Le Saviez-Vous ► Les origines des cosmétiques


Le maquillage qui majoritairement utilisé par les femmes n’a pas toujours été le cas, car ce sont les hommes de la préhistoire qui avaient commencé à se parer de couleurs. À toutes les époques chacun avait sa propre mixtures qui aujourd’hui nous ferait lever le nez du moins pour certaines préparations
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Les origines des cosmétiques

 

egyptienne-fardee 

Etymologiquement, le terme « cosmétique » est dérivé du grec kosmêtikos, parure, dérivé de kosmos, harmonie ou ordre. Il est passé dans le français en 1555 sous forme d’adjectif avant d’être utilisé comme substantif.[1] En revanche, le mot fard vient de l’italien farda qui signifie crachat. Bref, une signification bien moins flatteuse. Il semblerait que cela vient du fait que les femmes mêlaient leur salive avec le mercure qui entrait dans le composition du rouge.

L’art de se peinturlurer le visage et le corps est pratiquement apparu avec l’homme. Déjà, les hommes de Néandertal avaient l’habitude de badigeonner d’ocre rouge les ossements des morts. On peut donc imaginer qu’ils s’en servaient également de leur vivant.

L’Egypte ancienne

La femme égyptienne se fardait les joues et les lèvres en rouge. On a, en effet, retrouvé des traces de pigments rouges sur des palettes. De même, les sculptures antiques nous montrent des visages aux yeux soulignés de fard. Les fards noirs étaient pour la plupart à base de plomb, parfois composés à partir d’oxydes de manganèse, de noir de carbone, de composés d’antimoine. Les égyptiens appliquaient également un fard vert (à base de malachite verte) sur les cils et les sourcils et sur la paupière inférieure.

Sous l’Ancien Empire, ils l’appliquaient sous les yeux. Le turquoise, les argiles rouges, ou les violettes mélangées avec des oxydes de cuivre ou de fer, permettent d’obtenir de nouvelles nuances, très prisées. L’ajout de poudres blanches, telle la cérusite, permettait aux Egyptiens de créer une gamme de  produits du gris clair au noir dont les textures étaient modifiées par l’addition de graisses.

La blancheur du teint s’obtenait alors par l’application d’une pommade à base d’albâtre et de lait d’ânesse. Tel fut également le cas dans la Rome antique. Des emplâtres de beauté à base de cervelles de tortue, de suie, de fente d’ibis délayés dans du lait d’ânesse pouvaient également être utilisés.

Les cheveux, les mains et les ongles étaient teints au henné. Les huiles et les graisses parfumées appliquées sur la peau servaient essentiellement à la protéger. Les hommes et les femmes portaient sur la tête des cônes parfumés.

Les Egyptiens prenaient grand soin de leur corps. Ils se lavaient plusieurs fois par jour, se frictionnaient avec des onguents à base de térébenthine, d’encens, de parfum et de graisses. Pour raffermir les chairs, ils se servaient de poudre d’albâtre, de natron[2], de sel nordique et de miel.

La Grèce antique

Les Grecs quant à elles s’enduisaient les lèvres de miel et s’appliquaient des crèmes animales à base d’excréments de taureau et de brebis mélangés à du suif. La poudre d’ocre était également en usage dans la Crète ancienne.

Le mode imposait un teint aussi blanc que possible. Aussi cherchait-on à effacer tâches de rousseur et autres tâches brunes du visage.

Néanmoins, elles n’utilisaient pas les fards avec la même profusion que les femmes d’Egypte. La tenue vestimentaire, la coiffure, les bijoux a une importance toute aussi grande. En revanche les bains sont utilisés abondamment.

L’Empire romain

Les femmes romaines se peignaient les lèvres en vermillon et s’enduisaient le visage de poudre de craie ou de céruse. La pâleur est de rigueur.

Mais Martial remarque déjà que « la craie dont se sert Fabulla craint la pluie ; et la céruse dont se sert Sabella, le soleil » [3].

 Les joues étaient illuminées par des fards rouges. Horace raconte qu’à Rome, on en utilisait trois nuances :

le minium, le carmin et une « certaine substance extraite du crocodile »[4].

Elles se servaient d’antimoine pour colorer leurs paupières. Elles noircissaient leurs sourcils avec un pâte d’œufs et de fourmis ou de mouches. Elles teignaient leurs cheveux en noir ou les décoloraient en restant plusieurs heures dans les solarium. Elles cherchaient alors à imiter les blondes captives grecques.

Au Ier siècle, Néron et sa femme Poppée éclaircissaient leur peau avec de la céruse et de la craie, soulignaient leurs yeux au khôl et rehaussaient leur teint et leurs lèvres avec du rouge.

Quant au cérat de Galien, dont la formule originale contient de la cire d’abeille, de l’huile d’amande douce, du borate de sodium ainsi que de l’eau de rose, on le connaît encore aujourd’hui sous le nom de cold cream

Les Gaulois, quant à eux,  utilisaient les cendres végétales comme savon et connaissaient déjà les poudres, les onguents, les pommades, les infusions, les huiles, les baumes, les lotions dans lesquels ils intégraient comme ingrédients l’iris, le mélilot, la myrrhe, le safran, le styrax, le miel et le vin.

Ce serait même eux qui auraient inventé la pommade, dont les premières étaient à base de pommes d’où le nom, et le savon

« Il paraît parfaitement démontré, d’après ce que dit Pline, que c’est aux Gaulois, nos ancêtres, que doit revenir l’honneur de l’invention du savon » [5].

