L’entreprise Dela utilise les empreintes digitales des défunts à des fins commerciales


La mort, c’est un vrai commerce. Les compagnies funéraires jouent souvent avec les sentiments de ceux qui restent pour ajouter des dépenses pour des funérailles. Prendre les empreintes sans permission dans le but de faire plus d’argent est vraiment troublant
Nuage

 

L’entreprise Dela utilise les empreintes digitales des défunts à des fins commerciales

© getty.

PAYS-BAS L’entreprise spécialisée en funérailles, qui combine l’organisation et l’assurance d’obsèques, Dela, prélève les empreintes digitales des défunts sans l’autorisation de leurs proches, a découvert la radio néerlandaise, Radio 1. Dela, qui est aussi présente en Belgique, utilise ces empreintes à des fins commerciales.

Dela prend ces empreintes digitales sans qu’un proche du défunt ne soit présent, quelques jours avant les obsèques. Quelques semaines plus tard, les proches reçoivent un e-mail de Dela leur demandant s’ils souhaitent créer une bague ou une chaîne avec l’empreinte digitale du disparu. Pour un prix compris entre 124 et 1.320 euros. (entre 186 et 2 000 $ cad) L’entreprise ne détaille pas dans son courrier comment et pendant combien de temps les empreintes sont conservées.

Dela est également active en Belgique. On ignore si la pratique n’est appliquée qu’aux Pays-Bas.

https://www.7sur7.be/

Des centaines de corps abandonnés


Comment se fait-il que des gens soient abandonné de la sorte dans des morgues, et ce a tout âge? Plusieurs demeurent inconnus, d’autres c’est une indifférence totale de la famille envers la personne décédée et quelques cas, probablement c’est manque de ressources pour donner un sépulture descente ..
Nuage

Des centaines de corps abandonnés

Décès - Des centaines de corps abandonnés

À la morgue de Québec, les dépouilles sont congelées en attendant qu’on «trouve preneur».

© Jean-François Desgagnés/Agence QMI

Diane Tremblay

QUÉBEC — Le nombre de dépouilles abandonnées dans les réfrigérateurs des salons funéraires est en augmentation au Québec.

Depuis trois ans, 1227 Québécois sont morts dans l’indifférence la plus totale. À défaut de trouver un proche pour s’occuper des obsèques, les corps finissent par s’entasser dans les morgues, c’est l’État qui doit en disposer.

L’an dernier, l’Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale, qui collige les données pour l’ensemble de la province, a enregistré 388 corps déclarés comme non réclamés. De 2008 à 2010, ce phénomène a connu une augmentation vertigineuse de 27,6 %.

« Notre rôle est purement technique. On n’a pas fait d’analyse sociologique du phénomène. On essaie de retracer les familles et, lorsque c’est impossible, on établit des liens avec les maisons funéraires pour disposer des corps. On est dans la technicalité et la gestion », a dit Pierre Lafleur, porte-parole de l’Agence.

Le délai minimal de conservation est de 30 jours. Lorsqu’il est évident qu’un corps ne sera pas réclamé, celui-ci est offert à la science, s’il respecte certaines conditions.

Les corps autopsiés, accidentés ou déformés par la maladie sont automatiquement rejetés. En 2010, 33 corps non réclamés ont été transférés dans une institution d’enseignement.

Coût

Au sens de la loi, un corps est considéré comme non réclamé lorsque le conjoint ou un proche parent confirme par écrit qu’il n’a pas l’intention de s’en occuper, ou que ces derniers n’ont pu être trouvés au terme d’une recherche policière.

« Avec l’enquête de voisinage, on retrouve un proche dans la plupart des cas à l’intérieur de quelques semaines. Des personnes seules qui décèdent, ça arrive souvent! C’est l’odeur qui alerte les voisins », a confirmé Catherine Viel, de la police de Québec.

Finalement, lorsque les autorités ont tout fait pour retracer un proche et que celui-ci ne veut pas prendre en charge les coûts des funérailles, la facture de crémation est envoyée à Québec.

Le gouvernement octroie aux maisons funéraires 550 $ par adulte et 300 $ par enfant pour disposer des corps non réclamés. En 2010, on a enregistré 155 corps de bébés morts-nés ou n’ayant survécu que quelques heures qui n’ont pas été réclamés par les parents, comparativement à 150, en 2009.

L’an dernier, l’État québécois a déboursé 132 484 $, soit 10 % de plus qu’en 2009.

Facteurs

Le vieillissement de la population expliquerait en partie l’augmentation de ces statistiques, mais ce n’est pas le seul facteur. Les problèmes sociaux, en particulier chez les jeunes, et les problèmes de santé mentale entraînent une rupture des liens familiaux.

À la suite de la désinstitutionnalisation, on dénombrait 400 itinérants dans les rues de Québec, il y a 25 ans. La moitié venait des institutions psychiatriques, ce qui laisse penser que ces personnes meurent comme elles ont vécu, seules, et dans l’oubli.

http://fr.canoe.ca