3 tombes musulmanes, les plus anciennes de France, découvertes à Nîmes


L’Histoire est en constante évolution, et l’archéologie tente de raconter le passé à travers les indices qui ressortent du passé.
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3 tombes musulmanes, les plus anciennes de France, découvertes à Nîmes

 

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L'une des 3 tombes musulmanes découvertes à Nîmes. © Inrap

L’une des 3 tombes musulmanes découvertes à Nîmes. © Inrap

3 squelettes placés sur le côté, la tête regardant dans la direction de La Mecque : ces sépultures constituent les 1ers indices de la présence de communautés de musulmans dans le sud du pays au début du Moyen-Age

PREUVES. Ce sont des fouilles menées par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) qui sont à l’origine de cette découverte. Elles ont été menées préalablement à la construction d’un parking souterrain, avenue Jean-Jaurès à Nîmes. Les archéologues ont mis au jour un quartier résidentiel antique de la cité, ainsi qu’une vingtaine de sépultures. Parmi elles, 3 ont particulièrement attiré leur attention. Il s’agit de tombes qui montrent clairement des rites funéraires musulmans : les corps de trois hommes étaient placés sur le côté, la tête regardant dans la direction de La Mecque.

« On savait que les musulmans étaient venus en France au 8e siècle mais on n’avait jusqu’alors aucune trace matérielle de leur passage », explique à l’AFP l’anthropologue Yves Gleize, de l’Institut national  de recherches archéologiques préventives  (INRAP), principal auteur d’une recherche publiée dans la revue Plos One.

« On disposait de quelques pièces de monnaie et de fragments de céramique, signes d’échanges commerciaux mais rien de plus », précise le chercheur.

En cela, la situation de l’Hexagone est bien différente de celle de la Péninsule Ibérique qui a été sous occupation arabe pendant des siècles.

Selon l’AFP, des analyses des ADN prélevés sur des dents et les os indiquent qu’ils étaient originaires d’Afrique du Nord. Ils étaient âgés respectivement de 20 à 29 ans pour l’un, d’une trentaine d’années pour le deuxième, et de plus de 50 ans pour le troisième. Ils n’avaient aucune trace de blessure.

« La réalisation de plusieurs datations radiométriques sur les trois individus permet d’en préciser l’âge : entre le 7e siècle et le 9e siècle de notre ère » écrit l’Inrap dans un communiqué de presse.

 Jusqu’à présent, la plus ancienne sépulture musulmane découverte en France, à Marseille, datait du 13e siècle. Une autre mise au jour à Montpellier pourrait remonter au 12e siècle.

« L’ensemble de ces données suggère que les squelettes découverts dans les tombes de Nîmes appartenaient à des soldats berbères enrôlés dans l’armée omeyyade durant l’expansion arabe en Afrique du Nord » au 8e siècle reprend l’Inrap.

Coexistence des Musulmans et Chrétiens

Les lignées génétiques maternelles et paternelles des trois squelettes sont relativement rares dans la population française moderne, soulignent-ils. Par rapport à la Péninsule Ibérique ou à l’Italie, il est clair que l’impact génétique de l’occupation arabe est bien moindre en France, pointent les chercheurs.

Pour Yves Gleize, « l’analyse archéologique, anthropologique et génétique de ces sépultures du début de l’époque médiévale à Nîmes fournit des preuves matérielles d’une occupation musulmane au 8e siècle dans le sud de la France ».

Cependant, il n’est pas possible avec ces indices de savoir quelle était la taille de ces communautés dont la présence est aussi attestée dans des textes anciens qui relatent la présence de musulmans à Nîmes entre 719 et 752. Mais ils ne sont pas restés très longtemps.

Charles Martel a pris le contrôle de la ville en 737, cinq ans après la victoire décisive de Poitiers contre les Sarrasins, la détruisant peut-être pour punir la population qui avait accepté la protection des musulmans, supputent ces anthropologues.

