Des archéologues découvrent deux tombes de 3500 ans décorées d’or en Grèce


Pour une fois, nous sommes en Grèce, on sait que ce pays a beaucoup d’histoire à raconter. Des archéologues avaient trouvé des sépultures en 2015 et 2018, ils ont fait de très belles découvertes et on décider de poursuivre. Il y a beaucoup de mystère à analyse datant de l’Âge de bronze.
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Des archéologues découvrent deux tombes de 3500 ans décorées d’or en Grèce

Des archéologues découvrent deux tombes de 3500 ans décorées d'or en GrèceLes deux tombes ont été découvertes en 2018 à Pylos dans le sud de la Grèce et remontent à l’âge de bronze© Denitsa Nenova/UC Classics

Par Emeline Férard

Des archéologues ont mis au jour deux tombes remontant à l’âge de bronze en Grèce. Ils y ont trouvé de nombreux artéfacts, des bijoux ainsi que des milliers de fragments de feuilles d’or qui décoraient autrefois leurs murs.

C’est une découverte exceptionnelle que des archéologues viennent de révéler en Grèce. Dans l’antique cité de Pylos au sud du pays, ils ont mis au jour deux tombes remontant à l’âge de bronze. Elles se trouvaient à proximité d’une autre sépulture identifiée en 2015 et recelant un individu surnommé le « guerrier griffon » en référence à la créature gravée sur une plaque en ivoire qui s’y trouvait.

Intrigués par ces deux tombes inconnues, les spécialistes ont entamé de nouvelles fouilles et n’ont pas été déçus. Elles se sont avérées aussi riches que la première qui contenait de précieux artéfacts.

« Comme avec le « guerrier griffon », dès la fin de la première semaine, nous savions que nous avions [trouvé] quelque chose de très important », a commenté Sharon Stocker, archéologue de l’université de Cincinnati.

Selon les descriptions réalisées, les sépultures larges de 8,5 et 12 mètres ont été construites en profondeur – l’une d’elles plongeant à quelque 4,5 mètres – et présentent une forme de « tombe à coupole » ou tholos. Un arrangement particulièrement répandu dans l’architecture de la civilisation mycénienne qui évoluait en Grèce à la fin de l’âge de bronze et à laquelle les tombes sont attribuées.

Pour les dégager, les archéologues ont toutefois dû évacuer la végétation foisonnante et pas moins de 40.000 pierres de la taille de pastèque qui avaient été vraisemblablement placées là pour protéger les structures des éléments naturels et des potentiels pilleurs attirés par leur butin. Car c’est en effet un véritable trésor que les recherches ont révélé en leur sein.

Un contenu précieux

Les spécialistes y ont trouvé un amoncellement de dizaines de feuilles d’or qui recouvraient autrefois les parois des tombes. Ils ont également découvert plusieurs artéfacts avec des créatures mythologiques gravées. Parmi eux, une stèle en agate présentant des figures semblables à des lions se tenant droit sur des griffus et portant un vase et un brûleur d’encens, le tout surmonté d’une étoile à 16 pointes.

L’objet en bronze et or et la stèle en agate présentant la même scène : deux figures semblables à des lions portant un vase et un brûleur d’encens. – Jeff Vanderpool/UC Classics

Ce même motif est apparu sur un autre objet en bronze et en or

 Une observation « rare », d’après Sharon Stocker qui a co-dirigé les excavations. « On ne retrouve pas beaucoup d’étoiles à 16 pointes dans l’iconographie mycénienne. Le fait que nous ayons deux objets de ce type sur deux matériaux différents (de l’agate et de l’or) est remarquable », a-t-elle souligné dans un communiqué.

L’identification de cette étoile est d’autant plus importante pour les spécialistes que les Mycéniens n’ont laissé aucun témoignage écrit « au sujet de leur religion » ou « pour expliquer l’importance de leurs symboles ».

 Mais ce motif n’est pas la seule trouvaille qui a fasciné l’équipe puisque les tombes ont également révélé un pendentif en or présentant ce qui semble être la déesse égyptienne Hathor.

« Cette découverte est particulièrement intéressante au regard du rôle que [cette déesse] jouait en Egypte en tant que protectrice des morts », a commenté Jack Davis, autre archéologue qui a co-dirigé aux fouilles.

