Une nouvelle reine-pharaon découverte en Egypte?


Qui a pris le pouvoir après la mort du pharaon Akhenaton ? Toutankhamon était trop petit pour gouverner, mais il avait deux soeurs. Étant donné que les égyptologues sont d’accord qu’il y a eue une reine-pharaon, il serait possible que ce soit les 2 soeurs de Toutankhamon qui aurait gouverné l’Égypte.
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Une nouvelle reine-pharaon découverte en Egypte?

 

Une statuette du pharaon Toutankhamon montrée lors de l’exposition « Toutankhamon, le Trésor du Pharaon » en cours à la Grande Halle de La Villette à Paris. © afp.

Deux des soeurs de Toutankhamon, et non une seule, sont montées ensemble sur le trône d’Egypte après la mort de leur père Akhenaton, selon les conclusions inédites d’une étude menée par une égyptologue d’une université canadienne.

Les spécialistes savaient depuis près de 50 ans qu’au 14e siècle avant Jésus-Christ, une reine-pharaon avait précédé Toutankhamon sur le trône, rappelle Valérie Angenot, égyptologue et historienne de l’art à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Certains pensaient qu’il s’agissait de Néfertiti, épouse d’Akhenaton, autoproclamée « roi » à la mort de son époux. D’autres estimaient qu’il s’agissait de la fille aînée d’Akhenaton, la princesse Méritaton.

« Jusqu’à présent, le recours aux documents iconographiques se faisait de façon plutôt intuitive », a expliqué vendredi Mme Angenot.

La professeure montréalaise a dès lors procédé à une analyse basée sur la sémiotique (étude des signes) qui a selon elle révélé que deux filles d’Akhenaton avaient pris le pouvoir à sa mort alors que leur frère Toutankhamon, âgé de quatre ou cinq ans, était encore trop jeune pour régner. Akhenaton, qui avait épousé sa fille aînée Méritaton pour la préparer à régner, aurait également associé au pouvoir une autre de ses filles, Neferneferouaton Tasherit. Elles seraient montées ensemble sur le trône sous le nom de couronnement commun d’Ankhkheperure, selon Mme Angenot.

L’étude de certaines pièces du trésor de Toutankhamon, découvert en 1922 par l’archéologue britannique Howard Carter, avait révélé que l’enfant-roi avait usurpé une bonne partie du matériel funéraire de cette reine-pharaon, Neferneferouaton Ankhkheperure.

« Princesses devenues pharaons »

L’historienne de l’art a par ailleurs analysé une stèle exposée au Musée égyptien de Berlin montrant deux personnages assis sur le trône, l’un caressant le menton de l’autre.

« On a émis toutes sortes d’hypothèses à son sujet: qu’elle figurerait Akhenaton devenu homosexuel, Akhenaton avec son père, ou Akhenaton et Néfertiti », rappelle-t-elle. « Je me suis rendu compte que cette gestuelle de caresser le menton n’était en fait attestée que pour les princesses, dans 100% des occurrences ».

 Par ailleurs, l’égyptologue a étudié plusieurs sculptures de têtes royales anonymes que l’on attribuait jusqu’alors à Akhenaton, Néfertiti ou Toutankhamon.

« Comme l’art égyptien fonctionne sur des systèmes de proportions, j’ai effectué des comparaisons de ces statues avec la statuaire reconnue des princesses et ça colle tout à fait, j’ai pu montrer que certaines têtes royales étaient en fait des têtes de princesses devenues pharaons », explique-t-elle.

Mme Angenot a récemment présenté ses conclusions lors d’un rassemblement d’égyptologues nord-américains en Virginie (Etats-Unis).

 « L’égyptologie est une discipline très conservatrice, mais mon idée a été étonnamment bien reçue, à l’exception de deux collègues qui s’y sont farouchement opposés », a-t-elle souligné. « Je pense que ça peut faire avancer notre compréhension des questions de succession en Egypte ancienne mais surtout notre connaissance de la fascinante époque amarnienne qui vit naître le premier monothéisme », objet d’âpres débats depuis des siècles, selon elle.

https://www.7sur7.be/

Le Saviez-Vous ► Des enfants auraient-ils été utilisés pour la construction de la ville du pharaon Akhenaton ?


