Un bateau-tombe viking vieux de 1200 ans intrigue les archéologues en Norvège


Les Vikings pouvaient donner comme sépulture un bateau, plusieurs ont été trouvé. En Norvège, ils ont trouver 2 dans 1. Une femme qui sans doute avait une grande influence dans la communauté a été mise dans un bâteau-tombe, par-dessus un autre bâteau-tombe qui était plus vieux de 1200 ans. Peut-être qu’ils avaient un lien de parenté
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Un bateau-tombe viking vieux de 1200 ans intrigue les archéologues en Norvège

Par Emeline Férard –


Dans le centre de la Norvège, des archéologues ont mis au jour un étrange bateau-tombe viking abritant les restes d’une femme décédée au IXe siècle. Sa particularité ? Le bateau a été placé dans un autre bateau-tombe cent ans plus vieux.

C’est un nouveau mystère archéologique qui vient de voir le jour en Norvège. En octobre dernier, des chercheurs ont découvert un bateau-tombe viking remontant au IXe siècle dans une ferme du village de Vinjeøra dans le centre du pays. Longue de sept à huit mètres, la structure abritait les ossements d’une femme inhumée aux côtés de nombreux objets.

Une telle sépulture n’est pas une surprise pour les spécialistes. On sait depuis longtemps que les Vikings inhumaient leurs morts au sein de bateaux qui faisaient office de tombes. De nombreux exemples ont été retrouvés en Scandinavie. Toutefois, celui de la Norvégienne a montré une particularité plus inhabituelle : il a été placé dans un autre bateau plus grand et fabriqué cent ans plus tôt.

Deux bateaux en un

Plus de mille ans après leur inhumation, le bois des bateaux avait pourri et il ne restait qu’une infime partie de la coque du plus petit. En analysant les structures, les archéologues du NTNU University Museum ont toutefois pu observer que les rivets de ces derniers étaient encore dans leur position originale et donc qu’ils avaient affaire à deux bateaux et non un bateau unique.

« J’avais entendu parler de plusieurs bateaux-tombes enterrés dans une même zone, mais jamais d’un bateau enterré dans un autre bateau », a expliqué au site Norwegian SciTech News Raymond Sauvage, spécialiste qui a dirigé les fouilles . « Depuis, j’ai appris que quelques bateaux-tombes double avaient été trouvés dans les années 1950 à Tjølling, dans le sud du comté norvégien de Vestfold ».

Comme le premier, le second bateau de neuf-dix mètres n’était pas vide. Il contenait les ossements d’un homme inhumé avec plusieurs armes – une lance, un bouclier et une épée à un seul tranchant – qui ont permis de remonter à l’origine de la sépulture.

« Le style des épées change au fil des siècles, ce qui signifie que nous pouvons dater cette tombe avec certitude au VIIIe siècle », a-t-il précisé.

Pourquoi cet homme et cette femme ont-ils été inhumés ensemble alors qu’ils sont morts à quelque cent ans d’écart ? C’est la question que tente désormais de résoudre les archéologues. Mais la piste la plus simple pourrait être la bonne : selon Raymond Sauvage, il est tout à fait possible que les défunts soient apparentés.

Reconstitution de ce à quoi pouvaient ressembler la femme et l’homme placés dans leurs bateaux-tombes respectifs. – Arkikon/NTNU University Museum

« La famille était très importante dans la société de l’ère Viking, à la fois pour marquer son statut, sa puissance et pour renforcer ses droits de propriété », a-t-il justifié.

Ainsi, les Vikings du village de Vinjeøra avaient probablement une idée très claire de l’identité des défunts qui se trouvaient dans les différents monticules funéraires.

« Dans ce contexte, il est raisonnable de penser que les deux [défunts] ont été enterrés ensemble pour marquer l’appartenance de la ferme à la famille, dans une société où la plupart des gens n’écrivaient pas », a poursuivi l’archéologue.

Une broche riche en informations

Cette hypothèse est renforcée par les objets découverts dans le petit bateau-tombe suggérant que la femme n’était pas n’importe qui. Bien que le temps et les conditions environnantes n’aient pas épargné les ossements, les fouilles ont permis de constater que la défunte était vêtue d’une robe ornée de deux grosses broches en bronze ainsi que d’une broche en forme de crucifix.

Cette dernière a livré de précieuses informations sur la femme et sa communauté.

