Le Saviez-Vous ► Ce que vous ignoriez peut-être sur ces maudits moustiques


Bien que l’étude a été faite auprès des Belges, on peut conclure que les résultats sont similaires ailleurs dans le monde.
Nuage


Ce que vous ignoriez peut-être sur ces maudits moustiques

Un moustique pompant sans gêne aucune le sang de sa victime humaine. © getty.

Maxime Czupryk

Le retour des beaux et longs jours coïncide malheureusement avec la réapparition, bien désagréable, des moustiques.

 Selon une étude réalisée par Vapona, spécialiste de la lutte anti-moustiques, ce sont surtout les habitants des grandes villes qui sont le plus victimes de ces insectes démoniaques. Véritables ennemis des belles nuits d’été, les moustiques troublent de façon non négligeable le sommeil des Belges.

Le vrombissement aigu du moustique est probablement l’un des sons les plus irritants qui soient. Plutôt que de se contenter de sucer notre sang, le moustique se plait manifestement à virevolter autour de nos oreilles, histoire de rendre ce moment plus désagréable encore.Vous l’avez sans doute constaté: les moustiques sont de retour depuis plusieurs semaines et ces derniers jours tout particulièrement alors que le soleil brillait de mille feux et que les températures dépassaient allègrement la vingtaine de degrés. L’occasion donc pour Vapona, spécialiste de la lutte contre les insectes, de présenter les conclusions de son étude menée auprès de 1.000 Belges.

Les moustiques ô combien irritants

On y apprend, même si ce n’est pas vraiment un scoop, que les moustiques agacent les Belges au plus haut point. Ainsi, sur une échelle d’irritation allant de 1 à 10, près de 4 Belges sur 10 donnent plus de 8 à une piqûre de moustique. Un cinquième des répondants la situent même à plus de 9.

Certains d’entre nous redoutent tout particulièrement les piqûres de moustiques. 12% des sondés s’inquiètent des réactions allergiques et 11% ont peur de contracter une maladie.

« Ces réactions cutanées sont très variables d’un individu à un autre et sont due à l’injection de salive du moustique lors du prélèvement sanguin. Aussi, des maladies virales exotiques transmises par les moustiques apparaissent de plus en plus souvent en Europe méridionale et progressent vers le nord suite à la présence de nouvelles espèces de vecteurs, notamment du genre Aedes, pouvant alors potentiellement transmettre les virus une fois que ce dernier et le vecteur se retouvent dans de nouvelles zones », prévient Frédéric Francis, professeur à Gembloux Agro-Bio Tech et à l’université de Liège.

Les citadins, premières victimes des moustiques

Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, ce sont les citadins qui sont le plus souvent au menu des moustiques. Durant la saison des moustiques, 57% des Belges sont piqués une fois par semaine et 11% tous les jours. Un chiffre encore plus élevé dans les grandes villes: 17 % à Bruxelles, 14% dans d’autres villes comme Anvers, Gand, Liège et Charleroi.

« La densité de population humaine plus importante dans les grandes villes correspond à une probabilité accrue d’être la cible des moustiques. Aussi, la diversité d’animaux en zones rurales constitue divers hôtes pour ces insectes hématophages qui peuvent donc être plus dispersés et moins focalisés sur les humains », explique le Pr Francis.

Dormir entouré de moustiques peut faire perdre 1h de sommeil par nuit

Perturbateurs de sommeil

Les moustiques sévissent surtout en fin d’après-midi et à la nuit tombée. Avec une incidence non négligable sur la qualité et le temps de sommeil. D’après l’étude de Vapona, 90% des Belges sont régulièrement maintenus éveillés à cause des moustiques. Environ un cinquième des répondants perd même plus d’une heure de sommeil à cause de ces bestioles vrombissantes. Et pas moins de 6 sur 10 placent le moustique dans le top 3 des perturbateurs de sommeil les plus irritants, devant les ronflements de leur partenaire (38 %) et des voisins bruyants (37 %).

