Les pigeons meilleurs que les humains en mode multitâche


Un petit cerveau comme un pigeon ne veut rien dire. Ils ont plus de densité de cellules nerveuses dans le cerveau que l’être humain. Ils peuvent réussir en mode multitâche plus vite que les humains ..
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Les pigeons meilleurs que les humains en mode multitâche

 

La chercheuse Sarah Letzner et l'un des sujets de ses expériences.

La chercheuse Sarah Letzner et l’un des sujets de ses expériences.   Photo : Katja Marquard

Les pigeons sont capables de basculer d’une tâche à l’autre aussi rapidement que les humains, et même plus rapidement dans certaines situations.

Un texte d’Alain Labelle


Pour en arriver à ce constat, des biopsychologues allemands ont effectué les mêmes expériences comportementales pour tester les oiseaux et les humains.

La Dre Sara Letzner et ses collègues de l’Université de la Ruhr à Bochum émettent l’hypothèse que la cause du léger avantage des oiseaux en mode multitâche est leur densité neuronale supérieure.

Pendant longtemps, explique la Dre Letzner, les scientifiques ont pensé que le cortex cérébral des mammifères était la cause anatomique de leur capacité cognitive. Leur cortex cérébral se compose de six couches corticales.

Chez les oiseaux, cependant, une telle structure n’existe pas.

Cela signifie que la structure du cortex des mammifères ne peut pas être la raison décisive des fonctions cognitives complexes telles que le multitâche. Dre Sara Letzner

Le pallium des oiseaux n’a donc pas de couches comparables à celles du cortex humain. Toutefois, ses neurones s’y retrouvent plus densément que ceux des humains dans le cortex cérébral.

Malgré son petit cerveau, le pigeon possède une grande densité de neurones dans son pallium.

Malgré son petit cerveau, le pigeon possède une grande densité de neurones dans son pallium. Photo : iStock

Cerveau de pigeon, vraiment?

Par exemple, les pigeons ont six fois plus de cellules nerveuses dans le cerveau que les humains par millilitre cubique. Par conséquent, la distance moyenne entre deux neurones des pigeons est 50 % plus courte que chez les humains.

Comme la vitesse à laquelle les signaux des cellules nerveuses sont transmis est la même chez les oiseaux et les mammifères, les chercheurs ont estimé que l’information est traitée plus rapidement dans le cerveau aviaire que dans le cerveau des mammifères.

Dans leurs travaux, les chercheurs ont testé cette hypothèse à l’aide d’un exercice multitâche effectué par 15 humains et 12 pigeons. Dans l’expérience, les participants humains et aviaires ont dû arrêter une tâche en cours et passer à une autre tâche le plus rapidement possible. Le passage à la seconde tâche a été effectué soit en même temps que la première tâche a été arrêtée, soit elle a été retardée de 300 millisecondes.

Les résultats montrent que lors du deuxième exercice les pigeons ont un avantage sur les humains en raison de leur plus grande densité de cellules nerveuses. Ils étaient en effet 250 millisecondes plus rapides que les humains.

C’est à cause de leur petit cerveau densément rempli de cellules nerveuses que les oiseaux peuvent réduire le temps de traitement dans des tâches nécessitant une interaction rapide entre différents groupes de neurones. Dre Letzner

Sur l’intelligence des oiseaux

Les chercheurs dans le domaine des neurosciences cognitives se demandent depuis longtemps comment il est possible que certains oiseaux, comme les corbeaux ou les perroquets, soient assez intelligents pour rivaliser avec les chimpanzés en termes de capacités cognitives, malgré leur petit cerveau et l’absence de cortex.

Selon la Dre Letzner, ces travaux apportent un début de réponse à ce mystère.

Les détails de ces travaux sont publiés dans le journal Current Biology.

http://ici.radio-canada.ca

Tout comme l’ordinateur, l’humain devient lui aussi multitache


Avant l’ère de l’ordinateur et tout ce qui a suivi, il était fréquent qu’au salon le soir, la famille était réuni devant la télévision. Aujourd’hui, cela a bien changé. La télévision prend moins de place dans la vie des gens mais souvent il est obliger de partager sa place avec d’autres technologies
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Tout comme l’ordinateur, l’humain devient lui aussi multitâche

 

 

Fabien Deglise

La symbiose entre l’homme et la machine se confirme. Après avoir mis au point des environnements informatiques multitâches, qui permettent de mener plusieurs activités simultanément, l’humain est en train de se laisser emporter lui même par cette logique du tout, tout de suite et en même temps, surtout lorsqu’il se trouve devant la télévision.

C’est le Pew Research Center aux États-Unis qui le dit. Dans une étude dévoilée hier, le groupe de recherche estime en effet que plus de la moitié des Américains — 52 % pour être précis — n’est plus capable aujourd’hui de regarder la télévision sans faire autre chose au même moment avec un autre écran, celui d’une tablette, d’un ordinateur ou d’un téléphone dit intelligent.