Signe d’une possible coexistence de ces musulmans avec les populations autochtones, les trois tombes étaient relativement proches de sépultures chrétiennes. Et toutes ces tombes se trouvaient à l’intérieur d’une enceinte romaine qui devait délimiter une communauté urbaine, précisent les chercheurs. Plusieurs historiens ont avancé l’hypothèse qu’à Narbonne, un temps sous domination musulmane au début du Moyen-Age, les populations locales ont peut-être accepté une sorte de protection pour, en échange, pouvoir préserver leurs lois et leurs traditions. La découverte des sépultures de Nîmes paraît conforter cette hypothèse d’une relation plus complexe entre les communautés musulmane et chrétienne au début du Moyen-Age

selon Yves Gleize.

OL avec AFP

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Une bague relie les mondes viking et musulman


Les Vikings ont eu des liens commerciaux avec le monde musulmans, un grand nombre de dirhams découvert en grand nombre en Occident et un nouvel indice :  une bague  dans une tombe en Suède
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Une bague relie les mondes viking et musulman

Par Bernadette Arnaud

Une inscription arabe a été découverte sur un bijou du 9e siècle retrouvé en Suède. Une nouvelle preuve des liens entre les navigateurs scandinaves et les pays islamiques.

CALLIGRAPHIE. “Il-la-lah” (“Pour Allah”) indique la petite inscription coufique, la plus ancienne forme calligraphique de l’arabe, délicatement gravée sur le cabochon de verre teinté serti dans l’anneau en métal. C’est ce que vient de révéler l’analyse par microscopie à balayage (SEM) d’une bague découverte il y a plus de deux siècles, en 1800, dans le nord de la Suède. Contrairement à ce qui a pu être rapporté, elle n’est pas la première preuve que des contacts ont existé pendant plusieurs siècles entre les populations de « l’âge viking » (793-1066) (sociétés diverses des actuels Danemark, Norvège et Suède) et celles de l’Empire byzantin et des califats islamiques. Ces liens étaient déjà connus des spécialistes, mais les preuves matérielles de ces relations méconnues du grand public sont toujours les bienvenues. Nous avions consacré un article en juin 2014 à ces contacts diplomatiques et marchands entre populations nordiques et le monde musulman, notamment autour de la mer Caspienne et de la Volga, ainsi que l’a relaté l’auteur arabe Ahmad ibn Fâdlan, au 10e siècle.

Le flux de dirhams en provenance du monde islamique retrouvé sur le continent européen est considérable

Découverte dans la tombe d’une femme inhumée au 9e siècle sur le site de Birka, un comptoir commercial suédois, la bague est cependant la première de ce genre jamais découverte en Scandinavie comme l’indique un récent article publié dans la revue Scanning. Elle rejoint ainsi les innombrables dirhams (monnaies d’argent) en provenance du monde islamique que les commerçants vikings obtenaient en échange de fourrures, d’ivoire de morse, de cire, d’ambre ou d’esclaves capturés lors de raids en Europe.

Crédit Christer Åhlin / Swedish History Museum

L’historien médiéviste Pierre Bauduin (Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales, Caen) rappelle ainsi que les Vikings ne battaient pas monnaie mais affichaient leur richesse grâce au précieux métal.

« Le flux de dirhams en provenance du monde islamique retrouvé sur le continent européen est considérable ! Plusieurs centaines de milliers de pièces ont été exhumées », poursuit-il.

Qu’une telle bague ait fait partie d’un de ces butins n’est en soit aucunement étonnant. Mais elle pourrait aussi provenir d’un des voyageurs musulmans qui fréquentaient ces contrées. On sait ainsi qu’à la fin du 9e siècle, Ibrahim Ibn yaqub al-Tartushi, venu d’Al-Andalus en Espagne, a visité le comptoir d’Hedeby (Haithabu), au Danemark, le premier marché de la Baltique.

