La sonde Voyager 2, lancée en 1977, atteint l’espace interstellaire


Il n’y a pas à dire, il y a 41 ans, c’était du solide et du durable. En effet, la sonde Voyager 2 même s’il est à des milliards de km de la Terre, il continue à communiquer avec la NASA. Même s’il ne peut utiliser toutes ses fonctions, il demeure quand même opérationnel
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La sonde Voyager 2, lancée en 1977, atteint l’espace interstellaire 

 

The Associated PressPhoto d’archives de Voyager 2

À dix-huit milliards de kilomètres de la Terre, après 41 années de voyage dans le système solaire, la sonde Voyager 2 a atteint une zone où le vent solaire ne souffle plus, a annoncé la NASA lundi.

À cette distance extraordinaire, chaque message de Voyager 2 met 16 heures et demie à atteindre la Terre. Par comparaison, le temps de communication à la vitesse de la lumière est de 8 minutes pour Mars actuellement.

Les scientifiques de la NASA ont confirmé lundi que Voyager 2 était sortie de l’héliosphère, la bulle protectrice de particules et de champs magnétiques créés par le Soleil. L’appareil a traversé l’héliopause, limite au-delà de laquelle ce vent solaire n’atteint plus les objets.

Mais la sonde reste techniquement dans le système solaire, dont la frontière est fixée aux confins du nuage d’Oort, bien au-delà de Pluton, et que la NASA compare à «une grosse bulle épaisse autour du système solaire». Ce nuage, composé probablement de milliards de corps glacés, reste sous l’influence de la gravité du Soleil. Voyager 2 mettra encore 30.000 ans à traverser cette ceinture.

En 2012, Voyager 2 est devenue la plus plus longue et la plus mythique mission de la NASA. Ses instruments continuent d’envoyer des observations.

Lancée alors que Jimmy Carter était président des États-Unis, elle a survolé Jupiter en 1979, puis Saturne, Uranus et Neptune, en 1989.

Comme elle fonctionnait encore après avoir dépassé Neptune, la NASA a continué la mission. Les ingénieurs ont éteint ses caméras pour économiser son énergie.

Sa sonde jumelle, Voyager 1, qui a quitté la Terre seize jours après elle, a atteint l’espace interstellaire en 2012 et continue encore de fonctionner. Mais l’un de ses instruments cruciaux pour mesurer le vent solaire, baptisé Plasma Science Experiment, est tombé en panne en 1980.

«Cette fois, c’est encore mieux», a dit Nicky Fox, directeur de la division d’héliophysique de la NASA.

«Les informations envoyées par les Voyager sur les limites de l’influence du Soleil nous donnent un aperçu inédit d’un territoire vraiment vierge».

Les deux sondes vont «très bien, pour des seniors», a dit Suzanne Dodd, directrice des communications interplanétaires de la NASA.

Selon elle, elles pourraient encore durer cinq ou dix ans, la seule limite étant la perte progressive de capacité de leur générateur à radioisotopes, qui fournit de l’énergie par la désintégration de matériaux radioactifs.

Les sondes emportent chacune des enregistrements de sons et d’images de la Terre sur des plaques en or et en cuivre.

Même éteints, les engins continueront de voyager potentiellement des milliards d’années avec leurs disques, et «ces capsules temporelles pourraient un jour être les seules traces de la civilisation humaine», dit la NASA sobrement dans son communiqué.

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Écoutez pour la première fois le son des vents martiens


Grâce à la sonde InSight a pour but d’étudier les tremblements de terre sur Mars. En attendant qu’il se mette au travail, il a enregistré le vent sur la planète rouge. La NASA a dû augmenter de quelques octaves pour notre oreille puisse l’entendre.
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Écoutez pour la première fois le son des vents martiens

 

Crédits : NASA/JPL-Caltech.

par Brice Louvet

L’atterrisseur InSight de la NASA, sur Mars depuis un peu moins de deux semaines, a récemment enregistré des vibrations causées par le vent soufflant sur les instruments scientifiques. Vous vous apprêtez à écouter les tout premiers “sons” des vents martiens.

Cela ne vous aura pas échappé : la sonde Insight, de la NASA, a survécu à la descente risquée dans l’atmosphère de Mars. À peine atterri, le robot nous a même gratifié d’une première photo (poussiéreuse), nous rassurant quant à ses capacités de fonctionnement. Ses panneaux solaires désormais activés, InSight a récemment pu configurer son sismomètre (SEIS), destiné à mesurer les “tremblements de Mars”. En attendant de pouvoir être déposé au sol pour commencer les analyses, l’instrument a enregistré d’autres types de vibrations. Un véritable régal auditif complètement imprévu.

Les sons de ces coups de vent ont été enregistrés par l’instrument SEIS, un sismomètre du Cnes, installé à bord de la sonde InSight, ainsi que par un capteur de pression.

“Ce sont les quinze premières minutes de données d’un des sous-composants du sismomètre”, explique Thomas Pike, de l’Imperial College à Londres et responsable de l’instrument. “C’est un peu comme un drapeau flottant dans le vent. Mais le son a vraiment l’air de venir d’un autre monde, ce qui est exactement le cas, poursuit-il. Notre oreille n’est pas habituée à reconnaître ce son”.

