Pour appâter les coléoptères mâles, ce champignon transforme les femelles en zombies


Une espèce de coléoptère en Amérique du Nord se nourrit du nectar des fleurs, ces fleurs sont parasité par un champignon qui rend zombie l’insecte, si c’est une femelle, elle est condamnée dans une position de parade nuptiale pour attirer un mâle qui sera à son tour parasité par le champignon .. C’est glauque !
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Pour appâter les coléoptères mâles, ce champignon transforme les femelles en zombies

Chauliognathus pensylvanicus

Ce coléoptère de l’espèce Chauliognathus pensylvanicus a été infecté par un champignon entomopathogène.

FLICKR/COTINIS

Le coléoptère cantharide, qui se nourrit de nectar, subit un parasitisme fongique des plus violents : un champignon présent sur certaines fleurs le tue et l’immobilise, ce qui en fait un appât pour contaminer les insectes mâles.

PARASITISME. Le monde animal relève parfois du musée des horreurs. En témoigne cet étrange cas de parasitisme fongique, découvert par des chercheurs de l’université d’Arkansas et de Cornell aux États-Unis, dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue Journal of Invertebrate Pathology. Imaginez plutôt le tableau : la variété de champignon entomopathogène (c’est à dire, parasitant les insectes ou arthropodes au sens large) Eryniopsis lampyridarum transforme les coléoptères Chauliognathus pensylvanicus (ou cantharide de Pennsylvanie) en zombies. Et ce n’est pas le fin mot de l’histoire : les insectes femelles piégés sont figés dans une position de parade nuptiale, ce qui attire les mâles … qui se font infecter à leur tour en tentant de les courtiser.

Des insectes morts figés en appâts macabres

Chauliognathus pensylvanicus est une espèce de coléoptère endémique à l’Amérique du nord, qui se nourrit principalement de fleurs. Mais pas de chance : ce sont justement les variétés de fleurs dont il se repaît qui sont colonisées par le champignon Eryniopsis lampyridarum. Son mode d’action est pour le moins macabre : il contamine l’insecte lorsque celui se nourrit des fleurs parasitées (par exemple, de l’Eupatorium perfoliatum, de la verge d’or du Canada – Solidago canadensis – ou encore de l’aster poilu – Symphyotrichum pilosum).

ZOMBIES. Tel qu’observé par les entomologues, le mode d’action du champignon est des plus macabres : les mandibules du coléoptère se referment sur la fleur tandis qu’il meurt doucement, de façon à y rester accroché. Pour couronner le tout le tout, l’entomopathogène provoque un autre effet à retardement : un jour après contamination, les ailes du cantharide s’ouvrent, comme s’il était bien vivant et prêt à s’envoler. Si l’appât est un insecte femelle, il a de quoi leurrer les cantharides mâles, qui viennent s’y précipiter, confondant le signal avec un appel nuptial… et finissant à leur tour colonisés par le champignon mortel.

Ce scénario parasitique n’a pas à pâlir face aux films de série B, mais la communauté scientifique comprend encore assez mal comment le champignon agit sur sa proie aux différents stades de l’infection : par exemple, les mécanismes qui figent les mandibules, ou encore la façon dont germent les spores sur l’insecte. Vous trouviez le mode de reproduction d’Alien répugnant ? Bienvenue dans le monde réel, ou la réalité dépasse souvent la fiction.

Image extraite de la publication / Crédits : Steinkraus et al.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Ces animaux qui adorent l’alcool


On sait maintenant que des animaux peuvent souffrir d’ébriété quand ils mangent des fruits fermentés. Certains s’offrent une braverie en toute conscience, qu’ils en sont devenu alcoolo
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Ces animaux qui adorent l’alcool

 

Ces animaux qui adorent l'alcool

Ces animaux qui adorent l’alcool.Photo Fotolia

LE CHIMPANZÉ

Les chimpanzés de Bossou en Guinée aiment s’adonner régulièrement à des beuveries. Les habitants de la région ont l’habitude d’extraire la sève sucrée des arbres de la forêt où vivent les chimpanzés. Ce vin de palme leur est servi sur un plateau d’argent puisque les primates n’ont plus qu’à venir se servir dans les récipients où la sève fermente tranquillement. Pratique.

