Au lieu de tuer les requins, éduquons les êtres humains


Les quelques attaques de requins sont, je crois, plus souvent des gens qui se trouvent dans l’eau pour le plaisir. Tuer des requins pour la protection humaine, alors que c’est leur environnement, me parait exagéré. Les propriétaires de bateau, et croisières vont jeter de la nourriture où il est susceptible d’avoir des humains. Ils sont une des grandes causes de la présence des requins qui deviennent sédentaires. Pourquoi aller à la chasse si la bouffe est tout là ? L’homme à ce côté égoïste de vouloir tout au détriment de la nature.
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Au lieu de tuer les requins, éduquons les êtres humains

Des associations, des personnes lambda et des spécialistent s'insurgent contre cette décision. | skeeze / Pixabay

Des associations, des personnes lambda et des spécialistent s’insurgent contre cette décision. | skeeze / Pixabay

Sylvie Nadin

La province Sud de Nouméa a autorisé l’euthanasie d’une vingtaine de squales pour calmer les craintes de la population après deux attaques successives à quelques jours d’intervalle.

Anthony, un jeune garçon de 10 ans, a été victime d’une attaque de requin bouledogue le 25 mai alors qu’il nageait dans la baie de l’Orphelinat à Nouméa. Grièvement blessé, il a ému la population calédonienne, qui a soutenu sa mère lorsqu’elle a mis une cagnotte en ligne.

Quelques jours plus tard, le 29 mai, dans l’extrême nord de la Nouvelle-Calédonie, une seconde attaque a eu lieu. Un pêcheur est mort.

Sur les réseaux sociaux et dans les médias, la diffusion de photos et de vidéos de requins vus près de Nouméa ne s’est pas fait attendre. Les plages se sont vidées malgré l’arrivée des vacances scolaires.

Pour remédier à cette hémorragie, la province Sud et la ville de Nouméa ont immédiatement mis en place un programme de lutte contre le risque requin dont la première phase a consisté à en «prélever» une vingtaine afin de les euthanasier. Le plan d’actions dévoilé par la province Sud et la mairie de Nouméa prévoit des mesures à court, moyen et long terme.

«Shark feeding» et sédentarisation

Depuis quelques mois, de nombreux requins bouledogues ont été repérés aux abords de Nouméa, en particulier à Nouville et dans les marinas. La présence de nourriture les ferait sortir des eaux sombres et s’approcher des bords. Le shark feeding, pratique consistant à les nourrir dans le but de les observer, est pourtant strictement interdit en Nouvelle-Calédonie.

La cause de la sédentarisation de ces squales serait liée à d’autres facteurs: les professionnel·les de la pêche –dont les spécialistes de la haute mer accusés de jeter leurs déchets organiques en arrivant vers Nouméa–, les propriétaires de bateaux qui jetteraient leurs déchets dans les zones de mouillages (ports, baies, îlots), les bateaux de croisière et les résidus d’égouts déversés dans les ports, etc., nombre de personnes sont considérées comme responsables même si aucune ne semble prête à assumer.

«Penser qu’il y a une véritable prolifération des requins résulte d’un biais cognitif.» Éric Clua, directeur de recherches au CRIOBE

La province Sud estime que cette «prolifération» de requins bouledogues est à l’origine de l’attaque de l’enfant mais on ne dispose d’aucun chiffre ni d’aucune étude pour étayer cette observation. Ces populations d’animaux marins n’ont pas été estimées.

Éric Clua, directeur de recherche au Centre de recherches insulaires et observatoire de l’environnement (CRIOBE) et spécialiste des requins, est sceptique: «Ce sont des conjectures liées à de simples observations. Penser qu’il y a une véritable prolifération résulte d’un biais cognitif. Ce n’est pas parce que nous voyons plus de requins qu’il y en a réellement plus. Cela signifie juste que nous les voyons plus facilement qu’avant. Les requins remontent des eaux sombres où ils étaient depuis toujours et où on ne les voyait pas, à cause de ce nourrissage, volontaire et involontaire, qui les attire à la surface, proche des berges.»