« La décoration et le design [de la broche] nous indiquent qu’elle provient d’Irlande et qu’elle faisait autrefois partie d’un harnais », a commenté Aina Heen Pettersen, chercheuse au Département des études historiques de la Norwegian University of Science and Technology (NTNU).

Cette broche en forme de crucifix trouvée parmi les ossements serait d’origine irlandaise et aurait appartenu à un harnais. – Raymond Sauvage/NTNU University Museum

« Il était fréquent que les Vikings récupèrent des éléments décoratifs des harnais et les réutilisent comme des bijoux », a-t-elle ajouté. « Plusieurs attaches situées au dos de cette broche ont été préservées et étaient utilisées pour fixer les bandes de cuir au harnais. Les nouveaux propriétaires vikings ont attaché une épingle à l’une des fixations pour que cela puisse être utilisé comme une broche ».

Les archéologues pensent que ces bijoux étaient généralement portés par les individus qui avaient pris part aux expéditions ayant permis de les récupérer.

« Qu’il s’agisse de raids, de commerce ou d’autres expéditions, les voyages vikings occupaient une place centrale dans la société nordique. Cela signifie qu’il était important de participer à cette activité, non seulement pour les biens matériels, mais aussi pour élever son propre statut et celui de sa famille », a précisé Aina Heen Pettersen.

La défunte aurait donc occupé une place particulière dans sa communauté. Tout comme sa sépulture. Les spécialistes ont constaté que les deux bateaux-tombes étaient placés au sommet de la plus grande colline de la zone funéraire, surplombant le fjord. Une localisation qui suggère que la sépulture formait peut-être comme un monument dans le paysage.

Les archéologues espèrent désormais faire de nouvelles découvertes pour éclairer l’histoire de cette femme et de sa communauté. Malgré une centaine d’années d’exploitation, des artéfacts pourraient encore se cacher dans le sol de la ferme. De nouvelles fouilles seront ainsi entreprises l’été prochain. Des analyses ADN vont également être menées sur les ossements de la défunte.

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Le visage d’une guer­rière viking bles­sée au combat recons­ti­tué par les scien­ti­fiques


Une autre reconstruction faciale en 3D ! Cette fois-ci, c’est une femme qui avait été retrouvée dans sa tombe avec des flèches, une hache et une épée tout semble indiquer qu’elle était guerrière, sauf que comme c’est une femme, les archéologues n’étaient pas certains. Avec la reconstitution, plus de doute, c’était une guerrière Viking
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Le visage d’une guer­rière viking bles­sée au combat recons­ti­tué par les scien­ti­fiques


Crédits : Natio­nal Geogra­phic

par  Malaurie Chokoualé Datou

Le sque­lette avait été décou­vert dans un cime­tière viking à Solør, en Norvège, et jusqu’à présent les scien­ti­fiques n’étaient pas certain·e·s que cette femme ait été une guer­rière de son vivant, il y a plus de 1 000 ans. Mais le Guar­dian a rapporté le 2 novembre qu’une recons­truc­tion faciale en 3D a fina­le­ment confirmé ce statut.

Sa tombe était pour­tant remplie de tout un arse­nal, des flèches à une hache en passant par une épée. Mais le fait qu’elle soit une femme les a fait long­temps douter. Puis grâce à la recons­ti­tu­tion, les scien­ti­fiques ont pu appré­cier la méchante bles­sure par épée qu’elle portait au front. Iels n’ont toute­fois pas encore pu établir si cette bles­sure a été la cause de son décès.

Ce n’est pas la première fois que l’exis­tence des guer­rières vikings est confir­mée par des décou­vertes archéo­lo­giques.

Mais il s’agit là de « la première preuve jamais décou­verte d’une femme viking ayant subi une bles­sure au combat », explique l’ar­chéo­logue Ella Al-Shamahi.

Les osse­ments de la guer­rière sont désor­mais conser­vés au musée d’his­toire cultu­relle d’Oslo. Son visage recons­ti­tué sera présenté offi­ciel­le­ment le 3 décembre dans le docu­men­taire Viking Warrior Women par Natio­nal Geogra­phic.