LE AYE AYE

Le aye aye aussi appelé lémurien de Madagascar tombe dans ses vieux travers durant la saison des pluies. À cette période, il ne reste que très peu de larves au menu, ce qui le pousse à passer 20% de son temps à boire le nectar de l’arbre du voyageur qui atteint un taux de 5% d’alcool. 

LE LORIS LENT

Le loris lent, cette petite boule de poils venue d’Asie est quant à lui un bon petit alcoolo. Son péché mignon? Le nectar du palmier Eugeissona qui peut contenir jusqu’à 3,8% d’alcool et qui constitue l’essentiel de son régime alimentaire.

L’ÉLÉPHANT

Les éléphants sont des animaux très intelligents. Si intelligents qu’ils ont appris que manger des fruits fermentés pouvait les mener à l’ivresse. Il y aurait en Inde et en Afrique un problème d’alcoolisme croissant chez ces pachydermes en quête de fruits un peu trop mûrs.

Alors, surpris? Entre humain et animal, il n’y a vraiment qu’un pas! 

http://fr.canoe.ca/

Un miel de toutes les couleurs


Une bien drôle de situation, qui fera aussi une grande perte pour les apiculteurs causé par des abeilles un peu trop volages et bien gourmandes
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Un miel de toutes les couleurs

 

Normalement, les abeilles s’alimentent du nectar des fleurs et retournent à leur ruche avec les pattes couvertes de grains de pollen jaune. Mais si d’autres sucreries se trouvent sur leur chemin, surtout en cas de sécheresse ou de pénurie de fleurs, elles peuvent changer de diète, avec des conséquences quelque peu désastreuses. C’est ce qui est arrivé dernièrement à Ribeauvillé, en Alsace.

Les apiculteurs locaux se sont retrouvés avec des ruches maculées de sirop bleu, vert et rouge, et un miel multi-couleur qu’ils n’ont pas pu vendre. En effet, la législation de la plupart des pays oblige le miel à n’avoir qu’un seul ingrédient: le nectar transformé par les abeilles. Dans ce cas, les abeilles avaient butiné autour d’une usine qui retraite des résidus de bonbons M&M’s.

Depuis cet moment, l’usine de traitement garde désormais ses résidus à l’intérieur et les abeilles sont retournées à leur nourriture habituelle

http://www.soscuisine.com

LA FAUNE NOCTURNE DU PANAMA


Un arbre en floraison devient un arrêt pour les animaux, oiseaux, insectes provoquant parfois un petit embouteillage en temps de beuverie végétale
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La faune en ivresse à Panama

 

Plus connu sous le nom de balsa, l’Ochroma est un arbre qui pousse dans de nombreux pays d’Amérique latine. À la saison sèche, ses branches ploient sous des centaines de fleurs. Leur intérieur renferme un délicieux nectar que la faune alentour s’empresse de venir déguster lorsque les fleurs s’ouvrent. Il faut alors attendre la tombée de la nuit pour assister à ce spectacle.

Photographies de Christian Ziegler

 

La joue saupoudrée de pollen d’un kinkajou trahit une beuverie tardive de nectar dans un Ochroma – ou balsa.

Christian Ziegler

Deux abeilles sans aiguillon se sont noyées dans une piscine sucrée : un oppossum laineux boit autour d’elles. Sur un seul arbre, cinquante à soixante fleurs s’ouvrent la nuit, chacune produisant près de 3 cl de nectar.

Christian Ziegler

Une mante religieuse guette les insectes qui viennent recueillir le nectar des fleurs d’Ochroma, la nuit.

