Le secret de la taupe dévoilé


Les taupes ont beau ne pas voir plus loin que leur nez, étant presqu’aveugle .. ils ont tout de même un excellent odorat mais en stéréo ,.. ce qui leur permet a trouver très rapidement leur nourriture
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Le secret de la taupe dévoilé

 

La taupe, un animal presque aveugle, a recours à un odorat en stéréo pour localiser ses proies, principalement des vers de terre, affirment des biologistes américains.

Les mammifères voient et entendent en stéréo, chaque oeil ou chaque oreille percevant indépendamment de l’autre. Un odorat en stéréo n’avait jamais été mis évidence chez un mammifère. Le phénomène a été observé chez la taupe à queue glabre (Scalopus aquaticus).

« Au début, je n’y croyais pas. Je pensais que les narines des taupes étaient trop proches l’une de l’autre pour détecter efficacement les variations d’odeurs dans l’espace. » Kenneth Catania

La taupe possède dans le nez la plus haute densité de terminaisons nerveuses de tous les mammifères.

La taupe possède dans le nez la plus haute densité de terminaisons nerveuses de tous les mammifères.  Photo :  iStockphoto

La démonstration

Le spécialiste en neurosciences Kenneth Catania et ses collègues de l’Université Vanderbilt ont placé des animaux au centre d’une arène circulaire. Ensuite, ils ont placé au hasard des morceaux de ver de terre dans un des nombreux trous entourant l’enceinte.

« C’était étonnant. Elles trouvaient la nourriture en moins de cinq secondes et se dirigeaient presque à chaque fois directement vers le bon puits. »— 

Immédiatement, la taupe bougeait son museau en reniflant, puis se tournait vers la source de nourriture pour se diriger directement vers elle.

C’est à la suite de cette observation que M. Catania a émis l’hypothèse qu’elle reniflait en stéréo.

Pour le vérifier, il a bouché l’une des narines de la taupe. Résultat : Lorsque la narine gauche était bouchée, la trajectoire de la taupe déviait vers la droite, et inversement. L’animal trouvait toujours sa nourriture, mais il lui fallait plus de temps pour atteindre son objectif.

En outre, pour confirmer qu’elle sentait bien en stéréo, Kenneth Catania a inséré de petits tubes en plastique dans les narines de la taupe tout en croisant ces tubes, de sorte que la narine droite sentait en réalité l’air provenant de sa gauche et inversement.

Ultime preuve de l’existence du nez stéréoscopique, toutes les taupes testées étaient désorientées, effectuant de nombreuses allées et venues et échouaient même à trouver la nourriture.

Ces résultats laissent à penser que d’autres animaux qui utilisent fréquemment leur odorat, comme les chiens et les cochons, peuvent aussi posséder des capacités olfactives en stéréo.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature Communications.

Le saviez-vous?
Ce résultat présente une grande ressemblance avec une autre recherche menée en 1979 sur la chouette effraie. À l’époque, il avait été démontré que l’oiseau avait une audition stéréo très performante, mais qui était perturbée dès qu’on lui bouchait l’une des oreilles.

http://www.radio-canada.ca

Le saviez-vous ► Pourquoi se gratter soulage-t-il les démangeaisons ?


Quand ca nous pique, on se gratte, geste qui parait bien anodin mais en fait il y a une conversation qui se fait entre nos neurones et notre cerveau et ce à notre insu
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Pourquoi se gratter soulage-t-il les démangeaisons ?

Une question naïve, mais ô combien intrigante !

Nous avons beau savoir tous déjà fait l’expérience d’une intense séance de grattage pour apaiser  nos irritations cutanées, expliquer le mécanisme qui se cache derrière ce phénomène est plus compliqué qu’il ne parait.

En 2009, une équipe américaine de chercheurs en neurosciences s’est penchée sur la question, Par ses expériences, elle a réussi à démontré que le fait de se gratter supprime le signal de démangeaison envoyé au cerveau. L’activité des neurones est donc bloquée par le grattage, mais comment ?

Des neurobiologistes de l’Université de Californie à Davis viennent enfin de lever le voile sur ce mystère. Par exemple, lorsque nous nous faisons piquer par un moustique, les neurones qui signalent la démangeaison s’activent.

Réflexe : Nous nous grattons.

Lors de cette action, nous stimulons, des neurones responsables d’envoyer des signaux de douleur. Très légèrement, certes, mais suffisamment pour stimuler d’autres neurones situés dans la moelle épinière qui eux, bloquent alors l’activité des neurones responsables des signaux de démangeaison.

C’est donc dire que, pour remédier aux démangeaisons, rien ne vaut qu’une légère douleur!

7 Jours/La science à coeur/Comment ça marche ?/ octobre 2011