Le Saviez-Vous ► Quasiment ignoré de tous, c’est le plus grand naufrage du XXe siècle


Le naufrage du Titanic est le plus célèbre, mais il n’est pas celui qui a eu plus de victimes au XXème siècle. C’est le Wilhelm Gustloff (paquebot honoré par Adolf Hitler après sa mort) qui détient le triste de record de civils morts lors d’une attaque d’un sous-marin russe. En fait, ces civils étaient en fuite pour se rendre sur un terrain libre de toute occupation
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Quasiment ignoré de tous, c’est le plus grand naufrage du XXe siècle

 

A l’origine, Wilhelm Gustloff figurait parmi les premiers dirigeants du parti nazi. Son zèle antisémite lui valut la reconnaissance d’Adolf Hitler. Lorsqu’il fut assassiné en 1936, le Führer donna son nom à un nouveau paquebot, fierté de l’Allemagne nazie. © (Twitter).

Il y a exactement 72 ans, le paquebot allemand « Wihlelm Gustloff », coulé dans la mer Baltique par un sous-marin russe, provoquait la mort de plus de 9.000 personnes. Assez méconnu, « le naufrage du siècle » a pourtant fait six fois plus de victimes que le Titanic.

Le 4 avril 1912, le Titanic sombra, emportant avec lui 1.517 passagers. C’est le plus célèbre naufrage de tous les temps, auquel James Cameron consacra d’ailleurs un film à l’eau de rose. Parmi les naufrages les plus célèbres, on recense aussi celui de « La Provence » (3.100 morts en 1916), du paquebot anglais « Le Lusitania » (1.200 morts en 1915) ou du « Lancastria » (6.000 morts en 1940) au large de Saint-Nazaire.

Pourtant, la plus grande catastrophe maritime du XXe siècle reste quasiment ignorée de tous. Il s’agit du naufrage d’un paquebot allemand, le « Wilhelm Gustloff », coulé en 1945 dans la mer Baltique par un sous-marin russe, et qui aurait coûté la vie à plus de 9.000 personnes, essentiellement des civils, soit six fois plus de victimes que le Titanic.

La reconnaissance du Führer

A l’origine, Wilhelm Gustloff figurait parmi les premiers dirigeants du parti nazi. Son zèle antisémite lui valut la reconnaissance d’Adolf Hitler. Lorsqu’il fut assassiné en 1936, le Führer donna son nom à un nouveau paquebot, fierté de l’Allemagne nazie.

Le « Wilhelm Gustloff » fut lancé à Hambourg le 5 mai 1937. Il s’agissait d’un vaisseau de croisière de grandes dimensions: 208 mètres sur 24, conçu pour transporter un total de 1.865 personnes. Il n’avait pas de classe de luxe contrairement aux autres bateaux de l’époque. Il effectua quelques croisières avant d’être transformé en navire-hôpital et en caserne flottante pendant la guerre.

Seuls 996 rescapés

En 1945, des milliers de civils quittèrent l’Allemagne orientale, fuyant l’avancée des troupes soviétiques. 10.000 d’entre eux s’entassèrent à bord du « Wilhelm Gustloff« , lequel leva l’ancre du port de Gotenhafen le 30 janvier 1945. Il devait atteindre Hambourg, encore libre de toute occupation, mais il fut coulé dans la mer Baltique par un sous-marin soviétique dont les torpilles avaient été baptisées « Pour la mère-patrie », « Pour Staline », « Pour le peuple soviétique » et « Pour Leningrad « .

Seuls 996 passagers furent rescapés. La carcasse du navire repose toujours à quelques milles du port polonais de Gdynia.

http://www.7sur7.be/

Le Saviez-Vous ► Le «salut nazi» est né dans les écoles américaines


Le salut nazi est en fait le salut de Bellamy instauré par les Américains en guise d’allégeance au drapeau. Alors avec Hitler, ce salut est très mal vu, on l’a vu d’ailleurs dans certains rassemblements avec Donald Trump qui avec ce geste donne un message pouvant avoir de lourdes conséquences
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Le «salut nazi» est né dans les écoles américaines

 

Des écoliers américains faisant le salut de Bellamy, le 12 septembre 1915. | New-York tribune via Wikimedia Commons License by

Des écoliers américains faisant le salut de Bellamy, le 12 septembre 1915. | New-York tribune via Wikimedia Commons License by

Histoire d’un salut

D’après Atlas Obscura, le nazisme n’est pas à l’origine de ce salut. Hitler avait lui-même reconnu qu’il n’était pas le premier à l’avoir institué, bien qu’il ait tenté delui trouver des origines germaniques.

