s secrets des papyrus calcinés d’Herculanum bientôt révélés par les rayons X ?


Les chercheurs croient être en mesure de décrypter les papyrus d’Herculanum qui est carbonisé et impossible de le dérouler sans le détruire. C’est grâce à la tomographie par rayons X, en fournissant des images exploitables avec l’intelligence artificielle qui pourraient permettre de lire les textes de ces papyrus. C’est donc une histoire à suivre.
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Les secrets des papyrus calcinés d’Herculanum bientôt révélés par les rayons X ?


Laurent Sacco

Journaliste


Une équipe internationale veut utiliser une technique issue de l’apprentissage automatique pour décrypter des images 3D par rayons X afin de tenter de percer les secrets des célèbres papyrus d’Herculanum. Ces papyrus pourraient révéler des ouvrages philosophiques inédits datant de l’Antiquité gréco-romaine.

Bien des textes, ou fragments de textes, datant de l’Antiquité gréco-romaine nous sont parvenus. Ils sont disponibles en langue grecque et avec leurs traductions comme jamais grâce au Web, qui constitue pour nous un outil qui aurait rendu profondément jaloux les lettrés, philosophes et savants de la bibliothèque d’Alexandrie s’ils en avaient connu l’existence. Nous pouvons ainsi lire le Banquet de Platon, des fragments de l’œuvre d’Archytas de Tarente ou encore les fameux écrits en mathématique, mécanique et astronomie d’Archimède.

Par contre, nous savons que de nombreux textes ne sont pas passés à la postérité, les traités d’Héraclite et Démocrite par exemple ou bien encore la majorité des tragédies de Sophocle (seulement 7 sur plus d’une centaine nous sont parvenues). On ne sait pas très bien pourquoi mais on peut suspecter que, parfois, leur contenu n’était pas du goût des autorités monothéistes du début de notre ère.

Toutefois, il existe une unique bibliothèque datant de l’Antiquité qui nous est parvenue dans laquelle on espère trouver des trésors peut-être insoupçonnés. Il s’agit d’un ensemble de près de 1.800 papyrus que l’on a commencé à découvrir entre 1752 et 1754, lors des fouilles du site d’Herculanum, près de Naples. Mais, comme l’expliquait plus en détail Futura dans le précédent article ci-dessous, ces papyrus qui faisaient partie de la bibliothèque de Lucius Calpurnius Piso Caesoninus, le beau-père de Jules César, ont été carbonisés lors de l’éruption du Vésuve en 79 après Jésus-Christ.

Une partie de l'alphabet reconstitué depuis l'un des rouleaux de papyrus. Les lettres trouvées grâce à la tomographie X en contraste de phase sont sur la première et deuxième ligne. Sur la troisième ligne se trouvent les lettres obtenues par infrarouge à partir d'un autre papyrus. La comparaison des deux alphabets a permis l'identification du style d'écriture du rouleau. La quatrième ligne présente les caractères grecs en majuscules d'impression. © CNRS-IRHT UPR 841, ESRF, CNR-IMM Unité de Naples

Une partie de l’alphabet reconstitué depuis l’un des rouleaux de papyrus. Les lettres trouvées grâce à la tomographie X en contraste de phase sont sur la première et deuxième ligne. Sur la troisième ligne se trouvent les lettres obtenues par infrarouge à partir d’un autre papyrus. La comparaison des deux alphabets a permis l’identification du style d’écriture du rouleau. La quatrième ligne présente les caractères grecs en majuscules d’impression. © CNRS-IRHT UPR 841, ESRF, CNR-IMM Unité de Naples

On a tenté de dérouler ces papyrus mais ils sont tellement fragiles que les opérations généralement effectuées avant le XXIe siècle conduisaient plutôt à leur destruction, même s’il a toutefois été possible de découvrir que certains de ces rouleaux contenaient des textes de Philodème de Gadara, un philosophe épicurien (cela n’était guère surprenant, Pison, le nom parfois donné au beau-père de Jules César, était un protecteur des arts et de la philosophie). Nous disposons heureusement maintenant d’un puissant moyen d’investigation non invasif, à savoir les lignes de lumière des synchrotrons sous forme de rayons X qui permettent de faire de la tomographie avec des objets précieux dans le domaine de l’archéologie et de la paléontologie, en plus de permettre de faire de la cristallographie pour des matériaux savants et des molécules biologiques d’intérêts.