Des sons venus d’un autre monde

“Inaltérées, ces vibrations sont à peine audibles, car elles ont été enregistrées à une fréquence de 50 hertz, à l’extrémité inférieure de ce que l’oreille humaine peut détecter“, explique en effet le chercheur.

Une différence de fréquences que nous devons à l’atmosphère martienne, très fine et très peu dense (1% de l’atmosphère terrienne). C’est pourquoi la NASA a tenu à partager ce fichier audio avec un son décalé de six octaves, dans une plage audible pour l’Homme.

Tremblements de Mars

On rappelle évidemment que la mission principale d’Insight sera d’étudier les “tremblements de Mars” en plantant un sismomètre dans le sol. Si la plupart des tremblements de terre sur notre planète se produisent à cause de la tectonique des plaques, ce n’est pas le cas de Mars. L’objet de la mission sera donc de déterminer l’origine de ces vibrations martiennes.

Analyser les ondes sismiques martiennes pourrait également permettre de comprendre la composition de l’intérieur de la planète rouge. En traversant la planète, les ondes recueillent en effet au passage des informations contenues dans les sols. Si tel est le cas, nous serons alors en mesure de mieux appréhender la formation des planètes rocheuses en général, et donc de la Terre.

Source

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La Nasa découvre un objet intrigant sur Mars


    Alors qu’on parle beaucoup de la sonde InSight, Curiosity est toujours en fonction sur la planète Mars. Ce dernier a trouvé quelque chose d’incongrue. D’après la NASA, cela pourrait être un caillou venu de l’espace ..ce qui serait en tout cas, le plus plausible.
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    La Nasa découvre un objet intrigant sur Mars

    Un objet inconnu « particulièrement brillant » a été repéré sur l’une des images prises récemment par Curiosity, indique la Nasa qui a décidé de renvoyer son rover étudier la pierre baptisée « Little Colonsay. » © AP, Nasa.

    Le rover Curiosity a découvert sur la planète rouge un objet particulièrement brillant qui intrigue les scientifiques de la Nasa. Est-ce une météorite, un morceau de métal natif,  ou autre chose? La Nasa a en tout cas décidé de renvoyer son robot mener des analyses chimiques de l’objet non identifié.

    On aurait tendance à l’oublier mais la sonde InSight n’est pas toute seule sur Mars. Son grand frère, le rover Curiosity, a élu domicile sur la planète rouge en 2012 et a déjà parcouru près d’une vingtaine de kilomètres dans la zone du cratère Gale. Les deux robots de la Nasa se trouvent à environ 600 kilomètres de distance l’un de l’autre.

    Y a-t-il eu de la vie sur Mars?

    Pour rappel, la mission de Curiosity a pour objectif de déterminer si l’environnement martien a permis l’apparition de la vie dans le passé. InSight se chargeant quant à elle d’explorer les profondeurs de la planète rouge afin de comprendre sa formation, et donc par comparaison celle de la Terre.

    Curiosity, qui est entré dans la troisième et dernière phase de sa mission, envoie régulièrement des images de son environnement via sa ChemCam (pour Chemistry and Camera complex). Un objet inconnu « particulièrement brillant » a été repéré sur l’une des images prises récemment par Curiosity, indique la Nasa qui a décidé de renvoyer son rover étudier la pierre baptisée « Little Colonsay. »

    « Les apparences sont parfois trompeuses »

    « Nous pensons qu’il pourrait s’agir d’une météorite car cet objet est brillant », a déclaré la NASA. « Mais les apparences sont parfois trompeuses », précise-t-on encore à l’agence spatiale américaine.

    Pour déterminer l’origine exacte de l’objet, il est indispensable de mener les analyses chimiques appropriées.

    Source: Nasa

La NASA a découvert un mystérieux iceberg parfaitement rectangulaire en Antarctique


Difficile à croire que cet iceberg avec sa forme rectangulaire parfaite est fait naturellement. La nature a toujours de quoi surprendre.
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La NASA a découvert un mystérieux iceberg parfaitement rectangulaire en Antarctique

 

 

par  Laura Boudoux

Il est absolument plat, et forme un rectangle parfait, au milieu du chaos des glaciers de l’Antarctique.

Le 17 octobre, la NASA a découvert un iceberg de forme géométrique, prenant de court ses abonnés sur Twitter en postant une photo qui semble truquée.

L’iceberg flotte, à côté de la banquise Larsen C, et « ses angles aigus, ainsi que sa surface plane indiquent qu’il s’est probablement récemment détaché de la banquise », indique l’Agence spatiale américaine dans son tweet.

Voir l'image sur Twitter

 

Un iceberg qui paraît avoir été sculpté par une mystérieuse présence dans l’Antarctique, mais qui est en réalité 100 % d’origine naturelle. Si dans l’imaginaire collectif, un iceberg ressemble plutôt à un mont affûté et pointu, comme celui qui a fait couler le Titanic, il existe en vérité deux sortes de blocs de glace d’eau douce. Les icebergs tabulaires, eux, sont toujours de forme plate, et possèdent une longueur cinq fois supérieure à leur hauteur. Comme les blocs non-tabulaires, la partie visible ne représente que 10 % de sa masse totale.

