Chat guide d’aveugle, véritable alternative au chien ou fantasme ?


Il a déjà eu un chat guide, ce fut un cas vraiment exceptionnel. Mais, peut-on vraiment éduquer un chat comme pour les chien-guides ? Sachant que minou est indépendant de par sa nature ? Quelle race de chat serait un bon candidat ?
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Chat guide d’aveugle, véritable alternative au chien ou fantasme ?

 

Le premier chat guide d’aveugle

Le seul chat guide connu à ce jour, c’est Baby ! Il s’était fait connaître en 1947 aux Etats-Unis grâce au magazine Life. Ces derniers lui consacraient à l’époque un reportage photo suite à sa récompense reçue pour un dévouement sans faille à sa maîtresse aveugle.

Premier chat guide d'aveugle

© Loran Smith

Baby, c’était l’inséparable compagnon de Carolyn Swanson. Cette femme malvoyante était aidée au quotidien par son matou. Tenu en laisse par sa propriétaire lors de ses déplacements,il suffisait amplement à la vieille dame pour effectuer tous ses gestes du quotidien, sans l’aide de ses voisins.

«L’histoire de Baby est un cas exceptionnel»

Si seules certaines races, comme les Labrador, les Golden Retriever et les Berger Allemand sont prédestinées à devenir chiens guides, comment un chat pourrait-il le devenir ?

Pour un certain nombre d’experts, espérer voir un chat devenir guide d’aveugle est compliqué voire même impossible.

Marie-Hélène Bonnet, comportementaliste animalier spécialiste du chat nous a confié que

«l’histoire de Baby est un cas exceptionnel. Elle vient d’une reconnaissance et d’une fusion extraordinaire entre Carolyne et son chat, créant un lien protecteur entre les deux. C’est d’ailleurs le seul cas connu depuis 70 ans».

Chat guide d'aveugle

© Royal Institute for Blind

En effet, les félins sont connus pour être des animaux territoriaux dépassant rarement la limite de leur territoire durant les sorties. Vous avez donc peu de chance d’arriver à destination lorsque ces derniers vous guident ! De plus, les matous seraient de grands solitaires se considérant comme l’égal de l’Homme.

Le chien, lui, a toujours vécu en meute avec une hiérarchie omniprésente, même si l’humain a aujorud’hui remplacé le mâle alpha. Par conséquent, si le chien obéit et travaille pour nous, c’est avant toute une question d’instinct, sans oublier qu’il le fait par plaisir. Le chat, quant à lui, agit et pense différemment.

La taille et la force du chat sont d’autres freins à la fonction de guide d’aveugle : l’animal qui va guider une personne malvoyante doit avoir une taille adaptée à son humain. C’est d’ailleurs pour cela qu’aucun chien de petite taille n’effectue ce travail. De plus, il doit être capable d’ouvrir un tiroir ou de porter certains objets, ce qu’il sera dans l’incapacité de faire dû à son manque de force.

Néanmoins, si une formation du chat existait, elle serait similaire à celle du chien : conditionnement positif, ritualisation, jeux et clicker training. On doit cependant y ajouter une phase de sélection dès le plus jeune âge à la suite de laquelle un seul chaton de la portée sera apte à être éduqué.

En effet, ce dernier doit s’habituer et s’imprégner du contact humain jusqu’à en ressentir un besoin constant, comme pour les chiens. Sans oublier que cette formation serait inemployable en considérant un éventuel changement de propriétaire. Si un éducateur avait la chance, au bout de plusieurs années, d’apprendre à son chat à lui porter assistance, le félin ne le ferait sûrement pas avec une autre personne. Dans le cas présent, l’éducateur devra être le malvoyant. D’autant plus que la formation serait nettement plus longue que celle du chien.

Chat guide d'aveugle

© Royal Institute for Blind

Toutefois, la race de chat la plus apte à devenir guide d’aveugle serait le Siamois. En effet, cette boule de poils est sûrement l’une des races les plus intelligentes. Son plus gros avantage : leur capacité à imiter certains gestes humains, comme ouvrir les portes.

Si le chat réussissait à devenir un animal utilitaire tel que le chien, ce dernier pourrait gagner une place considérable au sein de notre société.

Bien qu’il soit tout de même en constante évolution dûe à l’augmentation de sa population et le culte félin sur les réseaux sociaux, s’il ne devient pas le «meilleur ami de l’homme» à cause de son caractère indépendant, il pourrait devenir «l’ami préféré de l’homme», selon le vétérinaire comportementaliste Stéphane Tardif. 

Malheureusement, pour la plupart des spécialistes, le chat aura peu de chance de devenir notre futur guide d’aveugles… Et ce, même à l’avenir, ces derniers n’ayant pas évolué depuis les années passées : leur instinct d’animal indépendant et solitaire ne devrait pas changer, leur refusant une nouvelle fois la place de guides. Toutefois, certains experts s’autorisent à croire à l’arrivée de chats assistants, ayant par exemple la possibilité de rapporter des petits objets.