Quand un moustique vient perturber leur sommeil, 44% des personnes interrogées brandissent leur tapette à mouches. 35% se réfugient sous les draps. Cette technique est avant tout populaire chez les femmes (42 %). Enfin, un quart des Belges se précipite sur la prise pour brancher l’appareil anti-moustiques.

Quels moyens de défense?

Les Belges utilisent un large éventail de méthodes pour se défendre, comme le moustiquaire (50%), les lumières éteintes (41%), les bougies à la citronnelle (21%), les sprays (17%) ou encore la ventilation (15%).

Des différences apparaissent entre les hommes et les femmes lorsqu’il s’agit de se défendre contre les moustiques. Les femmes croient davantage en la protection proactive tandis que les hommes ont quant à eux leur propre technique: rester près de leur partenaire, qui semble être plus appétissante aux yeux des moustiques. Pas très gentleman…

« Il existe beaucoup d’histoires à propos des éléments qui déterminent l’attrait d’un être humain. Certains pensent que c’est à cause du taux de sucre dans le sang ou de la consommation de certains aliments (l’ail, par exemple), mais rien de tout cela n’est vrai. L’odeur corporelle et le gaz carbonique expiré sont les facteurs principaux qui influencent notre attrait. Il est vrai qu’une personne peut attirer davantage les moustiques qu’une autre, il s’agit d’une signature individuelle », rappelle Frédéric Francis.

L’entomologiste recommande de se protéger en faisant appel à plusieurs actions concrètes:

« Commencez par éliminer les eaux stagnantes autour de la maison en vidant divers récipients recueillant les eaux de pluie qui constituent la source du problème. En deuxième lieu, faites en sorte que les moustiques ne puissent pas entrer à l’intérieur grâce à des moustiquaires pour portes ou fenêtres, ou des appareils anti-moustiques. Si ce n’est pas suffisant, utilisez une moustiquaire de lit et/ou réduisez la température de la chambre si vous avez un climatiseur. Enfin, pour les soirées à l’extérieur, appliquez vous une lotion répulsive. »

Les moustiques servent-ils à quelque chose?

Avant de conclure, précisons tout de même que le moustique n’est pas complètement inutile et n’est pas apparu dans l’unique but de faire vivre un enfer à l’espèce humaine. Acteurs à part entière de la biocénose, les moustiques servent de nourriture à de nombreuses espèces de poissons, d’oiseaux, de reptiles et d’insectes et font donc partie de la chaîne alimentaire. Dame Nature n’a rien laissé au hasard, même si cela nous démange et nous irrite parfois.

https://www.7sur7.be/

Le moustique tigre gagne plus de la moitié du territoire français


Mauvaise nouvelle pour nos cousins français le moustique tigre si contaminé peut transmettre la dengue, le chikungunya et le zika s’installe durablement en France. Les causes seraient le réchauffement climatique et de plus en plus d’échange internationaux, une belle porte d’entrée pour des maladies qui n’existaient pas avant sur des territoires tel que la France.
Nuage

 

Le moustique tigre gagne plus de la moitié du territoire français

 

Le réchauffement climatique et la multiplication des échanges... (PHOTO BLOOMBERG)

Le réchauffement climatique et la multiplication des échanges internationaux favorise l’expansion du territoire de cet insecte et des virus qu’il véhicule, soulignent les experts.

Agence France-Presse
Paris

Le moustique tigre, une espèce capable de transmettre des maladies telles que la dengue, le chikungunya et le zika, poursuit sa progression en France : il est désormais implanté dans plus de la moitié des départements, dont Paris, avertissent les autorités sanitaires.

L’insecte était «durablement installé» dans 51 départements en 2018 contre 42 un an plus tôt, indique le ministère de la Santé, qui met à jour tous les ans la carte de son implantation depuis son apparition en France métropolitaine, en 2004.

La capitale, jusqu’ici épargnée, fait désormais partie des zones où le moustique est «implanté et actif», tout comme la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne et l’Essonne.

