Le Saviez-Vous ► Fantastique découverte d’une robe du 17e siècle


En avril 2016, nous apprenons qu’une vieille robe  qui a séjourné 400 ans dans l’eau à été retrouvé (en 2014) quasi-intact. Voici un peu l’histoire de cette robe et du commerce international maritime de cette époque
Nuage

Fantastique découverte d’une robe du 17e siècle


Photo:
©Kaap Skil/AFP / Peiter de Vries

Il y a environ 400 ans, un navire marchand sombrait dans la mer des Wadden aux Pays-Bas. À son bord, du buis, de l’encens, du tabac et de l’anis. Mais aussi un coffre bien protégé par les sables, dont le contenu émerveille le Web … Parmi les trésors de ce coffre se trouvaient des vêtements, dont une très rare robe en soie de damas dans un très bon état!

Les Pays-Bas et le commerce international :


Photo:
Famille nantie du XVIIe siècle

Aux XVIe – XVIIe siècles, à l’époque des découvertes en Amérique et conséquemment du colonialisme, les Pays-Bas étaient une puissance commerciale et maritime très importante dans le monde, avec les royaumes d’Espagne et du Portugal. Le pays s’enrichit considérablement par le commerce, entre autres avec l’Orient, et multiplia les innovations militaires, scientifiques et artistiques. À un point tel que le XVIIe siècle est considéré comme l’Âge d’or hollandais.


Photo:
Rembrandt, la guilde des drapiers

À cette époque, leurs excellents navires et instruments de navigation comme le sextan, leur permirent de faire des conquêtes de territoires en Amérique du Nord (Manhattan), en Amérique du Sud, en Afrique et dans l’océan indien. Mais ils furent plus particulièrement reconnus pour le commerce, développant les compagnies des Indes orientales et occidentales à l’aube du XVIIe siècle. La «Compagnie des Indes orientales» les amena à développer le commerce des épices et des soieries avec l’Inde et l’Indonésie, de même que du thé et de la porcelaine avec la Chine.


Photo:
Faïence de Delft

Une fabuleuse découverte:


Photo:
Pochette de velours rouge brodée @Kaap Skil

Au mois d’août 2014, des plongeurs ont fait la découverte d’artefacts émergeant des sables près de l’île Texel, provenant des vestiges d’une épave d’un navire marchand du XVIIe siècle déjà connue. À leur grande surprise, un coffre pointait sous la vase. Lorsque le coffre fut remonté à la surface, le contenu émerveilla tous les gens présents…


Photo:
Couverture de livre en cuir ©Kaap Skil

Le coffre contenait les effets personnels d’une dame de la noblesse, Jean Kerr, comtesse de Roxburghe, liée à la famille royale britannique des Stuarts. Le coffre contenait des bas de soie, des sous-vêtements, une pochette de velours rouge en bon état, un peigne et des couvertures de livres en cuir. Mais la découverte la plus spectaculaire fut celle d’une robe de soie de damas dans un étonnant état de conservation… considérant qu’elle avait séjourné 400 ans sous l’eau!


Photo:
@Kaap Skil

Bien qu’elle ait été sortie de la mer en 2014, la découverte de la robe (et des autres artefacts) a été gardée secrète jusqu’à tout récemment, pour éviter que des pilleurs cherchent le lieu de l’épave d’où provenaient les objets. Les analyses ont confirmé qu’il s’agissait d’une robe de soie du XVIIe siècle de qualité exceptionnelle, portée par une dame de haut rang. La robe était fort probablement un vêtement de tous les jours cependant, puisqu’il n’y a pas de fils d’argent ou d’or sur l’étoffe. 


Photo:
Un exemple possible d’une robe similaire à celle découverte

Ce coffre et le reste des objets découverts sur l’épave, comme des cargaisons d’épices, offrent une vitrine rarissime sur le commerce oriental, le transport et la vie de la noblesse au XVIIe siècle.