Quelques mots sur les chiens guides…

Le parcours du chien-guide n’est, quant à lui, pas des plus reposant… Avant d’être confié aux mains d’une personne malvoyante, le toutou va traverser un parcours du combattant jusqu’à ses 18 mois. C’est à cet âge-là qu’il se verra discerner son certificat d’aptitude.

Alternant une vie entre famille d’accueil et école de chiens guides, le toutou suivra son apprentissage à l’aide d’éducation positive se basant sur des récompenses, des friandises, des jeux et des caresses.

Par Charline Béduit

Crédits photo : Royal Institute for Blind

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Deux enfants aveugles sauvent la vie de leur mère


Ces petits vont être débrouillards dans la vie malgré leur handicap. Ils ont pu contacter le 911 et malgré leur peur, ils ont obéi aux indications de la répartitrice pour sauver leur maman
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Deux enfants aveugles sauvent la vie de leur mère

 

Deux enfants aveugles sauvent la vie de leur mère

Le garçon de 6 ans et sa sœur de 7 ans ont immédiatement appelé le 9-1-1.Capture d’écran YouTube

Une Américaine victime d’un arrêt respiratoire doit vraisemblablement la vie à ses deux enfants aveugles qui ont su la réanimer rapidement.

Mitchel Copeland et sa sœur Cora Copeland étaient seuls avec leur mère, Laura Copeland, lorsqu’elle a été victime d’une attaque à Hannibal, au Missouri.

Le garçon de 6 ans et sa sœur de 7 ans ont immédiatement appelé le 9-1-1, selon WGEM, une station locale affiliée au réseau NBC.

Sous les indications de la répartitrice, les deux enfants ont commencé à pratiquer les manoeuvres de réanimation cardiorespiratoire (RCR).

«J’ai vraiment été surprise de voir qu’elle [Cora Copeland] se débrouillait aussi bien et qu’elle en savait autant», a indiqué Laiken James, la répartitrice du service de police du comté de Marion/Lewis.

Cette dernière, mère de deux filles, a dit à la station WGEM qu’elle leur expliquait quoi faire comme si c’était ses enfants. Elle a expliqué qu’elle était claire dans ses instructions tout en tentant de calmer les petits.

«Nous étions calmes, mais effrayés», a de son côté confié Cora Copeland à la station.

Selon des membres de la famille, les enfants ont fourni des informations cruciales aux premiers répondants qui ont pu prendre le relais et transporter leur mère à l’hôpital.

«Ce sont mes petits héros, a dit la mère. Je me suis réveillée après avoir arrêté de respirer, ne me souvenant de rien, et mes enfants étaient devant moi.»

Laura Copeland a toutefois soutenu qu’elle n’était pas surprise de la réaction de ses enfants, puisqu’elle leur avait montré quoi faire en cas d’urgence. La mère a affirmé qu’il n’est jamais trop tôt pour informer ses enfants des urgences qui peuvent se produire.

«Quelque chose peut toujours arriver tout d’un coup», a-t-elle souligné.

Elle espère que sa mésaventure sera une leçon pour d’autres parents.

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Le Saviez-Vous ► Louis Braille et l’alphabet braille


Louis Braille est devenu aveugle par accident d’un oeil est l’infection dans l’autre. Malgré tout, il a perfectionné l’écriture de l’invention de Charles Barbier. Son travail pour aider ceux qui comme lui sont des non-voyants a pu ouvrir la porte pour de grandes études, et une meilleure autonomie
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Louis Braille et l’alphabet braille

 

Louis Braille inventeur des 6 points magiques

le 4 janvier 1809 dans une petite bourgade rurale, Coupvray, à une quarantaine de kilomètres de Paris, rien ne pouvait laisser prévoir que Louis Braille reposerait un jour au Panthéon, aux côtés des plus illustres des Français. Son père était le bourrelier de Coupvray et Louis était le plus jeune d’une fratrie de 4 enfants.

Son destin bascula quand, âgé de trois ans, il se blessa gravement à un oeil dans l’atelier de son père, probablement en jouant avec un de ses outils. La date de l’accident, ses circonstances exactes, 1’évolution de la blessure de l’enfant et les soins qui lui furent prodigués sont mal connus. Toujours est-il qu’il perdit non seulement l’oeil blessé, mais aussi celui qui n’avait pas été atteint. A une époque où l’on ne savait pas encore grand’chose des problèmes d’infection, il était courant que la perte accidentelle d’un oeil entraîne la perte de l’autre.


Maison natale de louis Braille à Coupvray

Il est avéré que le jeune aveugle fréquenta l’école du village, tout en contribuant à la maison au travail familial de la bourrellerie : il confectionnait, paraît-il, des franges de harnais, ce qui l’aida probablement à développer son habileté manuelle, qualité fort utile dans son cas. Ses parents savaient lire et écrire. Il est certain qu’ils étaient très conscients de l’importance d’une bonne instruction pour un enfant aussi gravement handicapé que l’était leur fils Louis. Nul ne sait comment ils furent informés de l’existence de l’école fondée par Valentin Haüy, école qui n’avait retrouvé son indépendance qu’en 1815, après plusieurs années de partage des locaux des Quinze-Vingts, mais il est prouvé que le père de Louis Braille écrivit plusieurs fois à l’institution Royale des Jeunes Aveugles pour se renseigner sur l’instruction qui y était donnée. Finalement, il demanda et obtint l’admission de son fils, qui y fut accueilli en 1819 : Louis était alors âgé de 10 ans.