Selon ce chercheur qui a vécu de 2002 à 2012 en Nouvelle-Calédonie et qui étudie aujourd’hui les requins en Polynésie française, ces deux attaques violentes, sans connexion mais à seulement quelques jours d’intervalle ont induit un problème de perception.

Non, les requins ne se trompent pas de proies

Éric Clua critique ce type de campagnes punitives dans un article publié par la revue Conservation Letters. Selon lui, les attaques mortelles ne sont pas dues à une densité élevée de squales mais plutôt au comportement singulier de certains spécimens. Rares, ces individus auraient un profil «déviant».

L’éco-anthropologue juge simpliste l’idée selon laquelle le requin attaque l’homme dans un but alimentaire:

«Les requins sont pragmatiques, ils vont avant tout manger ce qu’ils connaissent. Il lui faut beaucoup d’audace pour cibler une proie de la taille d’un homme Cette audace est un facteur plus déterminant que la pénurie alimentaire. Sinon, comment expliquer que certains requins attaquaient déjà l’homme alors même qu’il y avait des poissons à profusion dans les zones affectées aujourd’hui par la surpêche? Ce n’est pas le nombre d’attaques qui a significativement augmenté (sinon légèrement) mais la perception qu’on en a. Par ailleurs, aucun facteur de causalité ne relie le nourrissage avec l’augmentation des attaques.»

«S’ils croquent un doigt, les requins ne confondent pas pour autant un humain avec du thon ou une autre proie habituelle.» Éric Clua, directeur de recherches au CRIOBE

Le seul facteur de causalité établi par deux études australienne et américaine pour expliquer la fréquence de ces agressions est l’augmentation de la fréquentation des plages. La probabilité qu’un requin morde un humain reste inchangée. Les êtres humains, en revanche, vont de plus en plus vers les requins. Plus de gens sur les plages, ce sont aussi plus de gens dans l’eau parmi lesquels certains pratiquent des sports aquatiques qui les rapprochent de nouvelles zones de rencontre potentielle avec les squales.

«Les requins, à cause du feeding, deviennent de moins en moins timides. S’ils croquent un doigt avec l’idée de récupérer à manger ils ne confondent pas pour autant un humain avec du thon ou une autre proie habituelle. Les requins ne se trompent pas. La théorie selon laquelle leurs attaques seraient liées à une erreur de leur part, confondant un surfeur avec une tortue, est désormais mise à mal»,ajoute Éric Clua, qui déplore la pénurie de spécialistes dans ce domaine.

Une décision qui ne plaît pas à tout le monde

Julien Chable, président de l’antenne de Sea Shepherd en Nouvelle-Calédonie, s’interroge à propos de la décision de capturer et d’euthanasier ces vingt requins:

«Sur quelles bases scientifiques repose cette décision? Pourquoi là, pourquoi maintenant, pourquoi en abattre vingt? D’où vient ce chiffre?»

L’association, impliquée dans la conservation et la préservation des milieux et des espèces marines, s’intéresse à la question depuis plusieurs années.

«L’attaque qui a eu lieu à Nouméa est dramatique mais il ne faut pas prendre des décisions hâtives sous le coup de l’émotion. C’est un dossier qui mérite des études, des concertations, un travail de fond.»

Karine Lambert, directrice de l’environnement de la province Sud, justifie cette décision: «Le nombre de vingt n’est pas donné au hasard. La quantité de requins a été estimée sur la grande rade. Aux dires des experts, c’est le nombre suffisant pour faire diminuer la densité de ces requins qui s’installent dans la durée et qui se comportent anormalemnt car ils sont habitués à être nourris dans les ports et à se précipiter vers tout ce qui tombe dans l’eau.»

L’espèce est protégée par le code de l’Environnement de la province mais celui-ci permet aussi la régulation par prélèvement d’un certain nombre de squales sur un périmètre réduit «lorsque des intérêts relatifs à la protection de la vie humaine le justifient» (Article 240-5).

Julien Chable considère malgré tout cette mesure comme inutile.

