La mort troublante d’une femme qui se nourrissait "d’air et de lumière"


J’avais déjà entendu parler de ce genre de secte, mais comment peut-on survivre des années qu’avec des jus de fruit et de plantes ? Je ne comprends pas comment des gens adultes peuvent adhérer à ce genre de mouvement
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La mort troublante d’une femme qui se nourrissait « d’air et de lumière »

 

© thinkstock.

Par Catherine Delvaux.

Jeannette, 62 ans, appartenait à la secte Contact & Muziek depuis dix ans.

La police d’Utrecht enquête actuellement sur le décès suspect de Jeannette, 62 ans, qui s’est éteinte le 8 juin dernier. Avec sa soeur Leonoor et deux autres colocataires, elle adhérait aux principes du « respirianisme », un mouvement New Age popularisé par une Australienne Selon Jasmuheen, l’être humain n’a pas besoin de manger pour survivre et peut très bien se nourrir uniquement de lumière. Elle ne consomme plus de nourriture depuis 19 ans à part quelques tasses de thé.

Un régime que suivait également Jeannette. Sur le site de leur petite communauté, Contact & Muziek, Leonoor, Jeannette, Marthe et Erik expliquent qu’ils ont commencé à « se libérer » de la nourriture en mai 2014 pour se sentir mieux dans leur corps et se concentrer sur leur musique.

« En buvant uniquement du jus de fruit et de plantes, le chant semble plus beau (…) Cela laisse plus de place à la respiration, aux sentiments et aux émotions. »

Interrogé par les autorités suite au décès de Jeannette, le groupe est aujourd’hui soupçonné de négligence et de non-assistance à une personne en danger.

« Jeudi dernier, ma soeur est partie vers un autre monde, elle est dédédée paisiblement. Malheureusement, l’enfer s’est déchaîné juste après et nous avons été expulsés de notre maison pour passer deux nuits horribles et solitaires en cellule », écrit Leonoor sur sa page Facebook, qui évoque un interrogatoire « traumatisant » et assure que la secte n’est pas responsable du décès de sa soeur.

Les colocataires de Jeannette risquent jusqu’à deux ans de prison.

Selon des voisins, la police parle pour le moment d’une « mort naturelle dans des circonstances suspectes », lit-on sur le site de RTL Nieuws. La commune d’Utrecht connaissait l’existence du groupe mais n’avait décelé aucun signe inquiétant.

 « C’est très triste que la femme soit décédée. Nous ne savons pas ce qui s’est passé », a déclaré un porte-parole.

Au moins six personnes dans le monde sont mortes après avoir suivi le mouvement respirianiste. Jasmuheen organise régulièrement des conférences et des stages en Belgique, qui coûtent plusieurs centaines d’euros.

Ciblé en France, un gourou prospère au Québec


La France a chassé Raël, il s’est installé au Québec et voilà qu’Olivier Manitara de L’Ordre des Esséniens, et d’autres du même groupe avaient été condamné et surveillé en France, que le gourou s’exile deviner où ?
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Ciblé en France, un gourou prospère au Québec

 

Chaque dimanche, des dizaines de personnes vêtues de blanc se réunissent sur un domaine de 103 acres à Cookshire-Eaton, en Estrie, pour entendre parler pendant des heures Olivier Manitara – un «fils du Soleil» autoproclamé. Certains experts voient beaucoup de similitudes entre ce groupe et l’Ordre du temple solaire.

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

L’Ordre des Esséniens n’a pas fait de vagues depuis l’exil de son leader de la France au Québec, il y a 10 ans. Mais selon l’État français, la dévotion des membres pour les archanges et la «Lumière éternelle» cache des idées inquiétantes sur l’imminence de la fin du monde.

Un groupe aux «thèses apocalyptiques» dont le gourou a été condamné au criminel et que l’État français recommande d’avoir à l’oeil prend de l’expansion au Québec depuis 10 ans, tout en bénéficiant d’exemptions fiscales et en distribuant des reçus aux fins d’impôt.

L’Ordre des Esséniens, un groupe dont le principal centre d’activités se trouve à deux heures de Montréal, n’a jamais été inquiété par les autorités depuis qu’il s’est établi au Québec.

Des dizaines de personnes (de 60 à 100, selon les versions) résidant sur un domaine de 103 acres à Cookshire-Eaton, en Estrie, y vénèrent des «archanges» ainsi que des divinités égyptiennes et des figures du christianisme.

Ils reçoivent chaque dimanche des dizaines de personnes vêtues de blanc pour entendre parler Olivier Martin dit Manitara – un «fils du Soleil» autoproclamé – , qui dirige le mouvement et qui dit se faire transmettre par des forces surnaturelles le texte des «Évangiles esséniens», signé de sa main.

Le groupe est qualifié de «secte» par la principale organisation française de soutien aux victimes de dérives religieuses, l’Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu (UNADFI).