A cette époque, l’institution Royale occupait un bâtiment qui a aujourd’hui disparu et dont l’emplacement se situe au coin de la rue des Ecoles et de la rue du Cardinal-Lemoine. Dans ce bâtiment, tout proche de l’enceinte de Philippe-Auguste, Saint-Vincent de Paul avait fondé en 1625 la congrégation des Prêtres de la Mission. C’est là aussi que, pendant la révolution, des prêtres réfractaires avaient été massacrés, le 3 septembre 1792. Il est difficile, de nos jours, d’imaginer que ce quartier était autrefois insalubre. C’était pourtant le cas et c’est à l’humidité des lieux, au manque d’air et de lumière, au chauffage insuffisant et à la promiscuité due à l’exiguïté des locaux que certains attribuent la responsabilité de la tuberculose qui devait emporter Louis Braille.

Valentin Haüy

 

Le Directeur de l’institution, à l’arrivée de Braille, était un médecin, le Docteur Guillié, auteur d’un « essai sur l’instruction des aveugles » publié en 1817. Cet essai n’apportait rien de vraiment nouveau en matière d’instruction des aveugles. On continuait à utiliser les caractères en relief mis au point par Valentin Haüy, si difficiles à lire avec les doigts. Pour ce qui est de l’écriture, on en restait aux deux procédés connus depuis Haüy : le maniement de caractères typographiques pour gaufrer le papier, ou le guide-main. Cela faisait dire à l’abbé Carton, directeur de l’école pour aveugles de Bruges :

« A Paris, il n’y a que 3 ou 4 aveugles sachant écrire ».

Pour la musique, on se contentait de faire appel à la mémoire auditive des élèves. Comme du temps de Haüy, les aveugles de l’institution (ou plutôt les plus doués d’entre eux) se produisaient régulièrement en public.

Caractères, planche à composer et casse utlisés par Valentin Haüy pour enseigner la lecture aux jeunes aveugles

Deux modèles de planches à écrire conçues par Valentin Haüy avec, au centre, une planche gravée en creux pour apprendre la forme des lettres

Deux ans après l’arrivée de Louis Braille à l’Institution le Docteur Guillié était remplacé par un autre médecin, le Docteur Pignier, qui semble avoir beaucoup apprécié Braille et qui a contribué à le faire mieux connaître. A Pignier revient le mérite d’avoir permis à Valentin Haüy, qui n’avait plus que quelques mois à vivre, de revenir enfin dans l’école qu’il avait fondée et dont il avait été écarté en raison de son attitude pendant la révolution. On peut imaginer (rien n’est prouvé) que Braille, qui avait alors douze ans, rencontra ce jour-là celui qu’il devait quelques années plus tard égaler dans l’admiration et la reconnaissance des aveugles.

Dès son entrée à l’institution, Braille apparut comme un élève de premier ordre. Il réussissait dans toutes les disciplines enseignées et raflait toutes les récompenses, qu’il s’agisse de tâches manuelles ou de travaux intellectuels. Voici ce qu’en dit Pignier –

« Doué d’une grande facilité, d’une intelligence vive et surtout d’une rectitude d’esprit remarquable, il se fit bientôt connaître par ses progrès et ses succès dans ses études. Ses compositions littéraires ou scientifiques ne renfermaient que des pensées exactes ; elles se distinguaient par une grande netteté d’idées exprimées dans un style clair et correct. On y reconnaissait de l’imagination ; mais celle-ci était toujours dirigée par le jugement ».

Quant à sa personne, voici comment la décrit son ami Coltat :

« Un air intelligent, une figure qu’illuminait assez souvent un agréable sourire, mais que jamais ne troublait une folle gaité, tout dans la physionomie du jeune Braille faisait pressentir les plus heureuses dispositions et annonçait les plus aimables qualités ».

Braille n’avait pas encore quinze ans qu’on lui confiait déjà certaines responsabilités d’enseignement, notamment à « l’atelier de chaussons de lisière et de tresse ». En 1828, il reçut le titre de « répétiteur », qui se transforma ultérieurement en titre de « professeur». Son enseignement n’était pas spécialisé mais portait sur des matières très diverses : grammaire, histoire, géographie, arithmétique, algèbre, géométrie, piano, violoncelle. Il semble qu’il ait été un aussi bon professeur qu’il avait été un bon élève.

« Chez [ses élèves], écrit Coltat, l’émulation n’avait pas seulement pour but de s’égaler et de se surpasser les uns les autres, elle devenait une touchante et continuelle attention à se rendre agréables à un professeur qu’ils affectionnaient comme un supérieur estimable et comme un ami sage et éclairé, fertile en bons conseils ».

Outre son enseignement oral, Braille composait des traités remarquablement bien conçus. Son traité d’arithmétique, imprimé en relief, est un modèle de précision et de concision.