Source : The Guar­dian/Natio­nal Geogra­phic

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Arctique : 200 rennes morts de faim, le changement climatique pointé du doigt



Les conséquences des changements climatiques dans l’archipel norvégien à un effet direct sur les rennes. Ils sont plus nombreux à se réunir sur le même territoire et avec le gel et dégel, la nourriture est emprisonnée dans la glace, laissant le lichen d’une piètre qualité. Il y a donc beaucoup plus de rennes qui meurent de faim l’hiver dernier
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Arctique : 200 rennes morts de faim, le changement climatique pointé du doigt

L'écologiste Ashild Onvik Pedersen examine la carcasse d'un... (PHOTO AFP)

L’écologiste Ashild Onvik Pedersen examine la carcasse d’un renne découverte sur l’archipel norvégien du Svalbard dans l’Arctique.

PHOTO AFP

Agence France-Presse
Oslo

Quelque 200 rennes ont été retrouvés morts de faim sur l’archipel norvégien du Svalbard dans l’Arctique, un nombre inhabituellement élevé qui s’explique par les changements climatiques dans la région, a indiqué lundi l’Institut polaire norvégien.

Au cours de leur cartographie annuelle de la population de rennes sauvages sur ce groupe d’îles, situées à quelque 1200 km du pôle Nord, trois chercheurs de l’Institut polaire ont recensé cet été environ 200 cadavres de cervidés, morts de faim au cours de l’hiver passé.

Cheffe du projet de recensement, Åshild Ønvik Pedersen voit dans ce « très haut degré de mortalité » une conséquence du réchauffement climatique, deux fois plus rapide dans l’Arctique que dans le reste du monde selon les climatologues.

«Cette année, on a observé une mortalité très élevée des animaux et cela est dû à des pluies abondantes qui leur posent problème», a-t-elle expliqué. 

«Le changement climatique fait qu’il pleut beaucoup plus. La pluie tombe sur la neige et forme une couche de glace sur la toundra, ce qui fait que les conditions de pâture pour les animaux sont très mauvaises», a-t-elle ajouté.

Les rennes se nourrissent généralement de lichen et autres pousses végétales qu’ils dénichent l’hiver à travers la neige grâce à leurs sabots. Les alternances de gel et de redoux peuvent cependant former une ou plusieurs couches de glace impénétrables qui les privent de nourriture.

Que des animaux meurent de faim est courant, souligne Mme Ønvik Pedersen, mais un tel niveau de mortalité n’a été enregistré qu’une seule fois, à l’issue de l’hiver 2007-2008, depuis que la population des rennes du Svalbard a commencé à faire l’objet d’un suivi il y a 40 ans.

Cette mortalité élevée est aussi due à une nette augmentation sur l’archipel norvégien du nombre de rennes qui entrent ainsi en compétition pour les mêmes zones de pâture, a précisé la chercheuse.

Selon l’Institut polaire norvégien, le nombre de rennes au Svalbard, un territoire grand comme deux fois la Belgique, a doublé depuis les années 80 – là aussi en partie en raison du changement climatique et d’étés plus chauds – pour atteindre aujourd’hui environ 22 000 têtes.

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Une renarde parcourt plus de 4400 kilomètres de la Norvège au Canada


En Norvège, des scientifiques ont mis un dispositif pour suivre une renarde par satellite. Elle a parcouru 4 400 km pour atteindre le Canada. C’est la première fois qu’on enregistre une si longue distance fait par un renard arctique. Pourquoi cet animal à volontairement quitter sa patrie pour venir au Canada ? Bonne question, mais pas de réponse.
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Une renarde parcourt plus de 4400 kilomètres de la Norvège au Canada


L'un des chercheurs norvégiens tient la petite renarde dans ses mains.

Des scientifiques de l’Institut ont surveillé les déplacements de la renarde à l’aide d’un dispositif de repérage par satellite.

PHOTO : ELISE STROMSENG / SOCIAL MEDIA

Radio-Canada

Une renarde arctique a parcouru 4415 kilomètres pour se rendre du nord de la Norvège jusqu’au nord du Canada en 76 jours, ont révélé des chercheurs norvégiens.

L’Institut polaire norvégien a indiqué que la jeune renarde avait quitté son lieu de naissance, dans l’archipel du Svalbard, en Norvège, le 1er mars 2018, et qu’elle avait atteint l’île d’Ellesmere, au Canada, en passant par le Groenland, le 10 juin 2018.

Il s’agit de l’une des plus longues distances jamais enregistrées pour un renard arctique à la recherche d’un lieu pour s’installer et se reproduire, affirme l’Institut dans un article de recherche intitulé La longue marche d’une femelle sur la banquise.

Au cours de sa marche vers le Canada, la renarde âgée d’environ 2 ans s’est déplacée à une vitesse moyenne de 46,3 kilomètres par jour, ont calculé les scientifiques norvégiens.