Coup de théâtre, cette découverte met aussi en lumière une histoire de complot! En effet, le navire appartenait à une flotte partie de Dover, en Angleterre, en 1642. Plusieurs navires avaient sombré en février de cette année-là, en raison du mauvais temps en mer. La comtesse de 56 ans à laquelle appartenait la robe, faisait le voyage en tant que dame de compagnie d’Henriette Marie de France, épouse du roi d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande, Charles Ier. 


Photo:
Henriette Marie de France

Le voyage, en apparence pour permettre à la fille de Charles 1er de rejoindre son mari, était en réalité un voyage visant à vendre des bijoux royaux afin d’amasser des fonds pour financer l’armée des royalistes dans le cadre de la guerre civile anglaise (1642-1651). La comtesse de Roxburghe a survécu au naufrage, mais selon les archives, elle serait décédée la même année.

Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

http://www.historiatv.com/

Ce chat navigue avec son maître sourd et devient ses oreilles en mer


On parle beaucoup de chien aidant, mais un chat ? Oui, un chat qui n’a pas peur d’aller en mer avec son maître et qui en plus à compris que son animal a deux pattes était sourd. Ce Maine Coon a donc élaboré à sa façon un langage autre que des miaulements pour se faire comprendre et il est devenu le second de son maître en l’avertissant des bruits qu’il doit porter une attention particulière
Nuage

Ce chat navigue avec son maître sourd et devient ses oreilles en mer

 

maine coon marin skatty

Skatty est bien plus que le fidèle compagnon de Paul. Ce féru de navigation en a fait le commandant adjoint de son bateau, à bord duquel il navigue les eaux de l’océan Atlantique sud.

Paul J. Thompson est devenu sourd dans son enfance après avoir contracté la rubéole. Cela ne l’a jamais empêché de mener une vie normale mais lorsqu’il prend le large, l’ouïe est un sens qui peut lui manquer. Pour l’accompagner dans la vie et en mer, cet informaticien passionné de navigation a accueilli Strauss von Skattebol of RebelPawz, alias Skatty, un sublime Maine Coon blanc et roux ayant la particularité d’être polydactyle (il est doté de plusieurs « pouces »).

skatty maine coon marin

A l’écoute

Le chat a très vite compris le handicap de son maître et a non seulement développé un autre moyen de communication que le miaulement mais il s’est donné la mission de l’informer quand il entend son portable sonner, quand quelqu’un est à la porte ou quand un bruit anormal se fait entendre.

Second commandant à bord

Une fois sur les flots, à bord du La Chica, que Paul a construit lui-même, la boule de poils poursuit ce rôle et devient les oreilles de son humain. Grâce à son ouïe très développée, Skatty lui indique lorsqu’il perçoit des sons et leur provenance, par exemple, un autre bateau à l’approche, et son instinct animal permet de sentir de potentiels dangers. A l’aise sur terre comme en mer, le matou suit son maître partout où il va, que ce soit en cabine ou sur le pont.

maine coon skatty marin

De son côté, le marin se fait un plaisir de lui enseigner les B.A.-BA de la navigation. Ensemble, ils vivent de magnifiques aventures autour de la Nouvelle-Zélande, explorant l’océan et les îles alentours. Le duo se complète parfaitement et partage cette passion du grand air marin. Paul ne pouvait pas rêver meilleur compagnon de voyage.

maine coon skatty marin

Maine coon skatty marin

Par Laure GautherinCrédits photo :

Instagram @straussvonskattebol

https://wamiz.com

Le Saviez-Vous ►Top 10 des inventions que l’on doit au génie chinois


Les chinois ont inventé bien des choses comme le cerf-volant, le papier, le sismographe  qui sont encore utile aujourd’hui
Nuage

 

Top 10 des inventions que l’on doit au génie chinois

 

top 10 des inventions chinoises

PAR DJINNZZ

La Chine a eu longtemps une longueur d’avance sur le reste du Monde. La preuve dans ce Top 10!

