Quand Scotland Yard traque un tueur en série qui a assassiné plus de 400 chats à Londres


Scotland Yard s’est impliqué, avec l’Agence Nationale de lutte contre le crime à la recherche d’un tueur en série peu ordinaire. Il tue des chats les décapite et fait une mise en scène bien en vue. Ils ont même fait un portrait-robot de ce tueur. La police craint qu’il finisse par devenir un tueur en série envers les femmes
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Quand Scotland Yard traque un tueur en série qui a assassiné plus de 400 chats à Londres

 

 

Le tueur en séries de chats londoniens a fait plus de 400 victimes en deux ans./ DR Wikipedia

Le tueur en séries de chats londoniens a fait plus de 400 victimes en deux ans./ DR Wikipedia

Les existences de Tony Jenkins et Boudicca Rising, les cofondateurs de Snarl, une petite association  londonienne de protection des animaux, ont basculé il y a un peu plus de deux ans depuis qu’ils sont sur les traces d’un tueur en série…de chats.

Intrigués par une succession de décès suspects de « matous » dans la capitale britannique, les deux cinquantenaires contactent en septembre 2015 les vétérinaires et propriétaires d’animaux qui ont signalé ces morts douteuses.

400 chats assassinés en deux ans : Scotland Yard sur le coup

Et ils font mouche en recoupant les faits et en commençant à ébaucher une cartographie des crimes

. « À ce moment-là, on a compris que quelque chose était en train de se passer », raconte Boudicca Rising.

L’affaire remonte très vite jusqu’aux oreilles de Scotland Yard, qui décide d’ouvrir une enquête, tout comme la Société royale de protection des animaux (RSPCA). Il faut dire qu’en  l’espace de deux ans, l’association a recensé pas moins de 400 victimes.

Quelques mois plus tard, les médias anglais s’emparent à leur tour de l’affaire. « Le tueur en série de chats frappe encore », titre la BBC en janvier 2016, tandis que la thèse d’un psychopathe plonge dans l’effroi les propriétaires d’animaux. La page Facebook de Snarl, leu association, se transforme alors en une funèbre liste des victimes du « Croydon Cat Ripper », tel que meurtrier est parfois surnommé, en référence à la ville du sud de Londres où il officie principalement.

Des cadavres mis en scène

Au fil des mois Tony et Boudicca se transforment en duo d’enquêteurs. Ils découvrent avec stupeur que les cadavres décapités sont parfois mis en scène, disposés près d’une école ou d’un parc, voire sous les fenêtres de leurs propriétaires.

« La police croit qu’une personne ou un groupe de personnes sont responsables des morts et mutilations », confirme Scotland Yard, tout en refusant, à ce stade, de commenter la thèse du « tueur en série« .

Signe de l’intérêt pour cette affaire qui mobilise des moyens d’une rare envergure pour des crimes d’animaux, l’Agence Nationale de lutte contre le crime (NCA) est mise sur le coup, tandis que deux organisations, dont PETA, offrent une récompense à quiconque aidera à la capture du tueur.

Tony et Boudicca tentent aussi, avec leurs moyens, de le débusquer, exploitant chaque indice et ne négligeant aucune piste.

« Mais c’est difficile, confie Tony Jenkins. J’aimerais parfois que ce soit un peu plus comme dans la série Les Experts. »

La police craint qu’après les chats, le tueur ne s’attaque aux femmes

 

Les différentes enquêtes en cours ont néanmoins permis de dresser un portrait- robot du tueur.

 Il s’agirait d’un homme blanc d’une quarantaine d’années, d’environ 1 mètre 80, qui a vraisemblablement grandi dans la ville de Croydon. Le mystérieux criminel interpelle par ses talents de « dissecteur » et sa capacité à déjouer toute surveillance, souligne Vincent Egan, professeur en criminalistique à l’université de Nottingham. « Il doit être capable d’attirer l’animal, de le tuer sans être griffé, de le disséquer, de placer le corps dans un endroit où il peut être vu, et tout cela discrètement », poursuit-il.

https://www.ladepeche.fr/

Enfin la preuve de la présence d’eunuques en Egypte ?


