Plainte contre Nestlé pour complicité d’esclavage en Thaïlande


Nous achetons beaucoup de produits de grandes compagnies reconnues à travers le monde, sans connaitre leurs sombres secrets. Nestlé accusé de profiter de certains produits issus de l’esclavage et de trafic humain
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Plainte contre Nestlé pour complicité d’esclavage en Thaïlande

 

Le géant de l'agroalimentaire Nestlé a été accusé jeudi de soutenir... (PHOTO DENIS BALIBOUSE, REUTERS)

PHOTO DENIS BALIBOUSE, REUTERS

Agence France-Presse
NEW YORK

 

Le géant de l’agroalimentaire Nestlé a été accusé jeudi de soutenir consciemment l’esclavage qui sévit dans le milieu de la pêche en Thaïlande en utilisant des fruits de mer dans des produits alimentaires pour chats, a annoncé un cabinet d’avocat ayant lancé des poursuites en nom collectif.

«Des acheteurs de produits pour animaux ont porté plainte aujourd’hui contre Nestlé, accusant le fabricant d’aliments de soutenir en toute connaissance de cause un système d’esclavage et de trafic d’êtres humains pour produire des aliments pour chats de la marque Fancy Feast, tout en cachant sa complicité avec des violations des droits de l’Homme», a annoncé le cabinet Hagens Berman dans un communiqué.

Selon cette plainte, «Nestlé importe via un fournisseur thaïlandais, Thai Union Frozen Products PCL, plus de 28 millions de livres (12 000 tonnes) d’aliments pour animaux à base de fruits de mer pour de grandes marques vendues en Amérique dont une partie sont produits dans des conditions d’esclavage».

Des hommes et des garçons venus de pays plus pauvres que la Thaïlande comme le Cambodge ou la Birmanie sont vendus à des capitaines de bateaux de pêche, qui exigent d’eux un travail dangereux et harassant à raison de 20 heures par jour, en les payant très peu ou pas du tout, sous peine d’être battus ou même tués, accuse encore la plainte.

«En cachant cela au public, Nestlé a de fait conduit des millions de consommateurs à soutenir et encourager l’esclavage dans des prisons flottantes», a accusé l’un des associés du cabinet, Steve Berman, cité dans le communiqué, en invitant les utilisateurs des marques en cause à se joindre à cette plainte.

La plainte a été déposée au tribunal fédéral du centre de la Californie.

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Nourrir chiens et chats : une industrie qui ne connaît pas la crise


On veut faire de l’argent avec l’alimentation animale ! Comment s’y prendre. En suivant les modes des êtres humains et ainsi créer des besoins que nos chiens et chats n’ont pas besoin. Vivent-ils mieux et plus longtemps ? Peut-être, mais d’autres facteurs sont probablement en cause.
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Nourrir chiens et chats : une industrie qui ne connaît pas la crise

 

 

La nourriture industrielle pour animaux de compagnie s'inspire des tendances du marché pour l'homme, comme avec ces barquettes bio. ©MYCHELE DANIAU / AFP

La nourriture industrielle pour animaux de compagnie s’inspire des tendances du marché pour l’homme, comme avec ces barquettes bio. ©MYCHELE DANIAU / AFP

Les aliments industriels pour animaux de compagnie ne connaissent pas la crise. Comment ces produits sont-ils élaborés ? Sont-ils vraiment adaptés ? Y a-t-il des risques de « malbouffe » ?

NUTRITION. La pâtée pour chiens est passée à l’ère du « petfood » personnalisé, bio ou diététique, sous l’impulsion des géants de l’agroalimentaire, Nestlé et Mars en tête. Lucratif, le secteur épouse les tendances de l’alimentation humaine, jusque dans les critiques sur la « malbouffe ». Snacks au saumon pour chats, croquettes pour petit chien obèse ou grand chien dynamique – « active » ou « food lover » – coffret « traiteur » pour matou gourmet et chewing-gum à l’eucalyptus pour toutou à l’haleine fétide : les animaux de compagnie, autrefois nourris avec les restes des repas des maîtres disposent aujourd’hui de 300 références dans les hypermarchés.

Au rayon épicerie, le « petfood » (alimentation pour animaux de compagnie), comme l’appellent même les professionnels français, est la troisième catégorie de produits la plus importante en termes de ventes, derrière le café et les biscuits. Les ventes ont doublé ces 15 dernières années aux États-Unis, l’un des deux plus gros marchés avec l’Union européenne. Le marché mondial devrait continuer à croître de 5% par an dans les prochaines années, selon le cabinet d’étude Alcimed.

