Une algue tue des dizaines de chiens aux États-Unis, mais pas seulement


Les algues bleues qu’on peut appeler blooms ou encore fleurs d’eau existent depuis 2 ou 3 milliards d’années. Ces microorganismes produisent des toxines qui en grande concentration peuvent être dangereuses pour les animaux, notamment les chiens. Pour l’humain, il semble qu’il n’y a pas vraiment de chiffre, cependant, il est préférable d’être vigilant avec les enfants.
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Une algue tue des dizaines de chiens aux États-Unis, mais pas seulement

Dans les lacs du monde entier, on peut observer des algues bleu-vert, parfois mortelles. | Atanas Teodosiev via Unsplash

Dans les lacs du monde entier, on peut observer des algues bleu-vert, parfois mortelles. | Atanas Teodosiev via Unsplash

Repéré par Ines Clivio

Repéré sur The New York Times

Ces fleurs d’eau aussi appelées «blooms» fleurissent dans les eaux du monde entier.

C’est l’été sur le Lady Bird Lake à Austin. Les eaux sont calmes et claires. Au loin, un kayak file sur sa surface. Britanny Stanton rame, accompagnée d’Oliver, son golden retriever de 2 ans, qui ne cesse de se jeter à l’eau. Arrivés à la plage, Oliver s’effondre.

«Il n’aura fallu qu’une heure après qu’on soit sortis pour qu’Oliver pousse son dernier souffle», racontera-t-elle au New York Times.

Mais à y regarder de plus près, les eaux du Lady Bird Lake n’étaient pas tout à fait claires. On pouvait apercevoir des tâches bleu-vert, intensément colorées, comme si on avait déversé de la peinture dans l’eau. Ces fleurs d’eau appelées «blooms» sont aussi belles à regarder qu’elles sont dangereuses.

Des neurotoxines

Les blooms recèlent une forte concentration de cyanobactéries aussi appelées «algues bleues», ces microorganismes vieux comme le monde, les premiers à avoir fabriqué de l’oxygène, il y a de ça deux ou trois milliards d’années. Pour fonctionner, elles produisent des toxines qui, ingérées, peuvent s’avérer dangereuses –voire mortelles pour certains animaux. Plus la concentration est élevée, plus le risque d’être en contact avec les toxines est fort.

Les neurotoxines qu’elle dégagent peuvent bloquer la transmission nerveuse et provoquent des convulsions, qui se soldent par un arrêt des organes respiratoires. C’est ce qu’il s’est passé pour Oliver et pour les trois chiens d’une femme en Caroline du Nord, dont la mort brutale l’un après l’autre après avoir barboté dans un lac près d’Atlanta a fait la une des journaux américains.

«À minuit, ils étaient tous morts», dira-t-elle au Washington Post.

Les chiens, qui tendent à se baigner en eau peu profonde, là où la concentration est la plus élevée et à avaler de l’eau contaminée, sont à cet égard les plus vulnérables à l’algue. Pour les humains en général, on ne recense que peu de cas de décès.

«Il n’y a pas de chiffre fiable en ce qui concerne le nombre de personnes touchées dans le monde et les seuls décès humains dus à des toxines cyanobactériennes, qui sont documentés et étayés par des preuves scientifiques, ont été causés par l’exposition durant une dialyse (eau contaminée insuffisamment traitée)», indique l’OMS.

Il convient de prendre ses précautions vis-à-vis des enfants et de notre propre comportement en zone contaminée.

Si le problème des cyanobactéries n’est ni récent, ni propre aux États-Unis (nous avons également connu des drames canins dans le bassin de la Loire), il pose la question de leur prolifération depuis quelques années.

Les blooms fleurissent dans les eaux du monde entier, de la Nouvelle-Zélande à la Scandinavie. Sans doute l’activité humaine n’est-elle pas en reste, dans la mesure où chaleur grandissante et rejets de phosphate et de nitrate dans les eaux, deux nutriments dont ces algues se nourrissent, sont des conditions qui favorisent leur prolifération. Changement climatique aidant, on peut s’attendre à voir survenir au cours des prochains étés d’autres tragédies du même ordre que celle d’Oliver et Bettany.

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Hécatombe de dauphins et de phoques sur les côtes américaines


Si ce ne sont pas les tortues, c’est d’autres animaux marins qui meurent en grand nombre. Cette fois-ci, cela se passe sur les côtes américaines. Des dauphins et des phoques meurent à cause d’une toxine provenant de la marée rouge.
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Hécatombe de dauphins et de phoques sur les côtes américaines

 

Barb Parsons / La Presse Canadienne

Des dizaines de dauphins et des centaines de phoques se sont échoués ces deux derniers mois sur les plages de Floride et du nord-est des États-Unis, ont annoncé vendredi les autorités américaines.

Deux enquêtes ont été lancées pour comprendre l’origine de ces hécatombes distinctes de plusieurs milliers de kilomètres, a annoncé l’administration océanique et atmosphérique nationale (NOAA).

Au total, 48 dauphins morts et un vivant ont été retrouvés sur les côtes du sud-ouest de la Floride entre le 1er juillet et le 30 août, selon la NOAA, ainsi que des centaines de tonnes de poissons morts.