Des scientifiques de l’Institut ont surveillé les déplacements de la renarde à l’aide d’un dispositif de repérage par satellite dont ils l’ont équipée en juillet 2017, près de son habitat natal, à proximité d’un glacier sur l’île norvégienne du Spitzberg.

Elle est d’abord restée près de chez elle, puis s’est progressivement aventurée jusqu’à ce qu’elle quitte l’île le 26 mars 2018.

Selon l’Institut polaire norvégien, la distance entre la tanière natale de la renarde et l’endroit où elle s’est établie sur l’île d’Ellesmere est de 1789 kilomètres à vol d’oiseau.

La banquise permet aux renards arctiques de la Norvège d’atteindre le Groenland puis l’Amérique du Nord, bien qu’on ne sache pas pourquoi ils quittent leur lieu de naissance à la recherche d’endroits où se reproduire, ont dit les chercheurs.

Ces animaux, qui ont une fourrure épaisse pour survivre dans des environnements froids, se nourrissent de poissons, d’oiseaux marins et de lemmings. Leur durée de vie est d’environ quatre ans.

Avec les informations de Associated Press

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Une île norvégienne souhaiterait être le premier lieu au monde à abolir l’heure


Ce n’est pas le seul endroit que la nuit ou le jour sont plus long de quelques mois. Sur une île en Norvège, on veut supprimer l’heure, car pour eux, cela ne sert pas à grand chose. Je doute par contre que ce soit une bonne chose, même si l’idée est séduisante.
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Une île norvégienne souhaiterait être le premier lieu au monde à abolir l’heure

sommarøy abolition heure

La magnifique île de Sommarøy, où certains résidents désirent supprimer l’heure. | Getty Images/Cultura RF

Jean-Jerrold Pierre

Des Norvégiens résidant sur une minuscule île où le jour et la nuit peuvent persister plusieurs jours de suite, ont signé une pétition sur la suppression de l’heure. Une décision qui montre tout de même des complications tant au niveau professionnel que biologique.

À Sommarøy (ou île de l’été en norvégien), une petite île au nord de la Norvège, le heures ont peu de significations. En effet, le Soleil est complètement absent de Novembre à Janvier, et du 18 Mai au 26 juillet (seule période où son nom correspond), il ne se couche pas.

La plupart des habitants de ce village de pêcheurs ont laissé tomber leurs horloges et montres pour se contenter de leur propre notion du temps. Pour eux, il n’y a aucun problème à travailler à 2 heures du matin, ou recevoir des appels à des heures qui seraient considérées comme inconvenables pour nous.

Kjell Hveding, 56 ans, est l’un d’entre eux. Récemment, il a lancé une pétition dans le but de faire de l’île la première région au monde à supprimer l’heure.

Il explique que son application ne changera pas les habitudes de la majorité des villageois. Ce ne serait qu’une formalisation de leur train de vie qu’ils pratiquent depuis des générations, et cela pourrait éliminer le stress de la vie quotidienne imposé par les horaires.

Sur cette île où résident environ 320 habitants, Hveding a pour l’instant récolté une centaine de signatures. À présent, il souhaiterait que les membres du parlement signent également.

« Lorsque le gouvernement discute de la nouvelle loi sur l’hiver ou l’été ou avance le temps, nous rions encore ici, parce que cela n’a pas d’importance », déclare t-il sur CBC Radio.

Cependant, de nombreux inconvénients rendent l’abolition complète de l’heure difficile, voire impossible. Pour certains résidents, l’heure est encore nécessaire pour déterminer quand aller au travail, à l’école ou pour fixer des rendez-vous. Hveding avoue lui-même que l’horloge ne pourra jamais totalement disparaître de l’île, mais que l’application de la pétition dont les propositions sont encore confuses pourrait permettre une certaine autonomie et flexibilité que les signataires recherchent.

Un autre inconvénient est le corps humain lui-même. En effet, son fonctionnement sur 24 heures est régulé par le rythme circadien, qui permet de déterminer, par le biais d’hormones, l’heure du réveil, des repas, ou encore du sommeil. Généralement, ce cycle est synchronisé avec la lumière du Soleil. On pourrait penser que passer sa vie dans cette région où les alternances jour/nuit sont « déréglées » causerait une réadaptation du cycle circadien, mais Hanne Hoffman, éthologiste de l’Université d’État du Michigan, explique que ce n’est pas le cas.