On croit que des enfants et des adolescents travaillaient pour pharaon Akhenaton qui était l’époux de Néfertiti. Ils ont trouvé dans une fosse des squelettes qui avaient des blessures physiques ou des troubles dégénératifs chez ces enfants. On ne sait pas encore qui était ces enfants et ces adolescents, des Égyptiens, des prisonniers ? Cependant, ils ont été inhumés dans des fosses sans cérémonies
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Des enfants auraient-ils été utilisés pour la construction de la ville du pharaon Akhenaton ?


Photo:
Mary Shepperson

Avec Ramsès II et Toutankhamon, son fils, le pharaon Akhénaton est incontestablement un des plus connus de l’histoire de l’Égypte ancienne. Surnommé « l’hérétique » dans la littérature grand public, il a en effet délaissé les cultes traditionnels pour se consacrer uniquement au disque solaire, Aton. De nouvelles études de squelettes d’un cimetière situé près de son ancienne capitale, Tel el-Amarna, laissent croire que des enfants aient pu y être utilisés comme force de travail….

Akhénaton et sa nouvelle capitale:


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Source)

De son vrai nom Aménophis IV, celui qui se renomma Akhénaton (celui qui est agréable à Aton) en l’honneur d’un dieu égyptien associé au disque solaire, a eu un règne assez distinctif de ses prédécesseurs. Il est le descendant de la grande lignée des Thoutmosides, de grands pharaons bâtisseurs et guerriers du Nouvel Empire, à l’origine entre autres des tombeaux de la Vallée des Rois. 


Avec son épouse Néfertiti et leurs enfants sous les rayons bienfaiteurs d’Aton
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Source)

Il régna de 1352 à 1336 av. J-C. environ et décida avec sa famille, plus particulièrement son épouse royale la célèbre Néfertiti, de délaisser les cultes polythéistes traditionnels de l’Égypte pour se dédier uniquement à ce dieu marginal du Panthéon égyptien qu’était Aton. C’est dans cette optique qu’il prit la décision de faire construire une nouvelle capitale, qui était jusqu’à présent Thèbes, en plein désert pour être exposée aux rayons du soleil. Il la nomma à l’origine Akétaton (l’horizon d’Aton), mais nous la connaissons mieux aujourd’hui sous son appellation arabe de Tel el-Amarna.


Vestiges d’une maison
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Source)

Rasée après le règne controversé d’Akhénaton, la ville d’Amarna n’aura existé qu’environ 30 ans avant d’être volontairement oubliée des autorités et de la population égyptienne, qui elle n’a jamais suivi l’angle exclusif du culte d’Aton. Sa destruction explique que nous possédions peu de vestiges et d’artéfacts pour en comprendre l’histoire et connaître la réalité de la fin du règne de ce pharaon.

Une étude de cimetière importante:


Fouilles sur le site
Photo:
Mary Shepperson

Le site d’Amarna est présentement fouillé par des archéologues par le biais d’un projet qui s’appelle Amarna project et c’est dans le cadre de cette mission archéologique que l’archéologue Mary Shepperson et son équipe ont commencé à fouiller les cimetières des habitants de l’ancienne cité d’Akhénaton.


Photo:
Mary Shepperson

Dans un article paru cette semaine dans The Guardian, elle détaille le résultat de ces fouilles qui ont permis de réaliser, par l’étude des nombreux ossements du cimetière étudié, que plusieurs squelettes étaient ceux d’enfants et d’adolescents et que ces tombes étaient d’une très grande simplicité en comparaison avec celles de l’élite et même trop simples pour des Égyptiens du Nouvel Empire qui croyaient en la vie éternelle. Les analyses subséquentes ont démontré qu’une majorité des 105 squelettes étudiés présentaient des blessures physiques ou des troubles dégénératifs rares pour des enfants/adolescents. 


Photo:
Mary Shepperson

Les hypothèses avancées présentement sont que ces enfants et adolescents, parfois enterrés à plusieurs dans une même fosse, aient été une force de travail pour la construction d’Amarna, peu considérés et donc simplement inhumés dans des fosses après décès, sans plus de cérémonies. Qui étaient-ils et surtout… d’où venaient-ils? Étaient-ils des Égyptiens ou des prisonniers?