La cause est une «marée rouge» apparemment causée par la microalgue Karenia brevis, un organisme unicellulaire microscopique, surtout présent dans le Golfe du Mexique, qui produit une neurotoxine.

Habituellement, le nombre de dauphins échoués dans la région est de trois ou quatre par mois.

Les autopsies réalisées sur dix dauphins ont confirmé la présence de Karenia brevis, ce qui montre que les morts «sont probablement liées à la marée rouge», a dit Teri Rowles, responsable d’un programme de la NOAA sur la santé des mammifères marins, lors d’une conférence téléphonique avec la presse.

Beaucoup plus au nord, sur les côtes du Maine, du New Hampshire et du nord du Massachusetts, une épizootie d’une maladie infectieuse frappe les phoques.

Depuis juillet, 599 cas de phoques échoués, dont 462 morts, ont été dénombrés, auxquels s’ajoutent probablement des centaines de cas non confirmés, selon Teri Rowles.

Certains des phoques étaient contaminés par un virus de la grippe aviaire ou un autre virus similaire à la maladie de Carré canine, également appelée «peste des phoques», qui avait décimé les phoques de la mer du Nord en 2002, notamment.

Les autorités ne veulent pas encore conclure sur les raisons de la mort des phoques en si grand nombre. C’est l’une des raisons pour lesquelles elles ont lancé des investigations.

Il est conseillé aux touristes, avant un week-end de trois jours qui marque aux États-Unis la fin traditionnelle de l’été, de ne pas s’approcher des animaux morts sur les plages, afin d’éviter toute contamination sur eux-mêmes ou leurs animaux de compagnie.

Bien que les souches de virus ne soient pas identifiées, «nous partons du principe que tout virus de la grippe a le potentiel de (passer des animaux aux hommes), jusqu’à preuve du contraire», a dit Michele Walsh, vétérinaire du département de l’Agriculture de l’État du Maine.

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Une «marée rouge» décime la population aquatique de la côte ouest de la Floride


Un désastre naturel qui généralement est de moindre envergure, mais ce que connais certaines villes en Floride est un désastre pour les animaux marins. Même si cela est naturel, il se peut que l’agriculture, les déchets mal traités aide à la prolifération de ces algues toxiques.
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Une «marée rouge» décime la population aquatique de la côte ouest de la Floride

 

 

Agence France-Presse
SARASOTA

Les autorités ont décrété l’état d’urgence en Floride, où une «marée rouge» dévastatrice noircit l’eau de mer et tue dauphins, tortues marines et poissons à un rythme effréné.

Rien que ce mois-ci, plus de cent tonnes d’animaux marins ont été ramassées sur des plages désertes et empestées par une odeur nauséabonde autour de la ville de Sarasota, sur la côte ouest de la Floride, normalement très prisée des touristes.

Depuis le 7 août, douze dauphins se sont échoués sur le rivage du comté, tous morts, un bilan équivalent à celui d’une année entière normalement.

«C’est physiquement et mentalement épuisant», lâche Gretchen Lovewell, du Mote Marine Laboratory, en charge d’une équipe recueillant les tortues et les mammifères marins en détresse ou décédés.

La marée rouge, «red tide» en anglais, est un phénomène naturel provoqué par le Karenia brevis, un organisme unicellulaire microscopique surtout présent dans le golfe du Mexique. Il relâche une neurotoxine puissante pouvant se propager dans l’air, causant migraines, toux et crises d’asthme chez l’homme.

Le Karenia brevis se retrouve tout au long de l’année en faible quantité. Mais si ces organismes se multiplient, le péril est grand pour les animaux. Les tortues marines et les lamantins risquent de respirer leurs neurotoxines ou de mourir en ayant mangé des poissons ou des algues infectés.

Il s’appelait Speck

Dimanche, près de Siesta Key, classée parmi les plus belles plages des États-Unis, Mme Lovewell a été appelée pour récupérer un dauphin en décomposition.

Il s’appelait Speck. Il avait 12 ans.

«C’était bouleversant», raconte Randall Wells, directeur du programme de recherches sur le dauphin de la baie de Sarasota.

Le scientifique sort une carte attestant de tous les endroits où Speck a été aperçu par les chercheurs ces dernières années.

La mère et la grand-mère du dauphin avaient également été suivies à la trace. Elles sont mortes en avalant du matériel de pêche.

«Speck, on le connaissait depuis sa naissance», se remémore Wells. «On lui avait donné le nom de mon père.»

Le phénomène qui touche actuellement la Floride a débuté en octobre 2017, mais il s’est largement accentué ces dernières semaines, se propageant sur la côte ouest de l’État, de Tampa à Naples, sur une distance de 320 kilomètres.

L’agriculture industrielle et un mauvais traitement des déchets peuvent favoriser la prolifération des algues toxiques, bleues ou vertes, un autre problème qui touche les eaux de Floride. Et il en serait de même pour la marée rouge, selon des experts.

Le tourisme en souffre

L’odeur du poisson en décomposition a fait mal à l’économie locale, privée de millions de dollars des revenus provenant de la pêche et du tourisme en haute saison.