La craie et la céruse servaient de fond de teint. Les lésions inesthétiques étaient alors camouflées.

Le Moyen-âge

Si les bains étaient en faveur dans l’Antiquité grecque ou romaine, ils disparaissent avec le Moyen âge. On se contente généralement de passer un peu d’eau sur le visage et de masquer la crasse en blanchissant la figure et en se parfumant à l’ambre, au musc, au jasmin, à la cannelle, la rose ou la lavande.

Les Croisades et les routes des épices font découvrir les parfums à l’Occident médiéval. Le premier traité à ce sujet, œuvre du chimiste français Arnaud de Villeneuve, n’a paru qu’aux environs de 1311. Mais l’« art de la distillation » daterait de plus de trois mille ans, et l’on pense que les Perses l’auraient découvert pour fabriquer l’eau de rose.

En 1190 Philippe Auguste reconnaît la corporation des gantiers-parfumeurs et accorde alors aux maîtres gantiers le privilège exclusif de vendre cuirs et de «préparer parfums, crèmes et onguents»…

Du Moyen âge à la fin du XVIIe siècle, seuls les apothicaires préparaient et vendaient des eaux de senteur et des poudres parfumées, ce qu’a confirmé un édit de 1631.

Bibliographie :

ALBERT, Catherine, Hygiène et soins : évolution des produits cosmétiques de l’Antiquité à nos jours, Thèse pour le diplôme d’état en pharmacie, Université Clermont I, 1994

BEN YTZHAK, Lydia, Petite histoire du maquillage, Stock, 2004

JAMES, Constantin, Toilette d’une romaine au temps d’Auguste et conseil à une parisienne sur les cosmétiques, Garnier frères, 1879

DE ROECK-HOLTZHAUER, Yannick,  La cosmétologie à travers les âges in Revue d’histoire de la pharmacie, t. XXXV, n°279 p. 397 à 399

LANOE, Catherine, La Poudre et le fard : une histoire des cosmétiques de la Renaissance aux Lumières, Champ Vallon, 2008

VIGARELLO, George, Histoire de la beauté, Le corps et l’art d’embellir de la renaissance à nos jours, Seuil, 2004

[1] Alain Rey, Dictionnaire historique de la langue française, Paris, 1998

[2] Le natron est un minéral composé de carbonate de sodium hydraté, de formule Na2CO3·10H2O, ainsi qu’une roche évaporitique contenant principalement du carbonate de sodium et du bicarbonate de sodium et permet d’obtenir le carbonate de soude et le bicarbonate de soude ou hydrogénocarbonate de sodium. Il se présente sous la forme d’une substance blanche

[3] Constantin James, Toilette d’une romaine au temps d’Auguste et conseil à une parisienne sur les cosmétiques, p. 47

[4] ID, ibid, p. 49

[5] Constantin James, Toilette d’une romaine au temps d’Auguste et conseil à une parisienne sur les cosmétiques, p. 10

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Un sanctuaire de lions des cavernes retrouvé dans l’Oural


Une grotte qui aurait peut-être servi de sanctuaire pour les hommes de Neandertal en collectionnant des ossements de lions des cavernes, peut-être que cet animal de l’âge de glace était un symbole particulier pour ces hommes préhistoriques
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Un sanctuaire de lions des cavernes retrouvé dans l’Oural

 

Fossiles de lion des cavernes découvert dans la grotte d'Iman dans l'Oural (Russie). ©Dmitriy Gimranov

Fossiles de lion des cavernes découvert dans la grotte d’Iman dans l’Oural (Russie). ©Dmitriy Gimranov

Par Bernadette Arnaud

Plus de 500 os de lions des cavernes ont été mis au jour dans la république du Bashkortostan, en Russie.

FOSSILES. La découverte serait exceptionnelle… d’autant qu’il pourrait s’agir d’animaux sacrifiés !Des fragments de crânes, des mâchoires, d’énormes crocs… Une impressionnante concentration d’os de lions des cavernes (panthera leo fossilis) ont récemment été mis au jour dans la république du Bashkortostan, en Russie.

Mâchoire de lion des cavernes découverte dans la grotte d’Iman (Russie) ©Dmitriy Gimranov

Plus de 500 os fossiles appartenant à ces félins de l’âge de glace, un des plus grands prédateurs de la préhistoire, ont été recueillis par des archéologues dans des niveaux vieux de 50 000 à 60 000 ans, dans la grotte d’Iman. Une importante cavité située au sein du parc national de Bashkirie, vaste territoire recouvert de forêts, localisé sur le versant sud-ouest des montagnes de l’Oural.

« Jamais une telle quantité d’os de lions des cavernes n’avait été rencontrée en un même lieu. Nous avons trouvé ces fossiles déposés en surface et jusqu’à 60 cm de profondeur. Cela à 100 m de l’entrée de la grotte », a expliqué à Sciences et Avenir, Dmitryi Gimranov, le responsable des recherches menées par l’Institut d’Ecologie Végétale et Animale, de l’académie des sciences russes, à Ekaterinenbourg, la capitale de l’oblast de Sverdlovs.

Dans la caverne, les archéologues ont également exhumé des pierres taillées datant du Moustérien moyen (de type « ostrokonechniki »), des outils préhistoriques associés à l’homme de Neandertal.

« Ces os ont été volontairement transportés à l’intérieur de la cavité », poursuit Dmitryi Gimranov, assignant à cet acte une valeur symbolique.

Crâne de lion des cavernes découvert dans la grotte d’Iman dans l’Oural (Russie) © Dmitriy Gimranov

Après une première étude, il apparait que ces vestiges sont ceux de cinq à six lions adultes.