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Le FBI aurait poussé des Américains musulmans à commettre des attentats


Pourquoi, je ne suis pas surprise !! On entend souvent des discours aux États-Unis que le service de sécurité réussit à intercepter a temps des terroristes ou arrêté les méchants de confession musulmane alors que la réalité est que c’est eux qui ont incité ces personnes a commettre ces actes . Tout cela pour rassurer la population de leur efficacité depuis le 11 septembre. Après on se demandent pourquoi que les gens mettent tous les musulmans dans le même panier
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Le FBI aurait poussé des Américains musulmans à commettre des attentats

 

Le FBI a « encouragé, poussé et parfois même payé » des musulmans américains pour les inciter à commettre des attentats, au cours d’opérations de filatures et clandestines montées de toutes pièces après le 11-Septembre, conclut un rapport publié lundi.

Dans nombre des plus de 500 affaires de terrorisme conduites par les tribunaux américains depuis le 11 septembre 2001,

« le ministère américain de la Justice et le FBI ont ciblé des musulmans américains dans des opérations clandestines de contre-terrorisme abusives, fondées sur l’appartenance religieuse et ethnique », dénonce ce rapport de l’organisation Human Rights Watch (HRW) étayé de nombreux exemples.

L’organisation aidée de l’Institut des droits de l’homme de l’Ecole de droit de l’Université de Columbia a en particulier étudié 27 affaires, de l’enquête au procès, en passant par l’inculpation et les conditions de détention, et interviewé 215 personnes, qu’il s’agisse des inculpés ou condamnés eux-mêmes ou de leurs proches, d’avocats, juges ou procureurs.

« Dans certains cas, le FBI pourrait avoir créé des terroristes chez des individus respectueux de la loi en leur suggérant l’idée de commettre un acte terroriste », résume un communiqué, estimant que la moitié des condamnations résultent de coups montés ou guet-apens. Dans 30% des cas, l’agent infiltré a joué un rôle actif dans la tentative d’attentat.

« On a dit aux Américains que leur gouvernement assurait leur sécurité en empêchant et en punissant le terrorisme à l’intérieur des Etats-Unis », a déclaré Andrea Prasow, l’un des auteurs du rapport. « Mais regardez de plus près et vous réaliserez que nombre de ces personnes n’auraient jamais commis de crime si les forces de l’ordre ne les avaient pas encouragés, poussés, et parfois même payés pour commettre des actes terroristes ».

L’étude cite notamment les quatre de Newburgh, accusés d’avoir planifié des attentats contre des synagogues et une base militaire américaine, alors que le gouvernement avait, selon un juge, « fourni l’idée du crime, les moyens, et dégagé la voie » et transformé en « terroristes » des hommes « dont la bouffonnerie était shakespearienne ».

Selon HRW, le FBI a aussi souvent ciblé des personnes vulnérables, souffrant de troubles mentaux et intellectuels.

Le rapport cite également le cas de Rezwan Ferdaus, condamné à 17 ans de prison à l’âge de 27 ans pour avoir voulu attaquer le Pentagone et le Congrès avec des mini-drones bourrés d’explosifs. Un agent du FBI avait dit de Ferdaus qu’il avait « de toute évidence » des problèmes mentaux, mais le plan avait été entièrement conçu avec le policier infiltré.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Vidéo: Gavage à la façon Guantanamo


J’ai vue ce genre de gavage dans un film historique sur le combat du droit de vote aux femmes justement aux USA Les femmes qui se sont battues pour ce droit avaient été gaver a peu près de la même façon … Aujourd’hui,  aux États-Unis, ce genre de procédé est interdit alors pour résoudre ce problème, ces prisonniers sont hors du territoire américain ..mais c’est pourtant toujours fait par des américains
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Vidéo: Gavage à la façon Guantanamo

 

Dénonciation - Vidéo: Gavage à la façon Guantanamo

Mos Def subit un gavage à la façon Guantanamo. | Capture d’écran de Y

 

Le rappeur et acteur américain Mos Def a frappé fort avec une vidéo pour dénoncer les pratiques de la prison américaine de Guantanamo, à Cuba.

Elle a d’ailleurs été abondamment reprise sur le web.