La stèle en agate, le pendentif en or ainsi que les fragments d’ambre, d’améthyste et de cornaline présents dans les tombes suggèrent que Pylos était bien plus important qu’on ne pensait auparavant.

Ce pendentif en or présente ce qui semble être la déesse égyptienne Hathor. – Vanessa Muro/UC Classics

Avec son port, la cité aurait joué un rôle prédominant pour la civilisation mycénienne, permettant notamment des échanges commerciaux avec l’Egypte et le Proche-Orient vers 1500 avant notre ère.

« Si vous regardez une carte, Pylos est aujourd’hui un endroit reculé. Vous devez traverser des montagnes pour y parvenir. Jusqu’à récemment, ça n’avait jamais été sur le chemin de touristes », a précisé Sharon Stocker.

« Mais si vous venez par la mer, cette localisation semble bien plus logique. C’est sur le chemin vers l’Italie. Nous apprenons ici que ce lieu était bien plus central et important sur la route commerciale de l’âge de bronze », a-t-elle poursuivi.

De mystérieux défunts

De même que celle du « guerrier griffon », les deux nouvelles tombes restent emplies de mystère. Si des ossements humains y ont été mis au jour, les analyses sont toujours en cours et n’ont pas encore permis de révéler leurs secrets. Aussi, on ignore pour le moment l’identité, le sexe, l’âge et même le nombre d’individus qui y ont été inhumés entre 1600 et 1100 avant notre ère.

Le contenu des sépultures et leur localisation à proximité d’un important édifice découvert en 1939 et appelé palais de Nestor, traduisent cependant une image de richesse et de statut important. Il n’est donc pas exclu que les défunts qui étaient peut-être apparentés, soient d’une ascendance royale ou aient fait partie de l’élite de leur société à cette période de l’âge de bronze.

« Je pense qu’il s’agissait de personnes très raffinées pour leur époque », a commenté l’archéologue. Une époque où les produits luxueux et les objets importés étaient relativement rares dans la région. Et puis, au fil du temps, « il y a eu cette explosion de richesse. Les gens rivalisaient pour le pouvoir. Ce sont les années formatrices de l’âge classique de la Grèce« , a-t-elle continué.

Pour en savoir plus, les archéologues prévoient de poursuivre les fouilles à Pylos pendant au moins les deux prochaines années tout en réalisant des analyses supplémentaires sur les artéfacts mis en évidence.

« Cela fait 50 ans qu’aucune tombe importante de ce type n’a été trouvée sur un site de l’âge de bronze. Cela rend [cette découverte] extraordinaire »,

a conclu Jack Davis dans le communiqué.

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Le "chat-renard", probable nouvelle espèce de félin recensée en Corse


C’est suite à une mythologie des bergers en Corses que les scientifiques sont parti à la recherche d’un chat forestier. Ce chat existe vraiment, ils ont pu trouver plusieurs sujets. Ils sont semblables au chat domestique, mais une bonne observation permet de voir les différences. Il serait arrivé en Corse, il y a environ 6,500 ans. Bref, ce chat n’est plus un mythe, mais bien une réalité.
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Le « chat-renard », probable nouvelle espèce de félin recensée en Corse

Poil gris-fauve, queue à anneaux, le « ghjattu-volpe » – « chat-renard » en corse – gronde dans sa cage. Dans la forêt d’Asco, deux agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) montrent à l’AFP ce qu’ils pensent être une nouvelle espèce de félin.

« Pour nous c’est une espèce sauvage naturelle, qui était connue mais pas recensée, parce que c’est un animal extrêmement discret, avec des moeurs nocturnes. C’est une découverte extraordinaire », s’enthousiasme auprès de l’AFP Pierre Benedetti, chef technicien de l’environnement de l’ONCFS, sur le site de la capture effectuée sans violence.

Ce sous-bois de Haute-Corse est accessible après 45 minutes de marche dans le paysage rocailleux et forestier de la vallée d’Asco, où l’on croise des vaches et de rares randonneurs.

C’est sur ce territoire « montagneux très escarpé » de 25.000 hectares, « loin de la présence de l’homme » et où il y a « de l’eau et un couvert végétal pour le protéger de son principal prédateur, l’aigle royal » que l’ONCFS a identifié 16 chats-renards et en a capturé 12, dont une femelle, explique à l’AFP Carlu-Antone Cecchini, chargé de mission chat forestier à l’Office national. Tous ont été relâchés après rapide examen.

