Douze scénarios sérieux de fin du monde


Rien n’est éternelle, un jour où l’autre, notre monde disparaitra, que ce soit par une catastrophe naturelle sur terre où bien dans l’espace, où encore provoquer par l’être humain. Plusieurs de ces risques pourraient être évités si nous prenions conscience des conséquences de nos actions
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Douze scénarios sérieux de fin du monde

 

Des «horloges de la fin du monde» affichées par Greenpeace à Hong Kong en 2007. REUTERS/Bobby Yip

par Eric Leser

Depuis l’origine des civilisations, les prophètes de malheur se sont succédés annonçant la fin du monde et la fin des temps souvent pour des raisons religieuses et à la suite de colère des Dieux ou de Dieu. Plus scientifiquement, une équipe commune de l’Institut pour le futur de l’humanité de l’Université d’Oxford et de la Global Challenges Foundation ont établi une liste des risques auxquels fait face l’humanité que résume le lui aussi très sérieux Financial Times.

Si la civilisation a disparu à un nombre presque infini de reprises dans de nombreuses fictions, cette question est totalement ignorée des gouvernements et des institutions.

«Nous avons été surpris de découvrir que personne n’a compilé une liste de risque mondiaux dont l’impact peut être considéré comme sans limites», explique le co-auteur de l’étude, Dennis Pamlin de la Global Challenges Foundation. «Nous ne voulons pas être accusés d’être alarmistes, mais nous voulons que les responsables politiques prennent conscience».

Le rapport commence ainsi par ces mots:

«C’est une évaluation scientifique de la possibilité d’une disparition, certainement, mais plus encore un appel à l’action construit sur le pari que l’humanité est capable de faire face aux défis et peut en faire des opportunités…».

La plupart de ces risques sont endogènes et liés au développement humain économique et technologique. L’évaluation de la probabilité de ces risques est complexe, notamment parce que bon nombre sont directement liés: un réchauffement climatique extrême et hors de contrôle peut créer un effondrement écologique et une déroute de la gouvernance dans le monde. Mais d’un point de vue général, l’ensemble des risques évalués représente une menace sérieuse pour l’avenir de l’humanité.

Stuart Armstrong de l’Institut pour le future de l’humanité de l’Université d’Oxford estime «qu’évaluer le risque d’extinction à moins de 5% serait bien trop optimiste».

-Conséquences inconnues

Un risque qui regroupe ceux auxquels nous ne songeons pas ou qu’il est absolument impossible de mesurer comme le fait d’envoyer des signaux à une civilisation extraterrestre qui viendra nous détruire. Probabilité: 0,1%

-Un impact d’astéroïde

Un astéroïde d’au moins 5 kilomètres frappe la terre en moyenne tous les 20 millions d’années. Il peut effacer en quasi totalité la vie sur terre. Mais nous faisons des progrès pour les repérer et peut-être pourrons-nous les faire dévier. Probabilité: 0,00013%

-Intelligence artificielle

C’est la menace apocalyptique la plus évoquée en ce moment. Personne ne sait quand une intelligence artificielle extrême pourrait prendre le contrôle de la planète et décider de détruire les humains. Du coup la fourchette de probabilité est très large.Probabilité: 0-10%

-Supervolcan

Une éruption envoyant des milliers de kilomètres carrés de cendres et autres matériaux dans l’atmosphère pourrait créer un hiver volcanique avec les mêmes effets que l’impact d’un astéroïde tueur ou d’une guerre nucléaire massive. Cela provoquerait une extinction de masse de la vie sur terre. Probabilité: 0.00003%

-Effondrement écologique

Un effondrement total de l’écosystème planétaire qui ne serait plus capable de nourrir une population de milliards d’êtres humains est un risque complexe à étudier. Il existe mais sa probabilité n’est pas mesurable aujourd’hui. Probabilité: inconnue

