La dernière zone de l’Arctique épargnée par le réchauffement climatique a commencé à se rompre


La Dernière Zone de Glace en Arctique que l’on ne croyait pas en danger immédiat, a fini par fissurer. Maintenant, on croit qu’elle disparaîtra en l’espace d’une génération.
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La dernière zone de l’Arctique épargnée par le réchauffement climatique a commencé à se rompre

 

Crédits : Scanpix Denmark

par  Malaurie Chokoualé

Une zone ancienne et considérée jusqu’ici comme étant hors de danger immédiat, « la Dernière Zone de Glace », a commencé à se rompre dans l’Arctique. Alors qu’il n’avait encore jamais été enregistré auparavant, ce phénomène s’est produit deux fois cette année : du 1er au 5 août, une fissure s’est formée à nouveau. Elle remet en question certaines théories scientifiques. 

The Guardian a partagé cette nouvelle effrayante ce mardi 21 août.

Selon les scientifiques, la glace de l’océan Arctique devrait disparaître en une génération et ainsi avoir un impact très lourd sur tout l’écosystème qui en dépend. Ils avaient toutefois pointé jusque là une exception à ce processus, une zone plus épargnée par son épaisseur et son ancienneté : « la Dernière Zone de glace ». Située au nord du Groenland et de l’île d’Ellesmere, sur le territoire canadien du Nunavut, cette région devrait être le dernier bastion de glace de mer en été alors que la Terre continuera de se réchauffer.

Crédits : DTU Space

En outre, « elle abrite probablement la plus grande concentration d’espèces sauvages arctiques dépendantes de la banquise », rappelle National Geographic.

Les récentes observations de la glace ont démontré que désormais, celle-ci n’était pas si intouchable que cela, et qu’elle était elle-même en danger.

Dans cette partie du monde, un courant océanique souffle d’est en ouest dans l’océan Arctique (la dérive transpolaire) et pousse la glace de la Sibérie à travers l’Arctique jusqu’à la côte. Celle-ci s’y empile alors, car elle n’a nulle part où aller. Ainsi, la glace au nord du Groenland est compacte et difficile à déplacer. Mais l’hiver dernier était si chaud que la glace n’était finalement pas assez compacte. Des fissures se sont créées dans lesquelles de l’eau s’infiltre, et la glace est à présent aisément repoussée par les vents.

« Effrayant », a écrit Thomas Lavergne, un scientifique de l’Institut météorologique norvégien, dans un tweet. Il poursuit : « Je ne peux pas dire combien de temps cette étendue de glace restera ouverte, mais même si elle se ferme dans quelques jours, le mal sera fait : la vieille glace de mer épaisse aura été repoussée de la côte vers une zone où elle va fondre plus facilement. »

Sources : The Guardian/WWF/National Geographic

http://www.ulyces.co/

Se nourrir au Nunavut quand la boîte de céréales coûte 19 $


Le Nunavut est au Nord du Canada, les Inuits (qu’on appelle encore à tort les esquimaux) vivent dans un environnement difficile. À part que la viande de phoque, de poisson ou autres, ils faut faire venir par avion des produits de tous les jours, que ce soit du lait, du savon, des céréales etc .. et le coût de l’épicerie est exorbitant dans un endroit ou le taux de chômage est plus haut qu’ailleurs. Il est difficile de nourrir une famille et encore plus de donner des petits extras. Certains groupes essaient de changer les choses pour les aider à survivre grâce à Internet
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Se nourrir au Nunavut quand la boîte de céréales coûte 19 $

 

Des boîtes 1,12 kg de Rice Krispies sur une étagère

Des céréales à 19 $ dans une épicerie du Nunavut Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

Le coût de l’alimentation au Nunavut est si élevé qu’il est difficile pour de nombreuses familles de joindre les deux bouts. Pour s’en sortir, elles trouvent toutes sortes de moyens, dont l’échange sur Internet.

Un texte de Marie-Laure Josselin

Sonny Natanine, jeune mère monoparentale de Clyde River, sur l’île de Baffin, voulait bien raconter son quotidien et le coût de la vie au Nunavut.

La rencontre s’était faite grâce à Facebook, un réseau social particulièrement utilisé dans les communautés inuites. Sauf que Sonny ne donnait plus de nouvelles depuis quelques jours. En fait, elle ne pouvait plus payer sa facture et n’avait donc plus Internet.

Il a alors fallu trouver sa maison, en posant des questions à gauche, à droite.