Une fois endormi, le félin au poil soyeux, à l’aspect très proche du classique chat domestique pour les non-initiés, est étudié par les deux agents : 90 cm de la tête au bout de la queue, pavillons des oreilles « très larges », courtes moustaches, canines « très développées ». « Tarses des pattes postérieures toujours très noirs », « couleur rousse-rouille sur le ventre », densité de poil très importante qui le préserve des puces, poux ou tiques. Queue « avec entre 2 et 4 anneaux et toujours un manchon terminal bien noir », « zébrures sur les pattes antérieures très caractéristiques ».

La mythologie des bergers


« C’est leur longueur et leur queue qui leur a valu le nom de chat-renard d’un bout à l’autre de l’île », note M. Benedetti en précisant qu’il a été observé dans plusieurs régions corses.

Equipé d’une puce avec un numéro d’identification dans le cou, ce mâle « de 4 à 6 ans », déjà capturé plusieurs fois, a un oeil vert et un oeil brun endommagé lors d’une bagarre avec un autre mâle.

Après ces mesures, le félin a pu repartir débarrassé de son collier GPS porteur de 80 jours de données.

« Pour nous, l’histoire commence en 2008 par la capture inopinée d’un chat dans un poulailler d’Olcani, dans le Cap Corse« , raconte Pierre Benedetti, qui lui a consacré plus de dix ans de sa vie.

« Cet animal appartient à la mythologie de nos bergers. Ils racontaient que ces chats forestiers s’attaquaient aux mamelles de leurs brebis et chèvres. C’est à partir de ces récits, transmis de génération en génération, qu’on a commencé nos recherches », renchérit Carlu-Antone Cecchini.

Un programme de recherche est lancé en 2008. Des « pièges à poil » ont permis en 2012 d' »établir son génome ». « On l’a distingué par son ADN du chat sauvage européen – Felis silvestris silvestris. Il se rapproche du chat forestier africain – Felis silvestris lybica – mais son identité exacte reste à déterminer », indique Pierre Benedetti.

A mesure des avancées, des pièges photographiques puis des pièges physiques sont installés avec de premières captures en 2016, « véritable cap de connaissances ». Les colliers GPS ont également montré leurs vastes déplacements, jusqu’à 2.500 mètres d’altitude.

Si des mystères demeurent notamment sur sa reproduction et son régime alimentaire, ce chat pourrait « être arrivé à l’époque de la deuxième colonisation humaine qui remonte à 6.500 ans environ avant notre ère. Si cette hypothèse se confirme, son origine est moyen-orientale », avance Pierre Benedetti.

L’objectif de ce policier de l’environnement est que dans les 2 à 4 ans à venir, « ce chat soit reconnu et protégé ».

« Au début, on nous prenait pour des fous mais aujourd’hui quand on montre ce qu’on a comme données, les gens restent bouche bée », livre, satisfait, Carlu-Antone Cecchini. « C’était un mythe et aujourd’hui c’est une réalité ».

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Le Saviez-Vous ► Quelle est l’origine des dragons ?


Les dragons sont d’origines multiples de divers pays. Ils font partie des mythes et légendes tantôt positifs, tantôt négatifs. Dans le monde imaginaire, ils ont été des gardiens, des ennemis ou bien des divinités.
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Quelle est l’origine des dragons ?

 

par Mathilde Secci, rédactrice web

Le dragon est une créature mythique très présente dans l’imaginaire collectif. Il est très prisé par les auteurs de l’imaginaire, tels que Tolkien, George R. R. Martin ou J.K. Rowling. Il est parfois perçu comme sage et protecteur, ou au contraire comme agressif et cupide.

Puisqu’il est présent dans de nombreux mythes et légendes du monde entier, il est alors légitime de se demander : quelle est son origine ? 

Les dragons évoqués par plusieurs civilisations

En Orient

Les Sumériens, peuple de Mésopotamie, parlaient déjà des dragons. La plus vieille légende est celle du dragon Asag, alors considéré comme un voleur. Mais pour les Babyloniens, les dragons sont surtout à l’origine de la création des dieux, qui seraient nés de l’union de deux dragons.