Le rappeur Mos Def, rebaptisé Yasiin Bey, s’est d’abord fait connaître dans le monde de la musique avant de se lancer dans une carrière d’acteur ces dernières années, tant dans des séries comme Dexter que dans des films comme la comédie Vidéo sur demande.

C’est toutefois par solidarité avec les détenus musulmans de Guantanamo que Mos Def s’est livré, devant une caméra, au gavage infligé aux prisonniers en grève de la faim. Le résultat est saisissant.

Avertissement: Certaines des images qui suivent ne conviennent pas à tous les publics.

 

http://fr.canoe.ca

Terrorisme: quand la communauté musulmane donne l’alerte


Quand il arrive des attentats on fait souvent référence a un groupe, une ethnie ou une religion et les musulmans sont souvent ciblés. Mais à Toronto, ce sont des musulmans qui ont sonné l’alarme car ce n’est pas dans l’optique des musulmans d’entreprendre des actes terroristes mais ceux qui le font se radicalisent et suivent des chemins qui diffère de l’enseignement religieux
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Terrorisme: quand la communauté musulmane donne l’alerte

 

En annonçant l'arrestation de Chiheb Esseghaier (photo) et... (Photo: PC)

En annonçant l’arrestation de Chiheb Esseghaier (photo) et de Raed Jaser, la Gendarmerie royale du Canada a chaudement remercié la communauté musulmane de Toronto pour sa collaboration dans cette affaire.

MÉLANIE MARQUIS
La Presse Canadienne

Une bombe saute. Les assaillants sont musulmans. L’image de la communauté musulmane est entachée. Mardi dernier, on a appris qu’une bombe n’avait pas sauté: un complot aurait été déjoué au Canada. Les terroristes présumés sont musulmans. Mais cette fois, la communauté a travaillé en amont en tirant la sonnette d’alarme avant que l’irréparable ne soit commis et que les regards accusateurs ne se retournent vers eux.

En annonçant l’arrestation de Chiheb Esseghaier et de Raed Jaser, la semaine dernière, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a chaudement remercié la communauté musulmane de Toronto pour sa collaboration dans cette affaire. La police fédérale avait d’ailleurs convié plusieurs de ses leaders à sa conférence de presse.

La porte-parole de la GRC, la sergente Julie Gagnon, a catégoriquement refusé de donner davantage de détails sur cette collaboration stratégique. Mais pour plusieurs, cette stratégie est sans contredit un succès, du moins sur le plan de la communication.

«C’était une très bonne idée. En général, on a toujours encouragé notre communauté à s’adresser aux autorités si des fidèles se radicalisent», expose Salam Elmenyawi, président du Conseil musulman de Montréal.

Même son de cloche du côté de l’ancien officier du renseignement Michel Juneau-Katsuya. Il rappelle que la communauté musulmane canadienne a été égratignée à deux reprises en quelques semaines seulement, si l’on inclut la participation de jeunes hommes originaires d’Ontario à l’assaut meurtrier survenu dans un complexe gazier en Algérie.

«De sortir publiquement lorsqu’on a eu deux incidents coup sur coup, c’est une façon de démontrer au public canadien que la communauté musulmane et les leaders musulmans ne sont pas en faveur du radicalisme, de l’islam radical et des extrémistes», estime-t-il.

Cette sortie médiatique soigneusement orchestrée témoigne aussi du fait que le modèle de lutte antiterrorisme canadien est loin de correspondre à celui en vigueur au sud de la frontière, selon Stéphane Leman-Langlois, directeur de l’Équipe de recherche sur le terrorisme et l’antiterrorisme (ERTA), un groupe de recherche financé par le Conseil pour la recherche en sciences humaines du Canada.

Au Canada, depuis les quatre dernières décennies, la tendance est à la police communautaire: les agents sont sur le terrain et tissent des liens de confiance avec les diverses communautés ethniques, religieuses et culturelles, explique le chercheur. Ce n’est pas le cas aux États-Unis – du moins, pas à New York, cible terroriste de choix s’il en est une.