« C’est ici. Mais surtout, ne frappe pas à la porte. Ici, on ne frappe pas. Seule la GRC le fait, et c’est rarement pour une bonne nouvelle. »

Faire ses bottes soi-même pour économiser

Sonny sort de chez elle et m’invite du haut des escaliers :

« Entre, je vais te montrer mes bottes faites en peau de phoque ».

La jeune femme montre une botte en peau de phoque doublée de feutre.

Sonny Natanine a pris 20 jours pour fabriquer ces bottes. Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

Sonny a terminé la veille ses bottes noir et blanc avec des touches de rouge et de vert. Cette première paire qu’elle a confectionnée représente bien plus qu’un moment de couture. C’est l’assurance d’avoir les pieds au chaud tout l’hiver et surtout plus d’argent à consacrer à autre chose qu’à l’achat de bottes.

Car Sonny Natanine ne travaille pas, raconte-t-elle, en montrant les meubles de sa maison.

« Que du seconde main, parce que je ne peux me payer que ça », glisse cette mère de deux filles âgées de 8 et 14 ans.

La fillette est assise par terre.

Alissa, 8 ans, la plus jeune fille de Sonny Natanine Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

Vivre au jour le jour

Au Nunavut, le taux de chômage est deux fois et demie supérieur à celui du Canada. Sonny a repris les études pour devenir professeure. Alors, en attendant cette précieuse paye, elle essaie de vivre au quotidien.

Aujourd’hui, elle regarde son calendrier et annonce qu’il lui reste neuf jours avant de recevoir son chèque à l’enfance et qu’elle ne sait pas trop comment faire.

Son réfrigérateur est peu garni. Dans le congélateur, un mélange de fruits, un paquet de légumes, de la viande gagnée la veille. Dans le reste, des œufs, du jus, quelques aliments.

La jeune femme a ouvert la porte du congélateur, qui est peu garni.

Sonny Natanine montre le contenu de son réfrigérateur. Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

C’est tout ce que j’ai. Je n’ai pas beaucoup plus, mais c’est comme ça qu’on fait, qu’on survit, jour après jour. Sonny Natanine

Des jours, elle n’a pas à manger, et ces jours arrivent souvent à la fin du mois, avoue cette femme toute menue. L’épicerie, c’est le plus gros trou dans son budget.

La nourriture deux fois plus chère qu’ailleurs

Des bouteilles de 2 litres de lait à 7 $

Le lait coûte plus cher au Nunavut. Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

Au supermarché de Clyde River, comme à celui de Pond Inlet ou Qikiqtarjuaq, deux autres communautés de l’île de Baffin, on trouve un paquet de céréales de 1,12 kg pour 19 $, du glaçage fouetté pour 12,79 $, du dentifrice à 11 $, sans compter le prix des fruits et légumes.

Des contenants de glaçage de 450 g qui coûte près de 13 $

Le glaçage coûte très cher au Nunavut. Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

Un habitant du Nunavut va payer, de manière générale, 2,2 fois plus cher un article ou un aliment qu’un autre Canadien.

Du dentifrice à 11 $

Le dentifrice coûte cher au Nunavut. Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

Selon une étude de 2014, les coûts d’épicerie pour une famille de quatre au Nunavut sont d’environ 19 750 $ par année, alors que la moitié des adultes inuits gagnent moins de 20 000 $ par année.

Conséquence : selon un rapport d’experts sur la sécurité alimentaire dans le nord du Canada, publié en 2014, au moins 35 % des ménages du Nunavut n’ont pas assez à manger. D’autres rapports parlent de 70 %. Et trois enfants inuits d’âge préscolaire sur quatre sautent régulièrement des repas.

Des enfants jouent près du supermarché.

Un supermarché de Pond Inlet, au Nunavut Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

Faire venir des articles du sud

Alors tous les moyens sont bons pour essayer de trouver des solutions. Il y a ceux, avec des moyens, qui vont dans le sud et se font expédier des marchandises. Un père de famille inuite, qui travaille, raconte qu’il paie chaque année environ 700 $ pour se faire expédier des affaires achetées chez Costco, et que le coût des achats – de la boîte pour les mettre dedans et l’envoi – est de 1500 $ au total.

Plusieurs sites proposent des solutions pour expédier de la marchandise moins chère grâce à des commandes en ligne.

L’échange, par l’entremise d’Internet par exemple, est aussi une autre solution. L’un des groupes de vente et d’échange, Iqaluit Sell-Swap, compte plus de 24 000 membres, alors que la population du Nunavut est d’un peu plus de 37 000 personnes.

Partager le poisson et le phoque

Il y a bien sûr le partage. Les chasseurs et les pêcheurs offrent une partie de ce qu’ils ont attrapé. Comme le morceau de phoque enveloppé dans un sac plastique que Sonny garde dans son réfrigérateur. Elle l’a eu la veille et a déjà commencé à en frire une partie.