La Chine est sans doute le pays où la figure du dragon est la plus positive. Il représente l’équilibre des éléments naturels et est synonyme de bonne fortune. Dans l’antiquité chinoise, les empereurs étaient les descendants des dragons, et donc les héritiers de leur puissance.

Chez les Aztèques

Le dragon le plus connu de ce peuple s’appelle Quetzalcóatl, littéralement « serpent à plumes ». Il fait partie des cinq divinités à l’origine de la création du monde. Il a notamment inventé l’agriculture et en a appris l’usage aux Hommes. C’est également lui qui contrôle les saisons, ainsi que l’apparition du jour et de la nuit.

En Occident

Dans la mythologie grecque, Hercule combat deux dragons durant l’accomplissement de ses douze travaux. Tout d’abord l’hydre de Lerne, créature aux multiples têtes qui repoussent encore plus nombreuses à chaque coup d’épée. Ensuite, le dragon à cent têtes Ladon, gardien du jardin des Hespérides. D’autres reptiles sont présents dans les récits des héros grecs, comme Python ou le dragon de Colchide. Tous deux sont des gardiens : le premier d’un oracle de Delphes, le second protégeant la toison d’or.

Les Vikings évoquent également les dragons dans leurs légendes. Combattre ces impressionnantes créatures transforme un homme en véritable héros. Toutefois, elles ont également une définition péjorative. En effet, selon la mythologie nordique, le grand serpent de Midgard entoure le monde en se mordant la queue. Le jour où il cessera de le faire sera le jour de la fin du monde, appelé Ragnarök.

Des formes et des représentations différentes

Les dragons sont présents dans les histoires de divers peuples, ce qui induit qu’ils ne sont pas perçus de la même manière à travers le monde.

En Orient et au Mexique, il est évident que les dragons sont des créatures reliées à des valeurs positives, telles que la sagesse et la chance. Les dragons chinois sont semblables à d’immenses reptiles dépourvus d’ailes. Leurs couleurs sont vives, comme il est coutume de le voir aux festivités du Nouvel An chinois. De même, Quetzalcóatl dispose de plumes très colorées.

En Occident, ils sont plutôt assimilés à des monstres aux écailles sombres et aux ailes immenses. Ils sont souvent les gardiens de lieux ou de trésors. Seule l’arrivée d’un héros permet de les vaincre. Cette image a davantage été renforcée au Moyen-Âge par la légende du roi Arthur. Les chevaliers de la Table Ronde ont pour objectif de débarrasser le monde des êtres maléfiques tels que les dragons, afin d’achever la quête du Graal.

Les dragons n’ont donc pas d’origine bien précise. Ils sont mystérieusement présents dans l’imaginaire mondial.

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Le Saviez-Vous ► Pour nommer des éléments de l’espace, les scientifiques suivent tout un tas de règles bizarres


Trouver des noms comme par exemple à Neptune et ses lunes, n’est pas une mince affaire. Il plus facile de comprendre comment ils choisissent les noms des tempêtes tropicales, des ouragans, des typhons et des cyclones que les découvertes autour de Jupiter. En astronomie, il y a des règles très stricts avant de donner un nom aux nouvelles découvertes.
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Pour nommer des éléments de l’espace, les scientifiques suivent tout un tas de règles bizarres

 

Le ciel | Stocksnap via Pixabay License by

Le ciel | Stocksnap via Pixabay License by

Repéré par Christophe-Cécil Garnier

Avec la découverte de plusieurs lunes autour de Jupiter, les astronomes font appel aux idées du public. Néanmoins, à chaque fois qu’il faut trouver des noms, il y a des règles selon la planète ou l’élément spatial à suivre rigoureusement.

Repéré sur Washington Post

L’été dernier, cinq nouvelles lunes ont été découvertes dans l’orbite de Jupiter. Comme à chaque fois qu’il y a une découverte de ce genre, il faut les nommer. Le 21 février 2019, la Carnegie Institution for Science, une organisation américaine qui finance et mène des recherches scientifiques, a proposé au public de trouver un nom à ces lunes. L’occasion de découvrir quelques règles en la matière décrétées par l’Union astronomique internationale (UAI), raconte le Washington Post.