Un «sinistre individu»

L’Ordre des Esséniens se défend d’être un groupe guidé par des thèses apocalyptiques et explique promouvoir plutôt «le respect et l’harmonie avec la nature»

Mais, selon l’administration française chargée de surveiller les sectes et de lutter contre leurs dérives, les Esséniens ne sont pas inoffensifs.

«La vigilance à l’égard de ce groupe est motivée par l’utilisation de thématiques New Age multiples, empreintes de références à des théories de fin du monde et de thèmes ufologiques [liés aux extraterrestres]», écrit dans un rapport publié en 2011 la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES), l’administration chargée de conseiller le premier ministre français sur ce sujet.

En entrevue à La Presse, le président de la MIVILUDES, Serge Blisko, qualifie Olivier Manitara de «sinistre individu».

«[Olivier] Manitara dirige un groupe de plusieurs centaines de personnes entre la France et le Québec. C’est un ordre un peu mystique, un peu franc-maçon, mais en dehors de tous les circuits officiels.»

M. Blisko ajoute que ce groupe «ressemble beaucoup» à l’Ordre du temple solaire (OTS). Au milieu des années 90, des dizaines de membres de cette secte franco-québécoise ont préféré partir pour la planète Sirius (à travers des suicides collectifs et des massacres) plutôt que vivre la déchéance de l’humanité. Au total, 5 tueries ont fait 74 morts.

En 2000, la police française a fait une descente dans la «communauté alternative» de Terranova, dans l’Aveyron, alors dirigée par Olivier Manitara. Huit membres du groupe ont notamment été accusés devant le tribunal correctionnel.

Manitara et sa conjointe ont été condamnés à huit et dix mois de prison avec sursis pour abus de biens sociaux, soit l’utilisation à des fins personnelles d’argent appartenant à une société par un dirigeant de celle-ci. La décision a été confirmée en appel.

Son avocat de l’époque, Jean-Pierre Joseph, parle d’un simple chèque d’entreprise fait au nom du leader spirituel, avec l’accord des membres du groupe.

«C’était un groupe qui vivait autrement. Et quand on vit autrement, ça dérange tout le monde», plaide-t-il.

«L’heure du choix approche»

Frédérique Bonenfant est chercheuse universitaire au Centre de ressources et d’observation de l’innovation religieuse (CROIR) de l’Université Laval. Elle étudie depuis quelques années l’activité d’Olivier Manitara et de ses disciples.

Selon elle, les adeptes de l’Ordre attendent bel et bien une fin du monde, mais cela ne fait pas d’eux un groupe dangereux. L’attente de cet «armageddon» – une «guerre entre les anges et les démons» – , Olivier Manitara n’en parle pas dans ses livres. Mme Bonenfant en a plutôt entendu parler dans les conférences du leader.

«Ce n’est pas le genre de choses qu’il écrit, a-t-elle ajouté. Parce que ça fait peur aux gens.»

«C’est un nouveau mouvement religieux qui n’a aucune dérive sectaire», assure-t-elle.

La MIVILUDES en est beaucoup moins certaine.

Selon son avant-dernier rapport, le groupe attendait la fin du monde pour 2012, clamant que «l’heure du choix approch[ait]» et qu’une «nouvelle humanité se lèverait». «L’humanité [est] aujourd’hui en train de revivre ce que vécurent nos ancêtres atlantes», ces habitants d’une île mythique engloutie par les mers.

Hitler a «fécondé l’humanité»

La journaliste française Marina Ladous a infiltré l’Ordre des Esséniens pendant plusieurs mois, en 2011 et 2012.

«C’était une longue enquête, on a mis très longtemps à entrer chez eux, a-t-elle affirmé en entrevue avec La Presse. On cherchait un groupe qui travaillait sur l’internet et s’intéressait à l’apocalypse. C’est là où ils se rapprochent de l’OTS. Ils attendent quelque chose. […] C’est ce qu’on avait vu avec l’OTS. C’est d’ailleurs deux anciens de l’OTS qui nous ont dit d’aller les voir.»

Dans le reportage Les gourous de l’apocalypse, diffusé à Canal+ il y a deux ans, la journaliste et un collègue tissent des liens entre l’Ordre des Esséniens et l’OTS, notamment quant au langage utilisé. Les deux organisations ont aussi en commun d’avoir un enfant sacré – les Esséniens s’en défendent – et de faire des cérémonies initiatiques en cercle avec de grands vêtements blancs, soutiennent les auteurs du reportage.

Selon le documentaire, Olivier Manitara serait par ailleurs obsédé par Hitler et le placerait avec Jésus et Bouddha parmi les hommes qui ont «fécondé l’humanité».

Les Esséniens poursuivent Canal+ et les deux journalistes pour le contenu du reportage. Après deux revers, la Cour de cassation a accepté en mai dernier d’examiner la plainte. Dans ce dossier, l’Ordre des Esséniens est défendu par Jean-Marc Florand, qui compte Raël parmi ses clients.

