d’anorexie, ayant atteint une extrême maigreur, peuvent se trouver grosses.

Au début, les raisons d’amorcer un changement peuvent être légitimes.

«On le voit en thérapie, les gens ne sont pas de mauvaise foi.»

Ils ont commencé à faire de l’exercice pour être en forme, sont devenus végétariens par réelle conviction. Mais quand leur nouvelle vie est devenue un «régime» de privation, ils ont dévié vers le déséquilibre.

La base première du traitement d’un trouble alimentaire est aussi simple que brutale : l’exposition alimentaire. Comme celui qui a une phobie des ascenseurs ne pourra vaincre sa peur qu’en s’y exposant peu à peu, celui qui a développé une «peur» de la nourriture devra réapprendre à manger normalement.

Un réapprentissage qui se fait dans un cadre thérapeutique en traitant aussi bien la dimension émotive que les gestes du quotidien.

Ouvrir le dialogue

Mais François Bernier l’admet, l’équipe de soins du CHUL ne peut prétendre accueillir demain matin toutes les personnes qui le souhaiteraient. Il croit néanmoins que les personnes aux prises avec un tel trouble peuvent amorcer une démarche avec le soutien de leurs proches pour modifier des comportements. Il recommande surtout d’ouvrir le dialogue sur la base de l’ouverture, sans jugement.

À Québec, l’organisme communautaire L’Éclaircie apporte également un soutien (maisoneclaircie.qc.ca).

La conférence a lieu mercredi à 19h à l’amphithéâtre Fisher du CHUL, au 2705, boulevard Laurier à Québec.

http://www.lapresse.ca/

Luka Rocco Magnotta, l’objet de leur obsession


Je suis étonné que des gens puissent devenir fans d’un tueur ayant fait un crime des plus odieux ou Comme Luka Magnotta qui du jour au lendemain est devenu célèbre pour son meurtre d’une rare violence. C’est un problème qui je pense qu’il est important de consulter quand cette attirance mine la vie d’une personne ainsi que son entourage
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Luka Rocco Magnotta, l’objet de leur obsession

 

Luka Rocco Magnotta, à son arrivée à Montréal, le 18 juin 2012. REUTERS/SPVM –

 

La justice canadienne a beau l’accuser d’un des pires crimes de l’histoire du pays, des centaines de fans l’adulent et des admiratrices rêvent de le rencontrer. Confessions de femmes éprises de «Luka».

Coupable ou non, Luka Rocco Magnotta a gagné: il est devenu célèbre. Le visage du Canadien de 29 ans à l’allure androgyne a fait le tour du monde. La justice canadienne l’accuse du meurtre sordide d’un étudiant chinois à Montréal, à la fin du mois de mai; un des pires crimes de l’histoire du pays. Pourtant, des centaines de fans l’adulent et des admiratrices rêvent de le rencontrer. Confessions de femmes éprises de «Luka».

Alison (nom fictif) a honte de ce qu’elle ressent. Elle pourrait être fan d’un chanteur, d’un sportif ou d’un acteur, mais son obsession à elle, c’est Luka Rocco Magnotta. Cette Canadienne de 29 ans, qui vit en Ontario, n’en a rien dit à son mari, sa famille et ses amis. Tout juste sont-ils au courant qu’elle est très intéressée par l’affaire du «dépeceur de Montréal». Mais pas à ce point…

«A chaque fois que je découvre quelque chose de nouveau à propos de lui, mon obsession augmente encore et encore.»

Alison a tout vu, tout lu à propos de Magnotta. Elle estime lui consacrer 12 heures par jour, à un point tel que cette passion a un impact sur sa productivité au travail.

«A l’origine, c’était seulement de la curiosité mais au fur et à mesure, c’est devenu une véritable obsession. On peut dire que je suis devenue extrêmement attirée par Luka.»

Elle lui adresse même des poèmes sur un blog écrit en anglais.

«Je ne peux détourner le regard de ton visage hypnotisant / Un spécimen unique du genre humain / Mes pensées pour toi font battre mon cœur / Tes yeux sont mystérieux et froids /Tu as l’air si fort et en même temps si doux / Ta beauté pour moi, c’est tout ce qui compte »

Alison ne croit pas être amoureuse de Luka Rocco Magnotta, elle se définit plutôt comme une «supporter»:

« Je ne suis pas fan du crime qu’il est présumé avoir commis mais plutôt de l’image qu’il s’est créée sur le Net.»

Toute sa vie, Luka Rocco Magnotta a essayé en vain de devenir célèbre. Recalé des castings de téléréalité, incapable de décrocher un rôle dans un vrai film, il tente même la chirurgie pour ressembler à James Dean.

Mais rien n’y fait. Il se rabat alors sur le porno, Internet et ses quelque 70 pages Facebook pour donner libre cours à son narcissisme. Il publie des centaines de photos de lui dans des poses de mannequin.

Alison reconnaît que si elle ne le trouvait pas beau, elle n’aurait pas la même obsession.

«Je veux le connaître… mais je ne sais pas encore si je voudrais qu’il se passe autre chose entre nous.»

Magnotta, innocent jusqu’à preuve du contraire, fait face à 5 chefs d’accusation dont celui de meurtre prémédité, outrage à un cadavre, corruption des mœurs (pour avoir posté la vidéo du meurtre sur Internet) et harcèlement criminel envers le Premier ministre canadien (pour avoir adressé au parti conservateur un pied de la victime par la poste).