«Si on prend l’exemple de la police de New York (NYPD), il n’y a absolument pas de police communautaire. C’est une police de maintien d’ordre, d’application de la loi, de renseignement. La façon dont elle a abordé la communauté musulmane dernièrement est exactement le contraire de ce qu’il faut faire et le contraire de ce qui a mené à l’arrestation de deux personnes ici au Canada», explique M. Leman-Langlois.

Une vaste enquête menée par l’agence journalistique Associated Press en 2011 et 2012 a en effet conclu que le NYPD était devenu «l’une des agences de renseignement les plus agressives» au pays, outrepassant le cadre juridique de son mandat et ciblant les communautés ethniques en bafouant les lois fédérales.

Un indicateur rémunéré a admis, en octobre 2012, que la division du renseignement du NYPD lui avait ordonné d’«appâter» des musulmans en tenant des propos incendiaires dans les mosquées. À cela s’ajoutent les accusations de harcèlement, de profilage social et d’infiltration dans certains établissements scolaires.

«On traite les endroits où cette communauté-là est majoritaire comme des zones de guerre. On a fait un État policier dans l’État», résume M. Leman-Langlois.

À force de voir les choses par le petit bout de la lorgnette, on finit par oublier que les musulmans sont doublement victimes des attaques terroristes, plaide M. Juneau-Katsuya.

«Ils sont Canadiens eux aussi, donc ils subissent comme tous les autres et peuvent eux-mêmes avoir perdu des gens dans des attentats mais, en même temps, ils sont montrés du doigt parce qu’ils sont musulmans et qu’on dit que la religion islamique est problématique. Ce n’est pas la religion islamique qui est problématique, c’est l’interprétation que certains en font!»

Salam Elmenyawi affirme quant à lui que, lorsqu’ils prétendent commettre de tels gestes au nom de la religion, les extrémistes déforment les enseignements du Coran. Ce sont, en somme, des jihadistes bidon.

«Le jihad (guerre sainte) est un concept noble, un concept respectable. Ce qu’ils font, ce qu’ils voulaient faire, ce sont des crimes», dit-il.

 Il souligne que les accusés dans l’affaire du complot de Toronto, Chiheb Esseghaier et Raed Jaser, sont innocents jusqu’à preuve du contraire.

Ils font face notamment à des accusations de complot pour meurtre au profit d’une organisation terroriste, de participation aux activités d’une organisation terroriste et de complot pour nuire aux activités de transport au profit d’une organisation terroriste.

Selon la GRC, les deux hommes, commandités par des éléments iraniens d’Al-Qaïda, avaient l’intention de commettre un attentat terroriste contre un train de passagers dans la grande région de Toronto.

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L’abattage religieux n’est pas inhumain, selon un expert


J’ai vue une fois le rituel halal pour deux moutons. Je pouvais poser plein de question comme pourquoi cacher le couteau .. pour ne pas effrayer la bête ,.. et que le couteau soit bien aiguisé pour ne pas souffrir inutilement. J’avoue qu’après avoir vue ce rituel je suis persuader que c’est la meilleur méthode que ceux pratiquer dans nos abattoirs .. Mais il est vrai que l’abattage religieux doit être bien fait pour que ce soit efficace et humain
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L’abattage religieux n’est pas inhumain, selon un expert

 

Vendredi, à l'occasion de la fête du sacrifice,... (Photo: Reuters)

Vendredi, à l’occasion de la fête du sacrifice, des millions d’animaux seront égorgés selon le rituel halal.

PHOTO: REUTERS

MARIE ALLARD
La Presse

«S’il est bien fait, l’abattage rituel n’est pas inhumain», affirme Joe Regenstein, professeur de sciences des aliments à l’Université Cornell. Joint hier par La Presse, l’expert a contredit l’ex-député péquiste André Simard, selon qui l’abattage halal, réalisé sans insensibilisation préalable de l’animal, heurte les valeurs des Québécois.