« Nos procédés d’écriture et d’impression, disait-il, occupent beaucoup de place sur le papier ; il faut donc resserrer la pensée dans le moins possible de mots ».

Nous avons vu que les premiers contacts de Charles Barbier de la Serre avec l’institution ont probablement eu lieu en 1819, l’année même où le jeune Louis Braille y était admis. En tout cas, il est certain que Braille a eu très rapidement connaissance du système Barbier et qu’il n’a pas tardé, bien avant de devenir répétiteur, à proposer des perfectionnements à Barbier. Il y avait malheureusement un écart de génération important entre Barbier et Braille ; d’autre part Barbier, qui avait un caractère entier, n’a jamais accepté que l’on touche au principe de son invention : représenter des sons et non l’alphabet.

Tableau de la sonographie Barbier

Le dialogue n’a pas dû être facile entre le jeune écolier et l’inventeur chevronné et sûr de lui ! Cela n’a pas empêché Braille de poursuivre la mise au point de son propre système, auquel il travaillait, disent ses contemporains, en dehors de ses heures d’étude, soit tôt le matin, soit pendant les vacances, au sein de sa famille. Nous savons, par le témoignage de Pignier, que l’écriture ponctuée de Braille était pratiquement au point, au moins dans ses parties essentielles, dès 1825. C’est en 1827 (Braille avait 18 ans) que cette écriture reçut pour la première fois la sanction de l’expérience : la transcription de la « grammaire des grammaires ». En 1829 parut, imprimé en relief linéaire qui était encore l’écriture officielle à l’institution, l’ouvrage intitulé

« Procédé pour écrire les paroles, la musique et le plain-chant au moyen de points, à l’usage des aveugles et disposés pour eux, par Louis Braille, répétiteur à l’institution Royale des Jeunes Aveugles ».

Comme le dit Pierre Henri c’était le « véritable acte de naissance du système Braille ».

Ce premier alphabet n’était pas exactement celui que nous connaissons mais sa partie principale – les quatre premières séries – était la même qu’aujourd’hui ; il comportait, outre les points, un certain nombre de traits lisses qui ont rapidement disparu. Dans son exposé, Braille décrit la « planchette – et le « stylet » mais ne dit pas comment réaliser les traits lisses. On ne connaît pas les règles que Braille s’est fixées pour établir la première série de signes, dont les autres découlent. Ce que l’on sait, c’est que Braille a été très attentif à écarter les signes qui auraient pu prêter à confusion car trop proches les uns des autres.

Malgré ses défauts de jeunesse ce système était d’ores et déjà supérieur à celui de Barbier. Quels étaient ses avantages ? Point peut-être le plus important : c’était un alphabet, calqué sur celui des voyants. Il donnait donc un accès réel et complet à la culture. Il était beaucoup plus facile à déchiffrer car ses caractères étaient moitié moins hauts (au maximum 6 points au lieu de 12) et pouvaient être appréhendés, avec un peu d’exercice, sans déplacement du doigt. Il se prêtait à des développements qui n’ont pas manqué de se produire ultérieurement.

Bien que Barbier ait toujours refusé de se déjuger, il a cependant reconnu la valeur de la méthode de Braille, comme en témoigne une note adressée à l’Institution Royale en 1833 dans laquelle il s’exprime ainsi :

« C’est M. Louis Braille, jeune élève, aujourd’hui répétiteur à l’institution Royale de Paris, qui, le premier, a eu l’heureuse idée de réduire l’écriture ponctuée à l’usage d’une réglette rayée de trois lignes ; sous ce double rapport, c’est un service essentiel dont on lui a l’obligation… M. Braille a d’ailleurs fait d’autres applications de sa méthode qui la recommandent suffisamment dans un établissement où l’on s’occupe de tout ce qui concerne l’instruction des jeunes aveugles ».

La seconde édition du « Procédé » parut en 1837. On y lit, dans l’avertissement qui la précède, ces paroles qui montrent à quel point Braille était scrupuleux et peu enclin à tirer la couverture à lui :

« Nous profitons de cette circonstance… pour y ajouter des observations utiles et des applications ingénieuses dues à l’obligeance de plusieurs aveugles distingués ».

Cette nouvelle édition était plus complète, plus claire que la première et, surtout, novation considérable, elle introduisait la notation musicale ponctuée qui est devenue de nos jours ce que l’on nomme la « Notation musicale braille internationale ».

En 1837, année de la parution de la seconde édition du « Procédé » il y avait déjà douze ans environ que l’on expérimentait le système d’écriture ponctuée imaginé par Braille. Par la suite, l’emploi du braille ne fit que se développer mais il fallut plus de vingt-cinq ans pour qu’il soit officiellement adopté dans notre pays (France ndlr). Notons au passage qu’en 1834, des textes en braille avaient été exposés à l’Exposition des Produits de l’industrie place de la Concorde à Paris et qu’en 1837 l’imprimerie de l’institution Royale avait publié un précis sur l’Histoire de France édité en braille, en trois énormes volumes. Comme toujours lorsqu’une invention, novatrice prend son essor, il y a quelquefois des reculs. Il y eut, entre 1840 et 1850 une sorte de « crise du braille », à la suite du renvoi et de la mise à la retraite prématurée de Pignier, accusé de corrompre la jeunesse par l’enseignement de l’histoire. Son successeur Dufau, qui avait été son second, commença par essayer de limiter l’usage du braille à la musique. Il n’y réussit pas vraiment et, finalement, à partir de 1847, le braille reprit son ascension, preuve que l’on ne pouvait plus se passer de lui.