« Il y avait aussi parmi eux un crâne d’ours des cavernes, avec une trace de perforation artificielle », déclare Dmitryi Gimranov.

Ce site était-il pour autant un sanctuaire ?

« Nous le pensons. Des hommes sont venus dans cette cavité, mais n’y ont pas vécu. Nous n’avons pas retrouvé de traces de foyers, ni de charbon, et aucun reste alimentaire. Seul se trouvait ce dépôt d’ossements de lions et des outils taillés. Il pourrait s’agir d’un des sanctuaires préhistoriques les plus anciens du monde« , plaide le chercheur.

« Découvrir des centaines de restes osseux de lions des cavernes demeure extrêmement rare. Et dans le cas de cette grotte, si l’ensemble de ces éléments étaient confirmés, car il faut rester prudent, ce serait la première fois qu’on aurait vraiment mis en relation un acte symbolique entre Néandertal et le lion des cavernes », précise Philippe Fosse, paléontologue à l’UMR 5608 TRACES (CNRS), à l’université de Toulouse.

L’exemple des fresques des lionnes de la grotte Chauvet

A ce jour, seules quelques grottes européennes ont livré des restes de ces félins éteints. Et on connait l’importance que cet animal a eu dans la pensée symbolique des hommes du paléolithique supérieur, vers 35 000-40 000 ans, à l’instar des extraordinaires fresques des lionnes de la grotte Chauvet, en Ardèche ou de la statuette de l’homme à tête de lion de Vogelherd, dans le Jura Souabe, en Allemagne.

Pour l’heure, les analyses continuent et des datations sont en cours à l’université d’Herzen à Saint-Petersbourg. Les fouilles de la grotte d’Iman devraient reprendre l’an prochain.

Le lion des cavernes

Le lion des cavernes était présent dans toute l’Eurasie, de 300 000 ans à environ 11 000 ans. Il n’existe cependant toujours pas de consensus sur la phylogénie du félin. Certains estiment en effet que le lion des cavernes appartient à la même espèce que celle rencontrée actuellement en Afrique. D’autres, non. Quoiqu’il en soit, Panthera leo fossilis, le lion archaïque, est considéré comme étant le premier représentant du genre Panthera leo. Les plus anciens spécimens connus ont été rencontrés dès le Pléistocène moyen (entre 800 000 et 200 000 ans) en Italie, Angleterre et Allemagne. Son successeur, au Pléistocène supérieur, le Panthera leo spelea, serait apparu il y a un peu plus de 100 000 ans. Les derniers individus appartenant à cette espèce ont été décrits dans le sud de l’Europe vers 10 500 ans.

Légende image : Reconstitution d’un lion des cavernes dans la réplique de la Grotte Chauvet. © BONY/SIPA

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Neandertal avait l’eau chaude à la maison


Les découvertes sur les hommes de la préhistoire, les néandertaliens démontrent qu’ils étaient plus futés qu’ils en avaient l’air
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Neandertal avait l’eau chaude à la maison

 

Une néandertalienne reconstituée à partir du crâne de Saint Césaire, Charente Maritime NOSSANT JEAN MICHEL/SIPA

Une néandertalienne reconstituée à partir du crâne de Saint Césaire, Charente Maritime NOSSANT JEAN MICHEL/SIPA

Par Rachel Mulot

La fouille d’un abri catalan, occupé il y a 60.000 ans, a révélé un récipient creusé à même le sol, entouré de foyers et de pierres à chauffer. Pour se laver ou cuisiner ?

CHAMBRE. Délicat, Neandertal ? En tous cas, il connaissait le confort de l’eau chaude à domicile. La fouille de l’abri Romani, en Catalogne(Espagne), a livré cet été de nouveaux indices sur le degré de raffinement de ce cousin préhistorique mystérieusement éteint il y a environ 40.000 ans. 100 000 nouveaux vestiges archéologiques ont permis d’en savoir plus sur les activités domestiques d’Homo neanderthalensis.

« L’abri, occupé il y a 60 000 ans, a ses aires de vie bien délimitées », explique l’archéologue Maria Gema Chacón de l’Institut Catala de Paleoecologica Humana i Evolucio Social (IPHES) : « dans ces 180 m2, on repère la chambre à coucher près du foyer, presque vierge de vestiges ;  la boucherie/cuisine avec ses ossements de chevaux, daims, aurochs et chèvres proprement découpés ;  l’atelier de façonnage des outils et ses nombreuses pointes racloirs, couteaux de pierre et enfin la ‘déchetterie’, qui a livré une accumulation très importante de restes animaux ». 

Pierres brûlantes dans l’eau

Surtout, les néandertaliens ont creusé un trou concave de 40 x 30 x 10 cm à même le sol, montrent les dernières fouilles.

« Il a été creusé pour conserver de l’eau chaude », estiment les chercheurs de l’IPHES. La cuvette, située près de la paroi de l’abri sous roche est en effet entourée de plusieurs foyers et de spéléothèmes –des concrétions calcaires fréquentes dans les grottes– qui ont été autrefois fracturées sous l’effet de la chaleur.

Conclusion ?

« Neandertal jetait ces pierres brûlantes dans l’eau pour la chauffer puis la garder à température ».

La cuvette néandertalienne de l’abri Romani, en Espagne. Crédit IPHES Palmira Saladié.

Toilette ou mijotage préhistorique?