On croit avoir trouvé des preuves que des eunuques étaient présents en Égypte ancienne. Ils auraient trouvé des squelettes d’hommes qui auraient été castré avant la puberté, a moins que ce soit le syndrome de Klinefelter, ce sera les tests d’ADN qui mettra le point final
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Enfin la preuve de la présence d’eunuques en Egypte ?

 

Princesse Kawit

Bas-relief du sarcophage de la princesse Kaouit (11e dynastie), où un eunuque verse une boisson à sa maîtresse alors qu’une servante arrange ses cheveux.

COURTESY MUSÉE ÉGYPTIEN DU CAIRE

Bernadette Arnaud Spécialiste archéologie, anthropologie et histoire au magazine Sciences et Avenir

Deux rares cas d’eunuchisme d’époque post-pharaonique pourraient avoir été détectés dans le nord de l’Egypte.

Plothin, le ministre de Ptolémée XIII, le pharaon d’Egypte qui avait tenté de faire assassiner sa sœur Cléopâtre, aurait appartenu à cette caste très particulière. Mais aucun vestige archéologique d’eunuques, ces hommes victimes depuis la plus haute antiquité des mutilations sexuelles qu’était la castration (lire encadré), n’avait jusqu’alors été retrouvé. Il semble que ce soit désormais chose faite avec les analyses réalisées sur deux squelettes exhumés entre 2007 et 2013 dans le gouvernorat de Monufia, à Quesna, un site égyptien d’époque gréco-romaine (IVe siècle av.J.C- 1er. siècle ap.JC) Selon Scott Haddow*, du laboratoire Pacea, UMR 5199 de l’université de Bordeaux, Joanne Rowland de la faculté d’histoire, lettres classiques et archéologie de l’université d’Edimbourg, et Sonia Zakrzwski, du département d’archéologie de l’Université de Southampton, les ossements présenteraient des traces probables de cette mutilation.

Lors de la réunion annuelle de l’Association américaine des Anthropologues Physiques – qui s’est tenue du 19 au 22 avril 2017 à la Nouvelle-Orléans (Etats-Unis) – l’équipe a détaillé ces anomalies physiologiques décelées sur les restes de deux adolescents mis au jour parmi 151 autres dépouilles.

 » Nous avons constaté que leur stature était supérieure à la moyenne et qu’ils présentaient des signes de croissance osseuse anormale. Or, les personnes castrées avant la puberté grandissent davantage que les autres, ont des épaules et un thorax étroits mais des hanches larges, explique l’archéologue Scott Haddow à Sciences et Avenir. Toutefois cela peut être également lié à d’autres causes, en particulier des troubles génétiques qui auraient affecté le système endocrinien en entraînant l’expression de traits physiques sexuellement ambigus. »

Localisation de deux cas potentiels d’eunuchisme (en rouge), dans le cimetière gréco-romain de Quesna, dans le delta du Nil, en Egypte. ©Scott Haddow, Sonia Zakrzwski, Joanne Rowland.

Quoiqu’il en soit, l’orientation funéraire inhabituelle du premier squelette d’époque ptolémaïque (B21), tête au sud, contrairement à la centaine d’autres squelettes retrouvés sur les lieux exhumés tête au nord, évoque bien une inhumation spécifique.

Dépouille de B21, dans la nécropole de Quesna, en Egypte. © Scott Haddow, Sonia Zakrzwski, Joanne Rowland.

De même que le grand nombre d’amulettes funéraires qui lui étaient associées, indiquant clairement un traitement à part. Ce qui n’était pas le cas du second squelette (B26), d’époque romaine plus tardive, qui pourrait suggérer une meilleure insertion des eunuques dans la société du moment.