Lorsque 1’on évoque le nom de Braille, que plus personne n’ignore, ce qui vient immédiatement à l’esprit de tous, c’est évidemment l’écriture ponctuée qui porte son nom. Très peu de personnes, même parmi celles qui, s’intéressent au sort des aveugles, savent que Braille ne s’est pas reposé sur ses lauriers après l’avoir mise au point.

Il restait en effet un problème important que le braille ne résolvait pas : celui de la communication entre aveugles et voyants, qui avait été une des préoccupations majeures de Valentin Haüy. On ne pouvait évidemment pas demander que le braille soit enseigné dans les écoles des voyants, même si cette écriture ne présentait aucune difficulté d’apprentissage pour qui utilisait ses yeux et non ses doigts. C’était aux aveugles de se mettre à la portée des voyants et Louis Braille en était parfaitement conscient. Mettant une fois de plus en action son imagination et son intelligence, il inventa une méthode nouvelle qu’il exposa en 1839 dans une petite brochure imprimée en noir, intitulée :

« Nouveau procédé pour représenter par des points la forme même des lettres, les cartes de géographie, les figures de géométrie, les caractères de musique, etc., à l’usage des aveugles ».

En gros, cette méthode était basée sur un repérage, par coordonnées, de points en nombre suffisant pour permettre d’une part la reconnaissance visuelle de lettres, chiffres et autres signes des voyants, d’autre part leur reconnaissance tactile par les aveugles.

Coltat nous explique que, « pour déterminer exactement la séparation à mettre entre les différents signes alphabétiques et la grandeur que doit avoir chacun de ces signes », Braille fit construire « un grillage à jours très fins ».

Il nous dit également que « pour rendre invariables les dimensions des lettres, il imagina de dresser un tableau indiquant le nombre de points exigés par la forme d’une lettre et aussi les positions successives que doivent prendre ces points pour représenter les différentes parties de sa figure ». le « nouveau procédé » de Braille permettait de résoudre le problème posé mais il était très lent. En 1841, un ami de Braille, Foucault, passionné de mécanique, conçut une petite machine relativement simple à manier, qui permettait de placer facilement les points des combinaisons de Braille. Cet appareil, d’abord nommé « planche à pistons » par Foucault, fut baptisé ultérieurement « raphigraphe ».

Le raphigraphe a été longtemps utilisé à l’Institut National des Jeunes Aveugles, comme en témoigne la photographie d’une classe de jeunes aveugles conservée au musée Valentin Haüy.

Le rafigraphe

Il n’a pas survécu à l’invention de la machine à écrire, que les aveugles ont rapidement appris à utiliser en dépit de son inconvénient : l’impossibilité pour l’aveugle de se relire.

Au moment de l’invention du raphigraphe de Foucault, Braille avait encore plus de dix ans à vivre mais il se savait malade et connaissait la nature de son mal. Ses premières hémoptysies s’étaient produites en 1835 et, depuis, elles s’étaient renouvelées. A cause de cela, on allégea petit à petit ses tâches de professeur, ne lui laissant à partir de 1840 que ses leçons de musique. En plus de son enseignement, il continuait à tenir le buffet d’orgue dans différentes églises parisiennes, notamment Saint-Nicolas des Champs, de 1834 à 1839, puis la chapelle de la maison mère des Missionnaires Lazaristes rue de Sèvres, (où se trouve depuis 1830 la châsse de Saint-Vincent de Paul), de 1830 à sa mort.

C’est dans la nuit du 4 au 5 Décembre 1851 qu’une hémorragie abondante l’obligea à cesser toute activité. Alité, de plus en plus affaibli par des hémorragies successives, il mourut le 6 Janvier 1852, en présence de ses amis et de son frère, après avoir reçu l’extrême onction. Il fut inhumé le 10 Janvier à Coupvray, selon la volonté de sa famille. Il fallut attendre un siècle pour que la dépouille mortelle de Louis Braille, bienfaiteur de l’humanité, rejoigne enfin, au Panthéon, les plus grands de nos compatriotes.


Les mains de Louis Braille à Coupvray

Le braille

La lecture du braille

La lecture visuelle du braille ne doit pas poser de problèmes aux adultes, dès lors qu’ils ont assimilé les quatre groupes de lettres et le groupe des signes de ponctuation.

Quelques remarques cependant faciliteront peut-être la compréhension pour ceux qui sont peu familiarisés avec ce code.

1 . Les lettres étant toutes inscrites dans les six point du rectangle, il s’ensuit que celles comportant un accent, un tréma, une cédille sont données par des dispositions de points particulières.
Exemple : e = 1.5. è = 2.3.4.6. é = 1.2.3.4.5.6. ê = 1.2.6.