Mais le trou a-t-il servi de cuvette pour la toilette ? Ou de fosse culinaire pour cuire un ragoût ou un pot au feu? Nous avons peu d’indices sur l’hygiène de Neandertal, même si nous savons qu’il ne dédaignait pas la coquetterie, les parures de coquillages, les teintures d’ocre sur la peau. En revanche, pour l’archéologue John Speth de l’université du Michigan, pas de doute, il savait cuisiner, en tous cas faire mijoter ou bouillir sa viande:

« Les os d’animaux trouvés sur les sites occupés par les néandertaliens sont exempts à 90% de marques de dents humaines, et n’ont donc pas été rongés », explique-t-il.

La viande et la graisse se détachaient peut-être facilement des os car la chair avait été cuite. Des grains cuits ont également été retrouvés entre les dents d’un des Néandertaliens de la tombe de Shanidar, en Irak, rappelle t-il. Evidemment, rien n’atteste que les Néandertaliens avaient des pots ou des casseroles pour cuisiner. mais pour John Speth

, »ils ont utilisé les panses ou des peaux d’animaux ainsi que de l’écorce pliée pour faire des sachets de cuissons qu’ils emplissaient de nourriture puis jetaient dans l’eau bouillante « .

C’est là que réside peut-être le secret du récipient de l’abri Romani.

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Si vous êtes accro à la cigarette, c’est en partie à cause de vos gènes néandertaliens


Nous avons tous quelques choses qui nous relient aux premiers hommes dans nos gènes qui peut rendre plus prédisposées a certaines maladies ou même à l’addiction de la cigarette
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Si vous êtes accro à la cigarette, c’est en partie à cause de vos gènes néandertaliens

 

<a href="https://www.flickr.com/photos/micahb37/3080247531" target="_blank">Micah's DNA</a> / M<span class="owner-name truncate">icah Baldwin via Flickr CC <a href="https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/" target="_blank">License By</a>

Micah’s DNA / Micah Baldwin via Flickr CC License By

Repéré par Jean-Laurent Cassely

Des chercheurs ont comparé les dossiers médicaux de personnes porteuses d’un gène néandertalien et de celles qui avaient hérité de sa version homo sapiens.

Il existe des prédispositions génétiques de développer certains troubles et maladies, et ce patrimoine génétique vous a été légué en partie par certains de vos très lointains ancêtres de l’espèce homo sapiens qui ont copulé avec un individu de l’espèce Néandertal.

Depuis le début de la décennie 2010, l’étude de la génétique a été bouleversée par la découverte du fait qu’une proportion de 2 à 4% du génome eurasien moderne provenait de l’espèce cousine de Néandertal (par exemple les journalistes et contributeurs de Slate sont plus ou moins néandertaliens) et que, par ailleurs, les Mélanésiens avaient hérité d’environ 5% du génome de l’hominidé de Denisova, variante de Néandertal.

Des séquences ADN retrouvées sur des ossements de Néandertal avaient permis de confirmer que des membres de chacun des deux groupes s’étaient accouplés.

Gène néandertalien

Le site de la revue Nature écrit que plusieurs équipes de biologistes ont, lors d’un colloque annuel à Vienne mi-juillet, présenté le résultat de leurs recherches sur l’impact de ces traces génétiques d’espèces voisines de l’ancêtre de l’homme. L’une d’elle a comparé les dossiers médicaux anonymisés de 28.000 patients d’hôpital, en cherchant des différences entre celles qui étaient porteurs d’un gène néandertalien et ceux qui avaient hérité de la version homo sapiens de ce dernier. Or le risque de souffrir d’ostéoporose, de troubles de la coagulation sanguine ou même d’addiction à la nicotine est plus élevé dans le groupe dont le code génétique présente des traces néandertaliennes (mais non, vous ne pouvez tout simplement pas faire valoir cet argument comme cause principale de votre addiction). Une autre étude montre des associations contrastées (positives pour certaines, négatives pour d’autres) entre dépression, obésité et certains troubles de la peau et présence de ces gènes.

 

Mais ce petit quelque chose en nous de néandertalien n’a pas que des inconvénients: historiquement, il a permis aux premiers hommes qui sont partis d’Afrique pour s’installer sur d’autres continents il y a environ 100.000 ans de s’immuniser contre des maladies et parasites qu’ils ne connaissaient pas. C’est aussi cet héritage lointain d’expèces voisines, en l’occurrence les Denisova, qui rend supportable aux Tibétains la vie et le travail à des altitudes supérieures à 4.000 mètres sans que leur sang ne coagule.L’explication avancée est que le génome de Néandertal s’était adapté aux températures plus froides d’Europe et d’Asie

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Il y a 130.000 ans : le premier bijou portait la griffe de Neandertal


Plus les spécialistes étudient l’homme du Neandertal, plus il est clair qu’il était beaucoup plus évolué qu’ils pensaient. Ils auraient été aussi les premiers créateurs en fabriquant des bijoux, qui pensaient-on était l’apange de l’homme moderne
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Il y a 130.000 ans : le premier bijou portait la griffe de Neandertal

 

Luka Mjeda (Zagreb).

Par Rachel Mulot

Coquets les Néandertaliens ? Ils auraient fabriqué la plus ancienne parure au monde avec des serres d’aigle.

 

SYMBOLIQUE. Plus fort que le collier en griffes d’ours de Rahan et surtout plus authentique, voici la parure en serres d’aigle de Neandertal !

 Selon une étude américano-croate, des serres de rapaces ont bien été travaillés il  y a 130.000 ans « pour être montés en bracelet ou collier » comme le prouve la nouvelle analyse de ce « bijou » retrouvé sur le site néandertalien de Krapina (Croatie).