Au contraire, l’abattage religieux est probablement le plus humain de tous, estime M. Regenstein. S’il est pratiqué à la main, sans stress, en faisant perdre connaissance à l’animal le plus rapidement possible.

«Je pense que la plupart des critiques qui remettent en question le bien-être des animaux au moment de l’abattage religieux se basent sur de mauvaises données scientifiques ou sur des considérations politiques, sans rapport avec le bien-être animal», dit le professeur.

Le vendredi 26 octobre, à l’occasion de l’importante fête du sacrifice – ou Aïd -, plusieurs des 1,6 milliard de musulmans du monde vont égorger un animal selon le rituel halal. Ce type d’abattage choque les Occidentaux, peut-être par méconnaissance des pratiques séculières, note M. Regenstein.

Le professeur a demandé à ses étudiants quelle méthode ils jugeaient la plus humaine: l’usage d’un pistolet à tige qui perfore le crâne, un pistolet qui étourdit sans faire de perforation, l’asphyxie par gaz, l’électrocution (quatre méthodes qui sont employées dans nos abattoirs pour insensibiliser les bêtes) ou l’égorgement avec un couteau tranchant. C’est ce dernier choix, correspondant au rituel religieux, qui a obtenu le plus de votes.

Les autres méthodes ne sont ni parfaites ni immédiates: 16% des bovins ne perdent pas connaissance du premier coup avec le pistolet perforant, a rapporté Le Nouvel Observateur.

Les communautés – tant juives que musulmanes – ne font cependant pas toujours l’abattage correctement, déplore M. Regenstein. Des études ont d’ailleurs comparé de mauvais abattoirs religieux à de bons abattoirs laïques, souligne-t-il.

Le bien-être des animaux abattus religieusement doit être amélioré, en respect des règles religieuses, estime le professeur. C’est possible: Temple Gradin, professeure à l’Université du Colorado connue pour ses travaux sur le bien-être animal, a visité un bon abattoir religieux, où les animaux s’effondrent – signe visible de leur perte de connaissance – en moyenne 17 secondes après l’égorgement. Le délai le plus long y était de 33 secondes.

Des abattoirs québécois, certifiés halal, étourdissent au préalable les animaux, profitant de la division de la communauté musulmane à ce sujet. Mais il est difficile de miser sur ce compromis, puisqu’il «n’est pas accepté par les courants dominants», fait valoir l’expert.

M. Regenstein participe au colloque «Le halal dans tous ses états», qui s’ouvre aujourd’hui à l’UQAM.

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Crimes d’honneur, entre mythe et réalité ► Des actes criminels mal connus



 

Au Québec, L’affaire  Shafia a fait couler beaucoup d’encre, l’enquête, l’accusation de trois personnes de meurtre a pris une tournure de sage a cause du statut crime d’honneur. Les crimes d’honneur ne devrait pas passer être acceptés dans aucun pays car il s’agit bel et bien de meurtre’ Les crimes d’honneur, ne font pas partie de loi religieuse mais ce sont des traditions de certaines cultures et pas juste dans les pays musulmans. D’ailleurs certains érudits musulmans se sont prononcés contre les crimes d’honneur
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Crimes d’honneur, entre mythe et réalité ► Des actes criminels mal connus

Des femmes victimes d'attaques à l'acide, au Bangladesh, qui manifestent à l'occasion de la Journée internationale de la femme, en 2004.

Photo: AFP/Farjana K. Godhuly

Des femmes victimes d’attaques à l’acide, au Bangladesh

 

De quoi s’agit-il? Ce qui est communément appelé « crime d’honneur » est un acte perpétré par des membres d’une famille contre une femme, de la même famille, dont les agissements sont assimilés à une dérive morale et, par conséquent, à une atteinte à l’honneur de la famille, du clan ou de la tribu.

Cependant, le faisceau des actes qualifiés d’immoraux est très vaste. Cela peut aller d’un simple échange verbal entre une fille et un garçon dans la rue à l’acte sexuel.