Sur les huit départements d’Île-de-France, seul le Val-d’Oise est encore vierge de la présence de cet insecte, qui a été «détecté sporadiquement» dans les Yvelines.

Les autres nouvelles terres de conquête du moustique tigre sont la Charente-Maritime, la Côte-d’Or, la Loire, la Nièvre et le Puy-de-Dôme.

Originaire d’Asie, le moustique tigre, ou Aedes albopictus, s’est installé dans les Alpes-Maritimes en 2004 et s’est «développé rapidement» depuis, rappelle le ministère qui utilise les données des opérateurs publics de démoustication pour suivre son implantation. 

Le moustique tigre est essentiellement urbain et aime les lieux habités par l’homme.

«Une fois installé dans une commune ou un département, il est pratiquement impossible de s’en débarrasser», observent les autorités.

Le réchauffement climatique et la multiplication des échanges internationaux favorise l’expansion du territoire de cet insecte et des virus qu’il véhicule, soulignent les experts.

La seule présence du moustique n’entraîne pas nécessairement l’apparition des maladies dont il est vecteur. La transmission se fait lorsqu’un moustique tigre «sain» pique une personne contaminée lors d’un séjour hors de France métropolitaine. L’insecte devient alors porteur du virus et peut le transmettre à une personne saine n’ayant pas séjourné hors du territoire.

Les premiers cas de contamination autochtones sont apparus en métropole en 2010, avec deux cas de dengue dans les Alpes-Maritimes et deux cas de chikungunya dans le Var.

Depuis, les autorités françaises ont comptabilisé au total 22 cas de dengue et 31 cas de chikungunya. En 2017 et 2018, elles ont par ailleurs observé 29 cas de contamination par le virus du Nil occidental, qui est lui transmis par le moustique commun dans l’hémisphère Nord, le Culex pipiens.

https://www.lapresse.ca/

Un médicament pourrait rendre notre sang mortel pour les moustiques


Un médicament qui semble assez efficace pour diminuer le paludisme chez les enfants. Il n’y a pas d’effets secondaires, et ce médicament empoisonne les moustiques qui sont vecteurs de cette maladie.
Nuage

 

Un médicament pourrait rendre notre sang mortel pour les moustiques

 

Les moustiques anophèles mâles ne piquent pas. | Егор Камелев via Unsplash

Les moustiques anophèles mâles ne piquent pas. | Егор Камелев via Unsplash

Repéré par Jasmine Parvine

Un espoir dans la lutte contre le paludisme.

Repéré sur The Independent

En 2015, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a enregistré 212 millions de cas de paludisme dans le monde. La maladie se transmet par piqûre de moustique anophèle femelle: lorsque l’insecte pique une personne impaludée, cette dernière devient l’hôte du parasite. La malaria se transmet donc de piqûre en piqûre.

Selon une étude menée par l’Université du Colorado et publiée dans The Lancet, il serait possible de contrôler la propagation du paludisme en administrant de l’ivermectine aux adultes et enfants vivant dans des zones à risque. Ce médicament rend notre sang mortel pour les moustiques.

«L’ivermectine réduit les nouveaux cas de paludisme en rendant le sang d’une personne létal aux moustiques qui la piquent. Il tue les moustiques et réduit ainsi le risque d’infection d’autres personnes», a déclaré à The Independent le Dr Brian Foy, auteur de l’étude.

Pour mener son travail, l’équipe de recherche s’est rendue dans les zones rurales du Burkina Faso –90% des cas de paludisme se trouvent dans les zones tropicales d’Afrique. Elle a recruté 27.000 personnes, dont 590 enfants, dans huit villages différents. Durant dix-huit semaines, la moitié des individus étaient traités, en recevant une dose d’ivermectine toutes les trois semaines. Régulièrement, du personnel médical venait évaluer leurs symptômes.