Les maîtres dépensent de plus en plus

 

Très concentrée, l’industrie est aux mains des mêmes grands groupes que l’alimentation humaine. Le petfood constitue la première activité de Mars, plus célèbre pour ses barres chocolatées, qui sont produites dans des usines différentes. Le groupe possède les marques Royal Canin, Whiskas, Pedigree, Frolic. Nestlé, qui commercialise Friskies et Purina One via sa division Purina, a réalisé 12% de ses ventes grâce aux croquettes et autres pâtées en 2014, soit davantage qu’avec les confiseries. Autres gros acteurs : Big Heart Pet Brands et Colgate Palmolive. Un « marché anticrise« , sourit Myriam Cohen-Welgrin, PDG de Mars Petcare France. Car si le nombre de chiens et chats reste assez stable en Occident, les maîtres dépensent de plus en plus pour les nourrir.

« L’animal est vu comme un membre à part entière de la famille. On lui donne la même chose que ce qu’on pourrait donner à son enfant », souligne Anne-Claire Lapie, responsable de mission chez Alcimed. « Il y a beaucoup d’anthropomorphisme (…) et de similitudes avec la nutrition infantile : ce n’est pas celui qui achète qui mange », confirme Sophie Dubois, directrice générale de Purina France. En outre, les marges du secteur sont « bien supérieures à celles pour l’alimentation humaine », estime Alcimed. 

Centres de recherche

Les industriels n’hésitent donc pas à investir lourdement, à l’image de Mars, qui a mis récemment près de 100 millions d’euros dans un troisième centre d’innovation, tout en rachetant la division nutrition animale de Procter & Gamble pour près de 2,7 milliards d’euros. Nestlé et Mars possèdent chacun plusieurs centres de recherche exclusivement consacrés au petfood. Tendance phare : la santé, avec des produits ciblés selon la race, le niveau d’activité, les problèmes de digestion ou de stérilisation. Royal Canin propose du zinc et des oméga 3 pour les bergers allemands et leurs problèmes de peau, des formules allégées pour les labradors gloutons, et même des croquettes adaptées à la langue délicate des chats persans. Des petites marques très innovantes se lancent aussi, comme l’espagnol Affinity, ou le français Nestor Bio, qui utilise volaille bio, riz de Camargue, romarin et huile d’olive.

Dans les usines, « les normes et les standards de qualité sont les mêmes que pour l’alimentation humaine, avec détecteurs de métaux et rayon X, comme dans l’alimentation pour bébé« , explique Vianney Manchon, directeur de l’usine Mars à Orléans.

Sur ce site, la viande est hachée en morceaux, mélangée à des arômes, des céréales et des oligo-éléments, « pour en faire un aliment complet », énumère le directeur. 

« Tout provient d’animaux propres à la consommation humaine », mais de morceaux peu goûtés par les humains, comme les abats, explique Sophie Dubois de Purina. 

« Aucun animal dans le monde n’est élevé et abattu pour être utilisé en petfood », assure Yves Bodet, délégué général du syndicat des fabricants français. 

Une malbouffe organisée ?

Comme l’alimentation industrielle humaine, celle pour les animaux n’est pas épargnée par les détracteurs.

Les croquettes, « c’est la malbouffe organisée pour les chiens« , dénonce le Dr Pierre May, vétérinaire spécialiste des médecines alternatives. 

Les critiques pointent la présence de becs ou d’ongles dans les farines de volailles utilisées par l’industrie.

Des traces « infimes », répond Yves Bodet. Pour réduire les coûts, « l’obsession des industriels, est de faire manger aux animaux domestiques ce qu’ils ne doivent pas manger, c’est-à-dire des céréales. Les produits des grandes marques en contiennent plus de 50%. Or un chien est un carnivore presque strict et un chat, un carnivore strict », détaille le Dr May.

Les teneurs en céréales sont « adaptées aux besoins de la digestion », rétorque Sophie Dubois de Purina.

Les dirigeants de Purina et Mars soulignent que l’espérance de vie des chiens et chats s’est accrue depuis qu’ils mangent des croquettes.

Oui, mais dans « un état de santé déplorable », répond le Dr May qui, en 40 ans d’exercice, assure avoir vu augmenter chez les animaux cancers, allergies, maladies auto-immunes et obésité.

Quant aux aliments spéciaux ultra-ciblés « santé », leurs différences de composition sont « minimes », estime la vétérinaire autrichienne Jutta Ziegler dans son livre Toxic croquettes (Thierry Souccar, 2014). « On assiste ici à la création d’un besoin qui n’existe pas. Comme chez les humains », affirme-t-elle.

Face à cette question, certains maîtres reviennent vers une alimentation plus naturelle, à base de viande crue. La tendance n’a pas échappé à l’industrie, qui commence à proposer des croquettes « sans grains », où lentilles et patates douces remplacent les céréales.