L’organisme parle d’ailleurs de l’émergence d’un téléspectateur connecté qui, dans une proportion de 38%, alimente cette ubiquité pour se tenir occupé lorsque les publicités apparaissent dans ou entre son émission préférée ou encore pour confirmer la véracité d’un fait auquel il vient d’être exposé sur son petit écran (22%).

Un autre 6 % passe d’un écran à un autre pour entrer en interaction avec l’émission en cours.

Sans surprise, les jeunes (18-24 ans) sont les plus perméables à cette tendance: 81 % d’entre eux peuvent être considérés, selon le Pew Research Center, comme des téléspectateurs multitâches. Cette proportion est de 16% chez les plus de 60 ans. Tout de même.

http://www.ledevoir.com

Pour en finir avec le multitâche


C’est prouver que les femmes font plus de chose en même temps que les hommes, surtout les mères de familles. Mais pourquoi que certaines se sentent stressé et dépressive ? Il semblerait que la mère qui travaille est beaucoup plus heureuse malgré tout .. ca je le conçoit car le travail donne une autre dimension et permet de s’épanouir mais si les mères au foyer démontre plus d’insatisfaction a leur rôle, je me demande si ce n’est pas parce qu’on a minimiser leur situation voir dévaloriser celle qui ont choisi ou n’ont pas eu vraiment le choix de rester a la maison ..
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Pour en finir avec le multitâche

Une étude, publiée dans le plus récent numéro du American Sociological Review, révèle même que les mères font 10 heures de plus de «multitâche» que les pères chaque semaine.

Une étude, publiée dans le plus récent numéro du American Sociological Review, révèle même que les mères font 10 heures de plus de «multitâche» que les pères chaque semaine.

Photos.com

 

Silvia Galipeau
La Presse

Permettez une petite devinette: sur 10 personnes qui textent au volant, combien sont des femmes? Trois, cinq, sept? Vous avez tout faux. Près de huit!

Oui, les femmes sont de grandes adeptes du multitâche, comme l’illustre bien cette statistique, lancée parmi tant d’autres cette semaine, lors d’une conférence Infopresse sur les femmes et la consommation.

Et les mères? Elles sont probablement les plus grandes championnes de toutes. Entre le lave-vaisselle à vider et les leçons à faire réciter, combien de mères de famille jonglent avec deux, trois, quatre tâches à la fois? Et non, ça ne sont pas là de vulgaires stéréotypes. Une étude récente, publiée dans le plus récent numéro du American Sociological Review, révèle même que les mères font 10 heures de plus de «multitâche» que les pères chaque semaine. Au total, elles jonglent ainsi avec plusieurs responsabilités 48,3 heures par semaine, tandis que les pères, eux, se limitent à 38,9 heures.

Et savez-vous quoi? Il n’y a vraiment pas de quoi être fières. Au contraire. L’enquête, qui s’appuie sur les données recueillies entre 1999 et 2000 auprès de 368 mères et 241 pères de huit régions métropolitaines américaines (dans le cadre du 500 Family Study, lequel scrute les comportements de la classe moyenne élevée, typiquement plus aux prises avec ces questions de conciliation) révèle que les femmes ne tirent pas grand plaisir de tout cela. Et c’est un euphémisme.

«Les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas que quantitatives, mais aussi qualitatives», commente l’auteure principale de l’étude, Shira Offer, professeure de sociologie et d’anthropologie à l’université Bar-Ilan, en Israël. Invitées à réfléchir sur ces chiffres, les mères disent aussi se sentir stressées, et culpabilisent quand elles effectuent plusieurs tâches en même temps. Les pères? Pas du tout. Ils vivent plutôt l’expérience positivement, révèle l’article.

Et pourquoi est-ce ainsi? S

elon Marie Claude Lamarche, psychologue et spécialiste du bien-être, «malgré toutes les avancées du féminisme, la femme demeure biologiquement faite pour avoir et élever des enfants. C’est un fait.»

En travaillant pour gagner en autonomie, les femmes doivent du coup se battre sur deux fronts, dit-elle.

«On s’en met beaucoup sur les épaules. La conciliation est beaucoup plus difficile, parce qu’on veut être des mères parfaites et des professionnelles parfaites. C’est trop!»

Solution? Non, on ne renverra pas les mères au foyer. Car des études récentes le prouvent, le travail est aussi bon pour la santé mentale des mères. Une enquête de l’Université de Washington à Seattle, réalisée auprès de 1600 mères et rendue publique cet été, confirme que les mères qui travaillent sont moins sujettes à la dépression que celles qui demeurent au foyer.

Et les plus optimistes de toutes? Celles qui ne
s’attendent pas à réussir à tout concilier. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les mères les plus heureuses sont finalement celles qui travaillent, tout en sachant qu’elles ne pourront pas être des mères, ni des professionnelles modèles. Celles qui ont lâché prise, finalement.

Alors à go, on relaxe, nous aussi?

http://www.cyberpresse.ca