Rune d’Odal: le nouveau symbole des suprémacistes blancs


Je déteste le racisme … Les tatouages représentent souvent des symboles. Quand on voit une croix gammée, le message est très clair, cela fait alliance avec la suprématie blanche. Mais des néonazis se sont appropriés d’un nouveau symbole qui au Québec n’a pas la même signification, à ceux qui le porte pourrait porter à confusion, si ce tatouage viking devient très répandu, quoique généralement, les néonazis l’accompagne de d’autres symboles parfois très subtiles
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Rune d’Odal: le nouveau symbole des suprémacistes blancs

 

Le nouveau symbole de prédilection des suprémacistes blancs,... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE)

 

Le nouveau symbole de prédilection des suprématistes blancs, la « rune d’Odal », est aussi l’un des tatouages vikings les plus répandus, même au Québec. Le tatoueur montréalais Philippe Labbé s’est d’ailleurs fait dessiner une rune d’Odal près du pouce il y a plusieurs années.  « Je me suis beaucoup renseigné sur la signification de cette rune avant de faire le tatouage. C’est vraiment le sens familial qui me rejoignait », dit-il.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

TRISTAN PÉLOQUIN
La Presse

Dans le but avoué de « mieux s’intégrer et de s’adresser à un plus grand public », le National Socialist Movement, le plus important groupe néonazi des États-Unis, abandonne la croix gammée. Son nouveau symbole de prédilection, la « rune d’Odal », est aussi l’un des tatouages vikings les plus répandus, même au Québec.

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ASSOCIÉE AU NAZISME

Tirant son origine de l’alphabet gotique, la rune d’Odal, aussi appelée Ōthalan, signifiait « famille », « prospérité » et « héritage » dans la langue viking. Plusieurs groupes nazis, dont les Jeunesses hitlériennes et certaines divisions SS, se sont approprié le symbole, mais la rune est restée fortement associée au nazisme après la Seconde Guerre mondiale. Alors que certains groupes suprémacistes de la droite alternative américaine (alt-right) ont le vent dans les voiles, le chef du National Socialist Movement a annoncé au New Tork Times en novembre qu’il allait faire de ce symbole son signe de prédilection, au détriment de la swastika, jugée trop offensante par la population. Le symbole a depuis fait son apparition sur les écussons officiels du groupe raciste et antisémite, que seuls les membres en règle peuvent porter lors de manifestations publiques. La GRC a inscrit la rune d’Odal dans son Guide de sensibilisation sur les groupes extrémistes, qui peut être consulté en ligne.

« C’EST DOMMAGE »

Des tatoueurs questionnés par La Presse affirment que le symbole est plutôt populaire parmi la clientèle québécoise. La notoriété de la série télévisée Vikings, dont les personnages sont lourdement tatoués, n’y est pas étrangère. Le tatoueur montréalais Philippe Labbé s’en est lui-même fait dessiner une près du pouce il y a plusieurs années.

« Je me suis beaucoup renseigné sur la signification de cette rune avant de faire le tatouage. C’est vraiment le sens familial qui me rejoignait », dit-il.

Il a même ajouté une tête de lapin stylisée dans le losange, ce qui démontre l’innocuité du symbole, selon lui.

« Je savais que certains nazis l’avaient utilisée, mais ce n’est pas le sens premier qui était retenu dans les livres que j’ai lus. Le fait que des personnes racistes se l’approprient, c’est sûr que ça me dérange. Je ne suis pas raciste et si une personne me demandait de lui tatouer la rune d’Odal dans le but d’afficher son racisme, je l’enverrais promener », dit M. Labbé.

SPÉCIALITÉ : DÉTOURNEMENT

Maxime Fiset, un ancien néonazi qui s’est détaché des mouvements d’extrême droite, affirme que les runes gothiques sont particulièrement populaires chez ces groupes « parce que ce sont des symboles juste assez ambigus pour passer inaperçus ». « Les groupes néonazis font exprès pour se les approprier, et le jour où on les interdira, ils en choisiront un autre », dit-il. « On ne peut rien conclure d’une personne qui se fait tatouer ces signes. Ça peut simplement signifier qu’une personne s’intéresse à la culture et à la mythologie norroise [Norvège]. Mais la rune d’Odal, c’est un cas particulier. C’est un symbole largement associé au nazisme. Si je connaissais quelqu’un qui se faisait faire ce tatouage, avec d’autres signes souvent associés à la mouvance néonazie, je me méfierais. Je poserais des questions à cet ami », suggère-t-il.

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D’AUTRES SYMBOLES AMBIGUS

Un autre symbole runique populaire chez les groupes suprémacistes blancs est Algiz, sorte de signe de peace and love inversé, qui signifie la « protection ». Il fait partie intégrante du logo de la National Alliance, un groupe suprémaciste blanc international. Des tatouages d’apparence parfois subtile peuvent aussi cacher un sens extrémiste. Par exemple, le nombre 88, une juxtaposition de deux « H » (la 8e lettre de l’alphabet), signifie « Heil Hitler » pour les néonazis. Un peu plus complexe :  une paire de dés montrant les chiffres 1, 4, 5 et 3 (1, 4, 5 + 3 =8 =1488) fait référence à un slogan suprémaciste blanc en anglais de 14 mots (« We must secure the existence of our people and a future for white children ») accolé au 88 de « Heil Hitler ».