Les représentants de l’ordre au Québec assurent condamner toute attitude antisémite. Ils allèguent que les journalistes ont été malhonnêtes dans le montage vidéo des extraits relatifs au fascisme et que les propos d’Olivier Manitara sont sortis de leur contexte.

Suite à la publication de cet article, Marina Ladous souhaite préciser qu’elle «ignorait totalement les tentatives de « poursuites » de la Fondation Essenia» au moment de formuler ses commentaires.

Olivier Manitara est le fondateur et le leader... (PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK) - image 2.0

Olivier Manitara est le fondateur et le leader spirituel de l’Ordre des Esséniens.

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Le gourou Olivier Manitara

 

1964: Naissance en Normandie, «de parents modestes», sous le nom d’Olivier Martin.

1983-1984: «Première expérience mystique» de Manitara. Il voit apparaître un mystique bulgare mort en 1944. (Tiré de son site personnel.)

1992: Établissement de la première communauté menée par Manitara: Terrenova, dans l’Aveyron.

2000: Arrestation après une descente de police à Terranova. Avec neuf disciples, il fera face à plusieurs chefs d’accusation.

2003: Olivier Manitara est acquitté de la plupart des chefs d’accusation, mais condamné à huit mois de prison avec sursis pour abus de biens sociaux.

2008: Dans l’année suivant l’achat du domaine de Cookshire, Manitara s’installe au Québec.

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Les cérémonies du changement d’ère maya débutent


L’ère maya est appelé a changer et les cérémonies ont commencé pour que les descendants perpétuent les traditions .. Ce ne sera pas la fin du monde seulement des croyances d’un changement d’ère tel décrit dans les calendriers maya .. Alors les fanatiques, les suspicieux et autres .. cela ne sert a rien d’avoir peur
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Les cérémonies du changement d’ère maya débutent

 

Deux prêtres participent à une cérémonie de bénédiction... (PHOTO Luis PEREZ, AFP)

Deux prêtres participent à une cérémonie de bénédiction de l’eau au cénote Noc Ac du Yucatan, le samedi 15 décembre 2012.

PHOTO LUIS PEREZ, AFP

Agence France-Presse
MERIDA

Les cérémonies marquant le début du changement de l’ère maya à l’issue d’un cycle de 5200 ans, interprété par certains comme une prophétie de la fin du monde, ont débuté samedi soir au Mexique dans la presqu’île du Yutacan, a constaté un photographe de l’AFP.

Les cérémonies, qui doivent culminer le 21 décembre, ont débuté par des offrandes au dieu maya de la Lune, Ixchel, dans une grotte située dans le village de Noc-Ac, près de Mérida, la capitale de l’État du Yutacan. Les Indiens présents aux festivités ont notamment offert du maïs à Ixchel, symbole de la fertilité dans la religion maya.

Le début de la nouvelle ère maya le 21 décembre va faire l’objet de célébrations dans tout le sud du Mexique et dans quatre autres pays où l’influence de la culture maya perdure (Guatemala, Bélize, Salvador, Honduras).

Le 21 décembre représente la fin d’une période de plus de 5000 ans, selon le «compte long» du calendrier maya, débuté en 3114 avant Jésus Christ.

Tandis que la plupart se préparent à la fête de la fin du calendrier maya, d’autres s’attendent au pire: la fin du monde.

Certains spiritualistes «New Age» sont convaincus que le 21 décembre est le jour prévu comme étant celui du Jugement dernier annoncé par des hiéroglyphes, selon certaines interprétations.

La crainte d’une fin du monde a été alimentée en partie par des films catastrophes comme «2012» de l’Allemand Roland Emmerich et des livres comme «La prophétie maya» de l’auteur américain de science-fiction Steve Alten.

Les experts du monde maya s’indignent eux de telles interprétations.

Dans une vidéo mise en ligne récemment, le Centre français de la recherche scientifique (CNRS) rappelle ainsi que les Mayas n’ont jamais prophétisé la fin du monde le 21 décembre 2012.

«4 ahau 3 kankin», qui correspondrait selon certains chercheurs au 21 décembre 2012 de notre calendrier, marque dans le calendrier maya la date de la fin d’un grand cycle, explique Jean-Michel Hoppan, archéologue et spécialiste de l’écriture maya, dans ce documentaire.

Cette date, qui suscite tant de fantasmes, a été trouvée gravée sur un fragment d’une imposante stèle de pierre taillée, le «Monument 6», conservé sur le site archéologique de Mucuspana, à El Tortuguero.

L’allusion à la fin du grand cycle «n’est pas présentée comme étant un cataclysme, une destruction du monde», souligne le spécialiste. Au contraire, elle mentionne le retour d’une divinité (Bolonyocte) «qui remet le temps en marche».

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