Il faut maintenant attendre les analyses d’ADN pour éclaircir ce nouveau mystère lié à Akhénaton!

Spécialisteen histoire ancienne, Evelyne Ferron

http://www.historiatv.com

Bilan 2015: 15 découvertes qui ont marqué la science


2015 à été riche en découvertes dans divers domaines de la science. De très belles avancées qui promettent un bien pour l’humanité alors que d’autres pourraient être contesté pour son éthique. Cependant, la science apporte des réponses, mais des éternelles questions à résoudre
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Bilan 2015: 15 découvertes qui ont marqué la science

 

MARS

High resolution rendered image of planet Mars at sunrise | rajeshbac via Getty Images

De l’eau sur Mars, une nouvelle espèce du genre humain découverte en Afrique du Sud et un simple test sanguin pour détecter le cancer. Voici notre rétrospective scientifique de l’année 2015.

1. L’HOMO NALEDI, NOUVELLE ESPÈCE DU GENRE HUMAIN

Homo naledi 

Photo :  PC/AP/Themba Hadebe

Une nouvelle espèce du genre humain, qui aurait existé il y a un à deux millions d’années, a été mise au jour dans une grotte d’Afrique du Sud, où des fouilles ont permis d’exhumer le plus important « échantillon » d’ossements fossilisés humains trouvé à ce jour sur le continent africain. Homo naledi est d’une taille comparable à celle d’un être humain actuel de petite taille. Son cerveau est aussi très petit par rapport à sa masse corporelle. L’anthropologue Michelle Drapeau, de l’Université de Montréal, a participé à ces travaux. –

2. DE L’EAU COULE SUR MARS

Ces étroites et sombres traînées de 100 mètres de long sur Mars auraient été formées par l'écoulement de l'eau. 

Photo :  NASA

L’un des mystères de la planète Mars est enfin levé cette année. La NASA a confirmé la présence d’eau liquide salée à sa surface lors des mois les plus chauds, un potentiel pour la vie sur cette planète. Les curieuses lignes qui entaillent certaines pentes de Mars seraient en effet des ruisseaux de saumure, une eau très fortement concentrée en sel. Des chercheurs français montrent pour leur part que d’autres ravines observées seraient produites par l’action de la glace de CO2 en hiver ou au printemps, et non par des écoulements d’eau liquide. Ils affirment que sous la glace de CO2 chauffée par le Soleil, d’intenses mouvements de gaz peuvent déstabiliser et fluidifier le sol jusqu’à créer des coulées semblables à celles générées par un liquide.

3. UN SIMPLE TEST SANGUIN POUR DÉTECTER LE CANCER

Du sang sur un doigt 

Photo :  iStockphoto

En analysant les plaquettes sanguines (normalement impliquées dans la coagulation), des oncologues ont découvert qu’il est possible d’y déceler la marque laissée par un cancer quelque part dans l’organisme avec un taux de succès de 96 %. Qui plus est, le test permet de déterminer de quel cancer il s’agit. À surveiller dans les prochaines années.

4. UNE VISION BIONIQUE À NOS PORTES

La lentille bionique 

Photo :  Ocumentic Technology

L’entreprise Ocumentic Technology a annoncé la mise au point de lentilles qui améliorent l’acuité visuelle en la rendant trois fois supérieure à la vision 20/20. La chirurgie nécessaire, d’une durée de 8 minutes, a été présentée lors de la réunion annuelle de la Société américaine de la cataracte et de la chirurgie réfractive. L’invention, actuellement en période d’essais cliniques, pourrait être commercialisée d’ici 2017.

5. PLUTON DÉVOILÉE

Une nouvelle photo de Pluton, dévoilée par la NASA le 24 juillet, dans laquelle les couleurs ont été saturées pour pouvoir détailler sa surface. 

Photo :  NASA/JHUAPL/SwRI

Après un voyage de 5 milliards de kilomètres, la sonde spatiale américaine New Horizons, lancée il y a neuf ans par la NASA, réussit son survol historique de la planète naine. Il lui faudra au total 16 mois pour transmettre l’intégralité des données qu’elle a collectées et qui nous permettent de jeter un regard nouveau sur Pluton.