 » Il a été retrouvé dans une tombe collective de briques crues, parmi d’autres défunts, ce qui nous laisse penser qu’à la période romaine, les individus intersexués étaient mieux acceptés « , poursuit le chercheur.

Tombe commune d’époque romaine dans laquelle se trouvait B26. © Scott Haddow, Sonia Zakrzwski, Joanne Rowland.

Dans le cas de cet adolescent, il pourrait s’agir d’une castration pré-pubertaire, mais l’adolescent pouvait également présenter un syndrome de Klinefelter (la présence d’un chromosome X supplémentaire).

 » Nous ne pourrons avoir de certitudes qu’après des analyses ADN « , a tenu à préciser Scott Harrow.

Domitien (81-96) aurait été le premier empereur romain à faire interdire cette pratique.

 

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Les eunuques, des hommes castrés

Cette mutilation était soit subie, lors d’un châtiment par exemple, soit volontaire car indispensable pour exercer certains emplois, notamment dans les harems royaux et gynécées. La castration était opérée selon trois types de procédés : l’amputation du pénis seul, le retrait de l’appareil testiculaire ou l’émasculation totale. Cette mutilation a eu cours dans de nombreuses civilisations, depuis la plus haute antiquité. Les plus anciens cas signalés remontent à des textes Akkadiens de Lagash, au XXIe siècle av.J.-C,  d’autres en Assyrie, où ces personnages eurent aussi des rôles politiques importants dans les cours royales babyloniennes ou perses.

La Bible n’est pas en reste. Dans un passage de la Genèse, Putiphar est cité en tant qu’eunuque du pharaon. A la fin de la dynastie des Ming (1644), la Chine comptait près de 70 000 eunuques dans la Cité Interdite et il en restait encore 470 à la chute de la dynastie Qing, en 1912. D’une façon générale, les souverains s’assuraient ainsi que ces haut-fonctionnaires ne pourraient jamais avoir de relations sexuelles avec les épouses royales ni être tenté de prendre le pouvoir pour fonder une dynastie. Ce qui n’empêcha pas Amménémès, souverain égyptien de la XIIe dynastie, d’être assassiné par ses propres eunuques. Dans l’Empire byzantin, ceux-ci jouèrent un rôle politique majeur, en particulier à Constantinople où les eunuques (hadim) étaient responsables de l’administration des harems. Cette pratique s’est perpétuée en Occident avec les  » castrats  » : les femmes n’étant pas autorisées à chanter dans les églises, de jeunes garçons furent soumis à ces mutilations jusqu’au XVIIIe siècle. Le plus célèbre d’entre eux fut sans doute l’Italien Carlo Maria Michele Angelo Broschi, mort en 1705 et connu sous le nom de  » Farinelli « .

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*Two Potential Cases of Eunuchism from a Ptolemaic-Roman Cemetery in the Western Delta of Egypt: Differential Diagnosis and Social Implications. Scott D. Haddow, Sonia Zakrzewski, Joanne Rowland

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Viols, meurtres… la Russie propose une téléréalité sans aucune limite


Cela prend bien un milliardaire pour faire des émissions de téléréalité à l’extrême ou tout est permi et que les candidats acceptent d’être tué, mutilé, violé tout cela pour gagner plus 1 million de dollars. D’autres pays ont fait des téléréalités extrêmes, mais jusqu’ou l’homme peut se conduire en sauvage inhumain ?
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Viols, meurtres… la Russie propose une téléréalité sans aucune limite

 

  • Par Yohan Blavignat

L’émission Game2: Winter sera diffusée en 2017 en Russie. Filmés 24 heures sur 24, les candidats devront survivre dans le froid sibérien, au milieu des ours et des loups. Et pour y parvenir, tout est permis.