Les résultats des tests sanguins ont montré que deux fois plus d’enfants du groupé traité à l’ivermectine ne présentaient pas de signe de malaria, et ce sans effets secondaires. En moyenne, les scientifiques ont compté 2,49 attaques de paludisme par enfant non traité, contre deux par enfant sous médication. Les cas de paludisme infantile auraient diminué de 20%.

Le bout du tunnel?

Cette nouvelle approche, ajoutée aux médicaments contre les infections, pourrait ralentir la propagation de la maladie, en ont conclu les scientifiques. Les recherches devraient s’étendre sur un territoire plus vaste et si les résultats sont similaires, l’éradication du paludisme pourrait être entrevue.

Le professeur Chris Drakeley de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, qui n’a pas participé à l’étude, explique que «cette recherche est la première du genre à démontrer un effet au niveau communautaire, mettant en évidence un potentiel nouveau moyen de contrôler le paludisme».

http://www.slate.fr/

Le moustique peut vous entendre à 10 mètres !


Aedes aegypti, est le moustique qui transmet la dengue, le virus Zika et le virus Chikungunya. Il a beau être petit, le moustique a une ouïe vraiment impressionnante. Un peu trop malheureusement. Aedes aegypti peut entendre une conversation humaine jusqu’à 10 mètres.
Nuage

 

Le moustique peut vous entendre à 10 mètres !

 

Les moustiques ont en réalité une très bonne audition

Des chercheurs ont étudié l’audition des moustiques Aedes aegypti.

© JIM DAMASKE/AP/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Les moustiques Aedes aegypti, connus pour être des vecteurs d’agents pathogènes, auraient une ouïe bien plus développée que précédemment cru.

Lors de la recherche d’un partenaire sexuel, l’espèce de moustique Aedes aegypti, tristement célèbre pour être un vecteur de la dengue, du virus Zika et du chikungunya, échange des signaux auditifs à courte portée. C’est à dire de l’ordre du millimètre ou du centimètre. Pour les chercheurs, cela traduisait donc une piètre sensibilité auditive. Mais cette croyance vient d’être remise en question par une équipe composée de chercheurs de l’Université d’État de New York à Bighamton et de l’Université de Cornell (États-Unis).

Une audition testée dans une chambre sourde

Pour tester les capacités auditives réelles de cette espèce – qui utilise ses antennes pour entendre – les chercheurs ont placé plusieurs spécimens dans une chambre anéchoïque aussi appelée « chambre sourde ». « Celle-ci est conçue pour absorber le son de sorte que, lorsque vous menez une étude, aucun bruit de fond et aucune réflexion sonore ne puisse perturber vos résultats », explique dans un communiqué Ronald Miles, co-auteur de l’étude. Pour tester l’ouïe des insectes dans cette pièce si particulière, les chercheurs ont joué dans celle-ci des sons provenant de battements d’ailes durant le vol, de moustiques mâles et de femelles.

Ces insectes peuvent entendre une conversation humaine

Dans le premier cas, les cobayes, eux-même des mâles, n’ont pas réagi. Cependant, quand il s’agissait d’une femelle, ces derniers se sont envolés

« Nous montrons dans cette étude que les moustiques mâles peuvent entendre le son produit par le vol de la femelle à des distances étonnamment longues », notent les chercheurs dans leur étude parue le 7 février 2019 dans la revue Current Biology.

Finalement, ces moustiques pourraient se servir de leurs antennes pour percevoir des sons distants au minimum de 10 mètres ! 