-Déroute de la gouvernance mondiale

Cette catégorie couvre notamment une gestion si catastrophique des affaires de la planète qu’elle précipite un effondrement de la civilisation. Là encore, la probabilité ne peut pas être estimée. Probabilité: inconnue

-Effondrement systémique

Cette fois-ci, c’est l’économie ou la société qui s’effondrent de l’intérieur provoquant l’anarchie généralisée et la disparition de la civilisation. Probabilité: inconnue

-Changement climatique extrême

Les modèles actuels et conventionnels de mesure du réchauffement climatique lié à l’activité humaine calculent qu’il pourrait représenter une hausse des températures pouvant aller jusqu’à 4 degrés celsius en moyenne. Mais une spirale hors de contrôle de réchauffement dépassant de loin les 4 degrés pourrait conduire à une famine planétaire, des révoltes et la fin de la civilisation. Probabilité: 0,01%

-Guerre nucléaire

Une guerre nucléaire entre les Etats-Unis et l’URSS était la plus grande peur de l’humanité dans la deuxième partie du XXème siècle. La menace est aujourd’hui réduite, mais avec la prolifération des armes nucléaires il y a toujours un risque de conflit majeur conduisant à un hiver nucléaire. Probabilité: 0,005%

-Epidémie mondiale

L’apparition d’une maladie apocalyptique combinant l’incurabilité, la mortalité, une capacité extrême d’infection et une longue incubation est une possibilité réduite mais réelle. Probabilité: 0,0001%

-Biologie synthétique

La création par la génétique de super organismes peut apporter énormément à l’humanité. Cela pourrait aussi tourner à la catastrophe avec la création de pathogènes ciblant les humains. Probabilité: 0,01%

-Nanotechnologie

La capacité de fabriquer des matériaux et des outils à une échelle atomique peut à la fois créer des technologies merveilleuses pour le progrès de l’humanité et des armes terrifiantes capables même de s’auto-répliquer. Probabilité: 0,01%

http://www.slate.fr/

Des moteurs placés dans des cellules humaines


Je trouve épatant de voir en vidéo réagir les nanomoteurs. Si cela peut permettre de meilleurs traitements, avec moi d’effets secondaires, alors c’est une très belle avancée nanotechnologie
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Des moteurs placés dans des cellules humaines

 

Des nanomoteurs dans une cellule humaine vivante 

Photo :  Mallouk lab, Penn State University

Première : des minimoteurs ont été insérés à l’intérieur de cellules humaines vivantes.

Mieux, le Prof Tom Mallouk et ses collègues de l’Université Penn State ont réussi à les propulser avec des ondes ultrasoniques et à les diriger magnétiquement.

Si les ondes permettent de contrôler les mouvements (avancer, tourner, etc.) des nanomoteurs, le recours au magnétisme permet en plus de les orienter. En outre, il est possible de les déplacer de façon autonome, indépendamment l’un de l’autre.

Cette percée représente un pas supplémentaire vers la création de véhicules moléculaires qui pourront, par exemple, être utilisés pour libérer des médicaments à des endroits spécifiques du corps. Cette capacité permettra de renforcer les effets bénéfiques d’un traitement et d’en limiter les effets néfastes.

Ces moteurs composés de particules de métal sont en forme de fusée.

« Alors que ces nanomoteurs se déplacent et se cognent dans les structures à l’intérieur des cellules, celles-ci montrent des réponses mécaniques internes qui n’ont jamais été observées à ce jour. »— Prof Tom Mallouk

Cette recherche est l’exemple vivant montrant qu’il est possible d’utiliser des nanomoteurs synthétiques pour étudier la biologie cellulaire d’une nouvelle façon, affirment les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Angewandte Chemie International Edition.

 

http://ici.radio-canada.ca/

Un nez électronique à la place du stéthoscope ?


Et pourquoi pas, si ce nez pouvait déceler l’hypertension artérielle pulmonaire ou l’insuffisance pulmonaire alors je pense qu’avec les années, ce nez serait aussi perfectionné pour d’autre maladie.
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Un nez électronique à la place du stéthoscope ?