Des centaines de fans

Alison n’est pas seule dans son cas. Sur un forum de discussion français consacré à la psychologie, une jeune fille de 18 ans écrit:

«Je suis malencontreusement attirée par cet homme depuis le premier jour où l’on m’en a parlé. Je le trouve en quelque sorte parfait sans pour autant concevoir ce qu’il a fait. (…) Je suis et j’étudie son histoire à la lettre chaque jour, par curiosité, par attirance. (…) Mais c’est mal! Je dois passer pour une folle dingue et j’en suis bien consciente. Mais je n’arrive vraiment pas à l’oublier. Je ne sais pas quoi faire… Je vais jusqu’à me renseigner si les visites sont autorisés aux prisonniers à perpétuité. Parce que oui, j’aimerais un jour faire sa rencontre. Voir en face de moi qui est réellement cet homme dont j’ai pourtant essayé de me dégoûter, que ce soit en regardant la vidéo ou en cherchant des horribles commentaires et histoires sur lui. C’est malsain, ignoble et malade de ressentir ça.»

Autre page web consacrée à Magnotta, autre confession. Cette fois de Florentine, 49 ans:

«Ma vie est plate et inintéressante. Je suis frustrée contre les hommes de mon âge (…). Mon obsession pour Luka a commencé quand j’ai vu ses yeux bleus rayonnants et son corps sexy. J’ai commencé à imaginer des choses, à avoir des fantasmes. L’obsession est devenue tellement forte jour après jour que je n’arrive plus à bien dormir.»

Elle parle de ses rêves, elle imagine sa relation avec Magnotta comme celle d’amis proches, «comme Liz Taylor et Michael Jackson». Elle aussi voudrait le rencontrer en prison, le réconforter, le tenir dans ses bras.

La plupart de ces témoignages semblent rationnaliser leur obsession.

«C’est la première fois de ma vie que je ressens ça. Je suis bien consciente que ce n’est pas une obsession normale, reconnaît Alison.Je suis tiraillée entre mon côté rationnel qui me dit d’arrêter de m’intéresser à lui et mon côté obsessif, qui me dit le contraire.»

Plusieurs psychiatres recommandent de ne pas regarder la vidéo du meurtre de l’étudiant chinois Lin Jun, qui circule sur Internet. Pourtant, loin d’être dégoûtée, la créatrice de la page Facebook à la gloire de Magnotta, Destiney Danille St Denis, 21 ans, se vante d’avoir vu la vidéo du crime plus de 20 fois. Sa page rassemble plus de 1.500 fans de Magnotta.

Hybristophilie

Ce trouble qui toucherait surtout les femmes a un nom: l’hybristophilie, aussi connue sous le nom de «Syndrome Bonnie et Clyde». Il s’agit d’une fascination, voire d’une excitation sexuelle pour des personnes qui ont commis des crimes, spécialement les crimes violents et cruels.

Pour le psychiatre Louis Bérard, directeur des services professionnels à l’Institut Philippe Pinel de Montréal, le phénomène n’est pas nouveau.

«Si l’industrie du polar et du cinéma rapporte des millions en mettant en scène si souvent des meurtriers en série, c’est que la fascination des êtres humains pour ce genre de crime sordide est manifestement assez répandue.»

Plusieurs criminels célèbres, particulièrement ceux ayant commis des crimes affreux, ont engendré leur lot d’admirateurs. Un des plus vieux cas connus demeure le tueur en série Français Henri-Désiré Landru, coupable du meurtre de 11 personnes dont 10 femmes. De son incarcération en 1919 jusqu’à son exécution en1922, il aurait reçu plus de 4.000 lettres d’admiratrices dont 800 demandes en mariage. Les assassins américains Charles Manson et Ted Bundy ont eux aussi été inondés de lettres enflammées de femmes qui n’hésitent pas à aller les rencontrer en prison.

Certaines admiratrices vont même jusqu’à épouser ces hommes qu’elle ne connaissent que par échange épistolaire. Le tueur en série américain Richard Ramirez a par exemple épousé une journaliste devenue groupie. L’Allemand Jurgen Bartsch, qui a violé et démembré 4 enfants, a épousé son infirmière en soins psychiatriques. Et c’est sans parler du cas de Monique Fourniret qui ira jusqu’à commettre des crimes avec son mari rencontré grâce à des lettres lors d’un précédent séjour en prison.

Sur Internet, les autographes ou les lettres de tueurs se collectionnent et se vendent. On peut même trouver des morceaux de pierre tombale ou de motte de terre du jardin où le tueur a enterré ses victimes. Dans le cas de Magnotta, la chaise du cyber-café de Berlin où il a été arrêté a fait une courte apparition sur eBay avant d’être retirée. Les enchères dépassaient les 1.000 euros. (1 400 $)

Pour le psychiatre Louis Bérard, tout est question de maîtrise de ses limites.

«Je pense que ce genre de crimes réveille quelque chose chez les gens, une sorte de fascination pour ceux qui transgressent les limites qu’on nous a appris à ne pas dépasser dans notre éducation. Il faut accepter de faire le deuil de ces choses que la loi ou la moralité nous interdisent de faire.»

Sans surprise, il recommande à toute personne qui serait envahie par ce genre de fascination au point de négliger des aspects plus importants de sa vie, comme sa relation avec ses proches ou son travail, de consulter. C’est justement ce que s’apprête à faire Alison:

«Je veux comprendre pourquoi quelqu’un que je n’ai jamais rencontré peut avoir une emprise si forte sur mes émotions et sur ma vie.»

Thomas Gerbet

http://www.slate.fr