« Le problème est que l’Homme n’a pas évolué dans l’Arctique. Nos corps se sont adaptés à ce cycle de 24 heures généré par la rotation de la Terre. Nous ne pouvons pas vraiment nous opposer à l’évolution, et c’est ce qui se passe dans ces endroits. Vous allez à l’encontre de ce que nous sommes programmés à faire ».

En résumé, le corps humain sait exactement comment se réguler même en l’absence du soleil. De nombreuses recherches ont prouvé des effets néfastes sur la santé dues à la perturbation de ce cycle, avec un risque accru de maladies cardiaques, de dépression, ou encore de cancers.

Même si la pétition est appliquée, les différents facteurs biologiques de la régulation du cycle finiront toujours par rattraper les personnes qui auront jeté toutes leurs montres et horloges, mais une chose est sûre : elle attirera l’attention de nombreux curieux dans le monde, qui voudront tester ce mode de vie, ce qui pourrait favoriser le tourisme dans La région.

Source : CNN

https://trustmyscience.com/

Le Saviez-Vous ► 30 millions d’agents : Les animaux sont-ils le futur de l’es­pion­nage ?


Vous vous souvenez en avril dernier du béluga qui semblait domestiqué avait approché des pêcheurs en Norvège ? On a cru que c’était un espion pour le compte des Russes. Est-ce vrai ? Personne ne peut l’affirmer. Quoiqu’il en soit, il existe bel et bien des organisations qui utilisent des animaux pour l’espionnage. Il y a à les animaux marins, les oiseaux et des animaux terrestres. Pour ma part, on devrait laisser les animaux s’occuper de leurs propres tâches au lieu de les mêler aux idioties humaines.
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30 millions d’agents : Les animaux sont-ils le futur de l’es­pion­nage ?


Espions redoutablement discrets, les animaux accèdent à des endroits hors de portée des humains. Et leur intelligence est de mieux en mieux comprise.


par Mathilda Caron

Le mystère du beluga

Dans le nord de la Norvège, aux confins de l’océan Arctique, les vagues viennent mourir contre le récif aussi vite qu’elles naissent. En explo­­sant sur les coques de quelques bateaux, l’eau glacée inonde leurs ponts. Ce 25 avril 2019, près de l’île d’Ingøya, un petit groupe de pêcheurs attend patiem­­ment que des pois­­sons se prennent dans ses filets lorsqu’il aperçoit un animal au loin. Sous le ciel gris, les trois frères Joar, Havard et Erlend Hesten sont inter­­­loqués devant son corps laiteux, qui contraste avec les flots verdâtres. Ils découvrent avec surprise qu’il s’agit d’un béluga. L’ani­­mal s’ap­­proche sans crainte, comme s’il avait besoin d’aide, puis suit le navire jusqu’à Hammer­­fest, sur le conti­nent.

Un détail les intrigue : le cétacé porte un harnais, sur lequel ils parviennent à lire une inscrip­­tion :

« Équi­­pe­­ment de Saint-Péters­­bourg». Les trois hommes prennent des photos, des vidéos et envoient le tout à la direc­­tion de la pêche norvé­­gienne. Le béluga est rapi­­de­­ment soupçonné d’ap­­par­­te­­nir à l’ar­­mée russe et d’être… un espion. « Il a incon­­tes­­ta­­ble­­ment été entraîné », déclare Martin Biuw, cher­­cheur à l’Ins­­ti­­tut de recherche marine norvé­­gien de Bergen.

Or la marine russe « est connue pour entraî­­ner les belu­­gas à conduire des opéra­­tions mili­­taires », ajoute le biolo­­giste de la direc­­tion des pêches norvé­­gienne Jorgen Ree Wiig. « Ils gardent les bases navales, aident les plon­­geurs ou retrouvent de l’équi­­pe­­ment perdu. »

Même si « personne ne peut affir­­mer qu’il s’agit d’un animal mili­­taire », dixit Martin Biuw, et que certains croient recon­­naître en lui un théra­­peute pour enfants, les soupçons demeurent.

Car le voisin russe a l’ha­­bi­­tude de former des animaux à des fins d’es­­pion­­nage. En annexant la Crimée il y a cinq ans, à la faveur d’un mouve­­ment de rébel­­lion en Ukraine, Moscou a récu­­péré la flotte de mammi­­fères marins sur-entraî­­nés qui se trou­­vait dans la base mili­­taire de Sébas­­to­­pol.