Cela porte le nombre de lettres de l’alphabet braille à quarante au lieux de vingt-six pour l’alphabet ordinaire.

D’autre part, il n’est en fait nécessaire d’apprendre que les dix premières combinaisons, qui constituent le premier Groupe.

En effet, il est à noter que dans le ler Groupe, seuls les points 1.2.4.5 sont utilisés. On ajoutera aux dix combinaisons du  lerGroupe:

– le point 3 pour constituer les lettres du 2eGroupe,

– les points 3 et 6 pour constituer les lettres du 3eGroupe,

– le point 6 pour constituer les lettres du 4e Groupe.

2 . Tandis que l’écriture des voyants comporte plusieurs sortes de tracés (minuscules, script, imprimerie, etc.), l’écriture braille n’a qu’une seule présentation.

La première lettre d’une phrase ou d’un nom propre est précédée du signe particulier « Majuscule » (4.6.)

Les chiffres 1,2,…0 sont identiques aux lettres a,b,…j mais tout chiffre ou nombre est précédé du signe zéro.

http://www.snof.org/

http://www.jf-doucet.com/

Des lunettes spéciales pour améliorer la vision d’un homme légalement aveugle


Ceux que leur vision est presque nulle, peuvent maintenant très bien voir avec des lunettes de haute technologie. Ces lunettes sont très chères du moins pour le moment
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Des lunettes spéciales pour améliorer la vision d’un homme légalement aveugle

 

Steven Stairs tient les lunettes eSight

Steven Stairs tient les lunettes eSight   PHOTO : COURTOISIE DE JUSTIN DEELEY

Un Winnipégois légalement aveugle pourra mieux voir grâce à des lunettes haute technologie spécialisées.

« J’ai mis les lunettes et j’ai regardé par la fenêtre. J’ai réalisé que j’étais capable de voir une plaque d’immatriculation de l’autre côté de la rue. Avant, je n’aurais même pas été capable de dire si la voiture avait une plaque d’immatriculation », affirme Steven Stairs.

Steven Stairs souffre de trois maladies dégénératives des yeux. Il voit 8 % de ce que peut voir une personne avec une vision parfaite.

Les lunettes en question sont fabriquées par eSight, une entreprise canadienne située à Toronto. Les lunettes, d’une valeur de 15 000 $, sont équipées d’une caméra, d’un écran haute définition et d’un processeur vidéo qui est capable de capturer une image et de l’améliorer en temps réel.

Elles ressemblent à des lunettes de soleil, mais chaque lentille est équipée d’une caméra vidéo haute définition. Les images captées par ces caméras sont intégrées en une seule image, dont Steven Stairs peut ajuster la couleur, le contraste et l’agrandissement.

Steven Stars a utilisé ces lunettes pour la première fois en octobre 2014. Il a par la suite lancé une campagne de sociofinancement, mais sans grand succès. Une personne qui préfère demeurer anonyme lui a toutefois fait cadeau d’une paire de ces lunettes

http://ici.radio-canada.ca/

Le geste plein d’humanité d’une caissière anglaise


On juge souvent les parents quand les enfants font des crises en public. Pourtant, c’est une chose qui arrive à tout parents aussi désagréable que cela peut être. Cette caissière d’un supermarché l’a bien compris surtout que les deux enfants sont non-voyant et autisme, on peut donc comprendre que pour la maman, ce n’est pas toujours facile
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Le geste plein d’humanité d’une caissière anglaise

 

Une employée d’un supermarché est venue en aide à une maman en s’occupant de sa fille autiste.

Photo : Facebook

ANGLETERRE – Une mère a raconté comment une employée lui était venue en aide dans un supermarché de Basingstoke alors que ses filles autistes faisaient une crise. Son message a été partagé des milliers de fois sur Facebook.

« Je voudrais remercier du fond de mon cœur la femme sur la photo qui m’a aidée ce matin au supermarché. »

Le message posté sur Facebook par Amanda Wilkins a été partagé des centaines de milliers de fois. Son histoire, qu’elle a racontée sur le réseau social, a en effet touché de nombreux internautes.

« Elle m’a tout simplement aidée »

Cette mère a raconté comment une caissière lui était venue en aide, dans une grande surface à Basingstoke (Angleterre).

« J’ai deux enfants qui sont tous deux aveugles et autistes. Comme vous pouvez l’imaginer, le shopping n’est pas une activité facile pour moi. A la caisse, mes deux filles ont fait une crise ».

Elle explique que la caissière, au lieu de la juger, l’a tout simplement aidée.

« Cela n’arrive pas souvent. Elle a distrait ma fille en lui faisant scanner toutes mes courses. Un rêve devenu réalité pour Holly qui aime jouer à la caissière », écrit Amanda Wilkins, touchée par « ces petits actes de générosité qui font une énorme différence dans mon monde ».

Le message a été largement partagé, notamment par le patron de la caissière qui s’est dit fier de son employée.