«Nous savons que ça ne marche pas! En Australie, ils ont abattu de très nombreux requins et pourtant il y a toujours des attaques. Il faut s’intéresser aux retours d’expériences d’autres pays. Jusqu’où irons-nous? Jusqu’à abattre l’ensemble des requins pour qu’il n’y ait plus aucun risque? Ce n’est pas cohérent de prendre cette décision sans avoir demandé au préalable des études à de vrais spécialistes et sans avoir un minimum de données.»

L’opposition à la décision de la province Sud ne se résume pas à l’association. La pétition en ligne a recueilli quasi 10.000 signatures dès le lendemain de sa mise en ligne et dépasse les 21.552 le 3 juillet

Un programme qui ne s’arrête pas au «prélèvement»

La province Sud insiste: le programme ne se résume pas au «prélèvement» mais aussi à une phase de prévention et à une surveillance accrue du feeding –déjà interdit.

«La décision de capturer et d’euthanasier les requins n’a pas été prise à la hâte», se défend Karine Lambert.

D’autres solutions ont été testées auparavant.

«Les essais menés par la province visant à capturer certains individus pour les relâcher de l’autre côté de la barrière corallienne n’ont pas été concluants. Tous les spécimens bagués sont revenus côté lagon», indique un communiqué de presse de la province Sud.

Avant de pouvoir appliquer ces mesures préventives, la province Sud souhaite diminuer le nombre de requins sédentarisés aux abords de Nouméa. La décision a été prise en s’appuyant sur une étude permettant d’estimer la densité de squales dans la zone.

«Nous avons croisé les données de visualisation spatiale et temporelle avec les observations des usagers des ports», explique Karine Lambert.

«Les gens doivent pouvoir nettoyer la coque de leur bateau sans avoir à craindre la présence de requins bouledogue.» Karine Lambert, directrice de l’environnement de la province Sud de Nouméa

La mise en place du programme a été accélérée par l’attaque du jeune Anthony à Nouméa mais la province Sud y réfléchissait déjà depuis plusieurs mois car «normalement, les requins ne restent pas au même endroit».

Leur sédentarisation serait à l’origine de leur comportement «déviant», selon la directrice de l’environnement de la province Sud, qui reprend le terme employé par Éric Clua. «Les requins sont trop nombreux pour rester dans un espace où l’activité humaine est dense, comme dans les baies et les ports. Les gens doivent pouvoir nettoyer la coque de leur bateau sans avoir à craindre leur présence. Nous ne sommes pas allés capturer ces requins au milieu de l’océan mais dans un port, précise-t-elle. Surtout, ce plan va bien au-delà de cette régulation.»

Pour empêcher le feeding, le programme interdit les mouillages forains en baie des Citrons, (Nouméa), l’une des plus fréquentées par les personnes qui se baignent. Un programme de sensibilisation à la réduction des déchets versés dans les eaux portuaires a aussi été mis en place auprès des populations qui font usage des ports.

Ces mesures sont destinées à calmer les craintes de la population locale. Elles pourront éventuellement diminuer la densité de requins sédentaires. Reste qu’une vraie compréhension du comportement de ces espèces et une augmentation des études scientifiques sur ce sujet seraient nécessaires pour appliquer des actions concrètes et pérennes dans les zones où êtres humains et requins cohabitent.


http://www.slate.fr/

Des serpents de mer devenus complètement noirs à cause de la pollution


La pollution a des effets sur certains animaux qui ont besoin de camouflage. Pour survivre, il adopte un changement de couleur même si cela peut être toxique à cause du plomb, cuivre, arsenic
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Des serpents de mer devenus complètement noirs à cause de la pollution

 

Serpent

Comparaison entre un serpent Emydocephalus annulatus qui évolue dans une zone polluée par rapport à son homologue qui vit dans des eaux plus saines.

© CURRENT BIOLOGY / CLAIRE GOIRAN & ALL

Par Anne-Sophie Tassart

Dans les eaux de Nouvelle-Calédonie, certaines zones sont si polluées que la couleur des serpents marins a changé pour leur permettre de survivre.