Crédits : Jorgen Ree Wiig

Cette armada animale formée sous l’Union sovié­­tique a vite été reprise en main.

« Les ingé­­nieurs de l’Ocea­­na­­rium créent de nouveaux instru­­ments en vue d’uti­­li­­ser plus effi­­ca­­ce­­ment les grands dauphins et les otaries. Nos spécia­­listes œuvrent pour conce­­voir des appa­­reils envoyant un signal de détec­­tion d’une cible sous-marine par le dauphin sur l’écran d’un ordi­­na­­teur », explique un employé du centre de forma­­tion de dauphins à l’agence de presse russe RIA Novosti.

Mais à en croire Kiev, la forma­­tion à échoué. « Les animaux ont refusé de coopé­­rer avec les dres­­seurs russes et de manger. Ils en sont morts », a rapporté le repré­­sen­­tant ukrai­­nien pour la Crimée, Boris Babin.

En 2016, le minis­­tère de la Défense russe a aussi acheté plusieurs dauphins au delphi­­nium de Moscou, sans préci­­ser ce qu’il enten­­dait en faire. Les Améri­­cains doivent avoir une petite idée sur la ques­­tion. Aux États-Unis, la DARPA (l’agence de recherche mili­­taire du Penta­­gone) songe à utili­­ser des pois­­sons et autres animaux marins afin de détec­­ter les sous-marins enne­­mis dans les eaux inter­­­na­­tio­­nales. En 2018, elle annonçait le lance­­ment du Persistent Aqua­­tic Living Sensors (PALS), un projet qui consiste à placer des capteurs sur des animaux marins afin qu’ils réagissent au passage de submer­­sibles dans leur envi­­ron­­ne­­ment. Russes et Améri­­cains s’épie­­raient ainsi en eaux profondes, comme du temps de la guerre froide.

Zoo d’es­­pions

Dans les années 1960, le Krem­­lin et la Maison-Blanche ont investi beau­­coup de temps et d’argent afin de déter­­mi­­ner comment les animaux pour­­raient deve­­nir des espions. Les experts du Zoo IQ de Hot Springs, dans l’Ar­­kan­­sas, avaient notam­­ment passé un contrat avec le gouver­­ne­­ment pour former des animaux spécia­­li­­sés dans le travail de défense et de rensei­­gne­­ment.

« Il n’y a jamais eu un animal que nous ne pouvions pas entraî­­ner », confie le direc­­teur prin­­ci­­pal du programme, Bob Bailey.

Bailey doit cette idée à Burrhus Frede­­ric Skin­­ner, un psycho­­logue influencé par les travaux du célèbre méde­­cin et physio­­lo­­giste russe Ivan Pavlov. Formé à l’uni­­ver­­sité de Saint-Péters­­bourg, Pavlov est célèbre pour avoir montré l’exis­­tence d’un « réflexe condi­­tionné » chez le chien.

Au milieu du XXe siècle, Skin­­ner popu­­la­­rise pour sa part le « condi­­tion­­ne­­ment opérant ». Cette forme de dres­­sage par la répé­­ti­­tion repose sur deux éléments : le renfor­­ce­­ment posi­­tif, par l’ajout d’un stimu­­lus agis­­sant sur l’or­­ga­­nisme, et le renfor­­ce­­ment néga­­tif, par le retrait d’un stimu­­lus. Le psycho­­logue entre­­prend d’in­­fluen­­cer le compor­­te­­ment d’un animal au cours d’une expé­­rience. Il enferme un rat affamé dans une boite où se trouve un levier. Si le rat actionne ce levier, un morceau de nour­­ri­­ture tombe auto­­ma­­tique­­ment. Ce levier devient ainsi la seule chose impor­­tante pour le rongeur. En répé­­tant une action, il prend l’ha­­bi­­tude de la faire.

Crédits : IQ Zoo

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Skin­­ner reçoit un finan­­ce­­ment de la Défense pour un programme de recherche impliquant des pigeons. Le projet n’abou­­tit fina­­le­­ment pas mais il donne une idée à deux de ses étudiants. L’un d’eux, Keller Breland, ouvre le Zoo IQ avec sa femme, en 1955 à Hot Springs. Les visi­­teurs payent pour les voir pratiquer ce condi­­tion­­ne­­ment opérant sur des ratons-laveurs. Dix ans plus tard, Bob Bailey rejoint le Zoo IQ, au moment où des agences gouver­­ne­­men­­tales commencent à s’y inté­­res­­ser.