« Mes enfants mangent mieux que moi, c’est sûr. »

Pourtant, cette notion de partage, ancrée dans les traditions inuites, tend à diminuer. Et cela désole le vieux Levi Mutaralak, 80 ans, de Clyde River.

Levi Mutaralak

Levi Mutaralak Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

On nous a toujours appris à donner et à partager la nourriture sans la vendre. Mais maintenant, avec l’économie actuelle, on a besoin d’argent, et les gens se mettent à vendre la nourriture qu’ils attrapent plutôt que de la partager.

Levi Mutaralak

Autre initiative, celle du groupe Feeding My Family, qui dénonce, grâce à des photos notamment, les prix exorbitants dans le nord et qui essaie d’encourager des changements chez les décideurs gouvernementaux.

Un colis pour l’anniversaire d’un enfant du nord

Le Northern Birthday Box Project compte 10 000 membres dans un groupe fermé sur Facebook. Son but : mettre en relation, au hasard, des personnes du sud prêtes à envoyer un colis pour l’anniversaire d’un enfant du nord. Le répondant reçoit l’information sur l’âge, le sexe, le nom de l’enfant ainsi que ses goûts. Tous les frais, y compris ceux de transport, sont couverts par le répondant.

En août, 190 boîtes ont été envoyées. La moyenne, chaque mois, tourne autour de 150. Cent cinquante enfants qui fêtent leur anniversaire avec un thème de hockey, de princesse ou de Minions.

Tammy Scott, une résidente de Chelsea de passage à Qikiqtarjuak, sur l’île de Baffin, n’en revient pas. Elle jette un regard derrière elle et pense avoir reconnu l’enfant à qui elle a envoyé la boîte d’anniversaire. Mais, même si on lui parle en inuktitut, l’enfant, visiblement timide, part avec son vélo.

Tammy Scott et un garçon à bicyclette

Tammy Scott et, en arrière-plan, le garçon à qui elle pense avoir envoyé une boîte. Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

« Un mélange à gâteau que je paie 2 $ à Chelsea, ici c’est entre 15 $ et 20 $. Je savais qu’il aimait beaucoup le thème Star Wars, alors je lui ai préparé des choses en lien avec ça », précise la mère de famille.

En voyant le village en personne, je m’aperçois à quel point ce n’est pas farfelu comme projet. Tammy Scott

Sur la page Facebook du projet, les photos s’enchaînent, avec toujours, dessus, des gâteaux très travaillés, des sourires et des remerciements à la personne qui a envoyé la boîte.

Pour Sonny Natanine, le projet aide beaucoup, car pour préparer un anniversaire pour un enfant, il faut prévoir une centaine de dollars, juste pour la décoration, la préparation à gâteau, les assiettes.

Cela aide vraiment les enfants à bien célébrer leur anniversaire, car ici, si tu veux décorer selon le thème que ton enfant aime, tu ne trouves rien. Mon cousin a reçu sa boîte et c’était un anniversaire magnifique.

Sonny Natanine

http://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Femmes illégales à bord !


Dans l’expédition Franklin qui a péri au Nunavut au nord du Canada en 1845 aurait eu probablement 4 femmes à bord. Cela reste encore à confirmer. Cependant, dans l’histoire marine, il y a eu des femmes qui ont voyagé au bord de bateau souvent déguisées en hommes pour vivre l’aventure
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Femmes illégales à bord !

Le sort des membres de la mythique expédition Franklin commence à s’éclaircir grâce à la découverte des deux épaves de l’expédition et de nouvelles analyses d’ADN sur de nombreux corps découverts depuis le 19e siècle. Ces analyses viennent de révéler la possibilité, bien qu’il y ait un pourcentage d’erreur, que 4 femmes aient pu faire partie de l’expédition… Profitons de la découverte pour nous intéresser à des femmes qui ont osé le déguisement jadis pour pouvoir naviguer!


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Les récentes analyses:


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Le 20 avril dernier, des chercheurs étudiant depuis un certain temps déjà l’ADN de 24 corps de membres de l’expédition Franklin, dont les navires sont restés coincés dans les glaces du Nunavut en 1845, ont publié les premiers résultats de leurs analyses dans la revue Journal of Archaeological Science. Avec la création d’une nouvelle banque de données à partir de leurs échantillons, ils espèrent ainsi pouvoir identifier formellement certains membres de l’équipage. 