6. UN PREMIER ANTIBIOTIQUE EN 30 ANS

Teixobactine

Photo :  Nature

Des scientifiques américains et allemands ont découvert un antibiotique, la teixobactine, qui combat les résistances bactériennes de plus en plus nombreuses comme les staphylocoques dorés résistant à la méthicilline et les entérocoques résistant à la vancomycine. Il pourrait être utilisé chez l’humain d’ici 10 ans.

7. L’ÉPIGÉNOME FINALEMENT CARTOGRAPHIÉ

ADN

Photo :  iStockphoto

Après la publication de la carte du génome humain en 2003, qui reste globalement identique tout au long de la vie, des scientifiques américains ont réalisé la première carte de l’épigénome humain, la recette des commandes biochimiques qui stimulent ou inhibent l’expression de l’ADN et qui peut être influencée par le régime alimentaire et l’environnement d’une personne. Les chercheurs sont de plus en plus persuadés que l’épigénome joue un rôle important dans l’apparition de maladies comme le cancer, l’autisme ou l’alzheimer.

8. UN CISEAU QUI COUPE À L’ÉCHELLE MOLÉCULAIRE

Crispr

Corriger les gènes à volonté. Jamais n’en avons-nous été aussi près, et cela, grâce aux travaux de la microbiologiste française Emmanuelle Charpentier. Cette dernière est à l’origine d’une révolution, d’un incroyable outil. Son nom? Crispr, l’acronyme pour Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats. Crispr pourrait se comparer à un ciseau moléculaire d’une incroyable précision qui est capable de pénétrer directement dans une cellule vivante pour y corriger un gène.

9. UNE NOUVELLE CATÉGORIE DE PARTICULES

Illustration d'un autre agencement possible : les cinq quarks pourraient être liés étroitement. 

Photo :  CERN

Des expériences menées au plus grand accélérateur de particules du monde, le LHC, de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN), ont permis de découvrir une catégorie de particules encore inconnue, dont l’existence était soupçonnée, mais n’avait jamais été vérifiée. Leur nom : les pentaquarks. Ils sont composés de quarks, à savoir les constituants fondamentaux des protons et des neutrons, assemblés selon une configuration qui, en plus de 50 ans de recherches expérimentales, n’avait encore jamais été observée. L’étude de ses propriétés pourrait permettre de mieux comprendre comment est constituée la matière ordinaire, c’est-à-dire les protons et les neutrons dont nous sommes tous composés.

10. UN VACCIN EFFICACE CONTRE L’EBOLA

Illustration du virus Ébola

Photo :  iStockphoto

Le vaccin expérimental VSV-ZEBOV, qui a été en partie élaboré par l’Agence de la santé publique du Canada, s’est avéré efficace à 100 % au cours des 10 jours suivant son administration chez des personnes non infectées, mais qui avaient été en contact avec des malades. Son essai clinique a été réalisé grâce à une importante coopération internationale comprenant l’OMS et des experts de nombreux pays. Cette collaboration a permis de tester le vaccin sur le terrain en moins d’un an, alors qu’il en faut généralement une dizaine d’années pour parvenir à ce stade de développement.

11. CI-GÎT NÉFERTITI?

Le buste de la reine Nefertiti 

Photo :  AFP/Olivier Lang

De nouvelles analyses au radar menées dans la tombe du pharaon Toutankhamon à Louxor, dans le sud de l’Égypte, confortent la thèse de l’existence d’une chambre secrète qui pourrait contenir la sépulture de Néfertiti, épouse du pharaon Akhenaton, connu comme le père de Toutankhamon. Selon des archéologues, la tombe du pharaon renferme deux autres galeries. L’une coïnciderait avec l’existence d’un lieu d’entreposage et l’autre serait plus grande et vraisemblablement préexistante. Les égyptologues recherchent encore à ce jour la momie de Néfertiti, cette reine de beauté légendaire qui exerça un rôle politique et religieux fondamental au XIVe siècle avant Jésus-Christ. La suite en 2016.

12. VIH/SIDA : UN TRAITEMENT PRÉVENTIF EFFICACE

Un comprimé de Truvada

La prise d’un traitement antirétroviral préventif, le Truvada, au moment des rapports sexuels diminue de 86 % le risque d’infection par le VIH, selon une étude d’une agence française et du Centre hospitalier de l’Université de Montréal. Le Truvada a d’abord été créé comme un traitement anti-VIH pris par les séropositifs. Les chercheurs rappellent que cet outil de prévention pour les séronégatifs ne doit pas se substituer au préservatif.