  • Le cerf-volant

Inventé au IVè siècle avant Jésus-Christ, le cerf-volant ne sert pas uniquement à faire plaisir aux petits enfants (ou aux grands). Non, il est plutôt mis au point à des fins militaires pour envoyer des messages secrets par dessus les lignes ennemies. Marco Polo nous raconte même dans ses écrits que certains cerf-volants sont capables de transporter un homme! Une technologie bien pratique pour prendre le dessus sur ses ennemis…

  • Le gouvernail

Qu’on se le dise, les Chinois ont plus d’un millénaire d’avance sur nous sur ce coup. 1300 ans pour être exact! Car ils équipent leurs navires d’un gouvernail depuis un siècle avant Jésus-Christ… quand les Occidentaux ne découvrent ce dispositif bien pratique qu’au XIIè siècle!

  • La boussole

400 ans avant Jésus-Christ. Les Chinois réalisent qu’une pierre aimantée, la magnétite, s’oriente toujours du même côté. Il faudra encore plusieurs siècles pour qu’ils pensent à s’en servir comme outil d’aide à la navigation. Mais saluons tout de même la performance! Un outil qui aurait été bien pratique à un certain Ulysse en tout cas

Boussole antique de la dynastie Han

Boussole antique de la dynastie Han

  • Le papier

Si vous pensiez que le papier avait été inventé par les Égyptiens et leur papyrus, c’est râté! Les plus vieux spécimens de papier grossier ont été retrouvés en Chine environ 200 à 300 ans avant notre ère. La technique de fabrication est relativement simple: on réduit en bouillie des fibres de chanvre; la pâte ainsi obtenue est pressée à travers un tissu et donne une sorte d’eau. Reste plus qu’à étaler ce liquide le plus finement possible et à attendre que cela sèche. Les Chinois ont ensuite eu l’idée de tendre ces feuilles de papier sur un support vertical et d’inventer la calligraphie au pinceau. Ils sont quand même balèzes, ces chinois.

  • La roue à aubes

Il suffisait d’y penser, mais les Chinois l’ont fait avant tout le monde… Dès le premier siècle de notre ère, on voit fleurir un peu partout ces immenses roues actionnées grâce à l’énergie hydraulique. Une énergie simple, efficace et pas chère servant tout autant à moudre le grain qu’à actionner les soufflets des forges!

  • Le harnais à collier

Une invention qui n’a l’air de rien mais qui a permis d’optimiser grandement les rendements de l’agriculture. Plutôt que de placer un collier autour du cou du cheval ou du boeuf qui l’étrangle et l’empêche de forcer, on place un joug rembourré autour de son poitrail.

La poudre

Pendant que les descendants de Clovis se battent à coups d’épée pour tenter de faire émerger ce qui ressemble de loin au Royaume de France, les Chinois, eux, en sont déjà à la poudre à canon. La classe.

C’est un certain Sun Simiao (581 – 682) qui, au cours de ses recherches d’alchimiste, mélange fortuitement du sulfure, du charbon de bois et du salpêtre. Quand il approche cette poudre d’une source de chaleur, ça fait boum!

Peinture du XIXe siècle représentant Sun Simiao

Peinture du XIXè siècle représentant Sun Simiao assis sur un dragon

  • La brouette

Encore une fois, c’est l’art militaire qui a grandement fait avancer la technologie. Les premiers modèles de brouettes apparaissent sur les champs de bataille chinois à partir du IIè siècle avant Jésus-Christ. Mises au point par un certain Zhuge Liang, elles étaient utilisées pour transporter les blessés ou le ravitaillement.

  • Le forage

Plus de 2000 ans avant les Shadoks, les Chinois pompaient déjà! Certains textes anciens décrivent en effet les techniques de pompage de la nappe phréatique.