Un choc pour ceux qui doutaient encore des capacités symboliques ou esthétiques de notre lointain cousin préhistorique, préférant les réserver à l’homme moderne : il pourrait en effet s’agir de la plus ancienne parure au monde !

Composition à partir des huit serres d’aigle néandertalienne, 130 000 ans. Crédit: Luka Mjeda (Zagreb).

SERRES. Les paléontologues et anthropologues de Zagreb (Croatie) et de Lawrence (Kansas, Etats-Unis) ont réétudié huit serres courbes de Pigargue à queue blanche – un aigle de deux mètres d’envergure – trouvées dans une même strate géologique de Krapina il y a plus de 100 ans et soigneusement conservées depuis au musée de Zagreb. Un trésor préhistorique, puisqu’aucun autre site aussi ancien en Europe n’avait livré une telle concentration de doigts griffus d’oiseaux.

Sous le microscope, les serres d’aigle mesurant jusqu’à 3 cm ont révélé des marques de coupes, de polissage et d’abrasion indiscutablement humaines. Trois des plus grandes serres –des hallux opposables correspondant un peu à notre gros orteil- portent de petites encoches réalisées au même endroit et sont emboitables.

« Ces différentes caractéristiques suggèrent que ces éléments faisaient partie d’un bijou assemblé pour être porté au cou ou au poignet, explique Davorka Radovcic, du Musée d’histoire naturelle croate à Zagreb. Les serres devaient être montées et tenues ensembles par des liens végétaux ou des tendons d’animaux… »

 Fait marquant, les huit pièces du bijou provenaient de trois animaux différents au minimum et ont donc été patiemment collectées.

Neandertal était un créateur, pas un imitateur

Conclusion ?

« Le comportement symbolique consistant à fabriquer des parures a existé chez l’Homme de Neandertal dès il y a 130.000 ans, bien avant l’arrivée des premiers hommes modernes dans la région il y a environ -43.000 à -45.000 ans souligne l’anthropologue David Frayer, de l’université du Kansas.

Dès lors, il devient de plus en plus difficile de prétendre que la pensée symbolique était une caractéristique exclusive de l’homme moderne. 

Neandertal maniait les symboles. Notre cousin enterrait ses morts, utilisait des pigments rouges et noirs,  portait des parures de plumes, de griffes, de serres, de coquillages percés et teintés… Il était également capable de dessiner des formes abstraites comme l’atteste la découverte d’une gravure géométrique dans une grotte de Gibraltar datée d’il y -39.000 ans.

Il faut revoir aussi d’un autre œil les sites néandertaliens polémiques de Saint-Césaire ou d’Arcy-sur-Cure en France : ces derniers ont livré des éléments de parure (comme des griffes d’ours ) datés d’il y a environ 40.000 ans… ce qui faisait dire à des chercheurs comme Jean-Jacques Hublin, de l’Institut Max Planck que Neandertal avait pu tout bonnement « copier » le comportement et l’artisanat d’Homo sapiens, fraîchement débarqué en Europe. Voire qu’il avait troqué ces objets avec eux… Cette fois, il faut admettre que Neandertal n’était pas qu’un imitateur, mais aussi un créateur. Et ce, très tôt dans l’histoire de notre humanité. Il est même aujourd’hui le plus ancien créateur de bijoux connu au monde !

COLLECTIONS. Les plus anciennes parures découvertes jusqu’alors provenaient du site de Skuhl en Israël : soit une série de coquillages percés vieux d’une centaine de milliers d’années, redatée avec précision en 2012 par le laboratoire d’anthropologie de l’université de Bordeaux et attribuée à des hommes anatomiquement modernes. Le site d’Oued Djebbana, en Algérie, a de même livré des coquillages vieux de 90.000 ans, et la grotte des pigeons au Maroc, une douzaine de coquilles de mollusques perforées et datées de -82.000 ans. Notons toutefois que le site de Trinil, à Java, fréquenté par les Homo erectus il y a 500.000 ans a aussi livré une coquille gravée et quelques moules percées probablement avec des dents de requins… mais sans que l’on sache exactement si cette pratique visait à simplement forcer l’ouverture du coquillage ou à les attacher ensemble.

Aussi ravissantes que soient les breloques du Magreb et du Moyen-Orient, elles n’ont pas le caractère spectaculaire du collier de serre d’aigle de Krapina.

« La découverte de Croatie confirme et renforce des découvertes semblables effectuées au cours des dernières années, applaudit encore Francesco d’Errico, du laboratoire Préhistoire, Paléoenvironnement et Patrimoine de l’université de Bordeaux, et spécialiste de l’art préhistorique. Elle révèle que les pratiques symboliques étaient ancrées dans les cultures matérielles des néandertaliens avant ce que l’on pensait jusqu’à présent.Elle semble aussi suggérer que les rapaces jouaient un rôle privilégié dans certains systèmes symboliques de ces populations ».

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Étude : l’homme de Néandertal aurait disparu plus tôt qu’on le pensait


L’histoire du passé, n’est pas écrite sur le roc, car avec de nouvelles technologique, les scientifiques réécrivent l’Histoire de l’Homme et mieux comprendre d’ou nous venons et qui nous sommes
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Étude : l’homme de Néandertal aurait disparu plus tôt qu’on le pensait

 

Des personnes regardent une oeuvre de l’exposition « Première humanité » au Musée national de Préhistoire, en France. Photo :  AFP/Pierre Andrieu

Nouvelle datation concernant l’extinction de l’homme de Néandertal : il avait totalement disparu d’Europe il y a 40 000 ans, estime une équipe internationale d’anthropologues. C’est plus tôt que la majorité des chercheurs l’estimaient à ce jour.