L’équipe internationale engagée dans cette entreprise, et qui comprenait des chercheurs du CNRS (Institut de recherche et d’histoire des textes) et du CNR italien, avait en particulier réussi à identifier des lettres grecques.

On espère aller plus loin aujourd’hui en utilisant des techniques d’analyse des données issues des développements fulgurants de l’apprentissage automatique (en anglais machine learning, littéralement « apprentissage machine »). C’est ce que se propose de faire avec des collègues le professeur Brent Seales, directeur de la « Digital Restoration Initiative » de l’université du Kentucky (États-Unis), un programme de recherche consacré au développement d’outils logiciels permettant la récupération de textes fragiles et illisibles.

Une présentation de la saga associée au décryptage des papyrus d’Herculanum avec des rayons X. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l’écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © VisCenter

Le problème avec les papyrus d’Herculanum, c’est que certains ont été écrits en utilisant une encre non-métallique et donc basée sur le carbone, de sorte qu’il est très difficile de faire la différence entre les caractères couchés sur le papyrus carbonisé et ce papyrus lui-même. Toutefois, les chercheurs pensent que des algorithmes issus de l’apprentissage automatique peuvent voir des différences sur des images que ne remarquerait pas un observateur humain.

Il faut toutefois de nouvelles données plus précises à exploiter et c’est pour cela que plusieurs des papyrus offerts en 1802 par le roi de Naples à Napoléon Bonaparte, et qui sont conservés à la bibliothèque de l’Institut de France à Paris, ont franchi la Manche pour être étudiés avec les rayons X fournis cette fois-ci par le synchrotron Diamond Light Source situé dans l’Oxfordshire au Royaume-Uni. Des images en 3D à très haute résolution sont rendues possibles, comme jamais pour ces papyrus, avec la ligne de lumière I12 de ce synchrotron.

Comme l’explique dans un communiqué de l’AFP Michel Zink, secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles lettres, on sait que certains des papyrus « contiennent pour l’essentiel des écrits grecs, chez une personne intéressée par la philosophie épicurienne… Contrairement à la philosophie stoïcienne, dont les textes, jugés compatibles avec le christianisme, ont été recopiés au Moyen Âge, l’épicurisme n’était pas en odeur de sainteté, et ses textes ont rarement été conservés… C’est pourquoi ces rouleaux présentent, sur le fond, une telle importance » conclut Michel Zink, car « on peut espérer réussir à lire des phrases entières, et peut-être un jour, un texte entier ».

On pourrait peut-être alors découvrir des informations fascinantes dans la droite ligne des idées de Michel Serres exposées dans son fameux ouvrage La Naissance de la physique dans le texte de Lucrèce.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les célèbres papyrus d’Herculanum ont été retrouvés dans l’une des villas d’Herculanum, préservée pour les générations futures en même temps que Pompéi en 79 après J.-C. lors des éruptions du Vésuve. Ces papyrus faisaient partie de la bibliothèque de Lucius Calpurnius Piso Caesoninus, encore appelé Pison, beau-père de Jules César et protecteur des arts et de la philosophie.

  • Sa bibliothèque, la seule de l’Antiquité qui nous soit parvenue complète, contenait notamment des textes rédigés en grec exposant les idées de Philodème de Gadara, un philosophe épicurien. Les papyrus sont hélas carbonisés et presque indéroulables sans les détruire.

  • Heureusement, des techniques non invasives utilisant la tomographie par rayons X, fournissant des images exploitables avec l’IA moderne, peuvent donner accès aux textes conservés dans ces papyrus, révélant potentiellement des surprises.

https://www.futura-sciences.com/

Ils cuisinent la plus longue pizza du monde de près de 2 km


Au moins, ce record de la plus longue pizza a servi à nourrir les passants et des gens dans le besoin. C’est donc un bel exploit pour les Italiens
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Ils cuisinent la plus longue pizza du monde de près de 2 km

 

 

Qui d’autres que des Italiens auraient pu réaliser cet exploit ? Cent chefs près de Naples ont réalisé une pizza tomate mozzarella de 1850 mètres de long.