La téléréalité va-t-elle dépasser toutes les limites? Une émission russe, à cheval entre le film Hunger Games et Koh-Lanta, et qui ne sera diffusée qu’en 2017, crée déjà la polémique, rapporte notamment The Guardian. Intitulé Game2: Winter, ce programme, né dans l’esprit du milliardaire russe Yevgeny Pyatkovsky, consiste à proposer à 30 candidats de survivre en milieu sauvage dans des conditions extrêmes. La règle du jeu est simple: il n’y a aucune règle… ou presque. Pour survivre, et espérer gagner ce «jeu», les participants sont autorisés à tout, et devront même signer des formulaires en cas de décès avant de s’engager.

Alors que le casting de l’émission a débuté, les avertissements de la production sont clairs:

«Chaque participant donne son consentement, disant qu’il accepte le risque d’être mutilé, voire tué. 2000 caméras, 900 hectares et 30 vies. Tout est permis. Combats, alcool, meurtre, viol, tabagisme, tout.»

Chaque candidat aura à sa disposition une Go Pro pour s’enregistrer et filmer ce qu’il subit. L’émission sera diffusée en ligne 24 heures sur 24.

Au-delà des risques d’affrontements entre participants, la rudesse du climat sibérien mettra à rude épreuve les candidats. Car l’émission sera tournée en hiver. Une saison où la température descend régulièrement en dessous des -40°C. De plus, ils devront survivre dans l’habitat naturel des ours et des loups. Le gagnant se verra remettre un prix de 1,6 million de dollars.

La police pourra intervenir… en 30 minutes

D’après le Siberian Times, les couteaux seront autorisés, mais les armes à feu interdites. La police pourra également intervenir si l’un des candidats commet un crime pendant l’émission.

«Vous devez comprendre que la police viendra vous chercher, est-il écrit sur le règlement. Nous sommes sur le territoire de la Russie, et nous obéissons aux lois de la Fédération de Russie».

Mais compte tenu du terrain de l’émission, les forces de l’ordre mettront près d’une demi-heure pour arriver sur place. Dans le quotidien russe, le milliardaire à l’origine de ce projet explique toutefois qu’il «refusera toute réclamation des participants, même s’ils devaient être tués ou violés».

Les participants devront être âgés d’au moins 18 ans et «mentalement sains», selon le règlement. «Le spectacle promet d’être international», a encore déclaré Yevgeny Pyatkovsky. «Cinq pays ont exprimé le souhait de le diffuser à leur public.»

Selon lui, 60 personnes ont déjà présenté une demande pour participer, dont un Américain.

D’autres émissions de téléréalité avaient déjà fait parler d’elles dans le passé pour leur caractère extrême.

Aux États-Unis, Born in the Wild (Né en pleine nature) proposait de suivre le quotidien de femmes sur le point d’accoucher en pleine nature, seules et sans assistance médicale.

Sur la chaîne australienne SBS, l’émission Go Back Where You Come From (Retourne d’où tu viens) permet à ses participants de vivre dans des camps de réfugiés en Syrie, en Irak ou en Birmanie. Dans un épisode, les candidats ont subi une attaque de l’État islamique dans un camp syrien.

Enfin, la Serbie propose actuellement une téléréalité sans aucune limite, mêlant bagarres, sexe, alcool et conflits en tout genre.

http://www.lefigaro.fr/

Le Saviez-Vous ► Piercing extrême au Festival végétarien de Phuket


Une fête que je ne voudrais pas assister, ah, mais là pas du tout. Des mutilations volontaires lors d’une fête religieuse, avec toutes sortes objets qu’ils font rentrer dans leur corps surtout au visage
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Piercing extrême au Festival végétarien de Phuket

 

Des épées, des manches de hache, des brochettes et même un modèle de voilier ancien: les fidèles se transperçaient les joues à l’aide d’objets étranges dimanche au festival végétarien de Phuket, en Thaïlande, rite religieux taoïste fondé sur des mutilations expiatoires.

A travers l’Asie du Sud-Est, de nombreuses communautés chinoises adoptent cette semaine un régime végétarien à l’occasion de la fête taoïste « des neuf dieux empereurs », mais peu vont aussi loin que dans l’île de Phuket, dans le sud de la Thaïlande.