Kelly Brunt, scientifique à l’université du Maryland, a comparé pour Live Science ce genre de formation à un bout d’ongle, qui aurait trop poussé et qui aurait fini par craquer, se détachant ainsi du reste de l’ongle (soit la banquise). Le plus grand iceberg tabulaire jamais enregistré est l’iceberg B-15, qui s’est détaché de la barrière de glace de Ross en Antarctique en 2000, et s’étend sur plus de 11 000 km2. L’iceberg qui vient d’être découvert n’a pas encore été mesuré, mais sa forme étonnante en fait un spécimen clairement « inhabituel », d’après Kelly Brunt.

Sources : NASA/Live Science


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Mars : la NASA a besoin de vous pour faire du sucre et offre 1 million de dollars pour cela !


La NASA est très optimiste pour coloniser Mars, malgré le temps pour y arriver et les divers dangers rencontrer par ce voyage sans retour. Enfin, s’il y arrive, les futurs Martiens ne peuvent pas amener énormément de chose comme le sucre. Alors la NASA lance un concours avec une récompense alléchante.
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Mars : la NASA a besoin de vous pour faire du sucre et offre 1 million de dollars pour cela !

 

sucre cube

Crédits : Wikimedia Commons

par Brice Louvet

Le sucre de tombe pas du ciel, et encore moins sur Mars. Et parce qu’on ne pourra pas tout emporter dans les bagages, il est primordial de pouvoir exploiter les ressources locales pour obtenir des composés utiles.

En ce sens, la NASA propose un concours. Ceux qui réussiront à transformer du CO2 en glucose pourraient même gagner un million de dollars.

Se rendre sur Mars implique de sérieux défis techniques et sanitaires, ou encore psychiques. Si pour l’heure on ne sait pas trop comment s’y rendre en toute sécurité, il arrivera un jour où les Hommes poseront le pied sur Mars. Mais si poser le pied est en soi un exploit, pouvoir y vivre en arrangerait beaucoup – surtout les principaux intéressés. Problème : on ne peut pas prendre tout ce dont on a besoin sur Terre pour le déposer sur Mars. Il manquera de la de place dans les fusées. Et les places sont chères. Il va donc falloir se “fournir” sur place, pour tout ce qui n’est pas élémentaire, avec ce que la planète rouge nous propose. Et sur Mars, il y a du CO2, beaucoup de CO2.

Le dioxyde de carbone constitue la base moléculaire des sucres. Le glucose étant la forme de sucre la plus facile à métaboliser, la substance est donc la plus simple à convertir en énergie.

« Permettre une vie humaine soutenue sur une autre planète nécessitera beaucoup de ressources et nous ne pouvons pas apporter tout ce dont nous aurons besoin. Nous devons faire preuve de créativité, explique dans un communiqué Monsi Roman, responsable du programme Centennial Challenges de la NASA. Si nous pouvons transformer une ressource existante et abondante comme le dioxyde de carbone en une variété de produits utiles, les applications spatiales et terrestres sont sans fin ».

Mais encore faut-il pouvoir y arriver. C’est pourquoi la NASA vous lance un défi : transformer du CO2 en glucose. Les intéressé·e·s ont jusqu’au 24 janvier prochain pour s’inscrire, et jusqu’au 28 février suivant pour envoyer leurs candidatures. Une première phase visera à ne garder que cinq candidatures (250 000 dollars divisés par 5), avec des plans théoriques. Ensuite, une seconde phase consistera à tester les méthodes soumises au jury, avec pour l’équipe gagnante un prix de 750 000 dollars à la clé.

Alors, vous êtes prêt·e ?

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Un objet étrange sur Mars a surpris la NASA


.Plus de 6 ans que Curiosity vagabonde sur Mars pour étudier la géologie de la planète. Les scientifiques étaient inquiets après les tempêtes comment allait leur rover, surtout après un cliché d’un objet qui n’a pas l’air naturel.
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Un objet étrange sur Mars a surpris la NASA

 

débris mars

Crédits : NASA / JPL-Caltech / MSSS

par Maximilien Llorca

Un objet étrange a surpris la NASA après les tempêtes qui ont sévi sur Mars. Soit il s’agissait d’une partie du rover Curiosity arrachée par les vents violents, soit celui-ci allait susciter bon nombre de spéculations. La NASA a tranché.

Lorsque la NASA a vu la présence d’un tel objet sur ses images, les scientifiques ont immédiatement cherché à identifier sa provenance. Leur première crainte fut la même qu’en 2012 lorsqu’une pièce était apparue sur les écrans de l’équipe en charge du rover. Finalement, celle-ci n’était qu’une pièce faisant partie de la sonde qui avait emmené Curiosity sur Mars.

Afin d’analyser cet objet, Curiosity a pris des clichés et les a transmis aux chercheurs. En attendant les analyses, ils ont nommé ce corps inerte Pettegrove Point Foreign Object Debris.

Plus de peur que de mal pour Curiosity

Finalement, les analyses ont permis de conclure que Curiosity était bien entier, et qu’il n’avait perdu aucune pièce. En effet, et à leur grande joie, les ingénieurs se sont aperçus que l’objet qui les inquiétait tant n’était simplement qu’un éclat de roche. Malgré cette nouvelle rassurante, la NASA reste attentive à toutes les anomalies que pourrait avoir Curiosity. Dès 2013, les scientifiques avaient remarqué que les roues du rover s’usaient plus rapidement que prévu. Fort heureusement, Curiosity – avec ses 6 roues – permet de compenser les différentes usures qu’elles présentent. Toutefois en 2017, le grouser d’une roue a été fortement endommagé (les grousers sont des sortes de rainures présentes sur les roues de Curiosity). La NASA avait alors indiqué qui si 3 grousers d’une roue cassaient, celle-ci atteindrait alors les 60 % de sa durée de vie.