  • Le sismographe

Non seulement l’invention est ingénieuse, mais en plus, elle est magnifique! En 132, l’astronome royal Zhanf Heng invente un récipient de bronze à l’intérieur duquel il suspend un poids. Ce poids est relié par un habile mécanisme à 8 têtes de dragons disposées tout autour du récipient. À la moindre secousse sismique, le poids balance, actionne le mécanisme et ouvre la gueule des dragons. La petit bille disposée dans leur bouche tombe alors dans la gueule d’un crapaud placé juste en dessous. Le bruit produit est le signal d’alerte: tous aux abris!

Le premier sismographe, musée du Henan

Le premier sismographe, musée du Henan, Zhengzhou (@Gilbert Rock, Le monde en images, CCDMD)

On aurait aussi pu parler de la bière, des ombrelles, des allumettes,… Mais on va s’arrêter là pour aujourd’hui!

http://www.etaletaculture.fr/

Une minute de 61 secondes dans la nuit de mardi à mercredi pourrait poser problème


Vous n’avez pas oublié que c’est demain le 30 juin que nous allons avoir une seconde de plus pour le dodo ! Il se pourrait que les choses ne tournent pas tout à fait rond par la suite, comme en 2012. Quoique, je doute que le commun des mortels s’en rappellent
Nuage

 

Une minute de 61 secondes dans la nuit de mardi à mercredi pourrait poser problème

 

La dernière minute du mois de juin durera 61 secondes. Une curiosité liée à la rotation irrégulière de la Terre, beaucoup moins disciplinée que les horloges atomiques. Mais cette seconde additionnelle est remise en cause par certains pays désireux de la supprimer.

Dans le monde entier, dans la nuit du 30 juin au 1er juillet, en « temps universel coordonné » UTC (souvent appelé GMT de façon obsolète), la minute entre 23h59 et 00h00 durera une seconde de plus que la normale.

Les particuliers ne verront pas la différence.

« Mais s’ils sont très sourcilleux, ils pourront toujours régler leur montre à la seconde près, au besoin en téléphonant à l’horloge parlante », explique Daniel Gambis, directeur du Service de la Rotation de la Terre, chargé de décider au niveau international de l’ajout de ces secondes intercalaires.

En revanche, « les grands systèmes de navigation par satellites, les systèmes de synchronisation des grands réseaux d’ordinateurs devront prendre en compte cette modification sous peine d’encourir des ‘bugs' », ajoute M. Gambis dont le service est basé à l’Observatoire de Paris.

Par cette seconde additionnelle, l’Homme entend réconcilier deux échelles de temps, celle du Temps Universel (TU) basé sur la rotation de la Terre et sa position par rapport aux astres et celle du Temps Atomique International (TAI), défini depuis 1971 à partir du parc mondial d’horloges atomiques.

Lorsque le Temps Universel Coordonné (UTC) a été créé en 1972 par un accord international, il a été convenu que l’écart entre les deux ne devait pas dépasser 0,9 seconde. Au-delà, une seconde intercalaire doit être insérée dans le temps UTC.
Depuis 1972, 26 secondes (en comptant celle du 30 juin) ont été rajoutées.

Une seconde de trop ?

Sur le très long terme, la planète bleue a tendance à ralentir, notamment en raison de l’attraction gravitationnelle de la Lune et du Soleil, responsable des marées.

Les horloges atomiques actuelles, qui s’appuient sur les propriétés des atomes pour mesurer le temps, sont en revanche d’une exactitude telle qu’elles n’enregistreraient qu’une seconde de dérive toutes les 300 millions d’années.

Actuellement, près de 400 horloges atomiques dans le monde permettent au Bureau International des Poids et Mesures (BIPM) basé à Sèvres (région parisienne) de calculer le Temps Universel Coordonné (UTC).

Mais l’exercice de la seconde intercalaire n’est pas du goût de tout le monde et certains pays (États-Unis, France…) souhaiteraient le supprimer, le jugeant inutilement compliqué, pour ne plus se fier qu’aux horloges atomiques alors que d’autres (Grande-Bretagne notamment) plaident pour son maintien.

Une réunion organisée dans le cadre de l’UIT (Union Internationale des Télécommunications) aura lieu à ce sujet en novembre 2015 à Genève.