Pendant toute la semaine, les fidèles témoignent de leur ferveur au travers de la douleur et de la mutilation. Ils courent sur des charbons ardents et se percent le corps à l’aide d’une grande variété d’objets lors de scènes parfois difficiles à regarder.

Vêtus de robes, les festivaliers entrent dans une sorte de transe au son lancinant de tambours, ce qui, expliquent-ils, leur permet de ne pas avoir mal.

Piercing extrême au Festival végétarien de Phuket

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Teotihuacan : la femme au sourire de jade Par Bernadette Arnaud


Vous imaginez se faire enlever une dent pour mettre une pierre de jade, et creuser d’autres dents pour y déposer sur la façade d’autres pierres il y a 16 mille ans. Brrrr, cela fait froid dans le dos.
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Teotihuacan : la femme au sourire de jade

 

Crâne d'une femme ayant vécu il y a 1600 ans, découvert dans le quartier des "communautés étrangères" de la cité de Teotihuacan (Mexique), présentant des incrustations dentaires. Crédit: INAH / Aldo Diaz Avelar

Crâne d’une femme ayant vécu il y a 1600 ans, découvert dans le quartier des « communautés étrangères » de la cité de Teotihuacan (Mexique), présentant des incrustations dentaires. Crédit: INAH / Aldo Diaz Avelar

Par Bernadette Arnaud

Un squelette découvert dans les ruines de Teotihuacan, au Mexique, révèle des pratiques de mutilations dentaires.

Teotihuacan, la cosmopolite… L’examen de la dépouille d’une femme vivant il y a 1600 ans dans cette cité préhispanique*, alors la plus grande métropole du Nouveau Monde (aujourd’hui au Mexique), a révélé des pratiques empruntées à des cultures situées plus au sud : un crâne déformé et des dents serties de pierres fines polies. Selon Jorge Archer Velasco, un des archéologues de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire (INAH) impliqué dans cette étude présentée en juillet 2016,

le crâne de la « Dame de Tlailotlacan », – du nom du lieu où elle a été dégagée -, a « été allongé par compression très forte », une technique de déformation artificielle inconnue à Teotihuacan mais qui était courante dans l’aire Maya du sud-est du Mexique et en Amérique centrale. La sépulture, exhumée en 2014, se trouvait d’ailleurs à l’extrémité ouest de l’antique « cité des dieux » (son nom nahuatl), dans l’ancien secteur de « Tlailotlacan », celui « des gens des pays lointains ».

Une prothèse en pierre verte de jadéite à la place d’une dent inférieure

« Les fouilles archéologiques entreprises dès 2008 à Teotihuacan ont permis d’étudier les processus d’intégration des populations étrangères. Elles sont la manifestation du caractère cosmopolite qu’avait cette cité qui a  dû accueillir des populations d’origines variées, comme l’indiquent les découvertes d’enterrements de prestige, telles que la Dame de Tlailotlacan », ajoute Veronica Ortega, à l’origine du projet. Teotihuacan a en effet constitué un grand centre d’attraction pour différentes communautés attirées par le développement économique de la ville, ses échanges de biens et la construction de ses grands sanctuaires. 

Détail des incrustations dentaires de pyrite de fer et de jadéite Crédit : INAH/Aldo Diaz Avelar

La présence de pierres rondes de pyrite de fer incrustées dans les dents supérieures, ainsi qu’une prothèse en pierre verte de jadéite à la place d’une dent inférieure, sont en effet la preuve caractéristique de l’origine étrangère de cette femme. Chez certains peuples mésoaméricains, à l’instar des anciens Mayas de la région du Petén et du Belize, les dents pouvaient en effet être décorées de jade, de turquoise, de serpentine, ou d’hématite. Pour perforer la face vestibulaire des dents et y creuser les petites cavités cylindriques destinées à recevoir ces ornements, les « dentistes » de l’époque utilisaient une pierre dure, l’obsidienne, et du quartz en poudre comme abrasif. La pierre était ensuite fixée sur la dent à l’aide de résines naturelles. Si l’on en croit les recherches effectuées sur ces pratiques, les dents étaient percées sans que la pulpe ne soit touchée…