Rappelons que Curiosity avait pour but d’étudier la géologie de Mars, afin d’en comprendre l’histoire et de déterminer si par le passé, il y a eu une possible apparition de vie microbienne. Pour le moment, Curiosity remplit parfaitement sa mission malgré les petits contretemps vécus depuis son arrivée sur Mars le 6 août 2012.

Sources : NASAHuffingtonPost

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Un monde en feu : la Nasa dévoile une carte mondiale des incendies


Partout sur terre, il y a des incendies, certains sont volontaire pour dégager la végétation pour de nouvelles cultures, élevages, et extension urbaine. Alors, que d’autres c’est la catastrophe et de grande pertes en suivent
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Un monde en feu : la Nasa dévoile une carte mondiale des incendies

 

La mission Worldview montre les incendies dans le monde en temps réel. © Nasa, EOSDIS

La mission Worldview montre les incendies dans le monde en temps réel. © Nasa, EOSDIS

Céline Deluzarche

Journaliste

 

Les milliers de points rouges affichés sur cette carte représentent chacun un incendie en cours. Cette image, captée le 22 août 2018 par les satellites de la mission Worldview, Earth Observing System Data and Information System (EOSDIS) se base sur la température du sol enregistrée grâce au rayonnement infrarouge.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la plupart de ces impressionnants incendies sont volontaires. En Afrique, qui apparaît clairement en rouge sur la carte, les fermiers les allument délibérément pour se débarrasser de la végétation afin de dégager le terrain pour de nouvelles cultures ou des pâturages. Hélas, si les incendies favorisent en effet la fertilisation du sol, ils dégradent gravement la qualité de l’air. 

Au Brésil, des milliers d’hectares de forêt amazonienne partent ainsi chaque année en fumée pour laisser place à l’élevage de bovins et à l’extraction minière. Des incendies qui tournent souvent au désastre par manque de contrôle et qui sont responsables d’un tiers de 4,5 millions d’hectares de forêt amazonienne partis en fumée en 2017 au Brésil, d’après le Global Forest Watch. Cette pratique s’additionne à celle des feux de décharge, dans un pays où la gestion de déchets est défaillante.

Sécheresse, chaleur, mauvaise gestion des forêts, étalement urbain : le cocktail explosif

Dans les autres régions du globe, les zones en rouge sont principalement dues aux incendies de forêt. Le Chili, qui connaît depuis plusieurs années une sécheresse persistante et des températures élevées est particulièrement touché. Les incendies sont aggravés par le fait que de nombreuses espèces natives ont été remplacées par des eucalyptus et des pins pour la production de bois et de papier. Or, leurs feuilles et épines contiennent des résines hautement inflammables, qui propagent les flammes une fois tombées au sol, comme l’a révélé une étude publiée dans PLoS One, le 22 août dernier. L’Australie est elle aussi victime de graves incendies, favorisés par l’extension urbaine, et ce alors que nous sommes là-bas en plein hiver.

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Le Saviez-Vous ► Une trentaine de faits insolites


 

On connait la plupart des sujets mais pas nécessairement l’origine ou des faits assez insolites
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Une trentaine de faits insolites

Ces faits insolites – mais authentiques! –vont vous surprendre par leur côté inusité. Vous aurez raison de penser que la réalité dépasse souvent la fiction.

MARISSA LALIBERTE

Fait insolite: Les flamants plient leurs pattes à la cheville.

Les flamants plient leurs pattes à la cheville, pas au genou

Ils se tiennent debout sur leurs extrémités. Leurs genoux sont situés près du corps et sont recouverts de plumes.

Les montagnes russes ont été inventées pour éloigner les Américains de leurs péchés

Dans les années 1880, l’homme d’affaires LaMarcus Thompson en avait marre de voir ses compatriotes américains perdre leur temps dans des endroits de luxure comme les saloons et les bordels. Il a donc décidé de remettre sur pieds l’un des endroits où l’immoralité était reine : Coney Island, à New York.

Il y a construit les premières montagnes russes d’Amérique, afin d’offrir aux New-Yorkais un endroit où avoir du plaisir sain, loin des tentations pécheresses.

Les glaces sur bâtonnet (popsicles) ont été inventées par accident par un gamin de 11 ans

C’est en 1905 qu’un garçon de 11 ans, Frank Epperson, a laissé son verre d’eau rempli de poudre de soda à l’extérieur, incluant le bâton de bois servant à mélanger le tout. Le tout s’est solidifié au cours de la nuit froide, et ainsi est né l’Epsicle.

Il s’est alors mis à vendre son invention aux gens du quartier, et un parc d’attractions local s’est empressé de breveter la recette. Le nom fut changé pour Popsicle quelques années plus tard, étant ainsi appelé par les enfants qui les adoraient.

Le paresseux peut retenir sa respiration plus longtemps que le dauphin

C’est en réduisant son rythme cardiaque que le paresseux peut retenir sa respiration jusqu’à 40 minutes. Le dauphin nécessite une entrée d’air après 10 minutes.