 

Ce record va vous donner faim. Cent chefs italiens ont réalisé la plus longue pizza du monde le 15 mai, près de la région de Naples. Ils ont passé 11 heures à confectionner une traditionnelle « napolitaine » qui s’étend sur 1853,88 mètres, soit près de 2 kilomètres.

Pour cuisiner ce plat sans fin, il a fallu 2000 kg de farine, 1600 kg de tomates, 2000 kg de mozzarella et 200 litres d’huile d’olives, le tout provenant de producteurs locaux. Pour cuire la pâte, les chefs ont utilisé six fours à rouleaux faits sur mesure, pour l’occasion.

Mais qui a mangé cette immense pizza ?

Une fois la pizza achevée et le record officiellement reconnu par l’huissier Guinness, tous les passants sont venus se servir une part de ce met désormais mythique. Le reste de la pizza a été offert à trois associations locales, pour être distribué aux personnes dans le besoin, précise le site des records.

L’événement, baptisé « L’unione fa la pizza » (« L’union fait la pizza » en italien), a été filmé par drones et partagé le 19 mai par Guinness sur YouTube. Les cent chefs ont ainsi détrôné trois entreprises de pizzaiolos également italiens, qui avaient créé une pizza de 1595 mètres en juin 2015.

http://www.metronews.fr/

La tombe de Dracula découverte à Naples ?


Dracula, n’est peut-être pas le personnage de fiction que le cinéma a fait, mais il était tout de même sanguinaire. Son histoire fait partie des légendes mais il se cache aussi des vérités. Cette tombe, est peut-être justement une vérité qui viendra corriger une partie de la légende
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La tombe de Dracula découverte à Naples ?

 

Un dragon sur la tombe présumée de Dracula.

Un dragon sur la tombe présumée de Dracula.

Des chercheurs de l’université de Tallinn en Estonie pensent avoir découvert la tombe de Vlad Tepes, prince de Valachie, ayant inspiré Bram Stoker pour le personnage de Dracula. La sépulture se trouverait à Naples, en Italie, et non à Bucarest.

Et si Vlad Tepes, dit Vlad III l’Empaleur, n’était pas mort au combat en 1476 comme le veut sa légende mais bien tranquillement aux côtés de sa fille à Naples ? Cette hyptohèse est avancée par une équipe de chercheurs de l’université de Tallinn, qui ont découvert une pierre tombale gravée d’étranges images dans le cloître de la place Santa Maria de la cité de Campanie, rapporte Maxisciences.com.

« Lorsque vous regardez les bas-reliefs, le symbolisme est évident », explique l’historien Raffaello Glinni au journal Il Mattino. « Ce que vous voyez ici est la représentation d’un dragon, autrement dit Dracula. Il y a aussi deux sphinx opposés représentant le nom de la ville de Thèbes que les Egyptiens appelaient Tepes », ajoute ce membre de l’équipe de recherche.

Pour lui, il n’y a aucun doute. Ces symboles représentent le nom du prince de Valachie, Dracula Tepes.

Jusqu’à cette découverte, on pensait que le comte Dracula était mort au combat et reposait dans un monastère proche de Bucarest. L’étude estonienne révèle que le prince sanguinaire le plus craint de toute la Roumanie serait bien parti à la guerre, mais n’y serait pas mort. Il aurait été fait prisonnier par les Turcs. Sa fille, alors à la cour de Naples, l’aurait fait libérer en payant une rançon. Vlad Tepes aurait ensuite rejoint sa fille au pied du Vésuve, où il aurait fini ses jours. Sa tombe reposerait aux côtés de celles de sa fille et de son beau-fils.

Des analyses complémentaires devront être effectuées afin de confirmer ou infirmer cette hypothèse et peut-être lever un morceau du mystère qui entoure Dracula. Mais avant cela, l’équipe devra obtenir l’autorisation de l’administration italienne pour ouvrir la sépulture et continuer ses recherches. Une demande est en cours. Affaire à suivre.

http://www.ladepeche.fr/