Les gens névrosés ont tendance à voir des visages dans ce qui les entoure


Voyez-vous des visages ou des formes connues partout ? Il se pourrait que ce soit un signe de névrose ou par instinct de survie, enfin c’est ce qu’ils prétendent
Nuage

 

Les gens névrosés ont tendance à voir des visages dans ce qui les entoure

 

<a href="https://www.flickr.com/photos/mediadeo/1716044514/in/photolist-3BDbfo-rgPCs-6eVfyc-rgNxf-6eVeJv-8sawNk-6eZqw1-ozFkT8-oQvRgu-rgLgR-aihfMy-d1Vx9w-6DcBvo-ja3Mbz-5FAKGZ-qfDgmF-8ocCDs-qfwstJ-JgTB-8Z2LT4-nZEDh-g45UdB-g45UC5-5nSt1g-vASrVy-83GY6c-8BmFae-54ZdnH-d7HUpW-dybdD7-9d44MP-582zD8-t7Vtt-cjgfFd-aw2Aq8-aieAxr-9zpBhu-aw8cbv-jauy5w-p88WSn-6i8i9L-iXuNP-aqceGq-nYzkVh-9CY6n3-q2Lnoc-a5MJVZ-bPoKuR-aVCM4c-8dAWpq" target="_blank">Voyez-vous souvent des visages dans les nuages?</a> | Erik bij de Vaate via Flickr CC <a href="https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/" target="_blank">License by</a>

Voyez-vous souvent des visages dans les nuages? | Erik bij de Vaate via Flickr CC License by

Repéré par Claire Levenson

Anthropomorphiser les objets environnants est signe que l’on est plus névrosé que la moyenne.

Certains objets ressemblent à des visages: les trous d’une prise électrique sont comme des yeux et une bouche et certains nuages et rochers ont des expressions humaines. Il y aussi des gens qui voient le visage de Jésus dans des tranches de pain ou sur deschips. Le nom savant de cette tendance à anthropomorphiser les choses est la paréidolie et il existe un compte Twitter –Faces in Things (visages dans les choses)–dédié à ce genre de perceptions.

Selon une étude japonaise, voir des visages partout n’est pas complètement anodin: c’est un signe qu’on est probablement plus névrosé que la moyenne. Norimichi Kitagawa et ses collègues du laboratoire de sciences des communications NTT à Tokyo ont fait passer des tests de personnalité à cent-soixante-six étudiants. Ils leur ont ensuite donné des images avec des points tracés au hasard et leur ont demandé de dire ce qu’ils voyaient, rapporte New York Magazine.

Détection des prédateurs

En général, les étudiants qui avaient plus de symptômes de névrose (selon leurs tests) avaient plus tendance à voir des visages, des animaux et des plantes dans l’assemblage aléatoire de points. Les femmes aussi étaient en général plus susceptibles d’y voir des êtres vivants.

Les chercheurs expliquent que ces spécificités ont probablement un sens en termes d’évolution biologique. Comme les femmes sont souvent plus faibles physiquement, elles sont devenues plus sensibles à des stimulus externes leur permettant de détecter des prédateurs.

Et comme les individus névrosés sont plus tendus, plus nerveux et instables émotionnellement, ils sont aussi prédisposés à la paréidolie. Ils sont constamment sur leurs gardes et conscients des menaces, donc ont plus tendance à voir des visages potentiellement dangereux.

http://www.slate.fr/

Facebook : vos mises à jour peuvent révéler si vous êtes un psychopathe ou non


Je pense qu’on peut percevoir la personnalité de certains contacts sur Facebook, et autres réseaux sociaux, mais a savoir s’ils sont des psychopathes en puissance … Enfin bref, je me demande si cette étude peut servir a quelque chose, point de vue enquête criminelle
Nuage

 

Facebook : vos mises à jour peuvent révéler si vous êtes un psychopathe ou non

Votre statut Facebook en dit plus que ce ne vous pensez Crédit Reuters

C’est ce que démontrent des scientifiques suédois qui ont pour cela analysé les statuts de 300 Américains en les associant à des tests de personnalité.