« Ils sont venus vers nous pour résoudre des problèmes épineux », explique Bailey.

C’est ainsi que naît le Navy’s Marine Mammal Program.

Jusqu’aux années 1960, la plupart des animaux utili­­sés lors de conflits étaient terrestres ou aériens. Pendant la Première Guerre mondiale, les moutons servaient à démi­­ner les terrains, les chevaux à trans­­por­­ter les soldats, les chiens à livrer des messages et les pigeons prenaient des photos. Mais quand l’océan se peuple de sous-marins russes et sovié­­tiques, chacun trouve un moyen de voir sous l’eau sans être vu.

Cher­­cheuse en écolo­­gie marine à l’uni­­ver­­sité norvé­­gienne de Trømso, Marie-Anne Blan­­chet a passé 15 ans à entraî­­ner des mammi­­fères marins.

« Ils ont des capa­­ci­­tés de nage et de plon­­gée qui sont évidem­­ment extrêmes, et ils sont beau­­coup moins soupçon­­nables que des plon­­geurs humains », explique-t-elle.

La plupart du temps, ils sont envoyés pour faire du repé­­rage, mais ils peuvent aussi réali­­ser des missions plus méti­­cu­­leuses.

« Je sais que des dauphins ont déjà été utili­­sés pour placer des mines sous les bateaux enne­­mis », raconte Martin Biuw.

Cet exemple rappelle les chiens anti-chars envoyés par les Sovié­­tiques se faire sauter sous les blin­­dés alle­­mands, pendant la Seconde Guerre mondiale.

« Le proces­­sus d’en­­traî­­ne­­ment reste le même pour tous les animaux, c’est du condi­­tion­­ne­­ment opérant », pour­­suit Marie-Anne Blan­­chet.

Cela dit, certaines espèces s’avèrent plus effi­­caces que d’autres. Les dauphins souf­­fleurs et les phoques se sont montrés très perfor­­mants lors de plusieurs études, tandis que les bélu­­gas sont trop sensibles au froid et ne font pas preuve du même profes­­sion­­na­­lisme. On ne les a pas moins enrô­­lés pour effec­­tuer certaines tâches.

« Bien que les diffé­­rentes armées aient toujours été très à l’aise avec le fait d’uti­­li­­ser des animaux, les missions pour lesquelles ils sont entraî­­nés sont plus secrètes », pour­­suit Marie-Anne Blan­­chet. « En prin­­cipe, ce sont des missions de recon­­nais­­sance. »

Mais jusqu’où peuvent-ils aller ?

Matou acous­­tique

Pour les services de rensei­­gne­­ment, un animal a l’avan­­tage de ne pas être soupçon­­nable. La CIA a ainsi cher­­ché à s’ap­­puyer sur l’ap­­pa­­rence inof­­fen­­sive (quoique) des chats. Dans les années 1960, elle lance l’opé­­ra­­tion « Acous­­tic Kitty ». Le but est de créer un chat-espion en lui implan­­tant des micros et des trans­­met­­teurs radio afin qu’il écoute des conver­­sa­­tions à des endroits stra­­té­­giques. Pour sa première mission, le félin est lâché dans un parc près de l’am­­bas­­sade d’URSS, mais il est immé­­dia­­te­­ment renversé par un taxi. Des montagnes d’ef­­forts sont terras­­sés en une seconde. L’échec est patent. Après plusieurs tenta­­tives, les experts concluent qu’en­­traî­­ner des « chats espions » ne paye pas.

Jack H. Hethe­­ring­­ton croit davan­­tage en eux. Ce physi­­cien de l’uni­­ver­­sité du Michi­­gan juge son chat si doué qu’il signe un article scien­­ti­­fique de sa patte. Le nom F. D. C. Willard qui appa­­raît sous l’ar­­ticle e 1980 « L’hé­­lium 3 solide : un anti­­fer­­ro­­ma­­gné­­tique nucléaire » est ainsi celui de l’ani­­mal. Une étude parue dans la revue Beha­­viou­­ral Processes en 2016 montre d’ailleurs que les félins ont une mémoire épiso­­dique et qu’ils comprennent certaines lois de la physique.