Des témoignages de victimes expliquent que des femmes peuvent être tuées ou mutilées pour ne pas avoir obéi à leur mari, à leur père ou à leur belle-mère.

L’ONG Amnistie internationale explique que les crimes d’honneur sont « une pratique consacrée par la culture plutôt que par la religion ».

Toujours selon l’organisation de défense des droits de la personne, ces crimes sont perpétrés dans un grand nombre de pays, allant de l’Égypte au Pérou en passant par la Jordanie, l’Italie ou la Norvège.

 

Les statistiques montrent que la majorité de ces crimes ont lieu dans les pays musulmans, mais Amnistie internationale insiste sur le fait que « l’islam ne préconise pas la peine de mort pour inconduite liée à l’honneur ». D’ailleurs, de nombreux dirigeants islamiques condamnent les crimes d’honneur, note l’organisme.

Devant l’ampleur de cette pratique dans le monde arabe et musulman, l’ayatollah Hussein Fadlallah, une autorité de l’islam chiite au Liban, a prononcé une fatwa (avis juridique) en 2008 dans laquelle il condamne cette pratique, la considérant comme

« une action répréhensible, condamnable, illicite du point de vue légal et comme un crime à part entière qui ne jouit d’aucune condition atténuante. »

Selon l’ONU, environ 5000 femmes sont victimes de crimes d’honneur chaque année. Cependant, il est pratiquement impossible d’évaluer leur nombre avec précision, les décès étant généralement classés parmi les accidents et les suicides.

Plusieurs organisations de défense des droits de la personne estiment que le chiffre de l’ONU est en deçà de la réalité. Ainsi, dans un document consacré au phénomène des crimes d’honneur, Amnistie internationale cite plusieurs exemples:

  • En Jordanie, 5000 femmes auraient été victimes de cette pratique rien qu’en 1997. Depuis, le nombre de crimes d’honneur dans ce pays a diminué, la famille royale jordanienne ayant fermement condamné cette pratique.
  • Au Cambodge, 43 épouses accusées d’adultère ont été défigurées à l’acide en trois ans. Les années concernées ne sont pas précisées.
  • Au Bangladesh, 775 personnes ont été victimes de ces crimes entre 1999 et 2001. Les motifs vont du refus d’avances sexuelles au rejet d’une demande en mariage.

Les raisons peuvent également relever de l’absurde. Au Pakistan, un homme a affirmé avoir tué sa femme après avoir rêvé qu’elle l’avait trompé.

Les auteurs des crimes d’honneur sont rarement inquiétés par la justice. Sans compter que les décisions rendues par les juges, quand la cause se rend jusque devant les tribunaux, font souvent preuve de clémence envers les criminels.

Au Canada

 

La notion de crime d’honneur ne fait pas partie du droit criminel canadien. En 2010, la ministre de la Condition féminine, Rona Ambrose, avait évoqué la possibilité de renforcer le Code criminel pour tenir compte de ces pratiques, mais le ministre de la Justice, Rob Nicholson, avait écarté cette idée.

Verdict de culpabilité des Shafia : un appel pour la mère et le fils?

Verdict de culpabilité des Shafia : un appel pour la mère et le fils?

Crédit photo PC / Nathan Denette

Les avocats de la mère et du fils Shafia, reconnus coupables

L’affaire Shafia Mohammad Shafia, sa seconde épouse Tooba Yahya et leur fils Hamed Mohammad Shafia étaient accusés des meurtres prémédités de trois des filles du couple : Zainab, Sahar et Geeti (âgées de 19, 17 et 13 ans) et de la première épouse de M. Shafia, Rona Amir Mohammad, âgée de 52 ans

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Les quatre femmes ont été retrouvées mortes noyées dans les eaux du canal Rideau, aux écluses de Kingston, dans une Nissan Sentra que la famille avait achetée quelques jours avant le drame, survenu dans la nuit du 29 au 30 juin 2009.

Les trois accusés avaient plaidé non coupables aux accusations portées contre eux.

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