Des ossements découverts en 1945
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Les chercheurs ont toutefois eu une surprise en réalisant que quatre de leurs échantillons étaient liés à des femmes et non pas des hommes. Auraient-elles pu être des Inuit entrées en contact avec les hommes de l’expédition? Les chercheurs réfutent cette possibilité puisque l’ADN extrait et les données archéologiques associent plutôt ces échantillons à des Européens. Il faudra plus d’analyses pour identifier formellement ces corps à des femmes cependant, puisque ces premières analyses contiennent un pourcentage d’erreur, notamment parce que la faiblesse d’ADN peut diminuer la présence des chromosomes masculins.

Pendant très longtemps, les femmes n’étaient pas acceptées à bord de la plupart des navires, mais certaines sont parvenues à entreprendre de grands voyages en se déguisant en hommes… Voyons trois exemples historiques!

Anne Bonny et Mary Read:


Gravure anonyme d’Anne Bonny du 18e siècle
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Alors que le pirate Jack Rackham le Rouge commençait ses pillages en mer en 1719, il fit la connaissance d’une femme de descendance irlandaise, Anne Bonny, mariée à un marin de Caroline du Sud. Ils tombèrent amoureux et Anne fut même punie de coups de fouets par le gouverneur des Bahamas pour adultère.


Gravure de Rackham le Rouge
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Elle choisit de s’enfuir avec Jack, qui avait brisé son pardon pour piraterie, et le fit en volant le navire de son mari! La vie sur un navire de pirates impliquait un habillement plus masculin que féminin pour Anne, notamment pour ne pas être remarquée alors qu’elle vivait dans l’illégalité. Jack découvrit toutefois qu’un homme était beaucoup trop près de sa bien-aimée à bord et lorsqu’il menaça de le tuer, Anne lui révéla qu’il s’agissait en réalité d’une femme du nom de Mary Read. Cette Britannique rêvant d’aventure avait passé la grande partie de sa vie d’adulte déguisée en homme. Il la garda dans son équipage et Rackham le Rouge devint entre autres célèbre pour avoir écumé les mers avec deux femmes pirates!

Jeanne Barret:


Portrait imaginé de 1817
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Jeanne Barret, née en Bourgogne Franche Comté au 18e siècle, est un cas assez unique dans l’Histoire! Elle était entrée comme aide-ménagère au service d’un botaniste du nom de Philibert Commerson et ce dernier avait réalisé qu’elle était précieuse pour l’aider à classer ses échantillons, ses livres et ses données. Elle était beaucoup plus méticuleuse que lui et il semble conséquemment lui avoir appris à lire et écrire et lui avoir enseigné les bases de la botanique.


Détroit de Magellan
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Ils tombèrent amoureux, eurent même une enfant et en 1766, la marine royale française annonça un voyage autour du monde qui intéressa vivement le couple de botanistes. Problème, les femmes étaient interdites sur les bateaux et les officiers qui osaient contrevenir à la loi étaient suspendus et emprisonnés. Jeanne se coupa donc les cheveux, banda sa poitrine et changea son nom pour Jean Baré. Elle put ainsi accompagner son mari à bord de l’Étoile, navire d’expédition commandé par Louis Antoine de Bougainville, vêtue de l’uniforme de marin!

Elle devint ainsi la première femme à faire la circumnavigation, alors qu’elle n’avait que 26 ans…

 

Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

http://www.historiatv.com/

Un étrange bruit sort du fond de l’océan arctique


Des bruits bizarres dans le nord du Canada etpersonnes ne savent d’ou ces sons viennent, seulement des suppositions. Ce qui cause problème pour les Inuits pour la chasse dans un territoire dont la vie est très difficile
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Un étrange bruit sort du fond de l’océan arctique

 

Un étrange bruit sort du fond de l'océan arctique

Ce sont les habitants du petit village d’Igloulik qui ont remarqué ce bruit.Photo Fotolia

IGLOULIK – Un étrange bruit monte du fond de l’océan arctique qui ferait fuir les animaux sauvages du secteur, a rapporté le Nunatsiaq Online.

Ce sont les habitants du petit village d’Igloulik qui ont remarqué ce bruit qu’ils décrivent proche d’un tintement ou d’un bourdonnement, au niveau du détroit de Furty and Hecla, au Nunavut.

Personne ne sait pour l’instant d’où il provient, mais les hypothèses vont bon train. Certains ont pensé que le bruit était provoqué par une entreprise minière locale, la Baffinland Iron Mines Corporation, qui a déjà effectué des relevés des fonds marins à l’aide d’un sonar, mais la compagnie a démenti.