Acous­­tic Kitty

Ces recherches ne permettent pour l’heure pas à la CIA, au FSB ou à la DGSI de les enrô­­ler. Fina­­le­­ment, les agences s’en remettent à de bonnes vieilles méthodes. En 2016, le Liban capture un vautour qui porte une bague d’iden­­ti­­fi­­ca­­tion israé­­lienne ainsi qu’un émet­­teur. Les auto­­ri­­tés liba­­naises sont persua­­dées qu’il s’agit d’une tactique d’es­­pion­­nage de la part d’Is­­raël, et ce ne serait pas la première fois. Quelques mois plus tôt, des membres du Hamas ont capturé un dauphin équipé de camé­­ras, au large de la bande de Gaza. Ils le suspectent immé­­dia­­te­­ment d’ap­­par­­te­­nir à l’État hébreux. À la même période, l’Inde accu­­sait le Pakis­­tan de lui envoyer des pigeons espions.

En théo­­rie, les candi­­dats au poste d’es­­pion sont nombreux : les pieuvres démontrent des capa­­ci­­tés d’in­­tru­­sion hors du commun et les primates étonnent par leurs apti­­tudes quasi-humaines. Leurs compor­­te­­ment sont d’au­­tant plus promet­­teurs que nous avons encore beau­­coup à en apprendre sur eux.

« Je ne pense pas qu’ils pour­­ront un jour commu­­niquer quoi que ce soit par eux-mêmes », nuance Martin Biuw. « Mais ils peuvent aider les services de rensei­­gne­­ment par le biais d’équi­­pe­­ments plus évolués, comme une caméra ou un micro plus sophis­­tiqués, augmen­­tés d’IA, par exemple. »

Couver­­ture : Animal AI Olym­­pics

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Une mysté­rieuse expé­rience de la NASA prise pour une inva­sion extra­ter­restre en Norvège


Sitôt qu’il y a quelques choses d’étranges dans le ciel, des gens pensent tout suite aux extraterrestres. En Norvège, des lumières étranges sont apparues dans alors que le soleil disparaissait à l’horizon. C’est la NASA qui effectuait une étude sur un phénomène naturel que l’on voit surtout au Nord de la Terre.
Nuage

 

Une mysté­rieuse expé­rience de la NASA prise pour une inva­sion extra­ter­restre en Norvège

 

Crédits : NASA

par  Laura Boudoux

 

Vendredi 5 avril 2019, le lance­ment simul­tané de deux fusées de laNASA a laissé les Norvé­giens sans voix. Dans le ciel, d’étranges lumières bleues ont éclaté, à la fois très vives et nébu­leuses, formant d’étranges formes à l’ho­ri­zon pendant 30 minutes. Plusieurs médias ont d’ailleurs rassuré les habi­tants du nord du pays, préci­sant qu’il ne s’agis­sait pas d’une attaque extra­ter­restre, mais bien du projet AZURE, financé par la NASA.

Ces recherches sont menées dans le but d’en savoir plus sur le flux de parti­cules dans l’io­no­sphère et la forma­tion des aurores boréales. Deux fusées ont donc été proje­tées depuis la base de lance­ment d’Andøya, au nord de la Norvège, afin de mesu­rer la densité atmo­sphé­rique et la tempé­ra­ture. Elles ont pour cela déployé des gaz traceurs, compo­sés de trimé­thy­la­lu­mi­nium et de baryum/stron­tium, à des alti­tudes de 114 et 250 km, afin de suivre les vents dans la haute atmo­sphère de la Terre. La disper­sion des nuages a été obser­vée depuis plusieurs stations au sol, et devrait permettre aux scien­ti­fiques de mieux comprendre le fonc­tion­ne­ment des vents solaires.

Si les traî­nées de gaz n’étaient pas nocives pour les habi­tants, le spec­tacle a causé de nombreuses inter­ro­ga­tions. Le site d’in­for­ma­tion local VOLassure ainsi que les commis­sa­riats envi­ron­nants ont reçu beau­coup d’ap­pels signa­lant d’étranges luueurs dans le ciel. Michael Theus­ner, qui a filmé l’évé­ne­ment, a lui-même reconnu avoir pensé à une inva­sion extra­ter­restre.

« Quand les mysté­rieuses lumières et les nuages colo­rés sont appa­rus, je ne savais pas ce dont il s’agis­sait. Ça ressem­blait à une attaque extra­ter­restre », explique-t-il sur YouTube, préci­sant qu’il se trou­vait là «par hasard ».

Six autres fusées de ce type devraient être lancées en Norvège au cours des deux prochaines années.

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