POLLUTION. Au 19e siècle, la révolution industrielle avait conduit une espèce de papillon, la phalène du bouleau, à adopter des ailes noires pour mieux pouvoir se confondre avec la noirceur du charbon qui recouvrait les arbres anglais. Dans un article paru le 10 août 2017 dans la revue Current Biology, une équipe composée de deux chercheurs français et d’un chercheur australien a découvert un écho plus contemporain à ce phénomène : les serpents à tête de tortue (Emydocephalus annulatus), normalement rayés ou tachetés, peuvent devenir complètement noir en réponse à la pollution.

Des composés toxiques découverts dans les écailles de ces serpents

Afin d’étudier ce phénomène, les biologistes ont procédé à des analyses sur des mues (peaux) de serpents retrouvées aux abords des côtes de Nouvelle-Calédonie, dans des zones polluées et dans d’autres préservées. Ils ont également comparé la concentration de différents composés toxiques (plomb, cuivre, arsenic…) dans les écailles foncées et claires. Pour faciliter cette dernière comparaison, ils ont procédé aux mesures sur des mues de Laticauda, des serpents de mer dont les rayures sont particulièrement marquées.

COULEUR. Selon les résultats de l’étude, les éléments chimiques toxiques sont bien plus concentrés dans les écailles des serpents qui évoluent dans des zones polluées. Et de manière générale, ils sont présents en quantité supérieure dans les écailles noires par rapport aux écailles plus claires, même lorsqu’elles recouvrent toutes le corps d’un seul et même spécimen.

Une adaptation complexe pour faire face à la pollution 

L’hypothèse des chercheurs : la couleur sombre et unie des serpents à tête de tortue qui vivent dans les zones polluées leur faciliterait l’excrétion des éléments toxiques auxquels ils sont confrontés, et qu’ils absorbent généralement par l’ingestion de proies contaminées. La mélanine contenue en grande quantité dans les écailles noires se lie aux composés chimiques et permet donc de les stocker transitoirement…. avant de les évacuer à l’occasion de la mue

Par ailleurs, chez Emydocephalus annulatus, « les serpents mélaniques (noirs, NDLR) muent plus souvent que leurs congénères rayés », indique l’étude.

La couleur représente ainsi une adaptation complexe à l’environnement, qui permet à ces reptiles de continuer à nager (et à survivre) dans des eaux polluées.

https://www.sciencesetavenir.f

Des "super coraux" capables de résister à des eaux acides et chaudes


Il y aurait-il un espoir pour les coraux ? En Nouvelle-Calédonie, il y a un endroit ou l’environnement marin serait en 2100, voir pire. Acidification, eau chaude et manque d’oxygène et pourtant des espèces de coraux survivent
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Des « super coraux » capables de résister à des eaux acides et chaudes

 

Photo prétexte. © thinkstock.

Une équipe scientifique franco-australienne a découvert dans une zone de Nouvelle-Calédonie où l’eau est acide, chaude et pauvre en oxygène des coraux capables de résister à cet environnement, ont-ils indiqué. Mais il reste nécessaire de combattre le réchauffement.

Les résultats de cette étude, conduite par des chercheurs de l’IRD de Nouméa (Institut de recherche pour le développement) et de l’Université de technologie de Sydney (UTS), viennent d’être publiés dans la revue « Scientific Reports » du groupe Nature.

Véritable « laboratoire naturel », un chenal marin d’environ 800 mètres, qui s’enfonce dans la mangrove à Bouraké (85 km au nord de Nouméa), a été le terrain des travaux. Il possède en effets tous les paramètres d’évolution prévus: acidification, eau plus chaude (+2°) et faible oxygène.

Les investigations des chercheurs ont mis en évidence qu’une quarantaine d’espèces de coraux constructeurs de récifs, des « super coraux », ont réussi à s’adapter à ces conditions environnementales « comparables et même pires que celles prévues d’ici 2100 ».