D’autres accusent l’organisation de défense de l’environnement Greenpeace d’utiliser un sonar pour faire fuir les mammifères vulnérables tels que les phoques et les baleines, chassés par les Inuits de la région.

Les habitants assurent que la faune s’est faite rare ces derniers temps, mais Greenpeace a nié en être responsable.

Le premier ministre du Nunavut, Peter Taptuna, a demandé au ministère de la Défense d’enquêter.

http://fr.canoe.ca/

L’afflux de touristes dans le cercle Arctique n’est pas une bonne nouvelle


Les glaces fondent dans le Grand Nord du Canada, des paquebots peuvent désormais prendre cette route maritime longtemps inaccessible. Le tourisme se développe dans un coin du monde ou l’environnement est fragile et que le ravitaillement ne se fait qu’une fois par semaine si la température le permet. Peut-on vraiment espérer que ces gens qui ont le goût d’aventure puissent respecter tous les aspects que vivent les Inuits ?
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L’afflux de touristes dans le cercle Arctique n’est pas une bonne nouvelle

 

 Expédition dans le Grand Nord | Roderick Eime via Flickr CC License by

Expédition dans le Grand Nord | Roderick Eime via Flickr CC License by

Repéré par Bruno Cravo

Le Grand Nord est désormais plus accessible au tourisme. Pour les Inuits, cela a quelques inconvénients.

Vous avez toujours rêvé d’une virée dans le Grand Nord? Dans un long reportage, Pacific Standard vous emmène à bord de l’Akademik Ioffe, navire russe destiné à la recherche devenu paquebot de croisière, qui, avec ses 102 passagers, transite à travers le Nunavut canadien, région la moins peuplée du pays et terre des Inuits.

Cette ethnie accueille désormais, pour le meilleur mais surtout pour le pire, des touristes du monde entier qui empruntent une route maritime longtemps innavigable à cause de la banquise. Cette longue bande de 1.500 kilomètres au nord du Canada s’ouvre en effet davantage aux navires depuis la fin des années 2000 et le recul des glaces. En 2015, trente voyages ont ainsi été programmés par les huit voyagistes qui se partagent la zone, transportant 2.900 passagers.

Société de consommation

Certes, les touristes friands des étendues parmi les mieux préservées de la planète ainsi que de la faune locale donnent un coup de boost à l’artisanat local, qui s’adapte à leurs besoins. Les graveurs et les sculpteurs de la culture inuit vont jusqu’à anticiper l’arrivée de futurs touristes en produisant en plus grande quantité.

Mais, dans ces terres éloignées, encore majoritairement autarciques, où les ravitaillements restent rares, les demandes alimentaires des touristes excèdent parfois les produits disponibles. C’est la situation à laquelle se heurte Pond Inlet, le plus grand hameau de la région avec ses 1.500 habitants.

La brochure distribuée aux nouveaux venus est pourtant claire:

«Nous vous invitons à visiter nos épiceries mais rappelez-vous que remplir nos étagères avec des provisions et des produits frais demande beaucoup d’efforts. Elles ne sont réapprovisionnées qu’une fois par semaine quand la météo le permet. Alors s’il vous plaît achetez uniquement ce dont vous avez vraiment besoin.»

Peur animale

Peuple de chasseurs et de pêcheurs, les Inuits se plaignent également de l’éloignement de certaines espèces animales, seules sources de protéines, depuis l’arrivée des touristes.

«Les gens d’ici se plaignent de ne plus voir de baleines avec l’arrivée massive des bateaux, affirme Karen Nutarak, une habitante de Pond Inlet. Si mes filles ou moi-même remplaçons le narval et le phoque par de la nourriture industrielle trop longtemps, nous tombons malades.» 

Pour Madeleine Redfern, ancienne directrice du tourisme du Nunavut, «une meilleure communication entre les autorités du tourisme, les membres de la communauté et les opérateurs de croisière eux-mêmes» est nécessaire afin d’éviter ces difficultés.

L’enjeu est à la hauteur des défis qui vont suivre puisque la compagnie de croisières de luxe américaine Crystal Cruises, avec ses paquebots d’environ 1.000 passagers, a d’ores et déjà prévu un voyage dans la zone pour l’été 2016. Un risque de pénurie supplémentaire.

http://www.slate.fr/

Les membres de l’expédition Franklin ont eu recours au cannibalisme


Comment réagirons-nous si nous étions dans un groupe sans nourriture, ni force pour chasser dans un environnement hostile ? Je crois que j’aimerais mieux mourir de faim que manger une personne, mais si la situation se présentait … ?
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Les membres de l’expédition Franklin ont eu recours au cannibalisme

 

Un chercheur examine des ossements qui démontrent que les membres de l'expédition Franklin ont eu recours au cannibalisme.