« Nous avons également été capables de mesurer la réponse neuronale de leurs antennes et nous avons constaté qu’ils pouvaient entendre des sons étonnamment éloignés dans les mêmes fréquences que celles utilisées pour la parole humaine », poursuit Ronald Miles. Aedes aegypti serait sensible à des fréquences allant de 150 à 500 Hz, les mêmes pouvant être atteintes lors de nos conversations. Nous nous trouvons donc dans la « zone d’écoute des moustiques »…

https://www.sciencesetavenir.fr/

Un coupe-faim pour diminuer les piqûres de moustiques


On sait que des insecticides sont utilisés pour tuer les moustiques, on parle aussi de modification génétiques pour éliminer les moustiques. Ces méthodes ont des conséquences. Les chercheurs ont trouvé une nouvelle méthode, grâce a des molécules qui ont un impact sur l’alimentation comme chez les humains. Alors, il y a les coupes-faim et ce qui est remarquable, c’est que cela fonctionne, les moustiques ne sont pas assoiffés de sang. pour un certains temps.  Le hic, c’est le coût, et qu’il ne faut pas que cela touche d’autres insectes pollinisateurs.
Nuage

 

Un coupe-faim pour diminuer les piqûres de moustiques

 

L'anophèle peut transmettre le parasite causant la malaria

L’anophèle peut transmettre le parasite causant la malaria Photo: La Presse canadienne / AP Photo/CDC, University of Notre Dame, James Gathany

Renaud Manuguerra-Gagné

Les piqûres de moustiques sont responsables de la dispersion de nombreuses maladies humaines. Pour en diminuer le nombre, des chercheurs américains ont trouvé une solution étonnamment simple : faire perdre à ces insectes le goût du sang en leur coupant l’appétit.

Les moustiques sont des chasseurs redoutables, capables de détecter la présence d’êtres humains par le CO2 qu’ils expirent à des distances pouvant aller jusqu’à 50 mètres. Or, le danger que représentent ces insectes dépasse largement les gouttes de sang qu’ils nous subtilisent.

Les moustiques transportent des maladies responsables de la mort de millions de personnes chaque année. La malaria, par exemple, a été transmise à 219 millions de personnes en 2017, parmi lesquelles 435 000 en sont mortes, selon l’Organisation mondiale de la santé.

Plusieurs chercheurs tentent de trouver un moyen d’éliminer des moustiques porteurs de maladies dangereuses avec des méthodes allant de nouveaux insecticides jusqu’à l’élimination de certaines espèces par modifications génétiques.

Or, ces méthodes comportent aussi leurs lots de problèmes, poussant certains scientifiques à s’intéresser à des tactiques moins destructrices. Pour des chercheurs américainsde l’Université Rockefeller, ces méthodes pourraient reposer sur le contrôle de l’appétit, méthode qui, lors de leur plus récente étude, s’est avérée particulièrement efficace.

Régime forcé

Chez les moustiques, les femelles piquent des animaux uniquement au moment où elles doivent pondre des œufs. En dehors de ces périodes, elles obtiennent leur énergie d’autres sources telles que le nectar. Une fois qu’elles ont obtenu leur repas de sang, elles perdent tout intérêt pour leurs proies pendant plusieurs jours, et ce, même s’il vient à en passer une directement à leur portée.

Plusieurs études ont montré que ce comportement était régulé par un neuropeptide, une molécule permettant le transfert et la régulation d’information entre les neurones.

L’une de ces molécules, le neuropeptide Y, se retrouve chez un grand nombre d’espèces animales, dont les moustiques et les humains, et joue plusieurs rôles dans le système nerveux, dont celui de réguler la prise de nourriture.

Or, il existe déjà plusieurs médicaments « coupe-faim » commercialisés par diverses compagnies pharmaceutiques et dont le mécanisme d’action cible le neuropeptide Y chez les humains.

En introduisait ces coupe-faim dans l’eau de colonies de moustiques Aedes aegypti, responsables de la propagation de plusieurs maladies humaines, les chercheurs de l’Université Rockefeller ont rapidement constaté que ces insectes perdaient tout intérêt pour les humains, comme s’ils avaient déjà eu droit à leur repas de sang.

Coupe-faim sur mesure

Même si cette première observation était intéressante, il fallait aussi comprendre le mécanisme exact de cette réaction.