Son déclin aurait été progressif, et il aurait cohabité avec les humains anatomiquement modernes durant plusieurs milliers d’années avant de tirer sa révérence.

L’équipe dirigée par Thomas Higham, de l’Université britannique d’Oxford, a analysé près de 200 échantillons d’os, de charbon et de coquillages provenant de 40 sites archéologiques majeurs en Europe, de l’Espagne à la Russie.

Les nouvelles techniques de datation plus précises permettent de conclure que les Néandertaliens et les outils de pierre taillée qui leur sont associés avaient disparu de la surface de l’Europe il y a 39 000 à 41 000 ans. À partir de ce moment, l’Homo sapiens était le seul sur le continent.

Les scientifiques avaient à ce jour fixé autour de 30 000 ans, et certains moins, la disparition de Néandertal.

Mais, selon les auteurs de cette étude publiée dans le magazine Nature, les précédentes datations par le radiocarbone ont souvent sous-estimé l’âge d’échantillons associés aux Néandertaliens, car la matière organique était contaminée par des particules modernes.

Les récents travaux ont été réalisés à l’aide de techniques d’ultrafiltration, qui purifient le collagène extrait de l’os, pour éviter une telle contamination.

« Cela signifie que nous pouvons dire avec une plus grande fiabilité que nous avons finalement résolu la chronologie de la disparition de nos proches cousins Néandertaliens, même s’ils ne se sont pas complètement éteints, puisque nous portons certains de leurs gènes en nous aujourd’hui. » — Thomas Higham

Le saviez-vous?

Les analyses génétiques montrent que l’ADN de tous les humains actuels, sauf ceux d’origine africaine, comporte en moyenne entre 1,5 % et 2 % de gènes légués par Néandertal, vraisemblablement lors de croisements entre les deux espèces.

La nouvelle datation confirme qu’elles ont toutes deux vécu en Europe durant 2600 à 5400 ans, un laps de temps suffisant pour avoir des rapports humains et sexuels.

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À Gibraltar, Néandertal capturait des pigeons pour les manger


On s’imagine bien que les hommes de Néandertal se nourrissaient de viande, mais dans des régions rocailleuses, ils devaient trouver une source alimentaire pour subsister.
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À Gibraltar, Néandertal capturait des pigeons pour les manger

 

L'homme du Néandertal est disparu depuis près de... (PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

L’homme du Néandertal est disparu depuis près de 30 000 ans.

PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Agence France-Presse
Paris

Notre cousin Néandertal capturait vraisemblablement des pigeons pour les manger, selon des chercheurs qui ont découvert des traces d’outils, de dents et de cuisson sur des os de pigeons dans une caverne de Gibraltar.

Ces paléontologues ont passé au crible la Grotte de Gorham, située dans une falaise escarpée faisant face à la Méditerranée, où se sont abrités de nombreux groupes de Néandertaliens, puis des humains modernes, voici 67 000 à 28 000 ans.

Au total, ils ont recensé pour cette période plus de 17 000 os de pigeon de roche, l’ancêtre sauvage de notre pigeon biset domestique (Columba livia), répartis sur vingt sites d’occupation (19 néandertaliens, 1 humain moderne) dans la grotte.

«Nous avons trouvé des preuves d’intervention humaine sur ces ossements de pigeon dans onze sites néandertaliens» de même que pour celui occupé par les humains modernes (Homo sapiens).

La proportion d’os portant des entailles pratiquées à l’aide d’outils est relativement faible, mais les chercheurs relèvent que «la taille de ces proies ne rend pas nécessaire l’utilisation de tels outils pour les consommer».

«Après avoir écorché ou plumé l’oiseau, l’usage des mains et des dents serait le meilleur moyen de détacher la viande et le gras des os. Pour preuve, des traces de dents ont été observées sur certains os de pigeon» (une quinzaine), écrivent-ils dans leur étude, publiée par la revue Nature Scientific Reports.

Dans plus de 10% des cas, les os présentent également des signes de brûlure et/ou de cuisson.

«Nos résultats démontrent sans aucun doute que les Néandertals, et plus tard les humains modernes, consommaient des pigeons de roche», un phénomène qui n’est pas un cas isolé et qui s’est prolongé sur une période très longue, affirment les auteurs.

Les Néandertals qui s’abritaient dans la grotte auraient ainsi pu aisément profiter de la présence de pigeons nichant dans la falaise ou au creux des rochers pour les capturer à la main, estiment-ils.

Le pigeon sauvage aurait donc constitué «une source stable de nourriture dans l’environnement rocailleux de Gibraltar, mais aussi probablement dans de nombreuses autres régions peuplées par l’Homme de Néandertal».

http://www.lapresse.ca/

La plus vieille crotte humaine en dit long sur ce que mangeaient nos ancêtres


Les excréments peuvent dévoiler beaucoup chose sur les habitudes alimentaires des animaux et des hommes, mais quand ces excréments ont plus de 50 000 ans, on peut vraiment s’intéressé a ce qu’ils contiennent
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La plus vieille crotte humaine en dit long sur ce que mangeaient nos ancêtres

 

La zone où a été découvert le coprolithe

Photo : Ainara Sistiaga

Par Florence Santrot

ARCHÉOLOGIE – C’est déjà une découverte en soi : des archéologues ont mis lau jour, dans le sud de l’Espagne, la plus vieille crotte humaine, remontant à 50 000 ans. Surtout, cela permet de savoir avec précision ce que l’on mangeait à l’époque.