Un chercheur examine des ossements qui démontrent que les membres de l’expédition Franklin ont eu recours au cannibalisme. Photo :  Simon Mays

Un texte de Josée St-Onge

Des chercheurs de l’Université de l’Alberta et de l’organisme public Hictoric England ont trouvé des preuves de cannibalisme sur 36 os découverts sur l’île King William, au Nunavut, qui datent de l’époque de l’expédition Franklin dans l’Arctique.

Le chercheur anglais Simon Mays, qui a participé aux fouilles et à l’analyse des ossements, affirme que les ossements avaient été entaillés avec un objet tranchant et démontraient des signes d’avoir été bouillis, afin d’extraire et de consommer la moelle à l’intérieur.

« Grâce aux entailles sur les ossements, nous pouvons démontrer que des actes de cannibalisme ont eu lieu. » — Simon Mays, chercheur, Historic England

Sir John Franklin a mené une expédition dans l'Arctique canadien en 1845.

Sir John Franklin a mené une expédition dans l’Arctique canadien en 1845.  Photo :  CBC

L’explorateur anglais John Franklin a mené une expédition en 1845 pour découvrir le passage du Nord-Ouest dans l’Arctique canadien.

Une note retrouvée sur l’île King William indiquait que les deux navires et les 129 membres de l’équipage ont été piégés par la glace à la fin 1846 et que M. Franklin était mort le 11 juin 1847.

Des hommes désespérés

Le chercheur Simon Mays affirme que le cannibalisme a tendance à survenir en étapes, la première étant la consommation de pièce de viande. Au fur et à mesure que le temps passe, les actes de cannibalisme progressent, dit-il.

« La dernière étape est de briser les os et la moelle et c’est ce que nous avons observé dans ce cas. »— Simon Mays, chercheur. Historic England

Simon Mays dit que les os ont été retrouvés à plusieurs endroits, une autre preuve que les actes de cannibalisme des membres de l’expédition ont eu lieu sur une longue période de temps.

L’histoire orale des Inuits

L’historien Louie Kamookak, de la communauté de Gjoa Haven, au Nunavut, affirme que les Inuits racontent l’histoire du cannibalisme des membres de l’expédition Franklin depuis le 19e siècle.

« Il y a plusieurs histoires qui ont été partagées oralement et qui sont plutôt macabres. »— Louie Kamookak, historien de Gjoa Haven

Louie Kamookak raconte qu’au 19e siècle, des Inuits avaient découvert une tente près d’une embarcation. Un homme mort se trouvait à l’intérieur ainsi qu’un pot contenant des restes humains.

L’historien affirme que les Inuits ont évité cet endroit pendant des années de peur de rencontrer de mauvais esprits.

« Les mauvais esprits représentent ce qu’ils ont vu, des hommes blancs qui se mangeaient entre eux, » dit-il.

http://ici.radio-canada.ca/

Échoué au Canada depuis 1930, le Maudrentrera en Norvège


Une épave appartenant a un héros explorateur norvégien, puis vendu à la Compagnie de la Baie d’Hudson, va être restitué (si tout va bien) à la Norvège après avoir enfin réglé le côté politique qui souvent met des obstacles un peu partout
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Échoué au Canada depuis 1930, le Maud rentrera en Norvège

 

Après quatre ans de négociations et de préparation, une équipe d'experts... (Photo La Presse Canadienne)

PHOTO LA PRESSE CANADIENNE

La Presse Canadienne
CAMBRIDGE BAY, Nunavut

 

Après quatre ans de négociations et de préparation, une équipe d’experts s’apprête à sortir de l’eau le célèbre navire Maud qu’a conduit l’explorateur norvégien Roald Amundsen dans son second voyage en Arctique.

Quelque 85 ans après que le bateau se fut échoué dans des eaux peu profondes du Nunavut, Jan Wanggaard, le chef de l’équipage qui espère ramener aux Norvégiens le dernier navire du héros national, est plutôt confiant de la réussite des opérations.

Le Maud a été construit en 1917, à Vollen, pour l’explorateur Amundsen, le premier homme à atteindre le pôle Sud. Il a aussi mené des expéditions historiques dans l’Arctique canadien, dont la première traversée réussie du passage du Nord-Ouest.

M. Amundsen prévoyait figer le Maud spécialement renforcé dans la glace de la banquise pour dériver à travers le pôle Nord. Après deux tentatives ratées, le navire a été vendu à la Compagnie de la Baie d’Hudson, en 1925.