Avant lui, cette manifestation d’allégeance avait été utilisée par les mouvements fascistes d’Italie et d’Espagne. Les extrémistes italiens cultivaient le mythe selon lequel ce salut prenait ses racines dans la Rome antique. L’auteur Martin M. Winkler avait expliqué dans son livre, The Roman Salute: Cinema, History and Ideology, comment les partis fascistes s’étaient inspirés d’un geste que la société avait fini par associer à l’Empire romain, symbole d’un État tout-puissant, prospère et représentant un âge d’or. Une figuration de l’histoire, qui n’en reste pas moins erronée.

Cette erreur a été induite pour une grande partie par l’art. Winkler s’appuie sur le tableauLe Serment des Horaces, peint en 1784, représentant, sous l’ère romaine, trois frères jurant, bras droit levé vers leur père, qu’ils protégeront Rome. Il explique qu’à partir du XXe siècle, ce mythe a été très largement diffusé, et a conduit à son adoption par la pensée commune. Des représentations théâtrales ont ainsi mis ce «salut romain» en scène, et on retrouve même ce fameux geste dans le film Ben-Hur, sorti en salles en 1959. Pis encore, ce mythe si largement répandu serait derrière l’adoption du salut olympique, qui fut abandonné après l’émergence du nazisme.

«Salut de Bellamy»

Le «salut romain» n’a donc jamais réellement existé. Et l’origine du geste n’est pas à trouver en Rome antique, mais bien plus tard, outre-Atlantique. Comme l’expliquait CNNen 2013, ce salut est apparu dans les écoles américaines, lorsque le pasteur baptisteFrancis Bellamy, a écrit le Serment d’allégeance au drapeau des États-Unis, que devaient réciter les écoliers le 12 octobre 1892 pour fêter le 400e anniversaire de la découverte des Amériques par l’explorateur Christophe Colomb. Afin d’inspirer le patriotisme dès le plus jeune âge, 25.000 drapeaux sont distribués dans les salles de classe, devant lesquels les élèves, bras levé en leur direction, déclarent:

« Je jure allégeance à mon drapeau et à la République qu’il représente: une nation indivisible, avec la liberté et la justice pour tous.»

De là est né le «salut de Bellamy».

C’est lors de l’émergence du nazisme, que le président américain Franklin Roosevelt, craignant une exploitation des photos du «salut de Bellamy» par les fascistes dans un but de propagande, a décidé, en 1942, de remplacer le «salut de Bellamy» par la main droite sur le cœur durant le serment d’allégeance.

Comme quoi, le plagiat, c’est mal.

http://www.slate.fr/

Breivik, nazi jusqu’à la mort, accuse la Norvège de vouloir le «tuer»


Ouf ! Ces revendications sont extravagantes. Lui a prône le nazisme et a tuer des adolescents en Norvège se plaint de torture .. Oui pauvre lui, il a 3 cellules avec télé, journaux livres, casse-tête, appareils de musculation et bien sûr, des jeux vidéos … Quelle humiliation … et ces adolescents n’avaient-ils pas toute la vie devant eux ? Ah oui, pour la cause ! Décidément, ces extrémistes peu importe leur idéologie, je ne les comprendrais jamais
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Breivik, nazi jusqu’à la mort, accuse la Norvège de vouloir le «tuer»

 

Anders Behring Breivik... (PHOTO LISE ASERUD, AGENCE FRANCE-PRESSE)

Anders Behring Breivik

PHOTO LISE ASERUD, AGENCE FRANCE-PRESSE

PIERRE-HENRY DESHAYES
Agence France-Presse
PRISON DE SKIEN

 

La Norvège, l’un des pays les plus sûrs au monde, a été frappée le 22 juillet par ses plus lourdes attaques depuis la Seconde Guerre mondiale. Une bombe a d’abord explosé au centre-ville d’Oslo, puis une fusillade a tourné au carnage, sur l’île d’Utoya, près d’Oslo. »

L’extrémiste de droite Anders Behring Breivik, qui a tué 77 personnes en Norvège en 2011, a transformé mercredi son procès contre l’État en tribune politique, jurant de «combattre» pour le nazisme «jusqu’à (sa) mort».