Les humains ne possèdent que quatre variantes de neuropeptides Y, mais Aedes aegypti en possède 49. Pour ne cibler que ces insectes et éviter de répandre un médicament pouvant aussi agir sur les humains, il était crucial de connaître son fonctionnement.

En observant quelle variante était affectée par le médicament, l’équipe a repéré une protéine, NPYLR7, qui s’est avérée la seule responsable de l’effet coupe-faim observé chez les moustiques.

Forts de cette information, les chercheurs sont alors partis à la recherche d’une molécule capable d’agir exclusivement sur ce neuropeptide sans avoir d’effet sur ceux qu’on retrouve chez les humains.

Finalement, ils ont identifié six de ces molécules. Bien qu’épandre ces produits dès aujourd’hui permettrait d’arrêter les piqûres de moustiques pendant quelques jours, il reste énormément de problèmes à surmonter avant qu’une telle distribution soit envisagée.

Par exemple, il est très important de s’assurer que seuls les moustiques entrent en contact avec le produit, et qu’il n’affecte pas d’autres insectes pollinisateurs. De plus, les chercheurs ont remarqué que seules les fortes doses de ces molécules avaient un effet; cette condition rendrait ce type d’intervention beaucoup trop coûteux pour être utile à l’heure actuelle.

La méthode a toutefois l’avantage de ne pas entraîner la mort d’insectes à grande échelle, comme ce serait le cas lors d’utilisation d’insecticides, évitant ainsi des répercussions inattendues pour le reste de la chaîne alimentaire.

https://ici.radio-canada.ca/

Des scientifiques parviennent à éradiquer une population entière de moustiques


Éradiquer les moustiques, le rêve probablement de plusieurs. Bien que cela soit fait en laboratoire, il est moins certain que cela soit la meilleure solution pour éviter des maladies comme le paludisme transmit par les moustiques. S’ils n’y a  plus de moustique comme vecteur, la nature trouvera sûrement un remplaçant
Nuage

 

Des scientifiques parviennent à éradiquer une population entière de moustiques

 

Un Anopheles gambiae, le moustique qui propage le paludisme | Dr Williams Collins/CDC via Public Health Image Library CC License by

Un Anopheles gambiae, le moustique qui propage le paludisme | Dr Williams Collins/CDC via Public Health Image Library CC License by

sur The Independent

Repéré par Barthélemy Dont

Cette expérience pourrait servir à lutter contre les épidémies de paludisme.

Des scientifiques sont parvenus à éradiquer complètement une population de moustiques dans leur laboratoire en Angleterre. Pour atteindre ce résultat, une technique appelée «forçage génétique» a été utilisée. Elle consiste à introduire un gène spécifique pour qu’il se transmette de génération en génération. Le gène induit dans le cas qui nous concerne bloquait la capacité reproductrice des femelles.

Cette éradication via une manipulation génétique pourrait, à terme, aider à stopper les épidémies de paludisme qui font des ravages en Afrique et en Asie. Cette maladie touchait, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) autour de 216 millions de personnes en 2016. Mortelle, elle a laissé derrière elle environ 445.000 victimes cette même année.

L’équipe scientifique du Imperial College London a réussi à éliminer une population de onze générations de moustiques de l’espèce Anopheles gambiae, qui est responsable de la propagation du paludisme en Afrique subsaharienne. En 2016, 90% des cas de paludisme observés se situaient en Afrique, en grande partie sur des nourrissons et des enfants en bas âge.

Pas d’expérimentation dans la nature avant dix ans

Cette découverte pourrait être une très bonne nouvelle pour lutter contre ces épidémies, alors que l’OMS alerte sur le fait qu’en 2017 les progrès de la lutte contre le paludisme ont ralenti.

Si la phrase «population éradiquée grâce aux modifications génétiques» ne vous rassure pas, Andrea Cristiani, qui a co-dirigé l’expérience, explique qu’il faudra minimum dix ans avant que cette technique soit utilisée dans la nature: «Il faudra faire de plus larges expériences en laboratoire et travailler avec les pays touchés pour étudier la faisabilité de ce processus.»