Pour ses lunes, il faut donc choisir un nom d’un personnage mythologique qui a été l’amant de Zeus ou Jupiter (le même dieu selon la mythologie grecque ou romaine), qui doit faire au maximum seize lettres. Il ne peut être celui d’une personne vivante connue ou être similaire à d’autres astres spatiaux, comme des lunes ou des astéroïdes. Et si la lune est prograde (elle tourne dans le même sens que la rotation de Jupiter) le nom doit finir par un «a». Si elle est rétrograde (elle tourne dans l’autre sens), le nom doit finir par un «e».

Ainsi va la difficile vie de nommeur d’élément spatial, il faut suivre tout un tas de règles un peu bizarres décrétées par l’UAI. Ainsi, si vous voulez nommer un relief de Titan, le satellite de Saturne, il faut que les noms proviennent des univers du Seigneur des Anneaux et de la Terre du Milieu de Tolkien, ou de celui de Dune de Frank Herbert, écrit le Washington Post. Et pour Io, la lune volcanique de Jupiter (encore une), il faut qu’il y ait un nom en rapport avec le feu, les volcans ou l’Enfer de Dante.

C’est lorsque des sondes spatiales ou d’autres appareils de recherches renvoient les premières images d’un nouveau corps céleste que l’équipe derrière cette découverte propose des catégories et des thèmes pour les nommer. Quand les thèmes sont décidés, tout le monde peut proposer un nom. Les nouvelles suggestions sont examinées par un groupe de travail, qui les approuvent et les publient dans la «Gazetteer of Planetary Nomenclature». Par exemple, une minuscule lune de Neptune découverte avec le télescope spatial Hubble fut appelée Hippocampe, car ces animaux sont ceux qui conduisent le char de Neptune dans un ancien mythe.

Avoir des thèmes est important car cela «minimise les chances que quelqu’un veuille attribuer le même nom à deux entités différentes sur deux corps spatiaux, car les thèmes seront différents pour chacun, indique un scientifique au quotidien américain. Cela relie également les choses. Si vous connaissez votre mythologie… Vous pouvez immédiatement dire sur quel corps il se trouve et quel type de caractéristiques il a».

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Le Saviez-Vous ► Science décalée : l’étonnante histoire des contes, multimillénaire, retracée par la phylogénie


Si vous croyez que les histoires qu’on raconte à nos enfants et petits-enfants sont imaginés il y a 2 ou 3 siècles, sachez que plusieurs contes sont beaucoup plus vieux. Il semble en effet, que parmi ces histoires, date bien avant la langue écrite, pouvant aller jusqu’à l’âge de bronze. Elles seraient transmissent de générations.
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Science décalée : l’étonnante histoire des contes, multimillénaire, retracée par la phylogénie

 

Marie-Céline Ray

Journaliste

 

La Belle et la Bête aurait environ 4.000 ans, Jacques et le Haricot magique, 5.000 et la légende de Faust 6.000 ans : les contes célèbres, toujours populaires et stars des dessins animés, auraient traversé les millénaires et les cultures, d’après une étude phylogénétique, parue en 2016.

Il était une fois, il y a très très très longtemps… C’est peut-être ainsi que devraient commencer certains contes populaires. Au 19e siècle, Wilhelm Grimm pensait déjà que beaucoup d’histoires qu’il avait popularisées étaient plus anciennes que les langues indo-européennes. D’autres les voyaient plus récentes, car il leur semblait improbable que ces histoires se soient transmises sur autant de générations sans support écrit. Mais une recherche suggère qu’un certain nombre de contes existaient dans les traditions orales indo-européennes bien avant qu’ils soient écrits, donnant ainsi raison à Grimm.

En utilisant des méthodes de phylogénétique habituellement employées par les biologistes de l’évolution, pour décrire les liens entre les espèces, Jamshid Tehrani, un anthropologue de l’université de Durham, et Sara Graca Da Silva de la nouvelle université de Lisbonne, ont étudié les liens entre des histoires du monde entier. Leur étude est paru dans Royal Society Open Science. L’objectif était de trouver les origines des contes.

