Le Saviez-Vous ► Malaise vagal : définition, symptômes, traitement


Un malaise vagal ou choc vagal n’est pas très intéressant à vivre. Les symptômes avant ce malaise sont quand même assez faciles à reconnaître. Il y a des choses à faire si jamais nous en sommes témoin. Généralement, le malaise vagal n’est pas dangereux, mais cela arrive souvent mieux vaut en parler à son médecin.
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Malaise vagal : définition, symptômes, traitement

 

Malaise vagal

Victime d’un malaise, une femme est aidée par des passants qui lui relèvent les jambes pour favoriser la circulation du sang.

©GOGO LOBATO / AFP

Par Lise Loumé

S’il peut inquiéter, le malaise vagal n’est généralement pas grave. Il est surtout très fréquent puisqu’il concerne près de deux tiers des pertes de conscience brève. Mais à quoi est-il dû et quels sont les gestes à adopter ?

Qu’est-ce qu’un malaise vagal ?

Un malaise vagal désigne le fait de perdre connaissance à la suite d’une chute brutale de la tension artérielle. Il se produit lors d’une stimulation excessive du nerf vague, un nerf très long puisqu’il parcourt l’estomac et arrive jusqu’au cerveau, en passant par le cœur (voir schéma ci-dessous).

Le nerf vague est le plus important du système nerveux parasympathique. Ce système, avec son antagoniste appelé système nerveux sympathique (ou orthosympathique), constitue le système nerveux autonome, responsable des fonctions automatiques de l’organisme (sans dépendre d’un ordre particulier du cerveau). Le système nerveux autonome commande toutes les fonctions vitales : la respiration, les battements du cœur mais aussi tous les organes de la digestion.

Le système nerveux parasympathique est chargé de ralentir les fonctions de l’organisme : par exemple, il abaisse le rythme cardiaque et la tension artérielle. A l’inverse, le système nerveux sympathique augmente le rythme cardiaque et la tension artérielle. Ces deux systèmes sont donc essentiels pour que notre cœur ne batte ni trop vite, ni trop lentement, en fonction de l’activité du corps.

Quelles sont les causes du malaise vagal ?

Certains facteurs physiques (douleur violente, chaleur incommodante, effort intense, station debout prolongé) et/ou psychologiques (stress important, émotion forte) vont perturber cet équilibre : la fréquence cardiaque diminue, la tension artérielle chute. Le transport du sang et de l’oxygène au cerveau et aux autres organes vitaux s’en trouvent perturbés, entrainant potentiellement des nausées, des vertiges, des sueurs, une pâleur, une perte de tonus et, dans certains cas, l’évanouissement (très souvent bref). En cas de perte de connaissance plus longue, on ne parle plus de malaise vagal mais de « syncope ».

Comment réagir ?

Une personne qui fait un malaise vagal voit son visage devenir rapidement pâle (il n’est plus assez irrigué) et sa vue se trouble (voile noir devant les yeux). En cas de malaise vagal, il est important – en plus d’appeler les secours – d’inciter la personne à s’allonger et à surélever les jambes pendant au moins dix minutes, afin de faire remonter le sang et d’éviter la perte de connaissance. Si vous assistez à un malaise avec perte de connaissance, appelez immédiatement les secours. Même s’il est impressionnant, le malaise vagal n’est pas dangereux pour la santé. En revanche, si les malaises deviennent fréquents (plus d’une fois par mois), mieux vaut consulter un médecin.

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Un certain état de conscience rétabli grâce à un implant


Aurait-il un espoir pour ceux qui sont dans un état végétatif, même permanent ? Il semble qu’avec un stimulateur pour donner des impulsions électromagnétiques à un endroit précis à la poitrine …
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Un certain état de conscience rétabli grâce à un implant

 

Une personne dans un état végétatif ne répond à aucune stimulation verbale ou visuelle, et ne présente aucun signe d’émotion. Photo : Getty Images

Un Français de 35 ans qui était dans un état végétatif depuis 15 ans après un accident de la route a montré des signes de conscience après que des neurochirurgiens lui eurent implanté un stimulateur électrique du nerf vague au niveau de la poitrine.

Un texte d’Alain Labelle

La stimulation par impulsions électriques de ce nerf crânien, situé dans le tronc cérébral de la base du cerveau à l’aorte, a permis au patient de suivre des objets avec ses yeux et de rester éveillé lorsqu’on lui lit un livre. Il réagit aussi à des questions simples, telles que tourner la tête lorsqu’on le lui demande – même si cela prend environ une minute.

En outre, il réagit à des stimuli menaçants. Il ouvre grand les yeux lorsque quelqu’un place soudainement son visage près du sien.

Il est possible d’améliorer la présence d’un patient dans le monde qui l’entoure. Angela Sirigu, de l’Institut des sciences cognitives – Marc Jeannerod

    Ce nouveau traitement remet en question l’idée largement répandue selon laquelle il n’y a pas de perspective de rétablissement de la conscience d’un patient s’il est dans un état végétatif depuis plus de 12 mois.

    L’état végétatif en bref

  • L’état végétatif permanent se caractérise par un état d’inconscience à long terme dû à des lésions du cerveau.

  • La personne peut ouvrir ses yeux, se réveiller et s’endormir, et présenter des réflexes de base. Elle a un battement de cœur régulier et respire sans assistance.

  • Elle ne répond à aucune stimulation verbale ou visuelle, et ne présente aucun signe d’émotion.

  • Un état végétatif persistant peut s’étendre jusqu’à 4 semaines.

  • Un état végétatif est jugé permanent lorsqu’il dépasse 6 mois pour un accident vasculaire cérébral, et 12 mois s’il est causé par une blessure à la tête.

    Un état de conscience minimale

    Le traitement ne lui a pas permis de retrouver son état de conscience initial. Le patient est passé d’un état végétatif à un état de conscience minimale, une amélioration qui peut également être constatée à la lecture des examens par imagerie cérébrale. Ces derniers montrent une plus grande activité dans les zones du cerveau impliquées dans le mouvement, la sensation et la conscience.

La conscience demeure sévèrement altérée, mais contrairement à l’état végétatif, il existe des signes comportementaux minimums, mais confirmés de la conscience de soi et de son environnement. Tom Manly, un expert en sciences de la connaissance et du cerveau à l’Université de Cambridge

« Ces observations montrent qu’une bonne intervention peut mener à des changements du niveau de conscience, et ce, même dans les cas les plus sévères », explique Angela Sirigu.

La plasticité cérébrale et la réparation du cerveau sont possibles même lorsque l’espoir semble avoir disparu. Angela Sirigu

Pour le moment, les bénéfices de l’implant sont basés sur un seul patient, mais les chercheurs envisagent d’étendre le traitement à d’autres personnes.

La stimulation du nerf vague est déjà utilisée pour traiter les personnes atteintes d’épilepsie et de dépression.

Le détail de ces travaux est publié dans le journal Current Biology.

http://ici.radio-canada.ca