Teotihuacan a été le plus vaste centre urbain de Mésoamérique

Pour Stephen Houston, professeur d’archéologie à l’Université Brown, à Providence dans l’Etat de Rhodes-Island (Etats-Unis), ces parures dentaires avaient pour vocation de purifier le souffle et permettre l’expression de paroles élégantes. La bouche affichant le statut social, les dents remaniées étaient toujours disposées sur les parties visibles de la mâchoire. Les pierres auraient eu des vertus magiques et étaient censées assurer une protection divine à l’individu. D’autres types de mutilations dentaires étaient également pratiqués, parmi lesquelles le limage des dents en pointe ou le laquage et la teinture faite à l’aide de bitume ou d’extraits de cochenille. Ces pratiques auraient disparu peu après l’arrivée des Espagnols au 16e siècle.

L’analyse des pierres d’incrustation devrait être prochainement réalisée, pour tenter d’en connaître la provenance.

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Le Saviez-Vous ► Instruments de torture issus du passé


Une autre série d’instrument de torture. Me semble que ceux qui imaginent ces instruments devaient être des psychopathes en puissance tout autant ceux qui condamnaient les victimes à ses supplices
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Instruments de torture issus du passé

 

1. Le taureau d’Airain.


En forme de taureau, c’est dans cet immense objet que la victime était enfermée. En dessous, il y avait un feu et le condamné brûlait vivant…

2. La fourche de l’hérétique.


Cet instrument placé au niveau de la gorge servait à empêcher les victimes de s’endormir. Si c’était le cas, la fourche traversait la gorge…

3. Le séparateur infernal.


Placée sur la poutre, une jambe de chaque côté et un poids accroché à chacune d’elles, c’était un supplice de subir cela…

4. La chaise.


Si le condamné devait s’asseoir sur cette chaise en pique, ce n’est bien entendu pas pour se reposer. Plus le bourreau serrait les liens qui attachaient sa victime, plus les piques s’enfonçaient dans la peau de ce dernier qui finissait mutilé.

5. Le fameuse pince crocodile.


Destiné aux hommes, cet instrument terrifiant déchirait la peau de leur pénis… On vous laisse imaginer la douleur infligée.

6. Le tunnel du crocodile.


On mettait un membre du corps du condamné dans le trou de cet instrument qui était ultra-chauffé… Une torture. Tout simplement.

7. Le déchireur de seins.


Destiné aux femmes, le déchireur de seins, comme son nom l’indique, écartait les poitrines des dames. En plus de cela, l’objet brûlait.

8. La patte de chat.


C’est probablement l’instrument de torture le plus sadique et terrifiant de cette sélection… La patte de chat se contentait tout simplement d’arracher la peau de ses pauvres victimes…

9. Le collier de pique.


Ceci empêchait le condamné à faire toutes sortes de mouvements avec le cou… Manger ou dormir était donc impossible sinon c’était une torture.

10. La roue.


En étant attaché à cette roue, la victime tournait et brûlait en même temps… Un supplice…

http://www.demotivateur.fr/

Du sang maya au bout des flèches


Des pointes de flèche datant des Mayas qui possèdent encore du sang humain et animal. C’est flèches Maya font partie toute l’histoire de croyance, de sacrifice et autosacrifice de ces peuples
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Du sang maya au bout des flèches

 

Pointes de flèches Maya en obsidienne découvertes sur des sites archéologiques du Péten, au Guatemala. Au fond, la péninsule de Nixtun-Ch'ich. Copyright Nathan Meissner

Pointes de flèches Maya en obsidienne découvertes sur des sites archéologiques du Péten, au Guatemala. Au fond, la péninsule de Nixtun-Ch’ich. Copyright Nathan Meissner

Par Bernadette Arnaud

La découverte de traces de sang humain sur des pointes de flèche au Guatemala témoignerait de la tenue de cérémonies d’autosacrifices chez les anciens Mayas.

