Ce que nos ancêtres ont aperçu dans le ciel il y a 70 000 ans


Vous imaginez ce que l’on voit dans le ciel aujourd’hui n’est pas tout à fait pareil il y a 70 000 ans ? Et dans un lointain futur, le ciel aura encore changé !! Par exemple, les astronomes sont quasiment sûr, que l’étoile de Scholz aurait été visible par les hommes de la préhistoire alors qu’elle était a moins de 1 année lumière du soleil, alors qu’aujourd’hui elle est a 20 années-lumière de notre soleil
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Ce que nos ancêtres ont aperçu dans le ciel il y a 70 000 ans

 

Il est fort probable que les humains aient observé la faible lumière rougeâtre de l’étoile de Scholz dans la nuit préhistorique.

Il est fort probable que les humains aient observé la faible lumière rougeâtre de l’étoile de Scholz dans la nuit préhistorique.  Photo : José A. Peñas/SINC

Alors que les humains modernes commençaient à quitter l’Afrique et que les Néandertaliens peuplaient encore la Terre, l’étoile de Scholz – du nom de l’astronome allemand qui l’a découverte en 2013 – s’est approchée à moins d’une année-lumière du Soleil. Une visite dont les effets sont toujours palpables aujourd’hui.

Explications.

Un texte d’Alain Labelle

L’étoile de Scholz est un système stellaire binaire formé par une petite naine rouge, qui a environ 9 % de la masse du Soleil, autour de laquelle gravite une naine brune beaucoup moins brillante et plus petite.

L’étoile de Scholz est un système stellaire binaire formé par une petite naine rouge autour de laquelle gravite une naine brune beaucoup moins brillante et encore plus petite.

L’étoile de Scholz est un système stellaire binaire formé par une petite naine rouge autour de laquelle gravite une naine brune beaucoup moins brillante et encore plus petite.  Photo : Université de Rochester/Michael Osadciw

Elle s’est retrouvée à environ 0,82 année-lumière du Soleil il y a 70 000 ans, à la limite du nuage d’Oort, une région située bien au-delà de l’orbite des planètes et de la ceinture de Kuiper de notre système.

Cette distance est considérée comme très proche en termes astronomiques. Il est fort probable que les premiers humains ont vu sa faible lumière rougeâtre dans la nuit préhistorique.

C’est une équipe internationale de scientifiques qui avait documenté la présence de l’étoile dans notre voisinage cosmique dans des travaux publiés en 2015.

Le nuage d’Oort est composé de milliards de comètes de tailles variables. La partie externe de ce nuage forme la frontière gravitationnelle du système solaire. Il est situé à plus de 1000 fois la distance entre le Soleil et Pluton.

Le nuage d'Oort entoure notre système solaire.

Le nuage d’Oort entoure notre système solaire.  Photo : Calvin Hamilton

Or, selon une étude européenne publiée cette semaine, des chercheurs affirment que le mouvement de certains objets qui le composent est encore marqué par le passage de l’étoile.

Le saviez-vous?

À ce jour, les astronomes ne connaissent pas d’autre étoile qui se soit approchée autant de notre système, à savoir cinq fois plus près que l’étoile la plus proche du Soleil, Proxima du Centaure (4,2 années-lumière).

Pour en arriver à établir l’effet à long terme du passage du duo stellaire, les chercheurs ont étudié 340 objets qui possèdent des orbites hyperboliques, c’est-à-dire en forme de V et non conforme aux orbites elliptiques, comme celles des planètes.

C’est à partir de cette analyse qu’ils ont établi que la trajectoire de ces objets est toujours influencée par le passage de l’étoile de Scholz.

À l’aide de simulations numériques, nous avons calculé les radiants ou les positions dans le ciel d’où semblent provenir ces objets hyperboliques. Carlos de la Fuente Marcos, université Complutense de Madrid

Selon les chercheurs, la présence de cette étoile n’a pas perturbé tous les objets hyperboliques du système solaire, seulement ceux qui étaient le plus proche d’elle à l’époque.

Par exemple, le rayonnement du célèbre astéroïde interstellaire Oumuamua se trouve dans la constellation de Lyre, très loin de celle des Gémeaux. Donc, il ne fait pas partie de la surdensité détectée. Carlos de la Fuente Marcos

De nos jours, l’étoile de Scholz se trouve à environ 20 années-lumière du Soleil.

Le détail de ces travaux est publié dans les Royal Astronomical Society Letters (en anglais).

http://ici.radio-canada.ca/

Notre système solaire sera-t-il heurté par une étoile ?


Le ciel tombera-t-il un jour sur notre tête, bien qu’il soit possible dans un lointain avenir (de plusieurs générations d’humain) que nous percevons des choses qui arriveront dans notre système solaire. Quoique tout est possible que ce soit prochainement ou dans des millénaires
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Notre système solaire sera-t-il heurté par une étoile ?

 

Par Maxime Vaïl

Crédits : NASA/JPL-Caltech

Une étoile qui vient frôler notre système solaire, déclenchant une pluie de comètes sur la Terre ? Un tel scénario est loin d’être improbable, selon les estimations d’un astronome allemand.

Imaginez la scène. Dans un futur indéterminé, une étoile surgit soudain du cosmos et vient frôler notre système solaire, à une distance de moins de trois années-lumière seulement. En raison des perturbations gravitationnelles provoquées par le passage cette étoile, quelques dizaines de milliers de comètes situées dans le nuage de Oort, cette zone sphérique entourant le système solaire et abritant plusieurs centaines de milliards de comètes, sont propulsées hors de ce dernier et filent vers l’intérieur du système solaire. Résultat : une pluie de comètes s’abat sur les différentes planètes du système solaire… dont la Terre.

Pour étrange que puisse paraître ce scénario, il n’en serait pas moins possible, selon une nouvelle étude publiée par l’astronome allemand Coryn Bailer-Jones (Institut Max Planck d’astronomie, Allemagne), mise en ligne sur le serveur de prépublication ArXiv sous le titre « Close encounters of the stellar kind ».

En effet, après avoir étudié la trajectoire de plus de 50 000 étoiles croisant dans notre galaxie à l’aide d’outils statistiques, l’astronome allemand a découvert que plus d’une cinquantaine d’entre elles seraient éventuellement susceptibles de venir frôler un jour notre système solaire.

Plus précisément, Coryn Bailer-Jones a calculé que 42 étoiles, 14, et 4 étoiles pourraient respectivement venir dans l’avenir frôler le système solaire à des distances de 6,5 années-lumière, 3,25 années-lumière et 1,13 années-lumière.

Parmi cette cinquantaine d’étoiles, celle qui pourrait venir frôler au plus près le système solaire est la naine rouge Hip 85605, actuellement située à 16 années-lumière du soleil. Selon les estimations de Coryn Bailer-Jones, cet évènement pourrait se produire d’ici 240 000 à 470 000 ans, et il verrait l’étoile Hip 85605 passer à une distance du système solaire comprise entre 0,13 et 0,65 années-lumière. D’après l’astronome allemand, la probabilité pour qu’un tel événement se produise est de l’ordre de 90 %.

Dans un entretien accordé à la chaîne NBC News, le chercheur souligne toutefois le fait que, pour inquiétante que puisse paraître a priori une telle estimation, d’autres événements tout aussi redoutables sont à craindre à des échéances plus courtes, comme notamment la collision entre la Terre et un astéroïde géocroiseur.

http://www.journaldelascience.fr