Les pommes de supermarché peuvent avoir été cueillies un an auparavant

Les pommes dites fraîches ne le sont pas toujours. Elles sont habituellement cueillies entre août et novembre, recouvertes de cire, séchées à l’air chaud et entreposées au froid. C’est après une période de 6 à 12 mois qu’elles se retrouvent parfois sur les présentoirs de l’épicerie.

Il est impossible de fredonner en se pinçant le nez

Vous venez d’essayer, n’est-ce pas? Lorsqu’on fredonne, c’est l’air sortant de notre nez qui crée le son, ce qui devient impossible lorsque ce dernier est bloqué.

Les pieuvres possèdent trois cœurs

À l’instar des calmars, les pieuvres ont trois cœurs; un pour pomper le sang dans leur corps, les deux autres pour faire fonctionner les branchies.

La pâte wasabi n’en est habituellement pas

Le wasabi est dispendieux. La plupart des compagnies qui en produisent utilisent donc du raifort. Le véritable wasabi est beaucoup plus doux que ce que vous consommez habituellement avec votre sushi.

Michel-Ange a détesté peindre la chapelle Sixtine, et en a fait un poème

Le poème qu’il a partagé avec ses amis débute ainsi :

«Dans ce labeur, un goitre m’est venu,

Comme l’eau en fournit aux chats de Lombardie

(Ou ailleurs où l’eau stagnante est poison)»

Les bonnets d’âne étaient autrefois signe d’intelligence

Le philosophe du 13e siècle John Duns Scotus croyait qu’un chapeau pointu aiderait celui ou celle qui le porte à partager ses connaissances, devenant une extension du cerveau. Ses disciples le portaient d’ailleurs fièrement. Toutefois, ses idées étant moins populaires au 15e siècle, l’interprétation du bonnet d’âne a complètement changé de cap et la personne qui le porte depuis est source de moqueries.

Adolf Hitler a été nommé pour recevoir un prix Nobel

Ne vous alarmez pas; le politicien suédois qui a envoyé la lettre de nomination en 1939 posait un geste d’ironie et a retiré son invitation. Tout aussi ironique, Hitler avait interdit aux Allemands d’accepter ce prix quatre ans plus tôt.

Les homards goûtent avec leurs pattes

Ce sont de petits poils situés à l’intérieur des pinces des homards qui leur servent d’équivalent à nos papilles gustatives. De plus, leurs dents se trouvent… dans l’un de leurs trois estomacs.

Le créateur de l’Internet regrette la manière d’écrire l’URL

Tim Berners-Lee, l’auteur du programme principal qui se cache derrière le WWW, ne regrette qu’une chose : avoir ajouté les // après « https : » dans l’adresse web.

Ce protocole de programmation n’avait pas de réelle utilité. Il avouait en 2009 qu’avoir abandonné l’idée aurait sauvé du temps et de l’espace. On peut aisément lui pardonner ce fait.

La famille royale britannique tire son nom de Windsor

On pourrait croire que le château de Windsor tire son nom de la Maison de Windsor, mais c’est le contraire! C’est en 1917 que la famille royale, alors nommée Maison de Saxe-Coburg-Gotha, a changé de nom afin de se défaire de la référence allemande. C’est ce qui explique le choix du nom Windsor, associé à une ville anglaise.

L’Empire State Building possède son propre code postal

C’est le 10118.

La guerre la plus courte de l’histoire n’a duré que 38 minutes

En 1896, lorsque le sultan du Zanzibar – pays protégé par l’Empire britannique – a rendu l’âme, son remplaçant s’est installé sur le trône sans l’accord des Anglais.

Les tensions se sont envenimées suite au refus de Khalid bin Barghash d’abdiquer. Après un bombardement du palais de moins de 40 minutes par les forces maritimes britanniques, ce dernier a pris la fuite, mettant de ce fait un terme à la très brève guerre.

La langue de la baleine bleue peut peser autant qu’un éléphant

Par ailleurs, son cœur peut peser jusqu’à près d’une tonne et ne nécessite qu’un battement aux 10 secondes.

Au départ, la tour Eiffel devait être installée à Barcelone

La ville espagnole a refusé la tour, jugeant son design trop laid. Gustave Eiffel s’est alors tourné vers Paris pour l’y installer temporairement, le temps de l’Expo universelle de 1889. À l’instar des Espagnols, les critiques français n’ont pas apprécié l’œuvre.

Anagramme d’Albert Einstein

En anglais, l’anagramme d’Albert Einstein est « ten elite brains », soit « 10 cerveaux d’élite »

La plus large chute au monde se trouve sous l’eau

Eh oui, il existe des chutes en dessous des océans. Dans le détroit du Danemark, l’eau froide de la mer du Nord est plus dense que le courant d’Irminger, qui est chaud. Résultat : l’eau froide se dirige vers le fond de la mer, à quatre kilomètres, à 123 millions de pieds cubes par seconde.

La reine Elizabeth II a une remplaçante pour protéger ses yeux du soleil

Ella Slack possède la même taille et stature que la reine. Avant chaque grand événement officiel, elle se soumet à une ronde de pratique afin d’éviter des désagréments à l’illustre Elizabeth – comme avoir le soleil dans les yeux par exemple.

Elle occupe ce poste depuis maintenant trois décennies, mais n’a toujours pas le droit de prendre place sur le trône. Elle doit donc se pencher au-dessus.

