Quand le corps souffre de l’anxiété


Le stress est une calamité pour le corps. Le coeur, cœur, les muscles, les intestins, poumons … y passes.
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Quand le corps souffre de l’anxiété

 

 

Srdjan Randjelovic/shutterstock.com

Le corps parle pour la tête. Concernant l’anxiété, on ne croit pas si bien dire. En effet, cet état psychologique engendre des symptômes physiques. Le cœur, les muscles, les intestins… quels sont les impacts précis ?

Selon les cas, les symptômes physiques liés à l’anxiété surviennent « de façon brutale et intense », note le Dr Dominique Servant dans l’ouvrage Se libérer de l’anxiété et des phobies en 100 questions. Ils peuvent aussi être « plus diffus et insidieux ».

Mais quels sont-ils ?

Les signes cardiaques se traduisent le plus souvent par « des pointes ou des pincements au niveau de la poitrine ». L’accélération du rythme cardiaque « donne l’impression que le cœur bat de façon irrégulière ». Le pouls est même perceptible « dans les tempes et au niveau du cou » ;

Les signes vasculaires correspondent à « des sensations de froid ou de chaud, à des frissons, les mains moites, des sueurs, la bouche sèche ». Ou encore à « des accès de rougeur du visage et du décolleté, une pâleur et un refroidissement des extrémités » ;

Les signes respiratoires entraînent « un essoufflement et une sensation de manque d’air ». Dans certains cas, la respiration « peut aussi être ample et exagérée et provoquer des bâillements ». Des épisodes « de toux et de grattement » de gorge sont aussi observés ;

Les signes digestifs débutent par « une sensation de gorge serrée, d’impossibilité d’avaler, une impression de blocage dans le creux de l’estomac et des spasmes au niveau des intestins ». Autres symptômes, « des nausées, des régurgitations avec acidité, de l’aérophagie, des douleurs coliques et des troubles du transit (diarrhée motrice le plus souvent, constipation plus rarement » ;

Les signes urinaires se caractérisent par « des envies impérieuses d’aller uriner, le besoin d’aller plusieurs fois aux toilettes ». Chez la femme, des cycles menstruels deviennent irréguliers quand l’anxiété est chronique ;

Les signes neuromusculaires correspondent à des douleurs, des courbatures et des raideurs liées aux tensions et aux contractures musculaires. Ces symptômes sont éprouvés « dans la nuque, le dos, les épaules, le bas du visage, les mâchoires ». Au niveau des extrêmités, du visage ou au pourtour de la bouche, on observe souvent « des tremblements et des fourmillements » Parfois, mais c’est plus rare, « des sensations de brûlure ou de courant électrique le long des membres supérieurs et inférieurs » surviennent ;

Les signes neurologiques avec les céphalées de tension, caractéristiques de l’anxiété. Ces dernières donnent l’impression « d’avoir un casque douloureux sur la tête avec des points au niveau du front et des tempes ». Les céphalées de tensions surviennent en fin de journée et sont exacerbées avec la fatigue. Enfin, les vertiges anxieux ne sont qu’une impression. On dirait que le « sol se dérobe ». Une perte de l’équilibre et une faiblesse des jambes surviennent. Dans certains cas, « la sensation que les objets tournent ou que l’on tourne soi-même peut être présente ».

A noter : si vous souffrez chroniquement de l’un ou plusieurs de ces symptômes, n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant qui vous guidera vers les solutions les mieux adaptées à votre cas.

  • Source : Se libérer de l’anxiété et des phobies en 100 questions, Dr Dominique Servant, Edition
  • Ecrit par : Laura Bourgault – Edité par : Vincent Roche

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Un atlas 3D du cerveau


Un outil de recherche en ligne sur le cerveau pourrait être utilisé gratuitement pour les chercheurs. Grâce à la cartographie du cerveau, des possibilités de mieux comprendre certaines maladies
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Un atlas 3D du cerveau

 

Quelques couches de cerveau utilisées pour produire BigBrain

Quelques couches de cerveau utilisées pour produire BigBrain Photo :  K. Amunts et al.

Ceux qui étudient le cerveau humain pourront dorénavant avoir recours à une image presque aussi vraie que nature. Après 10 ans de recherche, des scientifiques allemands et canadiens ont dévoilé BigBrain, une cartographie cérébrale qui contient 100 000 fois plus de données qu’une imagerie par résonnance magnétique (IRM).

« BigBrain est le premier modèle du cerveau humain en 3D qui est une représentation réaliste de cet organe avec les cellules et toutes les structures cérébrales. »— Pr Karl Zilles, Julich Aachen Research Alliance en Allemagne

L’expert en imagerie du cerveau du National Institutes of Health, Dr Joseph Masdeu, compare les anciens modèles à une bibliothèque où plusieurs livres manqueraient. BigBrain, « l’atlas du cerveau », vient compléter les données manquantes en étant 50 fois plus précis que toute autre reproduction du cerveau humain.

Un travail de précision

Le cerveau à la base de ce projet d’imagerie tridimensionnelle est celui d’une femme de 65 ans, dont on sait seulement qu’elle ne présentait aucun signe de maladie ou de dommages cérébraux.

Après avoir enduit de cire et laissé reposer le cerveau dans une solution chimique durant quelques mois, les chercheurs ont utilisé un couteau appelé « microtome » afin d’en couper des tranches aussi minces qu’un cheveu, soit 20 microns ou millionièmes de mètre.

Chaque tranche – 7400 au total – devait ensuite être numérisée. Un travail de moine qui a pris 1000 heures de laboratoire.

Le professeur à l’Institut de neurologie de Montréal à l’Université McGill, Alan Evans, avait la mission de reconstruire le cerveau en un tout cohérent, corrigeant les erreurs de numérisation une à une.

« Pensez à quelque 7000 sections de [pellicule plastique] Saran Wrap qui ont été tordues et déchirées. »— Pr Evans

Même si des erreurs peuvent résulter de la méthode BigBrain, la sortie de l’atlas provoque un certain enthousiasme dans le monde de la recherche neurologique.

Le neuroscientifique John Mazziotta, de l’Université de la Californie, pense déjà aux résultats personnalisés qu’il pourra obtenir en combinant BigBrain avec des données issues d’images à plus faible résolution.

La prochaine étape est donc de rendre BigBrain, cet « échafaudage anatomique » des structures et circuits nerveux cérébraux, le plus accessible possible.

Bientôt mis en ligne sur le portail web CBRAIN, BigBrain pourra être utilisé gratuitement selon les besoins des chercheurs, notamment afin de mieux comprendre des maladies cérébrales comme l’alzheimer ou le parkinson.

http://www.radio-canada.ca