Christian Ziegler

Un éclair bleu indique l’arrivée d’un colibri jacobin

Christian Ziegler

Un jeune boa constrictor attend patiemment sur une autre fleur. Le serpent se soucis peu du nectar d’Ochroma, mais il ne raterait pas un plat de colibri.

Christian Ziegler

Une phyllostome fer-de-lance s’approche d’une fleur. Les chauves-souris ont été longtemps considérées comme les pollinisateurs principaux d’Ochroma. Des recherches suggèrent que des mammifères arboricoles effectuent la plus grande partie du travail.

Christian Ziegler

Des abeilles africanisées cernent le centre d’une fleur d’Ochroma et boivent son nectar, tandis qu’un pompile s’attarde au bord d’un pétale.

Christian Ziegler

À la lueur de la lune, un peu avant l’aube, un petit gecko se perche sur une fleur afin d’y chercher des insectes à manger.

Christian Ziegler

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Le saviez-vous ► Une espèce d’abeilles qui se désaltère au coin de nos yeux


Une drôle d’abeille qui ne préfère pas le nectar des fleurs mais aime particulièrement quand on pleure pour qu’elle puisse s’abreuver
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Une espèce d’abeilles qui se désaltère au coin de nos yeux

 

Les scientifiques ont remarqué que l’abeille baptisée « Lisotrigona » ne vivant qu’en Thaïlande, aimait s’abreuver au coin de nos yeux, de manière à boire nos larmes, délicieux nectar pour ces petites bêtes.

Selon les spécialistes « elles seraient tellement délicates que certains ne les auraient même pas senti s’accrocher à leurs cils pour s’imbiber de larmes. »

Cependant, quand les abeilles s’y mettent à plusieurs, l’expérience est loin d’être plaisante.

« Ce la provoque chez la personne un flux de larmes bien plus important » a précisé le rapport de la société entomologique. 

Si l’on en croit les spécialistes, fermer les yeux n’aurait absolument impact, « les abeilles continuent toujours à sucer la paupière ».

Les abeilles semblent être attirées par « les quantités minuscules de protéine et le sel que l’on trouve dans nos yeux « .

Les scientifiques ont tenté de distraire les abeilles avec un autre type de nourriture.

« Fromage, Viande et même de l’Ovomaltine. Rien n’a fonctionné », les abeilles n’en démordent pas.

Après plusieurs tests de ce type, les scientifiques en sont venus à la conclusion la plus simple qu’il soit. Le seul remède efficace : un simple clin d’oeil pour faire fuir les indésirables…

 

http://www.atlantico.fr

Le courant (électrique) passe entre les fleurs et les abeilles


Une étonnante découverte entre les fleurs et les abeilles lors de la pollinisation … Une forme de communication d’électricité statiques en vue d’attirer les bourdons à venir recueillir le nectar .. Pas d’électricité, les abeilles ne semblent pas être intéressé et ce même si la fleur possède du nectar
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Le courant (électrique) passe entre les fleurs et les abeilles

 


Crédits photo : Llee Wu/Flickr sous licence Creative Commons

Les fleurs émettent un faible champ électrique qui signale aux insectes pollinisateurs la présence de nectar dans leur corolle.

«Quand un bourdon s’approche d’une fleur, on voit les grains de pollen sauter sur lui avant qu’il se pose. C’est étonnant», rapporte Daniel Robert, de l’université de Bristol (Grande-Bretagne).

Le chercheur suisse a découvert avec plusieurs de ses collègues que ce phénomène est dû aux différences de potentiel électrique entre la plante et l’insecte. Le bourdon est chargé positivement alors que la fleur émet un faible champ électrique chargé négativement. Certes, les charges d’électricité statique sont faibles, avec des tensions de 30 volts, mais c’est suffisant pour installer une forme de communication entre la fleur et l’abeille ou le bourdon. L’étude est publiée en ligne dans la revue en ligne Science Express , le 22 février 2013.