13. LE CHAÎNON MANQUANT DE L’ÉVOLUTION?

Lokiarchaeota 

Photo :  Université de Bergen

Des chercheurs européens ont annoncé la découverte d’une nouvelle forme de vie.Lokiarchaeota a été découverte dans la fissure géothermique entre le Groenland et la Norvège. Le micro-organisme est d’une structure génétique inconnue jusqu’à maintenant si bien qu’il n’entre dans aucune des classifications établies (procaryotes et eucaryotes). Il pourrait ainsi être responsable de l’évolution de la vie sur Terre en faisant le pont entre les deux catégories fondamentales.

14. DE PLUS EN PLUS PRÈS D’UNE AUTRE TERRE

Impression artistique de l'exoplanète Kepler-452b

Impression artistique de l’exoplanète Kepler-452b Photo :  NASA

Encore cette année, les astrophysiciens ont continué leur quête d’une planète semblable à la Terre. La découverte de deux nouvelles exoplanètes à l’aide du télescope Kepler donne le ton au début de l’année. Kepler-438b et Kepler-442b sont en orbite autour d’étoiles rouges dites naines, plus petites et moins chaudes que notre Soleil, à respectivement 470 et 1100 années-lumière de la Terre. Puis, cet été, la NASA a annoncé la détection de Kepler-452b, la plus petite planète découverte jusqu’à maintenant située dans la zone habitable autour d’une étoile du même type que notre Soleil. Ainsi, de l’eau liquide pourrait se trouver à la surface de cette exoplanète, ce qui permettrait l’existence de la vie.

Enfin, cet automne, une exoplanète de la grosseur de la Terre, dont l’atmosphère serait semblable à celle de Vénus, a été découverte par des astrophysiciens du Massachusetts Institute of Technology. La planète de type rocheuse appelée GJ 1132b est, selon les chercheurs, certainement l’une des découvertes les plus significatives à ce jour dans notre quête de mondes semblables à la Terre. Elle est en orbite autour d’une étoile de type naine rouge située à seulement 39 années-lumière de la Terre.

15. UNE PROTHÈSE RECRÉE LA SENSIBILITÉ D’UN MEMBRE PERDU

Wolfgang Rangger 

Photo :  SAMUEL KUBANI

Un Autrichien amputé d’une jambe porte maintenant une prothèse qui recrée la sensibilité du membre qu’il a perdu. L’enseignant Wolfgang Rangger, 54 ans, avait été amputé sous le genou en 2007 à la suite de complications d’un AVC. Cette percée réalisée par le Pr Hubert Egger et son équipe de l’Université de Linz, en Autriche, est le fruit d’une technique associant le déplacement de faisceaux de nerfs et la mise en oeuvre de capteurs sur une prothèse connectée d’un nouveau type.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

La nourrice de Toutankhamon aurait été en réalité sa soeur


 

Toutankhamon semble laisser quelques secrets vieux de plus de 3 000 ans, cette fois-ci, c’est la nourrisse du pharaon qui serait dévoilé comme un membre de la famille du pharaon d’après les sculptures et les représentations du tombeau
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La nourrice de Toutankhamon aurait été en réalité sa soeur

 

La momie de Toutankhamon.... (Photo d'archives, AP)

La momie de Toutankhamon.

PHOTO D’ARCHIVES, AP

Agence France-Presse
LE CAIRE

 

Un égyptologue français a affirmé dimanche en Égypte que la nourrice du pharaon Toutankhamon, Maïa, n’était autre que sa soeur, la princesse Mérytaton, relançant les spéculations sur l’identité de la mère du jeune roi, décédé il y a plus de 3000 ans.

L’archéologue Alain Zivie avait découvert en novembre 1996 la tombe de Maïa, la nourrice du jeune pharaon décédé à l’âge de 19 ans en 1324 avant Jésus Christ, après un bref règne de neuf ans, mais devenu l’un des plus célèbres pharaons de l’Égypte antique grâce à son trésor funéraire.