«Notre vie, c’est le tourisme ici dans le sud-ouest de la Floride», se lamente Omar Botana, propriétaire d’un commerce de location de bateaux à Bonita Springs, au nord de Naples.

«Ça a touché notre commerce à hauteur de 40 % je dirais», confie-t-il.

Les riverains touchés espèrent que des mesures vont être prises, comme la construction de lacs de retenue afin de traiter l’eau, ou une utilisation réduite d’engrais favorisant la prolifération d’algues nuisibles.

Après la dernière marée rouge d’envergure, en 2005-2006, les dauphins avaient continué à en souffrir, note Randall Wells.

Seuls deux dauphins auraient été tués à l’époque à cause des toxines. Mais de très nombreux poissons étaient morts, poussant les cétacés affamés à se rabattre sur les filets de pêche, qui représentent pour eux un risque conséquent.

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Le poisson globe ou fugu, un plaisir mortel pour les gourmets japonais


Pourquoi ce qui est interdit et dangereux est encore plus tentant a se procurer par des voies illégales ou par internet qui ce dernier assure encore moins la qualité du produit ,. Quoiqu’il en soit .. le fugu ne devrait jamais rencontrer une fourchette pour égayer un repas
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Le poisson globe ou fugu, un plaisir mortel pour les gourmets japonais

 

Le marché au poisson de Tokyo, le 18 mars 2011

AFP/Archives

Mets de prix pour les Japonais qui raffolent de sa chair sucrée, le poisson globe, également appelé fugu, recèle un poison violent contre lequel il n’existe aucun antidote. Malgré les accidents, les conditions de sa commercialisation vont être assouplies pour satisfaire la demande.

Le foie et les ovaires de cette hideuse créature qui se gonfle d’eau lorsqu’elle se sent menacée contiennent de la tétrodotoxine, une puissante neurotoxine qui paralyse les muscles et entraîne la mort par arrêt respiratoire.

Les puristes affirment que l’engourdissement des lèvres au contact d’une goutte infinitésimale du poison, premier symptôme de l’intoxication, ajoute au plaisir de sa consommation.

Encore faut-il maîtriser le dosage: 17 personnes ont été empoisonnées l’an dernier au Japon, dont une est passée de vie à trépas, selon le ministère de la Santé. Et les autorités ont retiré, en décembre, sa licence à un restaurant deux étoiles au Michelin du quartier chic de Ginza qui avait servi un foie de fugu à un client qui en réclamait.

« Certains veulent vraiment goûter les parties dangereuses en pensant que ce sont les plus savoureuses », explique Mahiro Shin, 33 ans, client régulier d’un établissement de la chaîne Torafugu-tei qui bénéficie de l’agrément pour servir du fugu. « Mais la plupart d’entre nous ne prennent pas de risque ».

Shigekazu Suzuki fait partie du cercle très fermé des chefs tokyoïtes spécialement formés au dépeçage du fugu.

« Il n’est pas facile pour les chefs non-agréés de nettoyer le fugu », explique-t-il en extrayant les organes toxiques d’un spécimen tout juste prélevé de son aquarium et tué au couteau d’un geste précis.

« Je n’ai jamais goûté ces abats parce qu’ils me font peur », dit-il en jetant un ovaire dans une boîte métallique fermée.

Il faut environ cinq ans à un cuisinier pour obtenir son examen d’agrément à la préparation du fugu, avec épreuves théoriques et pratiques obligatoires.

La réglementation stricte encadrant la commercialisation du fugu explique le nombre relativement faible d’accidents mortels, plaident ses défenseurs. Jusqu’à présent, seuls les restaurants employant un chef spécialement formé peuvent servir le poisson.

Mais à partir d’octobre, tous les établissements de bouche de la métropole tokyoïte (13 millions d’habitants) seront autorisés à s’approvisionner en fugu, à condition qu’il soit préparé — empaqueté ou surgelé — et qu’il ait été nettoyé par un chef agréé.

La santé des consommateurs n’est aucunement en péril, assurent les autorités.

« Nous pensons que la révision de la loi ne va absolument pas favoriser les empoisonnements au fugu », assure un responsable du gouvernement de Tokyo.

Cet assouplissement, à première vue cosmétique, vise avant tout à aligner la loi à Tokyo sur celle qui prévaut déjà dans le reste du pays et à adapter l’offre aux comportements des consommateurs, nombreux à se procurer du fugu chez des fournisseurs non-agréés, essentiellement de la région méridionale de Kyushu, en passant commande sur internet.

Accessoirement, il représente une alléchante source de revenus pour les restaurants qui l’inscriront à leur menu. Un plat de fugu coûte 5.000 yens (50 euros) dans les établissements de la chaîne Torafugu-tei, mais la note peut atteindre des dizaines de milliers de yens (centaines d’euros) pour les meilleures adresses de la capitale nippone.

Un sacrifice justifié, selon Yohei Watanabe, amateur invétéré de fugu.

« C’est un peu plus cher que les autres poissons, mais ça vaut vraiment le coup ».

© 2012 AFP

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