Détail des fragments de coprolithe

Photo : Ainara Sistiaga

Le lieu de fouille dans le sud de l’Espagne, sur le lieu-dit El Salt.

Photo : Ainara Sistiaga

La découverte peut prêter à sourire : des archéologues viennent de trouver la plus vieille crotte humaine. Ou plus précisément un coprolithe, soit un excrément fossilisé. Dans le sud de l’Espagne, à El Salt sur les lieux d’un feu de camp d’hommes de Neanderthal, ils ont mis au jour des excréments d’il y a 50 000 ans. Plus précisément, ils ont mis la main sur des fragments de déjection coincés dans des couches de roches. Ces résidus se sont révélés bien plus anciens que ceux trouvés en Turquie (6 000 à 7 000 ans) ou aux Etats-Unis en Oregon (au mieux 14 000 ans).

Au-delà de cette trouvaille, ces scientifiques publient mercredi 25 juin une étude dans la revue Plos One. Ils y détaillent le régime alimentaire de nos ancêtres. Jusqu’à présent, il fallait le plus souvent se fier aux restes retrouvés dans les cendres des feux de camp. De bien maigres éléments pour en tirer des conclusions fiables. Avec cette déjection, ils ont établi que les habitudes alimentaires des hommes de Neanderthal étaient bien plus variées qu’on ne le pensait. Certes, la consommation de viande était très importante, mais cela ne les empêchait pas d’ingérer également des végétaux, contrairement à ce qu’on pouvait penser.

Des doutes sur l’origine humaine de ce coprolithe

Trois des cinq échantillons néandertaliens trouvés contenaient des concentrations élevées de composés générés par la dégradation du cholestérol, présent dans les aliments d’origine animale. Mais deux autres échantillons contenaient également des éléments produits par la décomposition des molécules présentes dans les aliments à base de plantes (tubercules, fruits, noix…). Les scientifiques estiment que celles-ci ont pu représenter 25 % du régime alimentaire de l’Homme de Neanderthal.

Cependant, des doutes demeurent sur le fait que ce coprolithe soit effectivement d’origine humaine. Certains scientifiques suggèrent que les composés retrouvés dans ce fossile pourraient également appartenir à un ours, animal omnivore comme l’homme. Ainara Sistiaga, scientifique de l’université de La Laguna, chercheuse au MIT et coauteur l’étude, avance pour sa part que les ours ne produisent pas le même type de cholestérol que celui des humains. Enfin, elle suggère que les déjections préhistoriques pourraient ne pas être aussi rares qu’on ne le pense.

« Personne ne pense à les chercher », a-t-elle déclaré. « Cela ne veut pas dire qu’il n’y en a pas. » Bien souvent ce qui est sous notre nez reste invisible…

Pourquoi cette crotte ne s’est pas désagrégée avec le temps ?

Il y a plusieurs hypothèses possibles. Jacques Santrot, archéologue, les détaille :– En cas de grand froid, la déjection peut cristalliser à la surface puis se fossiliser et être ainsi préservée dans le temps.

– L’excrément a sans doute été préservé des animaux car il était situé dans une grotte, obstruée par la suite (c’est ainsi que des restes d’un ours ainsi que des traces de pas ont été découverts intacts dans la grotte Chauvet en France).

– De même, si elle était préservée des intempéries ou éloignée d’une rivière souterraine, elle a pu tout simplement séché au fil du temps et se fossiliser.

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Le réveil d’un virus géant pris dans les glaces


Les forages dans le Grand Nord pour l’exploitation du pétrole inquiète des écologistes, bactériologistes et plus encore. Ce n’est pas juste pour la fragilité de l’environnement, mais avec les changements climatique les virus du passé, voir de la préhistoire peuvent ressurgir, et nous ne serions probablement pas protégées contre ces virus que ce soit pour l’homme comme pour l’animal. C’est un peu comme quand la colonisation européenne est venue en Amérique, nombre d’amérindiens n’ont pu lutter contre des nouvelles maladies d’outre mer
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Le réveil d’un virus géant pris dans les glaces

Un forage en Alaska. Les chercheurs insistent sur le danger que représente pour les hommes la mise en contact avec des pathogènes résurgents.

Un forage en Alaska. Les chercheurs insistent sur le danger que représente pour les hommes la mise en contact avec des pathogènes résurgents.
Crédit photo : Garth Hannum/Associated Press

Le réchauffement et les forages profonds favorisent le retour à la vie de pathogènes contre lesquels l’homme n’est plus immunisé. Un virus de plus de 30.000 ans vient d’être retrouvé dans les sols gelés de l’extrême Nord-Est sibérien.

«On se rend compte des dangers qu’il y a à perturber le climat », souligne le Pr Jean-Michel Claverie, directeur du laboratoire information génomique et structurale (CNRS/université d’Aix-Marseille).

Dans la dernière publication des PNAS (comptes rendus de l’Académie des sciences des États-Unis), l’équipe du chercheur révèle, avec ses confrères de l’Inserm et du CEA et la collaboration des Russes, l’existence d’un nouveau virus géant baptisé Pithovirus sibericum. Son diamètre (0,5 micromètre) et sa longueur (1,5 micromètre) en font «le plus gros virus jamais découvert », précisent les scientifiques. Il porte aussi à trois le nombre de familles distinctes de virus géants.