Les tenants de la suppression de cette seconde additionnelle soulignent qu’elle devient plus difficile à gérer maintenant que de nombreux équipements ont des horloges internes.

Le dernier ajout d’une seconde intercalaire le 30 juin 2012 avait provoqué un problème de synchronisation sur le web, notamment pour des serveurs ou des sites marchands.

Le géant américain de l’internet Google, qui a eu des soucis par le passé à cause de cette seconde additionnelle, a pris des dispositions pour que cela ne se reproduise pas cette année.

Le monde de l’espace aussi est attentif. Il n’y a jamais de lancement de fusées ces jours-là.

Les tenants du statu quo jugent que le système actuel est un bon compromis.

Si la seconde intercalaire était supprimée, le temps UTC serait alors découplé de la rotation de la Terre.

Pour Daniel Gambis, supprimer la seconde intercalaire reviendrait « à s’abstraire du temps naturel », lié aux astres. « Est-ce qu’on veut mettre l’Homme au service de la technologie ou la technologie au service de l’Homme », s’interroge-t-il ?

http://quebec.huffingtonpost.ca/

NAVIGATION Le Costa Concordia se dresse à nouveau devant le Giglio


Après le naufrage tant parler du navire le Costa Concordia, le bâteau se relève de ses flots, montrant sa façade rouillée et abîmée par l’impact du naufrage et de l’eau salée.
Nuage

 

NAVIGATION

Le Costa Concordia se dresse à nouveau devant le Giglio

 

AFP PHOTO/FILIPPO MONTEFORTE/ANDREAS SOLARO/VINCENZO PINTO

ILE DE GIGLIO – Après une rotation aussi spectaculaire que réussie, la masse imposante du Costa Concordia dominait de nouveau mardi le minuscule port du Giglio où il stationnera encore des mois, le temps de préparer son renflouement.

Depuis la rive, l’immense silhouette de l’ex-palace flottant, un peu écrasé sur lui-même depuis son naufrage le 13 janvier 2012 lors d’une manoeuvre hasardeuse d’approche de la côte, se détache très nettement à l’horizon, droite comme un « I ». Le flanc droit, resté immergé dans l’eau salée pendant 20 mois est tout rouillé, l’autre d’un blanc éclatant.

Le navire se trouve «aux deux tiers sous l’eau et un tiers en surface», a indiqué à la presse l’ingénieur Franco Porcellacchia, responsable du projet pour Carnival, maison-mère américaine de Costa. Selon lui, l’étape «la plus délicate» est à présent franchie.

De la protection civile chargée du projet pour le gouvernement jusqu’au consortium américano-italien Titan-Micoperi en passant par l’Observatoire de l’environnement, tout le monde s’est félicité de la collaboration fructueuse entre privé et public et au sein d’une équipe de 500 personnes de 26 nationalités différentes.

La rotation du mastodonte de 114 000 tonnes, échoué à quelques mètres du Giglio, une première mondiale, entamée lundi matin, a duré en tout une vingtaine d’heures.

La recherche des corps

AFP PHOTO / VINCENZO PINTO

Prochaines étapes:

tout d’abord la recherche des corps de deux disparus (sur les 32 morts du naufrage), une passagère italienne et un serveur indien, qui débutera «au plus tard dans les prochains jours» une fois vérifiées les conditions d’accès au navire, a précisé le chef de la protection civile Franco Gabrielli. «Les couloirs qui étaient devenus des puits» quand le navire avait basculé à 65 degrés, vont redevenir pour certains accessibles, a-t-il noté.

Elio Vicenzi, veuf de la touriste italienne et l’Indien Kevin Rebello, qui cherche son frère Russel, sont attendus dès mardi sur l’île.

Ensuite, démarreront la réparation du flanc droit, le positionnement d’une dizaine de caissons puis les préparatifs pour le renflouement.

Un processus qui prendra des semaines, voire des mois, jusqu’à son remorquage vers un port où il sera démantelé, pas avant le «premier semestre de l’an prochain», selon M. Gabrielli.