Les ombres sont plus sombres sur la Lune

L’atmosphère terrestre disperse plus de lumière du Soleil, donc les ombres projetées ne sont pas excessivement sombres. Sur la Lune, elles sont si noires que l’astronaute Neil Armstrong affirmait avoir de la difficulté à voir où il mettait le pied.

Les  concombres de mer se battent avec leur ventre

Lorsqu’il se sent menacé, le concombre de mer projette ses organes internes à l’extérieur de son corps. Il faut savoir que ceux-ci sont un véritable poison pour les prédateurs. Il se débarrasse ainsi parfois complètement de son système digestif, qui repoussera.

A l’origine, la Statue de la Liberté était un phare

Un mois après son dévoilement en 1886, la célèbre statue new-yorkaise débutait sa carrière de phare qui allait durer 16 ans. Sa torche était visible à une quarantaine de kilomètres à la ronde.

Les fraises ne sont pas des baies

Les framboises et les mûres non plus, selon les botanistes. Les véritables baies proviennent d’une fleur portant un seul ovaire et ont deux graines ou plus. Les fraises n’en sont donc pas, mais les bananes, les kiwis et les melons d’eau, oui

Le Trésor américain a déjà imprimé des billets de 100 000$

Entre le 18 décembre 1934 et le 9 janvier 1935, des billets de banque à l’effigie de Woodrow Wilson ont été imprimés par la Réserve fédérale, mais n’ont jamais été mis à la disposition du grand public, ce qui est sans doute une bonne chose. Vous imaginez perdre un tel billet?

La NASA utilise le compte à rebours en raison d’un film de science-fiction

C’est le compte à rebours que l’on retrouve dans le film muet Frau im Mond de Fritz Lang, en 1929, qui a inspiré la NASA à y avoir recours pour chacun de ses lancements. Toutefois, ce n’est pas une course contre la montre, et la NASA se laisse la liberté de l’arrêter s’il faut s’assurer qu’aucun ennui technique ne sera rencontré.

Avant l’invention du papier hygiénique, les Américains utilisaient des épis de maïs

…ou bien des périodiques, comme l’Almanach des fermiers par exemple, qui était conçu avec un trou afin d’être suspendu dans les toilettes extérieures. On fait avec ce qu’on a, comme on dit.

La plus minuscule guêpe de la planète est plus petite qu’une amibe

La guêpe Megaphragma mymaripenne possède toutes les parties d’un insecte (cerveau, ailes, yeux, etc.), mais elle est longue d’un cinquième de millimètre, ce qui la rend plus petite d’une amibe, constituée d’une seule cellule.

“OK” est probablement l’acronyme de mots inventés

Dans les années 1830, les gens s’amusaient à mal orthographier les abréviations. L’un des plus célèbres exemples est «All correct» (tout va bien, en anglais), qui est devenu «orl korrekt», puis «OK».

Les historiens croient qu’on doit l’utilisation aujourd’hui répandue du terme à la campagne de réélection de Martin Van Buren, surnommé «Old Kinderhook», dont les supporters de New York référaient à eux-mêmes comme le OK Club.

Les chercheurs ont déjà transformé un chat vivant en téléphone

Les chercheurs Ernest Wever et Charles Bray de Princeton ont retiré du pauvre animal son crâne et la majorité de son cerveau afin de brancher l’animal sur une source électrique. Lorsqu’ils lui parlaient dans l’oreille, le son émis pouvait être entendu via un récepteur téléphonique situé dans une autre pièce.

Cette expérience pour le moins tordue a toutefois pavé la voie au développement des implants cochléaires.

Les distributeurs de bonbons PEZ ont été créés pour aider les fumeurs à arrêter

Le créateur autrichien des distributeurs PEZ a nommé son invention en référence au mot allemand pffefferminz qui signifie «menthe».

Lors de leur création en 1927, ces menthes rondes se présentaient dans une boîte en fer, afin de protéger la réputation et la vie privée des ex-fumeurs.

http://selection.readersdigest.ca

Le Saviez-Vous ► Changements climatiques : il y a 30 ans, James Hansen de la NASA tirait la sonnette d’alarme


Il y a 30 ans à décidé de sonner l’alerte contre les changements climatiques. James Hansen de la NASA a pris, je crois, le risque d’un suicide professionnel car la plupart des scientifiques ne parlaient pas avec autant de certitude de l’avenir du climat. Qu’est-ce qui a changé en 30 ans ? Pas grand chose … Les efforts, les décisions politiques ne sont pas suffisants.
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Changements climatiques : il y a 30 ans, James Hansen de la NASA tirait la sonnette d’alarme

 

 Une photographie d'archive datant de 1989 illustre James Hansen parlant devant deux micros.

James Hansen s’adresse à un sous-comité du Sénat américain sur le transport en 1989. Photo : Associated Press/Dennis Cook

Le 23 juin 1988, lors d’un célèbre exposé devant le Sénat américain, James Hansen avertit les élus que le réchauffement de la planète est une réalité. Le climatologue de la NASA crée une onde de choc. Mais 30 ans plus tard, qu’en est-il? Les experts tirent toujours la même sonnette d’alarme… et les politiciens hésitent toujours à prendre des mesures à la hauteur du défi.

Un texte d’Étienne Leblanc, journaliste spécialisé en environnement

James Hansen aurait voulu s’être trompé. Mais les données de l’Institut Goddard en sciences spatiales de la NASA qu’il dirigeait à l’époque laissent peu de place au doute :

« L’effet de serre est détecté et il modifie déjà notre climat », dit-il sans détour aux sénateurs américains le 23 juin 1988.