Au deuxième jour de son procès contre l’État sur ses conditions de détention, qui se tient dans le gymnase de la prison de Skien (sud) où il est détenu, Breivik est violemment passé à l’attaque, comme le redoutaient les victimes et leurs familles.

Mêlant l’anecdotique et le plus fondamental comme il en a l’habitude, il a accusé l’État de vouloir le «tuer» grâce à l’isolement carcéral, qu’il a qualifié de «torture» et «enfer».

Il a tout fait pour donner de l’écho à ses opinions racistes.

«Je lutte pour le national-socialisme depuis 25 ans et je vais lutter pour lui jusqu’à ma mort», a déclaré l’extrémiste de 37 ans. Car «je suis national-socialiste depuis que j’ai 12 ans», a-t-il précisé, allégeance qu’il raconte avoir dissimulée jusqu’en 2014.

Il s’agissait de ses premières déclarations publiques depuis le procès de 2012 qui a abouti à sa condamnation à 21 ans de prison, peine susceptible d’être prolongée s’il reste considéré comme dangereux.

Lorsqu’il s’est présenté comme «secrétaire du parti politique État nordique», formation extrémiste qu’il essaie de monter depuis sa prison, la juge a souligné qu’il lui fallait s’en tenir à ses conditions de détention. Elle a dû abréger par la suite des digressions sur son idéologie et l’actualité, alors que la veille, elle l’avait rappelé à l’ordre après un salut nazi.

Se disant en guerre contre le multiculturalisme, Breivik avait le 22 juillet 2011 tué 77 personnes, huit en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo et 69 autres en ouvrant le feu sur un camp d’été de la Jeunesse travailliste.

Pendant plus d’une heure, il avait traqué près de 600 adolescents piégés sur l’île d’Utoya et terrifiés, achevant la plupart de ses victimes d’une balle dans la tête.

Par égard pour les familles et les survivants, mais aussi pour l’empêcher d’envoyer des signaux codés à ses sympathisants, la justice norvégienne interdit de diffuser tout extrait vidéo des propos du tueur. Mais la presse peut les retranscrire.

Ils ont ravivé des blessures, a écrit sur Twitter un survivant du massacre, Viljar Hanssen.

«Il peut sembler rigolo d’écrire qu’il se plaint du café froid et des Fjordland «marque de plats cuisinés, mais je ne sais pas si c’est aussi rigolo pour les proches» des victimes.

Détenu qui se dit «exemplaire»

Seul représentant des familles à s’être déplacé, Freddy Lie peine à entendre les «plaintes» de l’assassin de sa fille Elisabeth, 16 ans, abattue sur Utoya.

Mais «c’est l’État de droit. Tout le monde a le droit d’être entendu», a-t-il déclaré à l’AFP.

Au sujet des conditions carcérales du tueur, «toujours aussi fou» selon lui, M. Lie estime que celui-ci «a tout ce dont il a besoin. En fait, il en a déjà trop».

Breivik dispose de trois cellules, soit plus de 31 m2 répartis entre espace de vie, d’études et d’exercices physiques, avec télé et lecteur DVD, console de jeux, livres et journaux, puzzles, machine à écrire et appareils de musculation, ont fait valoir les représentants de l’État.

Conditions plutôt confortables donc, à l’écart des autres détenus, mais qui selon lui ont altéré sa santé.

Breivik accuse la Norvège de violer deux dispositions de la Convention européenne des droits de l’Homme, l’une interdisant les «peines ou traitements inhumains ou dégradants», l’autre garantissant le «droit au respect de sa vie privée (…) et de sa correspondance».

Il a réclamé la fin de la censure sur son courrier, «des relations humaines», des droits de visite pour «au moins cinq amis et sympathisants», et la possibilité de faire publier ses écrits politiques. Il menace de «désobéissance civile» s’il n’obtient pas satisfaction.

Le détenu a mimé, accroupi et debout, les inspections corporelles (885 selon son décompte) qu’il juge «humiliantes» et «insensées».

«C’est compréhensible quand c’est justifié, par exemple quand il s’agit de personnes qui ont un passé violent ou quelque chose du genre, mais je me comporte de manière exemplaire depuis cinq ans», a-t-il dit. «Personne, je crois, ne sera surpris que je sois torturé. Il n’y a qu’à voir Guantanamo», prison américaine sur l’île de Cuba.

«J’ai commencé à adorer Paradise Hotel (émission de téléréalité), ce qui constitue une preuve évidente que je suis gravement atteint au cerveau», a-t-il raconté.

http://www.lapresse.ca/