Piombino (le plus proche), Naples ou Palerme, les médias italiens se perdent déjà en querelles de clocher sur la destination.

Renforcer la coque

En attendant, «pour supporter l’hiver dans sa position actuelle», le navire qui repose par 30 mètres de fond sur un lit de ciment et des plateformes spécialement créées verra sa coque renforcée et amarrée à des câbles et tirants d’acier.

Autre tâche qui attend les opérateurs de Titan-Micoperi, récupérer le contenu des coffre-forts dans les cabines des 4000 occupants du paquebot. Selon M. Porcellacchia, c’est une clause du contrat signé avec Costa-Carnival qui a pris en charge la totalité des opérations pour un coût dépassant déjà les 600 millions d’euros.

Éviter la pollution

Tout cela en continuant d’éviter toute pollution du Giglio, réserve marine à la flore et faune exceptionnelles.

M. Gabrielli, les analyses de l’eau sont constantes et «jusqu’à l’ADN des oursins de mer est examiné pour voir s’ils n’auraient pas subi des mutations».

Le redressement a été déclaré terminé à 4H00 du matin, salué par les sirènes de bateau. Au petit matin, des dizaines de bouteilles de bières vides témoignaient des célébrations des techniciens et ingénieurs mobilisés pour la rotation.

Soulagé

AFP PHOTO / VINCENZO PINTO

Héros de la nuit, Nick Sloane, un Sud-Africain spécialiste en renflouement, dirigeait les opérations avec 11 autres experts (informaticien, ingénieurs, spécialistes de robots sous-marins commandés à distance) depuis une plateforme flottante.

«Je suis soulagé», a confié le «senior salvage master», accueilli par sa femme qu’il a embrassée comme s’il la retrouvait après des années. Pour lui, si le Concordia a supporté la phase de redressement, «il est suffisamment fort pour reflotter». 

AFP PHOTO / VINCENZO PINTO

AFP PHOTO / VINCENZO PINTO

AFP PHOTO / VINCENZO PINTO

AFP PHOTO / VINCENZO PINTO

http://www.journaldemontreal.com

Le Saviez-vous ► Rose des vents :Quelle est l’origine de la rose des vents ? Le nord a-t il toujours été au nord ?


La rose des vents, un outil pratique pour la navigation ainsi que tout déplacement ou les points de repère sont important pour ne pas se perdre et tourner en rond. La rose des vents a eu quelques modifications tout au long des siècles pour être ce que l’on connait aujourd’hui
Nuage

 

Rose des vents :Quelle est l’origine de la rose des vents ? Le nord a-t il toujours été au nord ?

 

Par LeParrain

 

Une des techniques les plus anciennes utilisées pour naviguer est la rose des vents. Son principe est de trouver sa route selon la direction du vent puis de naviguer.

Il semblerait que les Phéniciens aient été les premiers à faire usage de cette rose des vents. Plus tard, elle a été utilisée dans la Grèce Antique et améliorée par les marins italiens.

La rose des vents utilise à ses débuts les 4 vents des points cardinaux. Mais très vite, les vents intermédiaires y sont ajoutés, portant ainsi la rose à 8 vents, 16 vents, voire 32 vents.


Chaque école de cartographie a développé sa propre rose.

Mais la rose des vents n’a pas toujours été celle que l’on connaît aujourd’hui : 32 points, orientée au Nord et dessinée par le Portugais Pedro Reinel dans sa carte de 1504.

Carte de Pedro Reinel

Bien avant, au Moyen Âge, la vision occidentale du monde était réduite à l’Europe, l’Afrique et une partie de l’Asie

.
La religion chrétienne était pratiquée par tout l’Occident, et Jérusalem était considérée comme supérieure à tout. Par ailleurs, le monde était vu comme une galette, et il était impensable de quitter les côtes de peur de tomber de la galette, à l’horizon.