Les contes se sont transmis à la fois verticalement dans les populations ancestrales, des parents aux enfants, mais aussi horizontalement, entre sociétés contemporaines. Dans leur article, les chercheurs montrent que les traditions orales des contes trouvent probablement leur origine bien avant l’émergence de la littérature, comme l’explique Sara Graca Da Silva.

« Certaines de ces histoires remontent beaucoup plus loin que les premiers enregistrements littéraires, et bien plus loin que la mythologie classique – certaines versions de ces histoires apparaissent dans des textes latins et grecs -, mais nos résultats suggèrent qu’ils sont beaucoup plus vieux que cela. »

Jacques et le Haricot magique trouve son origine dans un groupe d’histoires racontant qu’un petit garçon a volé le trésor d’un ogre. © Kletr, Shutterstock

Jacques et le Haricot magique trouve son origine dans un groupe d’histoires racontant qu’un petit garçon a volé le trésor d’un ogre. © Kletr, Shutterstock

Des histoires racontées dans une langue indo-européenne disparue

Par exemple, des contes comme La Belle et la Bête ou Le nain Tracassin, populaire en Allemagne, remonteraient à plusieurs milliers d’années, même avant l’apparition des langues comme l’anglais ou le français. Ces deux contes ont été écrits aux 17e et 18e siècles et ont des équivalents dans la mythologie grecque et romaine. Mais la reconstruction de l’arbre des contes montre qu’ils sont encore plus anciens.

Le nain Tracassin est un des contes de Grimm et possède de nombreuses variantes. Au Royaume-Uni, il s’appelle Tom Tit Tot et, en France, il est aussi connu sous le nom d’Outroupistache. Tracassin apparaît dans Shrek 4 où il est l’un des principaux personnages. La Belle et la Bête a été écrit pour la première fois par l’auteure française Gabrielle-Suzanne Barbot de Villeneuve et sa version a ensuite été reprise par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Ces contes auraient en réalité environ 4.000 ans.

Jacques et le Haricot magique, quant à lui, trouve ses racines dans un groupe d’histoires regroupées autour du thème d’un garçon qui vole le trésor d’un ogre. Cette histoire aurait environ 5.000 ans. Plus vieux encore : Le Forgeron et le diable, qui raconte l’histoire d’un forgeron qui vend son âme en faisant un pacte avec le diable pour acquérir des pouvoirs surnaturels. Ce thème faustien remonterait à 6.000 ans, c’est-à-dire l’âge de bronze.

Pour Jamshid Tehrani, « nous estimons qu’il est assez remarquable que ces histoires aient survécu sans être écrites. Elles étaient racontées même avant que l’anglais, le français et l’italien existent. Elles ont probablement été dites dans une langue indo-européenne éteinte ».

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Un mystérieux château vieux de 3 000 ans a été découvert au fond du plus grand lac de Turquie


Le but des plongeurs était d’essayer de trouver un animal étrange qui fait partie du folklore et mythologie de l’endroit. Ils n’ont pas trouvé cette créature, mais ils ont trouvé quand même un château très bien conserver dans cette eau qui daterait d’au moins 3 000 ans
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Un mystérieux château vieux de 3 000 ans a été découvert au fond du plus grand lac de Turquie

 

Un mystérieux château vieux de 3 000 ans a été découvert au fond du plus grand lac de Turquie

CAPTURE D’ÉCRAN NATIONAL GEOGRAPHIC

PAR ÉMILIE LAYSTARY

Les villes englouties ont toujours beaucoup fasciné les hommes. Cette récente découverte n’est pas sans alimenter un peu plus notre émerveillement pour les secrets que renferment les profondeurs des eaux.

Dans les eaux du lac de Van, profond de 451 mètres et situé à l’est de la Turquie, un château perdu a été retrouvé à plusieurs centaines de mètres de profondeur.

Selon les archéologues de l’université de Van Yüzüncü Yıl, ces incroyables ruines sous l’eau sont vieilles de 3 000 ans. Plutôt bien conservées grâce aux eaux alcalines du lac, elles ont été découvertes par hasard par une équipe de plongeurs venue élucider le mystère du monstre du lac de Van, cette créature lacustre qui alimente le folklore et la mythologie locale.

« La rumeur dit que le lac est habité par une étrange créature, mais des archéologues et personnels de musée nous ont dit qu’on ne trouverait rien de spécial », raconte Tahsin Ceylan, l’un des plongeurs qui n’a pas découvert de monstre mais une cité, à Daily Sabah.