Il s’exprimait dimanche à l’occasion d’une conférence de presse organisée par les autorités égyptiennes, pour annoncer l’ouverture prochaine du tombeau au public.

À l’extérieur de la tombe, dans la nécropole de Saqqara, à 20 km au sud-ouest du Caire, M. Zivie est formel: Maïa n’est autre que «la soeur, ou la demi-soeur de Toutankhamon» soit la princesse Mérytaton, fille d’Akhenaton et de Néfertiti.

Des analyses ADN avaient révélé en 2010 que Toutankhamon était le fils du pharaon Akhenaton, célèbre pour avoir tenté d’introduire le monothéisme en Égypte avec le culte du Dieu du soleil Aton.

Ces mêmes tests avaient cependant exclu que Toutankhamon soit le fils de Néfertiti, l’influente épouse d’Akhénaton, célèbre pour sa beauté légendaire.

M. Zivie se base sur des sculptures murales montrant Toutankhamon et sa nourrice, dans la tombe de Maïa.

«Première chose extraordinaire, ils se ressemblent beaucoup. Ils ont le même menton, le même oeil, il y a des traits de famille, c’est volontaire», a-t-il expliqué à l’AFP.

«Par la suite on a compris que Maïa est assise sur le trône royal (…) et lui est assis sur elle, elle lui transmet la royauté», ajoute-t-il.

M. Zivie se réfère aussi à des représentations similaires qui décrivent la mort d’une seconde fille d’Akhenaton, la princesse Makétaton, dans la tombe du pharaon à Tel el-Amarna, site archéologique de la province de Minya, au sud du Caire.

«Il y a une femme qui allaite un petit bébé, et cette femme qui est toujours présentée comme une nourrisse, c’est la princesse Mérytaton», poursuit l’expert, expliquant que ce nourrisson, dont l’identité est inconnue, pourrait en fait être Toutankhamon.

Et pour M. Zivie, la mère de Toutankhamon serait «ou bien Makétaton, la deuxième fille d’Akhénaton et de Néfertiti, ou bien la fille aînée, Mérytaton.»

La momie de Mérytaton n’a jamais été retrouvée. Les autorités égyptiennes n’excluent donc pas qu’elle soit enterrée dans une chambre secrète dans la tombe de Toutankhamon, dans la Vallée des rois.

«Est-il possible que ce soit elle que nous cherchons, derrière les murs de la tombe de Toutankhamon?», s’est interrogé dimanche le ministre des Antiquités, Mamdouh al-Damati.

Pour l’archéologue britannique Nicholas Reeves, qui a ouvert le débat concernant cette chambre secrète, c’est Néfertiti qui y est enterrée.

«Tous ces points de vue sont des possibilités, pas à pas, nous arriverons à mieux connaître et comprendre l’époque du roi Toutankhamon», a précisé M. Damati.

http://www.lapresse.ca/

Toutankhamon usurpateur ! Le masque d’or ne lui était pas destiné


L’Histoire de l’Ancienne Égypte ne finit pas à nous étonner. D’abord, on découvre, on affirme, puis les doutes s’installent, une nouvelle technologie et voilà que les doutes semblent être avérés et l’Histoire se réécrit
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Toutankhamon usurpateur ! Le masque d’or ne lui était pas destiné

 

Des chercheurs allemands spécialistes de la restauration travaillent sur le masque d'or de Toutankhamon au musée du Caire en Egypte, le 20 octobre 2015. ©AFP

Des chercheurs allemands spécialistes de la restauration travaillent sur le masque d’or de Toutankhamon au musée du Caire en Egypte, le 20 octobre 2015. ©AFP

Par Bernadette Arnaud

Le célèbre masque d’or du musée du Caire n’aurait pas été destiné àToutankhamon. Des traces effacées d’un précédent nom royal ont été découvertes.

RÉVÉLATIONS. C’est à une incroyable série d’annonces que nous soumet depuis trois mois l’archéologue Nicholas Reeves. L’expert britannique fait d’ébouriffantes révélations sur Toutankhamon après avoir annoncé la probable présence de cavités insoupçonnées dans son tombeau (à lire dans Sciences et Avenir n° 827, janvier 2016). Selon lui, le masque d’or du plus célèbre pharaon de l’histoire de l’Egypte antique aurait été usurpé!  Toutankhamon aurait en effet détourné à son intention l’extraordinaire masque d’or  -retrouvé dans sa tombe (KV62) par Howard Carter en 1922- alors que celui-ci ne lui était pas destiné ! Preuves à l’appui.