Et les cartes possédaient à cette époque une orientation autre :

  • Le haut de la carte était l’Est : le vent qui en soufflait était le vent oriental que les Italiens nommaient vent d’amont puisque venant du haut (de la carte).
  • Le bas de la carte était l’Ouest : le vent qui en soufflait était le vent occidental que les Italiens nommaient vent d’aval puisque venant du bas (de la carte).
  • La gauche de la carte était le Nord : le vent qui en soufflait était le vent septentrionalque les Italiens nommaient vent de bize. « Nord » vient de l’ancien haut-allemand nordprovenant de l’unité linguistique proto-indo-européenne ner- qui signifie « gauche ».
  • Certains pensent que cela se rapporte à la gauche du soleil levant, ce qui peut être une explication, mais celle qui semble être la bonne est tout simplement que sur cette rose des vents, le Nord se trouve à la gauche de la carte.
  • La droite de la carte était le Sud : le vent qui en soufflait était le vent méridional que les Italiens nommaient vent austre. « Sud » provient de l’ancien anglais suth (xie–xiiesiècle), lui-même déformé de l’allemand Sund désignant le soleil. Le terme « méridien » est un synonyme vieilli de sud.

http://omnilogie.fr

La mythique «pierre de soleil» des Vikings aurait été trouvée


La pierre que les Vikings se servaient pour se diriger en mer serait semble-t-il serait découvert … une pierre qui a une particularité exceptionnelle de chercher la lumière beau temps, mauvais temps.. Utile pour la navigation quand la technologie comme on la connait était très loin d’exister
Nuage

 

La mythique «pierre de soleil» des Vikings aurait été trouvée

 

Dans une étude publiée plus tôt cette semaine,... (Photo : Guy Ropars, AP)

Dans une étude publiée plus tôt cette semaine, des archéologues français et britanniques décrivent un bloc de calcite islandais retrouvé au fond de la Manche dans une épave datant du 16e siècle.

PHOTO : GUY ROPARS, AP

Associated Press
Londres

La légendaire «pierre de soleil» qui aurait notamment aidé les navigateurs vikings à se rendre jusqu’à Terre-Neuve aurait été retrouvée.

Dans une étude publiée plus tôt cette semaine, des archéologues français et britanniques décrivent un bloc de calcite islandais retrouvé au fond de la Manche dans une épave datant du 16e siècle.

Ce bloc blanchâtre permettait apparemment aux navigateurs médiévaux de déterminer la position du soleil même s’il était caché par les nuages ou par le brouillard, ou s’il se trouvait sous l’horizon.

Cette pierre est capable de biréfringence, la propriété qu’ont certains corps transparents de diviser en deux le rayon lumineux qui les pénètre. Cela permet ensuite de déterminer avec une grande précision l’origine de la lumière.

Un chercheur français, Albert Le Floch, a expliqué que les Vikings n’auraient pas eu besoin de comprendre ce phénomène physique pour réaliser à quel point la pierre était facile à utiliser.

Les Vikings étaient de grands navigateurs et ils utilisant le soleil, les étoiles, les montagnes et même la migration des baleines pour parcourir les océans. Certains s’émerveillent toutefois de leur capacité à parcourir de vastes distances entre le Groenland, l’Islande et Terre-Neuve.

M. Le Floch souligne qu’une légende islandaise – la saga de Saint-Olaf – semble faire référence aux cristaux de calcite quand on raconte qu’Olaf a utilisé une «pierre de soleil» pour mesurer la position du soleil lors d’une journée enneigée. Les références médiévales à une telle pierre se font toutefois rares.

Plusieurs experts demeurent sceptiques et soulignent qu’aucune «pierre de soleil» n’a jamais été retrouvée dans un navire ou dans une tombe viking. M. Le Floch rétorque que ces cristaux se détériorent très rapidement quand ils sont exposés à l’acide, au sel ou à la chaleur.

Il souligne que la pierre sur laquelle porte son étude, le cristal d’Alderney, était entièrement transparente avant d’être rendue opaque par l’eau de mer.

http://www.lapresse.ca