L’histoire veut que ce soit l’ex-secrétaire d’État américain John Kerry, alors sénateur, qui avait invité James Hansen à venir présenter ses résultats de recherche aux membres du Comité sénatorial sur l’énergie et les ressources naturelles. Le même John Kerry qui a joué un rôle crucial dans la signature de lAccord de Paris sur le climat en 2015.

Dans un exposé qui n’aura duré que vingt minutes, il dit aux élus ce que la plupart des scientifiques se gardaient d’affirmer avec autant de certitude jusque là : la planète se réchauffe, et les actions de l’homme en sont responsables.

Les sénateurs sont curieux d’entendre James Hansen. En ce début d’été 1988, ce qui deviendra une des pires sécheresses du 20e siècle aux États-Unis commence à se faire sentir. Un désastre qui durera plus d’un an, mettant en péril l’agriculture américaine.

La rumeur dit même que John Kerry s’était arrangé pour que l’air conditionné de la salle soit éteint afin que les élus aient chaud. La météo s’est chargée d’aider M. Hansen, car à 2 heures du matin le 23 juin, la température avait déjà atteint 37 °C.

Le témoignage de Hansen fait son effet. Les principaux journaux américains, dont le New York Times et le Washington Post, en font leur une.

Première page du New York Times du 24 juin 1988

L’exposé de James Hansen avait fait la une de plusieurs journaux.  Photo : Archives du New York Times

Quelques mois plus tard, les Nations unies et l’Organisation météorologique mondiale (OMM) donnaient naissance au GIEC, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat. Une organisation qui est rapidement devenue la référence en matière de science du climat.

Des prévisions audacieuses, mais justes

James Hansen, debout derrière un lutrin, semble désigner quelque chose derrière lui alors qu'il s'adresse à plusieurs personnes assises devant lui dans une pièce du Capitole de Washington.

James Hansen donnant une conférence au Capitole de Washington en 2008. Photo : Associated Press/Susan Walsh

Trois décennies plus tard, force est de constater que le réchauffement que prédisait James Hansen en 1988 s’est, pour l’essentiel, avéré.

Quelques mois après le témoignage de 1988, M. Hansen et son équipe publient une étude dans laquelle ils évoquent trois scénarios différents pour les émissions de gaz à effet de serre (GES) : élevées, moyennes et faibles. Les chercheurs se concentrent sur le cas intermédiaire.

Avec ces données, James Hansen et ses collègues prédisent que d’ici 2017, la température moyenne de la Terre sur cinq ans serait d’environ 1,03 °C supérieur à la moyenne calculée par la NASA entre 1950 et 1980.

Ils n’étaient pas loin de la réalité : la température moyenne mondiale calculée par la NASA pendant la période 2012-2017 était de 0,82 °C supérieure à la moyenne des 30 dernières années.

L’ancien vice-président du GIEC, le climatologue belge Jean-Pascal van Ypersele, salue l’audace de James Hansen, notamment sur son affirmation selon laquelle les activités humaines contribuent au réchauffement.

Il a pris des risques! Tous les scientifiques, à cette époque-là, n’étaient pas prêts à dire les choses aussi clairement que lui. Il faut lui reconnaître ça et il faut reconnaître qu’il a eu raison.

Jean-Pascal van Ypersele

30 ans plus tard : un dialogue de sourds?

James Hansen dans son salon à New York.

Trentre ans après avoir tiré la sonnette d’alarme sur les changements climatiques, James Hansen est devenu un activiste. Photo : Associated Press/Marshall Ritzel

Trois décennies après le témoignage historique de Hansen, peu de disciplines ont évolué aussi rapidement que la science du climat. Le phénomène des changements climatiques est aujourd’hui un des champs de la science les plus étudiés de la planète. Des dizaines d’articles scientifiques sur le sujet sont publiés toutes les semaines dans les grandes revues de la planète.

Mais malgré ce dynamisme réel, les décideurs politiques sont-ils davantage à l’écoute des experts du climat qu’il y a trente ans?

« Oui et non, répond Jean-Pascal van Ypersele. Il y a des exceptions, notamment à la Maison-Blanche, mais la plupart des décideurs politiques du monde entier ont maintenant bien compris que les changements climatiques constituaient un problème sérieux et qu’il fallait agir pour réduire les émissions à zéro le plus vite possible. »

Jean-Pascal van Ypersele devant une enseigne illuminée de Radio-Canada.

Jean-Pascal van Ypersele, ancien vice-président du GIEC et professeur de climatologie à l’université catholique de Louvain Photo : Radio-Canada/Étienne Leblanc

Jean-Pascal van Ypersele affirme toutefois que le fossé entre la réalité climatique que décrivent les scientifiques et les actions prises par les gouvernements est toujours immense :

« Quand on compare cet objectif d’en arriver à des émissions mondiales nulles, qui est nécessaire si on veut préserver le climat de la Terre, à ce qui est fait aujourd’hui […] on doit constater que même si on est un peu plus écoutés gentiment par les décideurs, l’action n’est pas du tout au niveau de l’ambition nécessaire », dit-il.