« Ça, c’est ma Lin », s’est-il félicité, ajoutant que sa photo serait désormais affichée sur le « mur des célébrités » du magasin

http://www.metronews.fr/

Le voyage spectaculaire d’un tourisme aveugle au Québec


Une vidéo qui fait découvrir le Québec par un non-voyant semble faire fureur sur le net. C’est par Tourisme Québec qui en fait la promotion en montrant un homme de New-York, Danny Kean, aveugle de naissance
profitant de l’été dans la province et il a l’air de vraiment apprécier son séjour et il expérimente beaucoup d’activité que bien des gens n’oseraient pas même en voyant
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Le voyage spectaculaire d’un tourisme aveugle au Québec

Ils volent son chien à un aveugle, puis lui rendent avec un mot d’excuse


Voler un chien est inadmissible, mais qu’en plus, c’est un chien aidant, qui est les yeux de son maitre non-voyant est vraiment déplorable. Probablement à cause de l’indignation exprimée dans les réseaux sociaux, ont pu réveiller le bon sens au voleur de remettre le chien a son propriétaire
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Ils volent son chien à un aveugle, puis lui rendent avec un mot d’excuse

 

Ils volent son chien à un aveugle, puis lui rendent avec un mot d'excuse

 

Photo: SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

CAPUCINE MOULAS

FAUTE AVOUÉE – À Pékin, un homme aveugle s’est fait voler son chien guide lors d’une promenade, lundi 22 février. L’affaire a fait le tour des réseaux sociaux chinois jusqu’à mardi soir, lorsque la chienne volée est revenue seule vers son maître portant un mot d’excuse de ses ravisseurs.

N’est pas bandit qui veut. En l’occurrence, ces voyous de Pékin se sont heureusement inclinés devant la puissance des réseaux sociaux. Tout a commencé lundi 22 février, lorsqu’au volant d’un van gris, ces hommes non identifiés se sont mis en tête de voler un labrador noir qui se promenait dans la rue.

En Chine, le braconnage d’animaux de compagnie, ravis pour être revendus aux producteurs de viande, est malheureusement un crime courant, rapporte le journal local Sina. Mais Qiaoqiao, la chienne en question, n’est pas un compagnon comme les autres, elle est guide d’aveugle auprès de son maître, Tian Fengbo. Ce masseur pékinois de 47 ans l’avait laissée aux soins de l’un de ses assistants pour une balade, pendant sa matinée de travail.

Une « amie proche » perdue

« J’ai perdu la vue dans un accident et j’ai traversé beaucoup d’épreuves. Mais maintenant que Qiaoqiao est partie, j’ai l’impression que quelque chose de lourd bloque ma poitrine », s’est ému le propriétaire de la labrador depuis six ans. « J’ai l’impression d’avoir perdu une amie proche ».

Très vite, l’histoire apparaît dans les médias locaux et provoque un ras-de-marée sur les réseaux sociaux chinois, tels que Weibo, très populaire dans l’Empire du Milieu.

L’affaire fait rapidement le tour du (vaste) pays et traverse même les frontières.

« Quel sorte de monstre êtes-vous pour vous en prendre au chien d’un homme aveugle ? », disait l’un, rapporté par la BBC.

« C’est ça que la Chine veut devenir ? Les chiens sont les meilleurs amis de l’homme, pas de la nourriture », rétorquait un autre.

Et visiblement, cet abattage virtuel n’a pas échappé aux ravisseurs.

La chienne libérée

Le mardi soir, Qiaoqiao débarque dans le salon de massage de Tian Fengbo, seule. Accrochée à son collier, une note est adressée à son maître :

« S’il vous plaît, pardonnez-nous ». Interrogé par le New York Times, Tian Fengbo a indiqué que la chienne « se porte bien », même s’il l’a sentie un peu « déprimée » la première nuit.

La police recherche toujours les voleurs, malgré leur geste de rétraction. Les coupables encourent au moins une peine de prison pour vol, d’autant qu’ils se sont attaqués à l’un des 10 seuls chiens guides d’aveugles de Pékin, où il faut un permis pour élever un compagnon à quatre pattes.

http://www.metronews.fr/

Un homme aveugle peint d’extraordinaires portraits canins grâce à son sens du toucher.


Je suis officiellement impressionnée ! Un homme épileptique et aveugle devenu peintre et quel talent. Comment peut-il peindre des chiens avec autant de précision ? Par le toucher, ses doigts voient !!!
Nuage

 

Un homme aveugle peint d’extraordinaires portraits canins grâce à son sens du toucher.

Echo2015--Bramblitt

Depuis qu’il est enfant, l’art représente une part importante de la vie de John Bramblitt. Mais il a fallu qu’il devienne aveugle suite à de multiples crises d’épilepsie pour qu’il décide soudain de s’essayer à la peinture.

« J’ai décidé de peindre afin de gérer ce traumatisme qui m’atteignait ; l’art a toujours été ma bouée de sauvetage. »

lifewithdogs

lifewithdogs

John est un peintre autodidacte, qui a dû commettre beaucoup d’erreurs avant de parvenir à mettre au point sa technique de peinture à l’aveugle.