Trois ans plus tard, le bateau s’est retrouvé coincé au large de Cambridge Bay, avant de sombrer en 1930. Des parties de la coque émergent encore des vagues.

Depuis juin, Jan Wanggaard et son équipe ont fait passer des cordes et des courroies sous la coque de 40 mètres. Cette semaine, des ballons flottants seront attachés aux cordes dans le but de lever le bateau du fond océanique.

Le Maud tiendra bon, croit M. Wanggaard.

«Ce bateau était l’un des navires de bois les plus robustes jamais construits, a-t-il assuré. Il a été conçu pour résister à la pression de la glace.»

Une fois cette opération complétée, une barge ramenée de Norvège sera immergée puis placée sous la coque. Des réservoirs de flottation seront regonflés, et la barge soulèvera la coque hors de l’eau.

Le Maud passera probablement un hiver de plus à Cambridge Bay, le temps de sécher et d’être solidifié pour le long voyage qui l’attend.

D’un point de vue technique, c’est très simple. Mais la politique derrière les opérations a été tout autrement.

La Norvège s’est d’abord heurtée à l’opposition des gens de Cambridge Bay, qui voulaient que l’épave reste où elle est. Ensuite, le gouvernement canadien a refusé de donner au groupe le permis d’exportation, bien que le bateau lui appartienne. Ce permis lui a finalement été accordé par défaut, car aucune équipe canadienne n’a présenté de plan de sauvetage.

Mais malgré son départ, le Maud laisse au Canada un souvenir éternel: il a été le modèle sur lequel a été construite la célèbre goélette de la GRC St.Roch, qui a été la seconde embarcation à traverser le passage du Nord-Ouest et la première à faire le tour complet de l’Amérique du Nord.

http://www.lapresse.ca/

Une dame prépare des paquets de nourriture qu’elle envoie… dans le Nord canadien


Le coût de la vie est différent d’un endroit à une autre même au Canada. Au Nord Canadien, il faut être riche pour faire une simple épicerie de base. Les familles à faible revenu ne peuvent arriver à acheter nourriture, vêtement et autre besoin dans une région que la vie est déjà très difficile
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Une dame prépare des paquets de nourriture qu’elle envoie… dans le Nord canadien

 

Par Sara Harowitz

Une dame prépare des paquets de nourriture qu’elle envoie… dans le Nord canadien

 

Personne ne devrait avoir à payer 28$ pour une laitue, surtout pas au Canada.

C’est ce que croit Jennifer Gwilliam, qui passe des journées à organiser des paquets de nourriture destinés à des personnes qu’elle n’a jamais rencontrées. Ces paquets ne sont pas envoyés à un pays en voie de développement: ils partent pour les régions nordiques du Canada.

Les prix élevés des produits au Nunavut, par exemple, ont soulevé l’ire de bien des Canadiens au cours des dernières années. Quelque 47$ pour une boîte de savon à lessive, 105$ pour une caisse d’eau…

«C’était simplement choquant de voir les prix payés pour de la laitue ou de l’eau, a souligné Mme Gwilliam au Huffington Post Canada. J’étais choquée. C’est déjà difficile de joindre les deux bouts sans ce genre de prix. Alors j’ai voulu faire quelque chose.»

Après avoir fait quelques recherches, la résidante de Shawnigan Lake, en Colombie-Britannique, tombe sur le groupe Facebook «Feeding My Family», conçu pour sensibiliser à cette crise. Mme Gwilliam voulant transformer son indignation en action, elle décide, l’été dernier, de lancer son propre groupe, «Helping Our Northern Neighbours».

Son groupe permet ainsi de jumeler des individus qui souhaitent envoyer des paquets à d’autres qui en ont grand besoin. Ceux qui participent peuvent donner un paquet pour un seul envoi ou contribuer à aider une famille sur une base régulière.

«Quand j’ai vu que des gens dans le nord du pays devaient parfois passer des journées sans manger et que des enfants ne mangeaient pas à leur faim, je me suis dit que c’était comme au tiers-monde et que ça ne devrait pas être comme ça dans notre pays», a-t-elle fait valoir.

elder northern food crisis

Elisapee Ishulatak, 88 ans, reçoit un paquet. «Je crois que l’expression dans son visage veut tout dire», souligne Jennifer Gwilliam.

Plus de 400 noms cherchant à recevoir de l’aide figurent sur la liste. Et seulement la moitié a pu compter sur de l’aide jusqu’à maintenant. Selon la dame de 59 ans, plusieurs des donneurs vivent eux-mêmes d’un chèque de paie à l’autre, ce qui ne les empêche pas de redonner à ceux qui en ont encore plus besoin.