Dis moi comment tu utilises Facebook et je te dirai si tu es psychopathe. C’est en somme ce que permet de savoir les résultats d’une étude menée par des scientifiques suédois. En effet, selon le quotidien The Local, des chercheurs de l’Académie Shalgrenska à Goteborg et de l’Université de Lund ont analysé les statuts Facebook de 300 Américains en les associant à des tests de personnalité. Les résultats de cette enquête sont édifiants. Ils permettent de savoir si nous avons des tendances psychopathes ou non.

Plus précisément, les scientifiques ont demandé à leurs cobayes utilisateurs de Facebook de répondre à quelques questions visant à tester un certain nombre de leurs traits de personnalité tels que le narcissisme, la générosité ou encore la névrose. Ensuite, les sujets testés ont soumis une sélection de statuts sur Facebook. Sélection qui a été passée au crible par un algorithme mesurant l’importance des mots et mis au point spécialement pour l’occasion. Résultat : les chercheurs ont découvert que le statut Facebook de certaines personnes pouvait fournir des indices sur leur personnalité.

Ainsi selon le professeur Danilo Garcia, « ceux qui ont une personnalité proche du psychopathe ont eu tendance à répondre le plus souvent négativement aux formulations évoquées » y compris concernant la prostitution, la décapitation ou la pornographie.

Les scientifiques ont ajouté être surpris que Facebook ne permettent de révéler que les traits sombres de la personnalité : à savoir si oui ou non nous sommes narcissiques, psychopathes ou machiavéliques.

Cependant pas que quoi s’inquiéter pour autant.

En effet, selon le professeur Sikstrom, « même si vous avez des traits de personnalités d’un psychopathe sur Facebook cela ne veut pas dire que vous êtes pour autant un psychopathe ».

Ouf !

http://www.atlantico.fr

À la rencontre des sociopathes ordinaires


Qui sont les sociopathes ? les psychologue et psychiatres se sont penchés sur leur cas et essayer de décortiqué les caractéristiques de ces personnes qui sont narcissiques,pervers, mal adapté a leur entourage, mais il y a aussi ceux que rien ne parait mais arrive a manipuler les gens malgré et qu’un jour le pire arrive
Nuage

 

À la rencontre des sociopathes ordinaires

 

Pascale Senk

 

Ignorant l’empathie et le remords, manipulatrices et charismatiques, ces personnalités ont en commun une « inflation de l’ego ».

Qu’y a-t-il de commun entre le collègue harceleur qui humilie son voisin de bureau, le norvégien Breivik qui tue sans remords 77 jeunes, et l’amoureux jusque-là transi qui envoie un texto de rupture en trois mots («je te quitte») à sa compagne de plus de dix ans? Une inconcevable froideur. Bien sûr, les conséquences de leurs actes sont incomparables mais à terme, leur manière de procéder plonge l’individu «normalement névrosé» dans les mêmes questions abyssales:

«Comment une telle incapacité à reconnaître l’autre est-elle possible?» Et surtout «comment repérer ces sociopathes, avant qu’ils ne triomphent dans les faits divers?»

DR.
DR.

Depuis quelques années, les psychologues de toutes obédiences se sont vraiment mis au travail en ce sens. Bien sûr, il y a ceux qui cherchent à comprendre comment naissent l’empathie et la bonté humaines. Mais, tout aussi nombreux, il y a ceux qui osent «regarder le mal dans les yeux», comme le dit la psychologue américaine Martha Stout. Celle-ci décrypte depuis de longues années ceux qu’elle regroupe sous la catégorie du «sociopathe près de chez vous» (titre d’un livre qu’elle a écrit en 2006).