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Le Saviez-Vous ► Les Quakers et le chocolat


L’histoire du début du chocolat est assez impressionnante, d’abord que c’est par croyance religieuse (ils étaient exclus de bien des professions dans la communauté) que le groupe Quakers ont été avant-gardiste pour introduire le chocolat, mais aussi pour améliorer les conditions de travail et de vie de ses employés
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Les Quakers et le chocolat

 

Les Quakers et le chocolat

Ariel Fenster

Le chocolat tel que connaissons aujourd’hui est très différent de ce qu’il était à l’origine. Lorsque Cortès et ses conquistadors découvrirent la civilisation aztèque au 16ième siècle, le chocolat était une boisson consommée dans le cadre de cérémonies religieuses ou de festins réservés aux classes supérieures de la société.

Très grasse et amère, cette boisson était agrémentée d’épices et de miel. Aujourd’hui, le chocolat est surtout consommé sous une forme solide; une transformation qui est en partie due à un mouvement religieux, les Quakers. La Société des Amis, plus communément connue sous le nom de Quakers fut fondée en Angleterre au 17ème siècle par des dissidents de l’église anglicane. Les Quakers se distinguèrent des autres mouvements chrétiens par l’absence de crédo et d’hiérarchie dans leur culte. Refusant l’autorité et les divisions de classe, ils étaient aussi de fervents pacifistes. Exclus de beaucoup de professions à cause de leur croyance, ils se tournèrent vers le commerce et en particulier celui du chocolat.

Le premier Quaker associé à l’histoire du chocolat a été Joseph Fry (1728-1787). Pharmacien à Bristol, le chocolat faisait partie de sa panoplie de «médicaments». Il y était vendu comme substitut au gin qui faisait des ravages dans la société. Comme les Quakers étaient opposés à la consommation d’alcool, ce commerce convenait parfaitement aux convictions de Joseph Fry. En 1795, le fils de Joseph Fry introduisit l’utilisation d’une machine à vapeur pour broyer les fèves de cacao. Un procédé qui, en réduisant les coûts de production, a ouvert la boisson à des couches plus larges de la société. Mais ce n’est qu’en 1847 que Joseph, Richard et Francis, les petits-fils du fondateur, suscitèrent une révolution en produisant le premier chocolat à croquer. Le Hollandais Caspar Van Houten, en1828, avait mis au point une presse pour séparer le beurre de cacao, de la poudre de chocolat. Utilisant cette découverte, les frères Fry furent capables de doser les quantités de poudre de chocolat et de beurre de cacao afin de les mélanger avec sucre pour obtenir une pâte molle capable d’être moulée. Ce procédé a permis de faire évoluer le chocolat d’une boisson à une friandise à croquer.

John Cadbury (1801-1880) est un autre Quaker qui marqua encore l’histoire du chocolat. Il introduisit une méthode pour extraire complètement le beurre de cacao produisant ainsi une poudre plus pure pour faire du chocolat ou du cacao. La compagnie Cadbury’s, dans l’esprit quaker, avait une attitude particulièrement éclairée vis-à-vis de ses employés. Elle a été la première entreprise offrant la semaine de cinq jours à son personnel et en1893, Cadbury’s créa pour ses ouvriers une ville modèle dans la banlieue de Birmingham. Toutes les maisons étaient entourées de jardins et les habitants avaient droit à l’éducation et aux soins médicaux gratuits. Par contre, en accord avec la philosophie quaker des Cadburys, la ville ne contenait pas de pubs.

Le troisième Quaker de la trinité du chocolat était Joseph Rowntree (1836-1925). Comme les Cadburys il avait à cœur le bien-être ses employés et insistait à leur offrir un salaire décent. Mais c’est surtout son fils Seebohm Rowntree (1871-1954) qui eut un impact majeur sur la société. Il conduisit un nombre d’études sur les causes de la pauvreté et arriva à la conclusion que les bas salaires sont mauvais pour l’économie et l’humanité! Ce sont ses idées qui jetèrent, en Grande-Bretagne, les bases de «l’État Providence» avec salaire minimum, assurance maladie, allocations familiales et pensions vieillesse.

Les chocolateries quakers n’existent plus aujourd’hui. Fry’s a fusionné avec Cadbury’s en 1919 qui a ensuite a été rachetée par Kraft. La compagnie Rowntree’s fut rachetée par Nestlé en 1988. Par contre certains produits qu’elles ont développé se retrouvent encore dans les rayons chocolat; par exemple, les coffrets «Black Magic» (Rowntree’s) ou les barres «Cadbury Dairy Milk» (fabriqués sous licence par Hershey).