« Des espèces coralliennes qui ont été parmi les premières à succomber lors de l’épisode de blanchissement massif de 2016 qui a largement décimé les récifs mondiaux » ont été observées vivantes dans ce chenal, a également indiqué le Pr David Suggett, coauteur de cette étude. Pour lui, ce phénomène est « incroyable ».

Les analyses vont désormais se poursuivre afin « de déterminer le matériel génétique que ces espèces ont acquis ».

 

http://www.7sur7.be

Zealandia : un continent caché a-t-il été découvert ?


Les scientifiques croient avoir trouvé un continent perdu qui serait séparé, il y a des millions d’années du supercontinent Gondwana. Longtemps rechercher, il semble lentement émergé de la mer. Peut-être qu’avec les explorations, nous pourrions apprendre plus sur la faune et la flore en ces temps très reculés
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Zealandia : un continent caché a-t-il été découvert ?

 

Par Laurent Sacco, Futura

 

Zealandia, tel est le nom proposé par un groupe de spécialistes de géosciences pour un septième continent qu’ils pensent avoir retrouvé dans l’océan Pacifique. Plus grand que la moitié de l’Australie, il serait cependant sous les flots depuis bien trop longtemps pour être le mythique continent Mu des Mystérieuses Cités d’or.

Quand on entend parler pour la première fois de Zealandia, la première réaction de toute personne un peu versée dans la théorie de la tectonique des plaques est probablement un sentiment d’incrédulité. En effet, les continents sont supposés être constitués majoritairement de roches moins denses que les basaltes de la croûte océanique, et bien sûr du manteau sur lequel ils flottent. En conséquence de quoi, alors que des plaques océaniques peuvent plonger dans le manteau et même sous les continents, si bien qu’elles ne peuvent être plus vieilles de 200 millions d’années environ, les plaques continentales sont, quant à elles, sensées être insubmersibles, si l’on peut dire, et donc quasi indestructibles (pour cette raison, elles constituent une mémoire de l’histoire de la Terre avec des roches qui peuvent être âgées de presque 4 milliards d’années). Certes, ces plaques peuvent se fragmenter, se  coller au rythme du cycle de Wilson et de la dérive des continents, voir s’enfoncer un peu sous le poids d’une calotte polaire, mais une disparition sous les flots…, pas vraiment.

Des chercheurs à l’origine de la découverte de Zealandia s’expriment dans cette vidéo. © euronews

Zealandia, un fragment géant du supercontinent Gondwana

Et pourtant selon un groupe de spécialistes en géosciences néo-zélandais, australiens et français qui vient de publier un article dans GSA Today, c’est ce qui serait arrivé il y a probablement quelques dizaines de millions d’années à une portion du supercontinent Gondwana. Elle aurait commencé à s’en séparer il y a vraisemblablement 100 millions d’années, ou pour le moins, durant le Crétacé supérieur. Mesurant environ 5 millions de km2, ce morceau de continent dont la surface représenterait presque les deux tiers de l’Australie serait sous les flots à 94 %. Ses sommets émergés ne seraient autres que la Nouvelle-Calédonie et la Nouvelle-Zélande. Les chercheurs se doutaient de son existence depuis une vingtaine d’années mais pas de son étendue exacte, révélée par l’étude du champ de gravité de la Terre depuis l’espace. Il est en effet possible de déduire de ce champ, la topographie du fond des océans et ainsi de révéler l’existence de plateau, de chaînes de montagnes, etc.

Des échantillons des fonds sous-marins et des données sismiques montreraient qu’il s’agit bien d’une croûte continentale et non d’une vaste région basaltique qui se serait mise en place un peu à la façon des grands épanchements volcaniques, comme ceux du Deccan, connus sur les continents mais qui peuvent se produire aussi sur le fond des océans (formant ce qu’on appelle des Grandes Provinces Ignées ou Large Igneous Provinces (LIP), en anglais). Ce serait en fait un amincissement de la croûte continentale de Zealandia, en raison des contraintes provoquées par la tectonique des plaques, qui aurait conduit ce continent perdu à être finalement, bien que lentement, submergé par les flots. Les limites du nouveau continent sous la surface de l’océan Pacifique se trouvent entre 2.500 et 4.000 m de profondeur, au-dessus de la plaine abyssale, toutefois.