Il en donne pour preuve les engagements des 195 pays qui ont signé l’Accord de Paris sur le climat en 2015. Les cibles de réduction des émissions qui sont actuellement sur la table nous mènent vers un réchauffement de 2,9 à 3,4 °C d’ici 2100, selon une étude du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Science et activisme

James Hansen, portant un chapeau, derrière une banderole sur laquelle on ne peut que lire le mot climat, en anglais, en lettres majuscules.

James Hansen lors d’une manifestation en 2009 à Coventry en Angleterre Photo : Getty Images/Christopher Furlong

C’est en partie ce fossé entre la réalité scientifique et les décisions politiques qui a incité James Hansen à quitter son poste à la NASA en 2013.

Cette désillusion lui a fait prendre le chemin de l’activisme. Il s’est fait arrêter à quelques reprises dans des manifestations contre des centrales au charbon et contre le projet de pipeline Keystone XL.

Jean-Pascal van Ypersele reconnaît que prendre la voie de l’activisme environnemental peut être alléchant pour l’expert scientifique qui a l’impression de parler dans le vide :

« Oui c’est tentant. La plupart de mes collègues sont extraordinairement frustrés par le fossé gigantesque qu’il y a entre l’urgence de l’action et ce qui ne se fait pas dans la plupart des pays du monde par rapport aux problèmes gravissimes des changements climatiques ».

C’est tentant, mais contrairement à James Hansen, il ne croit pas que c’est la voie la plus efficace à suivre pour les scientifiques et qu’il faut peser le pour et le contre :

« Si demain je vais me faire arrêter devant une centrale nucléaire ou au charbon, est-ce que vous pensez que le ministre auquel je pourrais parler le surlendemain va m’écouter de la même manière? Je ne le crois pas », dit M. van Ypersele.

James Hansen est accroupi à côté d'une fausse pierre tombale sur laquelle il est écrit « Changement climatique : une question de vie ou de mort » en anglais.

James Hansen posant à côté d’une fausse pierre tombale avant une manifestation pour sensibiliser la population aux changements climatiques en 2009. Photo : Getty Images/Carl De Souza

À 77 ans, James Hansen est plus actif que jamais. Il est à finaliser la rédaction d’un livre qu’il publiera l’année prochaine. Sophie’s Planet rassemblera une série de lettres adressées à sa petite-fille dans lesquelles il expliquera pourquoi une planète plus propre est toujours possible.

Nous avons demandé une entrevue avec M. Hansen pour ce reportage, mais il nous a répondu qu’il était débordé, avec l’humour de climatologue qu’on lui connaît :

« Je suis enneigé sous le travail ».

https://ici.radio-canada.ca/

Comment les microbes survivent-ils à un voyage dans l’espace ?


Essayant de nettoyer les engins spatiaux avec des produits qui détruisent les bactéries et autres micro-organismes, il s’avère que dans un environnement restreint les produits nettoyant leur permettent de se nourrir et donc de progresser pour aller voir les étoiles
Nuage

 

Comment les microbes survivent-ils à un voyage dans l’espace ?

 

 

Nathalie Mayer
Journaliste

Malgré des opérations de nettoyage poussées, des organismes réussissent à survivre et à prendre la direction de l’espace. De quoi compromettre certaines missions. Mais les chercheurs ont enfin trouvé la faille. Dans les produits de nettoyage eux-mêmes…

Dans les usines d’assemblage d’engins spatiaux, on trouve des environnements oligotrophes et à faible humidité. Et des opérations de nettoyage à l’alcool et aux détergents alcalins sont mises en œuvre régulièrement. Le tout, afin d’éviter les contaminations par des organismes terrestres, notamment s’agissant de préparer des missions de détection de la vie sur une autre planète.

Malgré ces précautions, un microbiome de base semble vouloir persister. Des bactéries, des archées et des champignons ont pu y être observés, les Acinetobacter constituant la population dominante. Et ce sont justement des souches d’Acinetobacter issues de Mars Odyssey et de Phoenix que des chercheurs de la California State Polytechnic University (États-Unis) ont étudié pour comprendre.

Les Acinetobacter – vues ici au microscope électronique – constituent un genre de bactérie que les ingénieurs ont bien du mal à éliminer des engins spatiaux. Et pour cause, elles semblent se nourrir des produits de nettoyage qu’ils emploient. © CDC’s Public Health Image Library, Wikipedia, Domaine public

Les Acinetobacter – vues ici au microscope électronique – constituent un genre de bactérie que les ingénieurs ont bien du mal à éliminer des engins spatiaux. Et pour cause, elles semblent se nourrir des produits de nettoyage qu’ils emploient. © CDC’s Public Health Image Library, Wikipedia, Domaine public

Des agents nettoyants devenus nutriments

Ils ont découvert que, pour survivre à un environnement dans lequel la quantité de nutriments est restreinte, ce genre de bactérie se développe grâce… aux agents nettoyants employés justement pour les éliminer ! Les cultures en effet ont poussé dans des conditions dans lesquelles l’alcool éthylique représentait la seule source possible de carbone. Et ces cultures présentaient en plus, une tolérance raisonnable vis-à-vis du stress oxydatif.

Les souches testées se sont aussi montrées capables d’exploiter les ressources de l’alcool isopropylique ou du Kleenol 30, un autre produit nettoyant très couramment utilisé par la Nasa. Des produits qui se révèlent donc être d’intéressantes sources d’énergie pour ce microbiome particulier.

https://www.futura-sciences.com/