À la suite du chercheur canadien Robert Hare, concepteur d’un tableau d’évaluation des traits relevant de la psychopathie (PCLR – Hare Psychopathy Checklist Revisited), Martha Stout a passé au crible de son analyse les 7 caractéristiques décrites par le DSM-IV * concernant le «trouble de personnalité antisociale»: difficulté à se conformer aux normes sociales, sens de la manipulation, impulsivité, agressivité, mépris pour la sécurité d’autrui, irresponsabilité, manque de remords après avoir fait du mal, maltraité ou volé une personne.

Lorsqu’un sujet présente au moins trois de ces traits, les psychiatres américains peuvent le diagnostiquer sociopathe (aux États-Unis, les termes«sociopathie» et «psychopathie» renvoient à des tableaux cliniques proches). Martha Stout en déduit que tous les sociopathes ne sont pas des criminels en prison, mais que votre voisin de palier peut présenter plusieurs de ses caractéristiques. Selon elle, ce serait le cas de 1 Américain sur 25.

La psychologue ajoute à ce tableau une caractéristique qui signe l’originalité de son travail: l’absence de conscience. Cette carence vient de l’incapacité à éprouver des émotions spontanées envers autrui, donc à pouvoir créer un attachement profond. Très manipulatrices et charismatiques, ces personnes peuvent vous répéter que «vous êtes la personne la plus importante de leur vie», mais au moment où ils l’affirment, aucune empathie de leur part n’est perceptible. D’où le malaise «poisseux» de leurs interlocuteurs qui, eux, sentent bien, que «quelque chose ne passe pas».

«Ils ont très peu d’émotions»

En France, désormais, les essais décrivant les «pervers narcissiques» abondent, essentiellement nourris de l’analyse freudienne dominante chez nous. Le psychanalyste Jean-Charles Bouchoux, qui a publié il y a quatre ans un livre descriptif qu’il dédiait plutôt à ses collègues thérapeutes (Les Pervers narcissiques, Ed Eyrolles) est surpris de voir que les ventes – plus de 40.000 exemplaires – continuent.

«Si nous les rencontrons peu dans nos cabinets – eux ne souffrent pas, pourquoi consulteraient-ils? – leurs victimes décrivent de mieux en mieux leurs comportements», explique-t-il.

«Il n’y a probablement pas plus de personnalités sociopathes, surenchérit la psychologue et psychanalyste Laurence de Rosen, qui a étudié et longtemps travaillé aux USA. Mais on les cible de mieux en mieux».

Ce repérage permet selon elle de distinguer les narcissiques, «qui éprouvent des émotions fortes mais ont des comportements inadéquats à la suite de celles-ci (ils se mettent en colère, de rage, si on échoue à faire ce qu’ils attendaient par exemple), des sociopathes “purs jus” qui, eux, n’ont que très peu d’émotions.»

Pour Jean-Charles Bouchoux, la vraie différence viendrait de l’origine même de ces troubles:

«Le pervers narcissique a souvent eu un père absent, ou déficient. Il sait donc que la loi existe ; le psychopathe ne sait pas ce qu’est un père, il n’a donc jamais eu connaissance de la loi.»

Ce qui questionne les psychologues, c’est le manque de discernement dont fait encore preuve la société à l’égard de ces personnalités nocives:

«Ils sont comme invisibles!» déplore Laurence de Rosen, (et en effet, dans nombre de faits divers on entend dire: «Je n’avais pas vu qu’il était capable de faire ça!»).

Cet aveuglement de leur entourage s’explique certes par leur charme et leurs tactiques de manipulation, mais aussi par le contexte, selon la psychanalyste:

«Ces êtres sont pour la plupart bien adaptés à notre société, qui est elle-même de plus en plus clivée dans ses émotions et coupée des ressentis du corps.»

Autant dire qu’ils peuvent se multiplier comme poissons dans l’eau.

* «Manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux», publié par l’Association américaine de Psychiatrie

http://sante.lefigaro.fr