Les fleurs ne disposent donc pas seulement des odeurs, des couleurs et des formes pour attirer les insectes pollinisateurs. L’électricité entre aussi en jeu. En effet, quand une fleur (-) reçoit la visite d’un bourdon (+) pour aspirer son nectar, elle perd automatiquement une bonne partie de sa charge électrique. Le champ électrique fonctionne donc comme un signal que la fleur donne au bourdon. Si elle est chargée électriquement, cela veut dire que la fleur a du nectar. Sinon, qu’elle n’en a plus et que le bourdon ne doit pas la visiter.

«La fleur ne peut pas décevoir les insectes. Elle a intérêt à ne pas mentir. C’est notre hypothèse», explique Daniel Robert.

«On ne sait pas encore comment l’insecte perçoit ce signal. Cela fait partie de nos prochaines recherches», ajoute-t-il.

Les insectes préfèrent les fleurs les plus électriques

Visualisation (à droite) du champ électriques sur les pétales d'une fleur grâce à de la peinture chargée.
Visualisation (à droite) du champ électriques sur les pétales d’une fleur grâce à de la peinture chargée.Crédits photo : Dominic Clarke et Daniel Robert

Les chercheurs de l’université de Bristol ont fait toute une série d’expériences pour arriver à cette conclusion. C’est un champ entièrement nouveau qu’ils défrichent et ils sont partis de zéro. Ils ont mesuré les transferts de charges entre des bourdons et des pétunias lors du butinage. Les physiciens de l’équipe ont construit une petite boîte de Faraday pour mesurer la charge électrique des bourdons (autour de 200 volts en moyenne). Ces derniers se chargent positivement en vol en entrant en contact avec les poussières.

Ils ont conçu et réalisé aussi des tests avec des fleurs artificielles contenant de l’eau sucrée, plus ou moins chargées électriquement grâce à des électrodes miniatures. Ils ont pu ainsi vérifier que lorsque les bourdons ont le choix, ils ne se posent que sur les fleurs ayant un champ électrique. Ils ne visitent pas celles n’ayant aucune charge électrique ou une charge très faible ne dépassant pas 10 volts, même si elles ont de l’eau sucrée dans leur corolle.

Le laboratoire dispose de trois ruches près de l’université et les chercheurs vont poursuivre leurs études sur le terrain avec des digitales qu’ils vont équiper de dizaines de petites électrodes. Leur découverte pose en effet beaucoup de questions car il n’est pas rare de voir certains insectes pollinisateurs se succéder sur la même fleur. La durée de restauration du potentiel électrique varie d’une espèce végétale à l’autre et on ne sait pas si elle coïncide avec la production de nouveau nectar.

«Certaines espèces délivrent de toutes petites quantités de nectar et sont visitées ainsi par beaucoup d’insectes, ce qui assure une meilleure pollinisation. D’autres au contraire fournissent beaucoup de nectar ce qui suffit à rassasier une abeille en un seul passage», précise Daniel Robert.

http://www.lefigaro.fr

La vie renaît


Une poème d’été, quand la canicule assèchent la terre, laissant planer l’ombre de la mort, la pluie est souvent salutaire repoussant la stérilité pour faire renaitre la nature
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La vie renaît

Les nuages s’assemblent formant une toile dense
Bercés par le vent invitant à la danse
Abaissant la chaleur torride de la journée
La fête commence, la pluie tombe sur le sol desséché

La vie reprend laissant encore une fois la mort à son compte
La terre savoure toute gorgée de ce nectar sans honte
L’ivresse coulant dans chaque fissure du terrain
Abreuve les racines et les graines pour donner regain

Doucement, la brise pousse les nuages vers d’autres horizons
Des rayons indiscrets miroitent sur une flaque surprise par un frisson
La nature ainsi rassasiée se couvrent des ses plus beaux atours
Acclamant la vie, la résurrection à leur tour

Rachel Hubert (Nuage)
25 Juillet 2001