Mais tout aussi important est son âge : pris dans les sols gelés de l’extrême Nord-Est sibérien, ce virus a plus de 30.000 ans. Cela correspond au pléistocène supérieur, soit l’époque de l’extinction de l’homme de Neandertal. Si Pithovirus sibericum infecte les amibes, il est inoffensif pour l’homme et les animaux, rappellent les chercheurs.

«Mais le seul fait que l’on puisse ramener à la vie un virus de 30.000 ans signifie que des pathogènes pour l’homme peuvent de la même manière refaire surface », précise Chantal Abergel, directrice de recherche au CNRS et coauteur de la publication scientifique.

«Le danger est réel », insiste Jean-Michel Claverie. La fonte des glaces en Arctique et celle du permafrost (la couche du sol terrestre qui reste gelée en permanence) vont rendre accessibles des zones qui ne l’étaient pas auparavant.

« En creusant pour trouver du pétrole ou du gaz, des hommes pourront bien involontairement entrer en contact avec des microbes.» Les chercheurs

Le danger ne vient pas de la seule couche superficielle du sol. L’Arctique est considéré comme un nouvel eldorado minier.

«En creusant pour trouver du pétrole ou du gaz, des hommes pourront bien involontairement entrer en contact avec des microbes. Même s’ils ne sont que quelques-uns dans une zone désertique, ils pourront être contaminés et surtout devenir des vecteurs », insistent les chercheurs.

D’autant que ces zones du Grand Nord ont été habitées il y a quelques milliers d’années. Dès lors que des pathogènes peuvent à nouveau être largués lors de ces prospections industrielles, le risque de contamination devient important, sachant que les défenses immunitaires n’existent pas ou ont disparu depuis longtemps.

Dans le permafrost comme dans les sédiments profonds, «le milieu est anoxique (dénué d’oxygène) il n’y a pas de lumière, le pH est neutre, soit des conditions idéales de conservation de bactéries ou de virus », ajoutent les chercheurs. Pithovirus sibericum a ainsi été trouvé dans un échantillon de terre prélevé à 30 mètres de profondeur.

Il est déjà connu que le dégel de la couche active du permafrost peut grandement affecter les animaux. Dans le Grand Nord où paissent d’immenses troupeaux de rennes domestiques, les études ont montré que les étés particulièrement chauds provoquaient un dégel au-delà de la couche habituelle, dégageant alors la bactérie Bacillus anthracis, responsable de la maladie du charbon, qui infecte ainsi régulièrement les troupeaux.

Un nouveau parasite protozoaire a aussi récemment émergé

Un nouveau parasite protozoaire auparavant séquestré sous la glace a aussi récemment émergé, provoquant une mortalité étendue chez des phoques gris et d’autres mammifères menacés de l’Arctique. Un épisode rapporté par des chercheurs courant février à Chicago dans le cadre du colloque annuel de l’AAAS (Société américaine pour l’avancement des sciences). Ils précisaient que le parasite a affecté des otaries, des morses, des ours polaires ou encore des grizzlis jusque dans le sud de la Colombie-Britannique (Canada.)

On a vu par le passé les désastres que pouvaient causer chez des hommes des pathogènes qui n’existaient pas dans leur environnement. Ce fut le cas avec les Indiens décimés par la rougeole et la syphilis contractées auprès d’Européens. Plus récemment, on connaît le désastre provoqué par le virus du sida lorsqu’il est passé du singe à l’homme.

«Si l’homme de Neandertal a été touché par une infection, des forages pourraient faire ressurgir cette maladie », met en garde Chantal Abergel.

Les scientifiques ont également en tête le virus de la variole, dont le processus de réplication est similaire à celui des Pithovirus.

«On pense avoir éradiqué la variole, mais ce n’est le cas qu’à la surface de la Terre », poursuit la scientifique.

http://www.lefigaro.fr/

Et si les Néandertaliens pouvaient parler?


Je ne verrais pas pourquoi les premiers êtres humains n’auraient pas eu l’usage de la parole. Mais bon, d’après un petit os qui est essentiel à la parole semble avoir été présent chez les Neandertal
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Et si les Néandertaliens pouvaient parler?

 

Des personnes regardent une oeuvre de l’exposition « Première humanité » au Musée national de Préhistoire, en France. Photo :  AFP/Pierre Andrieu

L’analyse d’un os hyoïde fossilisé appartenant à un homme de Néandertal laisse à penser que l’espèce avait la capacité de parler.

Le saviez-vous?
L’ os hyoïde est situé au-dessus du larynx dans la partie antérieure du cou, en dessous de la base de la langue. C’est le seul os du squelette humain qui ne soit pas articulé avec un autre os.

La capacité des Néandertaliens à parler est soupçonnée à la suite de la découverte en 1989 d’un os hyoïde appartenant à un de ces hommes et qui ressemblait beaucoup à celui d’un humain.

Le Pr Stephen Wroe de l’Université de Nouvelle-Angleterre en Australie et ses collègues ont eu recours à une modélisation informatique mécanique et à l’imagerie 3D à rayons X pour démontrer que cette espèce aujourd’hui disparue utilisait cet os d’une manière très semblable aux humains modernes.

Ce modèle a permis au groupe de scientifiques de voir comment se comportait l’os hyoïde par rapport aux autres os environnants.

L’hyoïde est essentiel à la parole, car il soutient la racine de la langue. Chez les primates non humains, il n’est pas placé dans la même position, ce qui ne leur permet pas de vocaliser comme les humains.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue PLOS ONE.

http://ici.radio-canada.ca