 

AUTOSACRIFICE. De très rares traces de sang humain sur deux pointes de flèches en obsidienne (verre volcanique)… voilà ce que des archéologues ont retrouvé parmi cent huit pointes de projectiles recueillis sur cinq sites* mayas de la région des lacs, dans le département du Péten, au nord du Guatemala. L’une d’entre elles aurait pu servir à la pratique du rituel sacré de l’autosacrifice (lire ci-dessous) selon Prudence Rice, professeur émérite, et Nathan Meissner du Centre de Recherche archéologiques de l’université Sud de l’Illinois (Etats-Unis), auteurs de ces travaux publiées dans leJournal of Archaeological Science.

Ces saignées volontaires étaient exécutées sur les doigts, les lobes de l’oreille, la langue…ou les organes génitaux. Elles furent pour les Mayas le sang le plus précieux offert aux dieux pendant près de 2000 ans ! Quant à la seconde pointe, elle été découverte à l’intérieur d’une habitation. L’étude de l’ensemble de flèches d’obsidienne datées de 1400 à 1697 ans de notre ère a également permis d’identifier des résidus de sang animal sur vingt-cinq d’entre elles via des analyses des protéines par immuno-électrophorèse. En particulier ceux de rongeurs, d’oiseaux, de lapins mais aussi de grands félins, animaux au fort pouvoir symbolique dans la religion maya.

Dans les anciennes sociétés mésoaméricaines, l’autosacrifice jouait un rôle religieux crucial.

Nulle part au monde cet acte de sacrifice de soi n’a pris des formes « aussi violentes, douloureuses et sanglantes, ni n’a été plus répandu et fréquent », écrivait en 2012, l’anthropologue français Claude François-Baudez, dans le livre** qu’il avait consacré à ce rituel peu étudié.

Photo : Autosacrifice de la reine K’ab’al, réalisé à l’aide d’une cordelette pleine d’épines lui traversant la langue. © Superstock / SIPA

Le sang recueilli dans des bols était ensuite brûlé dans de grands encensoirs d’où les fumées montaient vers les dieux mêlées à celles d’encens (copal). Ces cérémonies étaient pratiquées à l’aide de pointes d’obsidiennes, mais aussi de poinçons réalisés à partir d’aiguillons de raies, de dents de requin, de jade, d’os de félin ou de rapace… Des cordes étaient parfois passées à travers la langue ou les lobes d’oreilles. Ainsi, sur les célèbres linteaux du site de Yaxchilan, au Chiapas, dépeignant le spectaculaire autosacrifice des souverains, le spectateur peut contempler les saignées royales, dont celle de la Dame K’ab’al Xook (épouse du roi Bouclier Jaguar, 681-742) en train de se passer une cordelette d’épines à travers sa langue !

Des sacrifices très mutilants étaient aussi infligés par les prêtres et dignitaires aux prisonniers et ennemis capturés sur les champs de bataille, comme le montre la célèbre fresque polychrome du site de Bonampak

« Même si les Mésoaméricains n’étaient pas maso, écrit avec humour Claude-François Baudez, ils étaient de grands paranoïaques, toujours débiteurs d’une dette qui ne pouvait jamais s’éteindre ». L’autosacrifice a ainsi été la phase essentielle d’un cycle sans fin de dons et de contre-dons, mélange de sacrifice de soi, d’humiliations et de rédemptions car il fallait non seulement payer pour ses fautes, mais aussi contribuer à rembourser la dette de tout le genre humain ».

Les autosacrifices ont existé chez d’autres peuples d’Amérique, comme les Indiens des Plaines, plus au nord. 

* Les cinq sites mayas : Nixtun-Ch’ich’, Tayasal, Quexil, Ixlu, Zacpeten.

** « La douleur rédemptrice. L’autosacrifice précolombien », par Claude François-Baudez, éditions Riveneuve.

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