Candy Ivalutanar, qui habite à Repulse Bay, au Nunavut, avec son mari et leurs deux enfants, dit avoir pleuré lorsqu’elle a reçu un colis pour la première fois.

«J’ai dit à mon mari: « Je croyais que nous n’allions rien recevoir. Je croyais que personne ne voudrait nous aider. » Cela m’a tellement touchée», a raconté Mme Ivalutanar au Huffington Post.

Elle répète fréquemment à la personne derrière les paquets – déjà plusieurs ont été envoyés – à quel point elle l’aime.

«Je l’aime tellement pour toute l’aide qu’elle nous apporte, lance-t-elle. Même si c’est juste un peu, c’est beaucoup pour moi.»

northern food crisis

Semi Malliki, 88 ans, avec un paquet. «Cette boîte était pour lui et son frère de 77 ans. Sa fille nous assure qu’il était sans voix lorsqu’il a reçu le paquet», dit Jennifer Gwilliam.

Le programme Nutrition Nord, qui subventionne les envois de nourriture aux détaillants par avion pour amoindrir les coûts, ne suffit pas. Les coûts d’envoi sont élevés, explique M. Gwilliam. Pour elle, l’envoi d’un paquet qui pèse de 15 à 20 kg peut coûter de 85 à 150$.

«Ces personnes demandent des choses de base. Une couverture, des bas ou des bottes pour les enfants. Elles veulent des céréales pour déjeuner. Elles ne cherchent pas du luxe. Un pays comme le Canada devrait être en mesure de soutenir tous ses citoyens» Jennifer Gwilliam

Cet article initialement publié sur le Huffington Post Canada a été traduit de l’anglais.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Inuits : dépassé, le partage ?


C’est triste de voir de belle tradition se perdre au profit de l’argent. La chasse ne devrait exister que pour subsister et non pour en faire un commerce
Nuage


 

Inuits : dépassé, le partage ?

 

caribous

Photo : Mark Newman/Getty Images

De plus en plus d’Inuits profitent de la popularité de Facebook pour y mettre en vente le produit de leur chasse ou de leur pêche. Un sacrilège, selon bien des gens de la communauté.

Ça va à l’encontre des «valeurs inuites», dit James Panioyak, président de l’Organisation des chasseurs et trappeurs Ekalututiak, au Nunavut.

«Pourquoi vendre la nourriture que vous obtenez gratuitement ? Vous devriez l’échanger comme le faisaient nos ancêtres», écrit un internaute de Pond Inlet sur la page Facebook Country Food Exchange.

Traditionnellement, les Inuits partagent la nourriture qu’ils chassent et pêchent. De nombreux villages ont même un congélateur communautaire — de la taille d’une grande remise — où chacun peut s’approvisionner gratuitement en cas de besoin.

Sur la page du groupe Inuit Country Food Sell/Swap, un lagopède (proche parent de la perdrix) était récemment offert à 20 dollars, tandis qu’un paquet de 11 kilos de viande de narval se vendait 70 dollars.

Une membre de Kuujjuaq Sell/Swap proposait quant à elle un grand filet de poisson fumé pour 40 dollars

http://www.lactualite.com

Un fossile de dinosaure découvert au Nunavut


Je crois qu’avec les changements climatiques de plus de fossiles vont ressortir des terres glacées du Grand Nord au Canada
Nuage

 

Un fossile de dinosaure découvert au Nunavut

 

hadrosaures

hadrosaures Photo :  Heinrich Harder

Des chercheurs ont découvert un fossile de dinosaure dans le Haut-Arctique, le fossile découvert le plus au nord à ce jour.

La découverte d’une vertèbre de hadrosaure a été trouvée sur l’île Axel Heiberg, au Nunavut, a indiqué le paléontologue Matthew Vavrek dans un article publié dans le journal Arctic.

Le hadrosaure fait partie d’un groupe de dinosaures herbivores de la famille Edmontosaurus. Le spécimen retrouvé par le conservateur du musée des dinosaures Philip J. Currie en Alberta indique que la bête mesurait huit mètres de long.

Elle a entre 66 et 100 millions d’années. Selon le paléontologue, le hadrosaure, aussi appelé dinosaure à bec de canard, vivait à une époque où les températures étaient plus clémentes, d’environ 15 degrés, et permettant la croissance d’une végétation dont il se nourrissait. Il vivait sur ce territoire toute l’année.

Le paléontologue croit que d’autres fossiles restent à découvrir dans l’Arctique, un lieu où peu de chercheurs se rendent, à cause des conditions difficiles.

http://ici.radio-canada.ca/