Dans un article à paraître* en décembre intitulé « Le masque d’or d’Ankhkheperure Neferneferuaton » – et dont des extraits ont été publiés le 24 novembre 2015 par le quotidien en ligne Al-Arham Weekly – l’égyptologue britannique se livre à un décryptage minutieux du célèbre portrait en métal précieux. Rappelons que ce chef-d’œuvre d’orfèvrerie de 11kg, fait d’un alliage d’or, d’argent et de cuivre incrusté de quartz, d’obsidienne et de lapis-lazuli, est un trésor inestimable que des millions de touristes viennent admirer chaque année au musée du Caire où il est conservé. Nicolas Reeeves reprend ainsi, en la validant, une hypothèse, qu’il avait émise voici plusieurs années alors qu’il travaillait au département des antiquités égyptiennes au British Museum (Londres), selon laquelle le masque aurait été façonné non pour le jeune roi Toutankhamon, mort à 19 ans, mais pour l’un de ses prédécesseurs, le mystérieux Ankhkheperure Neferneruaton que l’archéologue britannique identifie sous les traits… de Néfertiti.

Des traces effacées d’un précédent nom

C’est à la faveur des récents travaux de restauration effectués sur le célèbre masque à la suite d’une triste histoire de barbe mal recollée que Nicholas Reeves a pu vérifier ce qui n’était jusqu’alors qu’une hypothèse. Car l’examen minutieux du cartouche* de Toutankhamon gravé sur l’or montre bien les traces effacées d’un précédent nom royal ! En collaboration avec l’ancien directeur du musée du Caire, Mahmoud Al-Halwagi, et le photographe Ahmed Amin,

« il a été possible d’obtenir une image exceptionnellement précise de ce palimpseste », explique l’égyptologue Français Marc Gabolde*, maître de conférence à l’université Paul-Valéry de Montpellier III, qui a collaboré à l’analyse en compagnie de Ray Johnson, de l’Institut Oriental de l’université de Chicago. « Le cartouche original gravé sur le masque d’or a été clairement transformé, (voir dessins ci-dessous), poursuit l’expert. Un premier nom a été ‘bruni’ (poli, NDLR) avec un outil qui a permis d’en effacer les traces, et le nom de Toutankhamon a été gravé par dessus ».

Le masque d’or a tout simplement été adapté au jeune pharaon de la 18e dynastie au moment de sa mort.

Les modifications auxquelles ont été soumis le cartouche de Toutankhamon sont présentées dans cette illustration de Marc Gabolde. En vert, l’actuel cartouche de Toutankhamon; en orange, le cartouche d’origine reconstitué; en rouge, les traces toujours visibles du nom effacé. © Marc Gabolde

DOUTES. Dans la communauté des égyptologues, ces doutes existaient depuis plusieurs années et étaient même partagés par Howard Carter, le découvreur du célèbre tombeau.

« Nous avions déjà l’exemple de petits sarcophages à viscères en or ainsi qu’un pectoral, dont j’avais constaté qu’ils n’appartenaient pas à ce souverain. En réalité, nous nous approchons à grand pas du fait que pratiquement tout le mobilier funéraire de Toutankhamon ne lui était pas destiné ! », poursuit Marc Gabolde, auteur d’un livre récent sur le plus célèbre des pharaons (Toutankhamon,  éditions  Pygmalion, 2015).

 C’est donc l’ensemble du mobilier funéraire précieux que Toutankhamon aurait usurpé ! L’archéologue se veut cependant indulgent avec le jeune souverain indélicat

. »Il ne faut pas oublier que les dix années que ce jeune roi a passées au pouvoir ont été riches en productions architecturales, textuelles et artistiques, trop souvent éclipsées par les merveilles et les mystères de sa tombe ».

