Hystérie : Quels symptômes ?


Savez-vous vraiment ce qu’est une personne hystérique ? En psychiatrie, c’est vraiment tout autre image que j’avais en tête.
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Hystérie : Quels symptômes ?

Hystérie, ce terme, souvent utilisé dans le langage courant, signifie généralement dans ce contexte des choses assez diverses.

Tu es hystérique signifie parfois : « tu t’énerves pour rien », « tu en rajoutes vraiment » ou encore « je ne comprends rien à ton fonctionnement ! »

Pourtant, le terme « hystérie » possède une toute autre signification en médecine psychiatrique où l’hystérie elle-même correspond à des symptômes que l’on retrouve au premier plan chez un type de personnalité pathologique, les personnalités hystériques.

Les symptômes hystériques

 

L’hystérie s’observe chez une personne qui a envie d’être remarquée.

Il semble que ses attitudes signifient toutes : « regardez-moi, admirez-moi… » Elle est donc en représentation, cherche à séduire, à attirer l’attention de manière exagérée. Ces symptômes sont observés plus souvent chez des femmes que chez les hommes, et elles ont tendance à théâtraliser leur comportement, à dramatiser, voire fabuler, mentir jusqu’à se situer dans la mythomanie.

La réalité est travestie, fantasmée, rêvée alors que la réalité se trouve parfois ignorée.

Les relations humaines ont tendance à être érotisée et l’hystérie est souvent liée au donjuanisme (séduction libertine souvent sans scrupules), une tendance à collectionner les relations amoureuses, alors que la sexualité est souvent pleine d’inhibitions ou de difficultés.

Quelles sont les pensées liées à l’hystérie ?

 

Une personne aux tendances hystériques a des pensées expliquant son comportement.

Comme par exemple :

  • je dois être au centre de l’attention pour me sentir exister ;
  • pour être heureux(se), j’ai besoin que les autres me remarquent ;
  • si je charme autour de moi, on ne remarquera pas mes faiblesses, on m’aimera et l’on m’aidera, car je ne sais pas me débrouiller seul(e) ;
  • j’ai l’impression de n’être rien si l’on ne fait pas attention à moi ;
  • je veux que l’on me trouve irrésistible ;
  • j’ai peur que l’on ne m’aime pas ;
  • sans les autres, je ne suis rien.

La conversion hystérique, c’est quoi ?

 

L’hystérie est un problème psychique, et pourtant, il peut retentir sur le corps et entraîner des signes physiques, lorsque le mal-être se transforme donc en malaise corporel : c’est la conversion hystérique, ou somatisation hystérique.

Cette conversion peut mimer une maladie, et les plaintes sont souvent en relation avec la représentation du corps que se fait la personne atteinte. Il peut aussi bien s’agir de trouble sensoriel (surdité, cécité), de difficultés à parler, de troubles sensoriels comme des douleurs ou des anesthésies, des problèmes digestifs ou respiratoires, de somnambulisme, etc.

La personnalité hystérique

 

Cette personnalité hystérique est une personnalité pathologique c’est-à-dire anormale.

Il s’agit d’un état hystérique chronique, de fond, et pas seulement de moments d’exacerbation de symptômes hystériques.

L’expression hystérique des symptômes de la personnalité hystérique cache souvent un fond dépressif, un caractère faible ou influençable ou versatile. D’autres personnalités hystériques sont plutôt en apparence autoritaires et assurées.

La personnalité hystérique ou histrionique typique est définie de manière très précise dans la bible des troubles mentaux, le DSM4.

Pour parler d’une personnalité hystérique, il faut observer au moins 5 des 8 caractères suivants :

  • Le sujet est mal à l’aise dans les situations où il n’est pas le centre de l’attention.
  • L’interaction avec autrui est souvent caractérisée par un comportement de séduction inadapté ou une attitude provocante.
  • L’expression émotionnelle est superficielle et changeante.
  • Le sujet utilise régulièrement son aspect physique pour attirer l’attention.
  • La manière de parler est très subjective, et pauvre en détails.
  • Il y a une dramatisation, une exagération de l’expression émotionnelle.
  • Le sujet fait preuve de suggestibilité. Il est facilement influencé par les autres ou par les circonstances.
  • Le sujet a tendance à considérer que ses relations sont plus intimes qu’elles ne le sont en réalité.

Lorsqu’au moins 5 de ces 8 éléments sont présents de manière chronique et stable et sont apparus à l’adolescence ou peu après, on peut parler de personnalité hystérique.

Article publié par Dr Catherine Solano

Sources : Margot Phaneuf, Qu’est-ce que la personnalité histrionique ? M.éd., PhD. mars 2014.

http://www.e-sante.fr

La mythomanie : une vraie maladie


On connait tous des menteurs qui semblent croire leurs mensonges, mais semble-t-il que certains cas sont vraiment graves et nécessitent des soins psychologiques
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La mythomanie : une vraie maladie

 

Beaucoup de mythomanes croient aux histoires qu’ils inventent. ©Phovoir

Il ment sans arrêt, il affabule, il travestit la réalité… Autant d’expressions pour définir un mythomane, un menteur compulsif. La mythomanie est une vraie maladie dont les conséquences sur le plan social peuvent être gravissimes.

Le mythomane se crée une autre réalité. Il est souvent persuadé de la véracité des… mensonges qu’il invente. Les enfants sont tous des mythomanes physiologiques. En effet, leur imagination et leur inexpérience leur fait inventer des mondes imaginaires auxquels ils croient sincèrement. D’ailleurs, selon les spécialistes, les adultes mythomanes ont conservé une part d’esprit infantile.

Plusieurs faits-divers ont illustré la mythomanie. Mais un en particulier en a montré les conséquences extrêmes. Jean-Claude Romand a menti à ses proches pendant 18 ans sur sa vie réelle en s’inventant une profession de médecin et de chercheur à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Genève. Sur le point d’être découvert, il a assassiné sa femme, ses enfants et ses parents en 1993.

Selon le cas et le degré de gravité de la pathologie, plusieurs traitements existent pour aider le patient. Mais généralement, le traitement consiste en une prise en charge psychothérapeutique, parfois associée à une thérapie cognitive et comportementale.

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