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Admirez les toutes premières images jamais enregistrées d’une chimère Troll


Un étrange poisson connu par les scientifiques n’avaient jamais été vu dans son milieu naturel et par un heureux hasard, cette rencontre à eu lieu
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Admirez les toutes premières images jamais enregistrées d’une chimère Troll

 

 

C’est la première fois qu’un poisson de cette espèce mystérieuse est filmé vivant dans son habitat naturel.

Leur nom est connu. Leur lieu de vie aussi, de manière approximative. Mis à part ça, on ne savait pas grand chose à propos de ce mystérieux poisson cartilagineux qui vit reclu dans les abysses marins de Nouvelle-Zélande, d’Australie, de Nouvelle-Calédonie ou d’Afrique du Sud. Mais, récemment, une découverte est venue lever une partie du mystère qui entoure cette espèce tellement rare qu’on lui doit le surnom de «requin fantôme».

Grâce à un petit robot plongé au large des côtes américaines, entre la Californie et Hawaï, l’Institut de Recherches de l’Aquarium de la Baie de Monterey est tombé nez-à-nez, complètement par hasard, avec une chimère Troll. C’est la première fois, selon Dave Ebert, directeur de programme auprès des Moss Landing Marine Laboratories, qu’une chimère Troll est observée vivante dans son habitat naturel. Vivante, qui plus est.

«À l’origine, ils n’étaient pas à la recherche [de chimères Troll], les personnes qui ont filmé la scène sont des géologues. […] En temps normal, personne n’aurait probablement mis les pieds dans cette zone. C’est donc, quelque part, un gros coup de chance», précise Dave Ebert.

La vidéo permet aujourd’hui aux scientifiques d’étudier plus en profondeur la morphologie, la physionomie et l’habitat de cette espèce, baptisée chimère Troll en hommage à Ray Troll, un artiste et passionné d’ichtyologie décédé en 2002.

Voici la chimère Troll vue de loin:

La chimère Troll I Monterey Bay Aquarium Research Institute

La chimère Troll vue d’un peu moins loin:

La chimère Troll I Monterey Bay Aquarium Research Institute

La chimère Troll vue de très (trop?) près:

La chimère Troll I Monterey Bay Aquarium Research Institute

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Des scientifiques séquencent le génome de la plus ancienne plante à fleurs


Une fleur, qui a existé depuis des millions d’années, existe encore aujourd’hui et peut se vanter d’être l’ancêtre  de plus de 300 000 fleurs dans le monde.
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Des scientifiques séquencent le génome de la plus ancienne plante à fleurs

 

Arbuste de 6 à 8 mètres de haut, à fleurs claires et à petits fruits rouges, l’Amborella trichopoda, apparue il y a 135 millions d’années, est l’ancêtre des quelque 350 000 plantes à fleurs de la terre.

PHOTO TIRÉE DE WIKIPÉDIA

Agence France-Presse
NOUMÉA, Nouvelle-Calédonie

Un consortium international de chercheurs a séquencé le génome de la plus ancienne plante à fleurs de la planète, l’Amborella, qui pousse uniquement en Nouvelle-Calédonie, a annoncé vendredi l’université de l’archipel.

Le «Projet Génome Amborella» est porté par plusieurs universités américaines, qui ont associé à leurs travaux, en cours depuis 2009, des organismes scientifiques français ainsi que l’Institut Agronomique Calédonien (IAC) et l’Université de Nouvelle-Calédonie (UNC).

Les résultats de cette étude sont publiés le 20 décembre dans la prestigieuse revue Science.

Arbuste de 6 à 8 mètres de haut, à fleurs claires et à petits fruits rouges, l’Amborella trichopoda, apparue il y a 135 millions d’années, est l’ancêtre des quelque 350 000 plantes à fleurs de la terre.