Cartouche En Egypte antique, un cartouche (shenou) est un symbole hiéroglyphique de forme ovale, fermé par un nœud, qui contient le nom et la titulature du pharaon. L’identification des cartouches royaux fut un des éléments essentiels dans le processus de déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens par Jean-François Champollion (1790-1832).

http://www.sciencesetavenir.fr/

L’Egypte va scanner les pyramides pour tenter de percer leurs secrets


La technologie a avancée beaucoup pour aider les archéologues a faire d’autres découvertes intéressantes, peut-être aux questions sans réponses ou vérifier des hypothèses sans risquer d’endommager le patrimoine historique
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L’Egypte va scanner les pyramides pour tenter de percer leurs secrets

 

Les pyramides de Guizeh (Khéops - la plus grande des trois - Khéphren et Mykérinos), près du Caire, en avril 2015.

Les pyramides de Guizeh (Khéops – la plus grande des trois – Khéphren et Mykérinos), près du Caire, en avril 2015.

Photo: Hassan Ammar/AP/SIPA

ARCHEOLOGIE – L’Egypte a dévoilé dimanche l’ambitieux projet « Scan Pyramids », devant durer jusqu’à la fin 2016, avec pour but de percer le « secret » des pyramides. Armés de détecteurs infrarouges, les scientifiques et architectes pourraient faire de nouvelles découvertes.

 

Le mystère entourant leur construction va-t-il enfin s’éclaircir ? L’Egypte a dévoilé dimanche un ambitieux projet qui a pour but de percer les « secrets » des pyramides, cherchant notamment à découvrir des chambres dérobées dans quatre de ces monuments pharaoniques.

Des scientifiques et des architectes originaires d’Egypte, de France, du Canada et du Japon, vont utiliser la technologie infrarouge et des détecteurs sophistiqués pour cartographier les pyramides de Khéops et de Khéphren – qui avec Mykérinos forment les célèbres pyramides de Guizeh – ainsi que deux des pyramides de Dahchour, au sud du Caire.

« Ils vont étudier ces pyramides pour voir si elles contiennent des chambres secrètes ou révéler d’autres de leurs secrets », s’est enthousiasmé dimanche le ministre des Antiquités Mamdouh al-Damati, lors d’une conférence de presse au Caire. « Ces ingénieurs et ces architectes vont utiliser une technologie non-destructive qui ne va pas endommager les pyramides », a-t-il assuré.

Technologie de pointe

Le projet « Scan Pyramids », qui doit durer jusqu’à la fin 2016, est une nouvelle tentative pour éclaircir le secret entourant la construction des pyramides. Car même si plusieurs missions archéologiques ont tenté par le passé de dévoiler les techniques de construction utilisées pour ériger ces monuments de l’Egypte antique, architectes et égyptologues n’ont toujours pas percé le mystère.

« Il y avait eu une tentative similaire il y a 30 ans, mais aujourd’hui c’est le premier projet à l’échelle internationale et qui a recours à une technologie de pointe », a souligné auprès de l’AFP Mehdi Tayoubi, fondateur de l’institut français HIP (Héritage, Innovation Préservation) qui participe au projet.

Les deux pyramides de Dahchour ont été construites par le Pharaon Snéfrou, père de Khéops et fondateur de la IVème dynastie (2600 avant J.C.). Haute de 146 mètres, la pyramide du roi Khéops, la plus grande des trois pyramides de Guizeh considérée comme l’une des sept merveilles du monde de l’Antiquité, a été construite il y a plus de 4.500 ans. Tandis que la pyramide de Khéphren a été construite par le fils de Khéops.

La tombe de Toutankhamon bientôt sondée elle aussi ?

Les détecteurs infrarouges et ceux de muons qui seront utilisées pour explorer les quatre pyramides pourraient être également utiles pour sonder la tombe de Toutankhamon et vérifier la théorie de l’archéologue britannique Nicholas Reeves, qui prétend que la reine Néfertiti y est enterrée dans une chambre secrète.

A ce jour, les égyptologues n’ont jamais découvert la momie de cette reine à la beauté légendaire, qui exerça un rôle politique et religieux fondamental au XIVe siècle avant Jésus-Christ. Un comité d’experts du ministère des Antiquités égyptien a d’ailleurs donné son accord pour sonder les murs de la tombe du pharaon Toutankhamon, dans la Vallée des Rois près de Louxor (sud). Mais le ministère attend toujours les autorisations de sécurité pour les travaux, prévus d’ici la fin novembre.

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