 

 

Et si les médecins se fiaient davantage à leur… nez ? L’INSERM et Technion – une entreprise israélienne spécialisée dans les nanotechnologies – viennent de mettre au point un… nez artificiel ! Bien plus qu’un gadget, ce dispositif médical encore en expérimentation pourrait aider au diagnostic de l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP). Et cela à partir d’un simple échantillon d’haleine. Mais si !

L’idée de ce NA-NOSE pour HTAP – c’est son nom –  est de  « pouvoir différencier la signature olfactive – spécifique de certaines maladies comme l’hypertension artérielle pulmonaire via une analyse de l’haleine », précisent les auteurs. Et plus précisément à partir de marqueurs de prélevés dans un échantillon d’air soufflé.

« Renifler la maladie »

L’objectif est donc de prévenir une insuffisance cardiaque, le stade aggravé de la maladie. Et l’enjeu n’est pas des moindres car les symptômes typiques tels que l’essoufflement, les douleurs thoraciques ainsi que les malaises de la maladie passent – à en croire les chercheurs – trop souvent inaperçus.

« Grâce à cette nouvelle technologie, nous gagnerons également du temps par rapport aux techniques de dépistage existantes qui mobilisent longuement un personnel très qualifié afin d’effectuer des échographies cardiaques et des épreuves d’effort ».

Le fonctionnement de ce « nez » expérimental est basé sur la « la séparation chromatographique gazeuse des composants volatils présents dans l’air expiré ». Cette technique permet de différencier les cellules saines de celles, malades.

A noter que ce dispositif doit encore être expérimenté chez la souris. « Il s’agit de leur induire la maladie pour tester l’expression des récepteurs olfactifs au niveau des cellules vasculaires », concluent les auteurs.

http://destinationsante.com/

«Mini Lisa», une Joconde microscopique


 

Nous savons que Léonard de Vinci était un visionnaire, un inventeur hors pair pour son époque. Je crois qu’il aurait été emballé par ce genre de procédé avec sa Lisa
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«Mini Lisa», une Joconde microscopique

Le sourire de «Mini Lisa» est tout aussi énigmatique que celui de son modèle. (<i>Crédits photo: Georgia Institute of Technology)</i>

Le sourire de «Mini Lisa» est tout aussi énigmatique que celui de son modèle. (Crédits photo: Georgia Institute of Technology)

Le plus célèbre portrait du monde a été gravé sur une plaque métallique mesurant moins d’un tiers du diamètre d’un cheveu humain.

Où s’arrêteront les aventuriers de l’infiniment petit? L’un des plus célèbres tableaux du monde, la Joconde de Léonard de Vinci, vient d’être reproduit sur la plus petite des toiles: une pièce métallique de 30 microns (30 millionième de mètre), soit un tiers du diamètre d’un cheveu humain.

Le dégradé de températures appliqué pour graver «Mini Lisa». (<i>Crédits photo: Georgia Institute of Technology</i>)

Cette performance, réalisée par des chercheurs du Georgia Institute of Technology d’Atlanta (USA), a vu le jour grâce à un microscope à force atomique et à un procédé appelé nanolithographie thermochimique. Un petit bras muni d’une minuscule pointe dont on peut réguler la température permet d’imprimer un par un chacun des minuscules pixels à imprimer sur le canevas métallique.

Ces graveurs des temps modernes ont un petit secret: ils peuvent contrôler le nombre de molécules qu’ils déposent en faisant varier la température de la pointe. Plus c’est chaud, plus le nombre de molécules déposées est élevé et plus le gris est léger (le visage et les mains). A l’inverse, moins c’est chaud, plus le dépôt est mince donnant une apparence foncée (cheveux et robe).

Un exploit technologique qui ouvre des perspectives dans la nanofabrications de dispositifs complexes. Seul bémol (et de taille), le portrait de «Mini Lisa» n’est pas visible à l’œil nu.

http://www.lefigaro.fr