À l’origine, elle existait sur d’autres continents, mais elle n’a survécu qu’en Nouvelle-Calédonie, grâce à la stabilité du climat, où elle pousse en milieu forestier humide.

«Le séquençage de son génome va permettre de comprendre les mécanismes d’évolution de toutes les plantes à fleurs de la planète», a déclaré Matthieu Villegente, docteur en biologie et physiologie végétale.

«La place de cette plante à la base de l’arbre phylogénétique des plantes à fleurs en fait une référence pour comprendre l’apparition de nouvelles fonctions, comme la capacité des graines à accumuler un maximum de réserves nutritives (protéines, lipides, etc.) dans un minimum d’espace», ont précisé les chercheurs dans un communiqué.

Ces derniers ont comparé les séquences des gènes d’Amborella à celles de plantes antérieures (sans fleurs) et à celles de plantes à fleurs apparues postérieurement.

«Il apparait qu’Amborella se situe à l’interface des deux groupes. La coexistence de gènes de ces deux types au sein d’une même famille est un résultat très original», ont indiqué les scientifiques.

L’Amborella n’est pas considérée comme une plante en danger, mais elle est menacée par la dégradation des habitats et fait l’objet d’un programme de conservation soutenu notamment par la Fondation de France.

«La Nouvelle-Calédonie a une responsabilité mondiale à veiller sur cette plante», a déclaré Bruno Fogliani, chercheur à l’IAC.

http://www.lapresse.ca

Nouvelle-Calédonie: des baleines d’une espèce rare s’échouent sur une plage


Des baleines rares et qui en plus ne sont pas originaires de la Nouvelle-Calédonie viennent mourir sur leur plage. Les déversement chimiques ont t’il un rapport  ? Les baleines ont-elles un virus ?
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Nouvelle-Calédonie: des baleines d’une espèce rare s’échouent sur une plage

 

Une baleine à bec de Longman s'est échouée sur... (Archives AP)

Une baleine à bec de Longman s’est échouée sur une plage de Sendai, au Japon, en 2002.

ARCHIVES AP

Agence France-Presse
Nouméa

Huit baleines, dont quatre sont décédées, issues d’une espèce très rare, se sont échouées sur une plage de Nouvelle-Calédonie, ont indiqué mardi des scientifiques.

Le groupe est apparu samedi dans la baie de Somme au sud de la Nouvelle-Calédonie. Lundi soir, deux baleines d’environ six mètres s’y trouvaient encore.

Malgré les tentatives des équipes de la province sud et de l’association Opération Cétacés pour repousser les animaux au large, quatre baleines sont décédées, en s’échouant sur la plage.

D’après les spécialistes, il s’agirait de baleines à bec de Longman, une espèce très rare, jamais vue en Nouvelle-Calédonie, que l’on rencontre habituellement dans l’océan Indo-Pacifique.

Dotée d’un rostre long et fin, cette baleine, d’assez grande taille, vit habituellement au large dans des eaux de plus de 1000 mètres de profondeur.

«Si elles sont là, c’est qu’elles sont malades ou qu’elles sont désorientées. Nous attendons le résultat des prélèvements faits sur les baleines décédées pour en savoir plus», a déclaré à l’AFP Claire Garrigue, experte auprès de l’Union internationale de conservation de la nature (UICN), spécialiste des cétacés.

Selon elle, pas plus d’une douzaine d’échouages de baleines de cette espèce a été observée jusqu’alors.

Trois baleines mortes ont été enterrées sur un terrain municipal de la commune du Mont-Dore, de manière à ce que les scientifiques puissent plus tard avoir accès aux squelettes, a rapporté le journal Les Nouvelles Calédoniennes.

Des habitants de cette région, où vivent des tribus kanakes, s’interrogent sur le lien entre cet échouage et la rupture la semaine dernière d’une canalisation d’évacuation vers la mer des déchets d’une gigantesque usine chimique de traitement de nickel, située dans la région.

«On ne peut vraiment pas répondre à ce type d’interrogation pour le moment», a cependant indiqué Mme Garrigue.

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