Un nez électronique à la place du stéthoscope ?


Et pourquoi pas, si ce nez pouvait déceler l’hypertension artérielle pulmonaire ou l’insuffisance pulmonaire alors je pense qu’avec les années, ce nez serait aussi perfectionné pour d’autre maladie.
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Un nez électronique à la place du stéthoscope ?

 

 

Et si les médecins se fiaient davantage à leur… nez ? L’INSERM et Technion – une entreprise israélienne spécialisée dans les nanotechnologies – viennent de mettre au point un… nez artificiel ! Bien plus qu’un gadget, ce dispositif médical encore en expérimentation pourrait aider au diagnostic de l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP). Et cela à partir d’un simple échantillon d’haleine. Mais si !

L’idée de ce NA-NOSE pour HTAP – c’est son nom –  est de  « pouvoir différencier la signature olfactive – spécifique de certaines maladies comme l’hypertension artérielle pulmonaire via une analyse de l’haleine », précisent les auteurs. Et plus précisément à partir de marqueurs de prélevés dans un échantillon d’air soufflé.

« Renifler la maladie »

L’objectif est donc de prévenir une insuffisance cardiaque, le stade aggravé de la maladie. Et l’enjeu n’est pas des moindres car les symptômes typiques tels que l’essoufflement, les douleurs thoraciques ainsi que les malaises de la maladie passent – à en croire les chercheurs – trop souvent inaperçus.

« Grâce à cette nouvelle technologie, nous gagnerons également du temps par rapport aux techniques de dépistage existantes qui mobilisent longuement un personnel très qualifié afin d’effectuer des échographies cardiaques et des épreuves d’effort ».

Le fonctionnement de ce « nez » expérimental est basé sur la « la séparation chromatographique gazeuse des composants volatils présents dans l’air expiré ». Cette technique permet de différencier les cellules saines de celles, malades.

A noter que ce dispositif doit encore être expérimenté chez la souris. « Il s’agit de leur induire la maladie pour tester l’expression des récepteurs olfactifs au niveau des cellules vasculaires », concluent les auteurs.

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Un nez artificiel pour flairer les septicémies


Les nez artificiels deviennent un grand atout en médecine pour dépister certaines maladies. Le dernier-né est un nez pour détecter les infections de sang tel que la septicémie. Un nez qui permet même de faire des économiques tout en étant semble-t-il facile d’utilisation
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Un nez artificiel pour flairer les septicémies

 

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Les bactéries puent et c’est parfois bien utile. Car des chercheurs ont mis au point un «nez» artificiel capable de diagnostiquer à l’odeur les germes responsables d’infections sanguines beaucoup plus rapidement que les tests classiques, ce qui pourrait sauver de nombreuses vies.

Présenté dimanche lors d’une conférence de l’American Chemical Society, ce système de détection se présente sous la forme d’un flacon pas plus gros que la main, rempli d’un mélange de nutriments pour bactéries. Le nez artificiel est composé de 36 capteurs colorés fixés le long des parois du flacon.

Ces récepteurs chimiques sensibles aux molécules odorantes changent de couleur en réponse à la signature olfactive chimique caractéristique de chaque bactérie. A chaque lignée de bactéries correspond une odeur et une couleur.

«Les technologies actuelles demandent 24 à 48 heures de mise en culture rien que pour confirmer la présence de la bactérie», explique James Carey de l’Université de Kaohsiung (Taïwan) à l’origine du dispositif.

«Une autre étape de 24 heures est nécessaire pour identifier le type de bactérie et sélectionner le traitement antibiotique approprié. Dans cet intervalle, les organes du patient ont le temps d’être touchés et la septicémie peut tuer le malade», souligne-t-il dans un communiqué.

Le nez artificiel est quant à lui capable de donner un diagnostic précis en seulement 24 heures.

L’échantillon de sang du patient est d’abord injecté dans le flacon, où les bactéries vont se nourrir et se multiplier, libérant leur signature olfactive qui va atteindre les récepteurs pigmentés. Toute la difficulté dans le procédé est de pouvoir distinguer les odeurs, qui sont très souvent une combinaison de molécules et non pas d’une seule substance.

Le nez artificiel présenté à l’American Chemicial Society a ainsi été développé pour cibler la présence de la septicémie, ou sepsis, des infections du sang qui tuent chaque année quelque 250.000 malades aux Etats-Unis, selon les chiffres cités lors de la présentation.

Selon James Carey, son test peut détecter huit des bactéries les plus fréquemment à l’origine des septicémies, avec 99% de certitude.

Le dispositif «peut être utilisé n’importe où dans le monde, avec un coût modeste et un minimum de formation», ce qui en fait une alternative intéressante aux tests classiques, particulièrement dans les pays défavorisés, estime le chercheur.

D’autres «nez artificiels», s’inspirant notamment de la truffe du chien, ont déjà été développés pour repérer par exemple certains types de cancer dans l’haleine des malades ou détecter la présence d’explosifs dans l’air ambiant.

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