Ironiquement la compagnie Quaker qui produit des flocons d’avoine et différent types de friandises au chocolat n’a de Quaker que le nom de la marque. Comme quoi la bonne réputation des Quakers trouve toujours preneur.

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La LCF accusée de faire la promotion de la malbouffe


Je n’aime pas les sports ou il est questions de gros sous .. ce n’est plus du sport c’est du marketing .. et je pense que pour ceux qui aiment le sport et les sportifs devraient s’attendre a ce que les athlètes usent d’un brin  d’intelligence pour faire de meilleur choix santé dans ce qu’ils veulent véhiculer pour leur fans
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La LCF accusée de faire la promotion de la malbouffe

 

Tyrus (né en 2004) et Elias (né en... (PHOTO TIRÉE D'UNE PUBLICITÉ DE NESTLÉ)

 

Tyrus (né en 2004) et Elias (né en 2006) sont les fils de Scott Flory. Les deux garçons figurent avec leur père dans une publicité vantant les apports de nombreux produits chocolatés.

PHOTO TIRÉE D’UNE PUBLICITÉ DE NESTLÉ

MARIE ALLARD

La Presse

Dans une nouvelle publicité de Nestlé, le joueur de ligne offensive des Alouettes de Montréal Scott Flory mange en famille des aliments qu’il présente comme nutritifs. Pizza surgelée Delissio, salade verte, lait au chocolat Nesquik, crème glacée Drumstick et tablettes de chocolat Kit Kat sont sur la table autour de laquelle il mange avec ses trois jeunes enfants.

«Avec notre vie bien remplie, notre famille a besoin de repas faciles, rapides et nutritifs», affirme le joueur dans la publicité.

Nestlé s’est associée à la Ligue canadienne de football (LCF) en août et compare la vie de famille à un sport d’équipe très accaparant.

«Faites équipe avec Nestlé pour garder votre famille heureuse et bien nourrie», dit le slogan des réclames.

Cette campagne choque le Dr Yoni Freedhoff, professeur au département de médecine familiale de l’Université d’Ottawa.

«Je suis surpris que des athlètes, qui sont les héros des enfants et de bien des Canadiens, trompent la confiance du public, en faisant la promotion de tablettes de chocolat et de pizzas surgelées comme étant géniales à donner régulièrement à leur famille, indique-t-il. Les gens connus doivent se demander si ce qu’ils font est éthique et correct.»

Du lait au chocolat à tous les repas

Une autre publicité montre le receveur Geroy Simon, des Lions de la Colombie-Britannique, donner des boissons au chocolat Carnation à ses enfants au réveil. Rien d’autre.

«Nos matins sont très occupés», fait valoir sa femme Tracy, en mettant des tablettes chocolatées et du Nesquik dans les sacs à lunch des enfants.

Les boissons au chocolat «Essentiels du déjeuner» de Carnation contiennent plus de neuf cuillerées à thé de sucre par berlingot de 315 ml – plus que le Coca-Cola.

«Ne pas vouloir prendre de 5 à 10 minutes pour faire un bon petit-déjeuner à ses enfants, c’est stupéfiant et choquant», affirme le Dr Freedhoff.

«C’est très étonnant comme campagne, en 2012, observe de son côté Mélanie Olivier, nutritionniste spécialisée en sport chez Vivaï. Aujourd’hui, avec le niveau de jeu demandé et la concurrence entre les joueurs, il n’y a qu’une minorité de familles d’athlètes qui s’alimentent comme ça.»

Nestlé se défend

«Nous croyons que tous les aliments ont leur place dans une alimentation saine et équilibrée et un mode de vie actif», indique Catherine O’Brien, vice-présidente aux affaires de l’entreprise de Nestlé Canada.

«Pour les familles occupées, quoi de mieux qu’une pizza Delissio avec une salade comme accompagnement lorsqu’on n’a pas le temps de préparer un repas maison? se demande-t-elle. Et puis, pour des gâteries occasionnelles, quoi de mieux que les formats collations de Kit Kat et Drumstick?»

La LCF a également défendu cette entente.

«Nous sommes fiers de nous associer à Nestlé, qui a une vaste gamme de produits et qui fait la promotion de la modération, d’une alimentation équilibrée et d’un mode de vie actif», a répondu Jamie Dykstra, directeur des communications de la Ligue canadienne de football. Les Alouettes n’ont pas rappelé La Presse ni répondu à nos courriels, hier.

«Le message qui est envoyé, note Mme Olivier, c’est que c’est bien d’utiliser des repas tout préparés parce qu’on n’a pas le temps de cuisiner. C’est dérangeant.»

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