Le château fait environ 1 km de long, avec des murs hauts de 3 ou 4 mètres. Les chercheurs estiment qu’il pourrait dater de l’âge de fer et avoir été construit par la civilisation urartéenne, entre le IXe et le VIe siècle avant J.-C. Au cours de l’histoire, le niveau de l’eau a beaucoup évolué.

 « Un certain nombre de civilisations se sont installées autour du lac de Van », fait remarquer Tahsin Ceylan. « Les populations avaient pour habitude de surnommer le lac ‘la haute mer’ et étaient convaincues qu’elle renfermait une multitude de secrets..

 

Ce sont ces mêmes secrets que les chercheurs d’aujourd’hui tentent de révéler.

 « Trouver ce château est un véritable miracle. Nous allons l’examiner un peu plus encore. Mais il est clair que cette découverte ouvre un nouveau champ à étudier, pour les archéologues et les historiens », se réjouit Tahsin Ceylan.

http://mashable.france24.com

Le Saviez-Vous ►Pourquoi les vaches sont-elles sacrées en Inde ?


A première vue, on peut croire que les vaches sacrées en Inde est une croyance qui daterait de plus siècle, il semble que non. Ce fut d’abord un symbole contre la colonisation, politique créer par un mouvement religieux au XIX è siècles
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Pourquoi les vaches sont-elles sacrées en Inde ?

 

Crédits : Pixabay / Dezalb

Dans certains pays du monde, des animaux sont vénérés, de véritables symboles mythologiques, ancrés dans les coutumes.

C’est particulièrement le cas en Inde, lieu empreint de spiritualité, où certains animaux – comme la vache – sont présentés comme des réincarnations des dieux selon la culture hindoue. Elle les protège désormais. Une tradition bien éloignée de la culture occidentale, on se demande alors pourquoi les vaches, particulièrement, sont-elles sacrées en Inde?

Tout d’abord, sachez que le mythe de la vache sacrée est relativement récent, absent des textes sacrés indiens, d’après Dwijendra Narayan Jha, historien et auteur du Mythe de la vache sacrée. Entre 1500 et 600 ans av. J.-C., l’animal était même servi comme offrande aux dieux védiques et consommé par les habitants, les Aryens.

Selon l’historien, « la dimension sacrée de la vache est un mythe et sa viande faisait partie du régime alimentaire non végétarien et des traditions diététiques des ancêtres indiens ».

C’est seulement au XIXe siècle, conséquence de la création d’un mouvement religieux par Dayanand Saraswati, que la vache fut pris comme un symbole de mobilisation politique contre les colonisateurs, avec l’idée que la consommation de bœuf aurait été imposée à l’Inde par les musulmans.

Crédits : Pixabay

En plus d’être utilisée comme un étendard, la vache, fournissant du lait, reste d’une grande utilité dans un pays en cours de développement. Elle est également indispensable dans les champs, tractant les charrettes remplies. Sa bouse, mélangée à de la paille séchée, est aussi à l’origine de combustible pour permettre de cuire les aliments. Cette transformation de leurs semences est par ailleurs utilisée comme engrais naturel. Ajoutons à cette longue liste, l’urine des bovins, un désinfectant corporel ou ménager intégré dans le quotidien de certains Indiens.

Symbole de lutte, d’une utilité quotidienne sans conteste, elle devient de fait empreinte de spiritualité. Qualifiée de « Mère universelle » grâce à ses productions, elle est également le symbole de la vie, protégée par le dieu Krishna. À l’origine, la vache aurait été créée par Brahmâ en même temps que la caste des brahmanes, la plus élevée, la plus pure. Elle est ainsi mise au même rang spirituel. Les textes sacrés hindous la présentent aussi comme l’animal de compagnie des dieux Krishna et Shiva.

Alors considérée comme un don du ciel, la vache devient avec le temps un animal sacré par les hindous. Elles sont alors libres de circuler où bon leur semble, malheureusement, le développement de l’Inde urbaine n’apparaît pas comme un environnement idyllique pour celles-ci. Souvent victimes d’accident de la route, régulièrement sollicitées pour des processions, être un animal sacré en Inde ne semble pas être de tout repos

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