« En fait, ce qui se passe, c’est que tout ce qu’un artiste normal parvient à faire grâce à ses yeux, je le fais grâce à mes mains. »

Des lignes épaisses, généralement surélevées et faites avec de la peinture à tissu, permettent à John de se positionner correctement sur la toile en les suivant du bout des doigts. John est par ailleurs capable de différencier les couleurs entre elles, grâce à des tubes marqués en braille, et grâce à la texture différente de chaque peinture.

Little Echo--Bramblitt

Little Echo–Bramblitt

Il se sert même de son toucher pour parvenir à représenter ses modèles de manière réalistique et visuelle. Cette méthode qu’il utilise est appelée « toucher pour voir », et elle lui permet de « voir » ses modèles avec ses mains, plutôt qu’avec ses yeux. Mais pourquoi peint-il autant de chiens ?! En vérité, John est particulièrement inspiré par l’un de ses sujets préférés (qui est aussi l’un de nos favoris) : son chien d’aveugle, Echo.

« Il existe un malentendu, que j’entretenais d’ailleurs lorsque je voyais encore normalement : les gens croient que pour bien comprendre et visualiser quelque chose, il faut pouvoir le voir. »

Echo2015--Bramblitt

Echo2015–Bramblitt

Depuis sa première exposition, John a vendu ses oeuvres dans plus de vingt pays différents. John propose aussi des ateliers artistiques gratuits (utilisant des techniques d’adaptation conçues pour les handicapés) aux quartiers et aux personnes dépourvus d’accès à l’art.

Bugged Pug--Bramblitt

Bugged Pug–Bramblitt

John considère être un artiste, mais pas forcément un artiste aveugle (lors de sa première exposition, il n’a même pas précisé qu’il était aveugle).

« Ma cécité et mon épilepsie sont ce qui définissent mon handicap, mais ce sont aussi des caractéristiques qui me définissent en tant qu’être humain et en tant que personne. »

John espère que son histoire rappelera aux autres de ne pas se concentrer sur leurs limites et incapacités, et parviendra à apporter du réconfort aux personnes souffrant de dépression, quelle que soit l’origine de celle-ci.

Shades--Bramblitt

Shades–Bramblitt

Pour en apprendre plus sur John, et découvrir d’autres exemples de ses oeuvres magnifiques, rendez-vous ici, sur son site web.

Scooter--Bramblitt

Scooter–Bramblitt

http://bridoz.com/

Le Saviez-Vous ► Chevaux guides d’aveugle


Les chiens sont de magnifiques bêtes pour aider les non-voyants, mais un chien n’est pas possible pour tout le monde. Mais ces personnes peuvent compter sur le cheval, plus précisément le cheval miniature qui vivent plus longtemps et est idéal, semble-t-il, pour ceux qui sont allergique
Nuage

 
Chevaux guides d’aveugle

 

Vous n’en croyez pas vos yeux et pourtant quelques chevaux miniatures opèrent déjà avec succès au Etats Unis auprès de non-voyants.

Au détour d’un passage clouté il vous arrivera peut être de croiser un cheval miniature guidant un mal voyant avec l’assurance d’un chien guide d’aveugle. Même si vous n’en croirez pas vos yeux, ces chevaux existent déjà aux Etats-Unis.

L’idée a germé il y a quelques années et les premiers chevaux miniatures opèrent aujourd’hui en ville avec succès. Le cheval miniature a plus d’un atout dans son sac. Il peut venir en aide aux personnes allergiques au chien qui sont beaucoup plus nombreuses que les personnes allergiques au cheval. Il possède une espérance de vie de 25 à 35 ans face au chien qui devra être remplacé au bout de 8 à 10 ans, une perte toujours vécue douloureusement tant la complicité entre l’animal et l’aveugle est forte. Il possède une très bonne mémoire comme celle de retrouver un chemin plusieurs années après ou celle de se souvenir des cas de situations dangereuses. Il a une vision panoramique et voit dans le noir quasi total. Etc…

Les gens de chevaux connaissent bien toutes ces caractéristiques mais peuvent se demander comment un cheval peut vivre dans un tel contexte ? Etre cheval guide d’aveugle demande en effet quelques adaptations : faire ses crottins dehors dans un endroit donné ; porter des baskets aux pieds pour ne pas glisser sur les parquets ou le carrelage ; savoir monter les marches et prendre l’escalator ; rentrer sans appréhension dans un taxi, un bus, un restaurant ou un magasin ; marcher à la vitesse de l’aveugle et éviter les obstacles…

Pour respecter la vie de l’animal il faut toutefois ne pas habiter dans un milieu trop urbain ni voyager trop et disposer d’un terrain herbeux clôturé pour son repos. L’apprentissage est long et seuls six à dix chevaux miniatures sont actuellement formés tous les ans par Janet Burleson. Le succès est tel que la liste d’attente s’allonge. Comme le précise l’initiatrice du programme l’attention, le respect et l’amour portés au cheval jouent pour beaucoup dans son efficacité de guide d’aveugle.

The Guide Horse Foundation :

http://www.guidehorse.com/

http://www.chevalmag.com/