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De drôles de souvenirs vendus à prix d’or


Je trouve sadique ce commerce sur les horreurs de l’histoire, Je ne vois pas l’intérêt pour un particulier d’acheter ce genre de chose sauf si c’est pour approuver les manières de faire de ces sombres personnages .. Les seuls endroits ou on devrait garder ces choses seraient dans des musées ou des université pour apprendre de l’histoire et y retenir les lecons .. mais a part cela c’est vraiment vicieux de vendre et d’acheter au près du public
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De drôles de souvenirs vendus à prix d’or

Le bulletin scolaire de Goebbels, les brouillons du “boucher d’Auschwitz”, les gobelets des SS, une quantité d’objets ayant appartenu aux nazis s’arrachent lors de ventes aux enchères aux Etats-Unis, relate Der Spiegel.

Le national-socialisme a encore une valeur à Stamford, dans le Connecticut. Les deux feuillets de texte écrits par Albert Speer, ancien ministre de l’Armement du Reich, lors de son procès à Nuremberg, en 1945, y sont proposés à 10 000 dollars. Un prix somme toute modeste : les brouillons griffonnés par Josef Mengele, le médecin des camps de concentration [le “boucher d’Auschwitz”], pendant son exil en Amérique latine, ont été arrachés par un collectionneur privé pour 300 000 dollars. En vente également, la correspondance entre Joseph Goebbels, alors jeune chef de la propagande d’Hitler, avec son Führer, des bulletins scolaires et même des poèmes et des tragédies signées Goebbels.

Chez Alexander Autographs, la maison d’enchères de Stamford, une bourgade située au nord-est de New York, le marché des reliques nazies est florissant. Le IIIe Reich renaît sur tout un étage du bâtiment en fond de cour : gobelets à l’effigie des SS, assiettes décorées du portrait du Führer, documents jaunis. La plupart des objets proviennent d’Allemagne. Les acheteurs, eux, sont curieusement, ces temps-ci, des Russes fortunés.

“Les gens veulent des souvenirs”, explique Bill Panagopoulos, le propriétaire des lieux.

 Cet ancien pompier de 53 ans pétri de bon sens exerce depuis vingt-cinq ans ce commerce de symboles militaires et d’objets historiques.

Sur le thème de l’époque nazie, son catalogue propose aussi une écritoire en laiton avec ses encriers et son set à buvards, qui aurait servi à Hitler en 1938 pour signer les accords de Munich [qui ont ouvert la voie à Hitler pour annexer la Tchécoslovaquie], un meuble ancien qui proviendrait de Berghof, à Berchtesgaden [résidence secondaire d’Hitler dans les Alpes bavaroises], ou encore une tablette en bois figurant deux oies en plein vol au-dessus de la berge encombrée de roseaux d’un lac. Selon les indications portées sur l’objet, il s’agirait du premier prix décerné à l’issue d’une partie de chasse à la volaille sauvage organisée par le commandement du camp de concentration de Dachau [en Bavière].

M. Panagopoulos affirme ne guère apprécier tous ces objets, qui distillent “un mauvais karma”. Sans doute est-il sincère : sa famille est d’origine grecque, et le village natal de ses parents a été brûlé par les troupes allemandes pendant la guerre.

Mais M. Panagopoulos est un commerçant né sur le sol américain, donc très attaché à la liberté d’opinion et à l’économie libérale. Le thème de la Seconde Guerre mondiale serait devenu très populaire aux Etats-Unis. Pour nombre d’historiens, ce business est assez obscène, et pourtant, rétorque notre homme, “les acheteurs ne sont pas des néonazis”.

Certains objets, tel le journal du “docteur” Mengele écrit à Auschwitz sont plutôt achetés par des familles juives aisées, relate le commissaire-priseur. Nombre de ces pièces ont été envoyées d’Europe par les héritiers des nazis. Et la marchandise ne manque pas, précise M. Panagopoulos.

Même si les universités et les musées sont invités à acheter certaines pièces, les institutions publiques s’exécutent rarement faute de budget. C’est ainsi qu’échapperont sans doute aux chercheurs des legs importants tels que les déclarations manuscrites d’Adolf Eichmann, l’organisateur de l’Holocauste, lors de son procès en Israël, ou encore un document que Klaus Barbie, le sulfureux chef de la Gestapo à Lyon, aurait écrit lors de son arrestation, en 1983.

Qui a souhaité vendre ce blabla propagandiste ? La maison Alexander Autographs n’en dit mot, excepté que ces documents proviennent d’Europe. Mais il y a fort à parier qu’ils appartenaient à François Genoud, le banquier suisse du nazisme, décédé en 1996. C’est cet admirateur du IIIe Reich qui a lancé le commerce des souvenirs liés à ses idoles nazies, autant pour préserver ces reliques que pour gagner de l’argent.

Le commissaire-priseur propose aussi un livre de comptabilité qui a enregistré de substantielles rémunérations. Il atteste de sommes versées aux médecins personnels d’Adolf Hitler, Theodor Morell et Karl Brandt, ou encore au maréchal Wilhelm Keitel [commandant des forces armées allemandes].

Le dernier enregistrement comptable date de la mi-avril 1945. L’ouvrage pourrait provenir de la chancellerie du Reich [détruite en 1945 par l’Armée rouge] mais peut aussi être une copie ou un faux. Les historiens se pencheraient volontiers sur la question. Mais il n’est pas certain qu’ils aient l’occasion de voir ce cahier

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