Pour Mariann Bassey, une activiste de l’organisation environnementale Friends of the Earth Africa, cela ne suffit pas:

«Nous devrions nous concentrer sur les solutions les moins risquées et les plus efficaces. Pas faire des expériences potentiellement dommageables pour l’écosystème.»

http://www.slate.fr

Un maire interdit sa commune aux moustiques


Dans d’un département de France, un maire a beaucoup d’humour quand ces habitants ont voulu que le maire puisse éradiquer totalement des moustiques suite à la crue des eaux. Il a interdit officiellement tous moustiques en rentrée dans sa commune.
Nuage

Un maire interdit sa commune aux moustiques

 

© getty.

Le maire de Briollay (Maine-et-Loire), une petite ville de 3.000 habitants, a pris début juillet un arrêté pour interdire aux moustiques de s’introduire sur sa commune, après les crues de juin qui ont multiplié leur présence.

« J’ai été tellement interpellé par les habitants de Briollay qu’un conseiller m’a dit de prendre un arrêté contre les moustiques », explique André Marchand, le maire. « C’est de l’humour pour faire comprendre aux gens que je ne peux rien faire ».

Pour arriver à bout de ces petits insectes très envahissants, André Marchand a pourtant installé trois pièges anti-moustiques, qu’il avait achetés en 2016, suite à une précédente invasion due à des crues très tardives.

« Les pièges sont composés de bombonnes de CO2 et de boîtes de phéromones. Ils attirent les moustiques et les aspirent », explique-t-il

. Les trois pièges ont été installés près de la mairie et des écoles maternelle et primaire.

Comme le maire, des habitants ont aussi équipé leur terrasse ou leur jardin de ces boîtes.

« Malgré cela, nous ne sommes pas satisfaits à 100%. Évidemment, il faudrait beaucoup plus de pièges mais on ne peut pas investir sur toute la commune », regrette André Marchand.

Impuissance

Les moustiques n’étant pas totalement éradiqués, des habitants ont continué à interpeller le maire.

« Certaines personnes voulaient que je traite. Mais je ne vois pas ce que je peux traiter, et comment. Sans oublier que les traitements sont nocifs ».

Pour montrer son impuissance face à cette invasion, André Marchand a donc décidé de prendre cet arrêté anti-moustiques.

« La plupart des habitants ont rigolé », assure le maire.

Deux semaines et demie après l’arrêté, la situation s’est améliorée.

« Maintenant c’est bon, on a très peu de moustiques. Beaucoup sont morts. Mais ce n’est pas l’arrêté qui les a empêchés de venir chez nous », sourit le maire.

S’il a gagné cette bataille, il sait qu’il n’a pas encore remporté la guerre.

« On sera de nouveau inondé par les moustiques à chaque fois qu’on aura des crues tardives ».

https://www.7sur7.be/

Cette bosse sur son visage était un ver qui rampait sous sa peau


 

Cela donne des frissons. Heureusement qu’elle avait des égoportraits pour prouver que sa bosse se déplaçait, car peu de médecins l’aurait cru. Ce parasite infeste surtout les chiens et les chats et rarement l’humain. Et c’est un moustique qui l’aurait infesté d’une larve brrrrrrr
Nuage

 

Cette bosse sur son visage était un ver qui rampait sous sa peau

 

Photos du ver de la patiente russe. © Vladimir Kartashev et Fernando Simon, N Engl J Med 2018.

Photos du ver de la patiente russe. © Vladimir Kartashev et Fernando Simon, N Engl J Med 2018.

En Russie, une femme de 32 ans a fait plusieurs selfies montrant une bosse en différents endroits de son visage. Le ver parasite qui se promenait sous sa peau a été retiré par chirurgie et analysé. Il a probablement été transmis par une piqûre de moustique…

Vous ne regarderez plus votre visage de la même façon après voir lu l’histoire de cette femme dont le cas médical a fait l’objet d’un article dans la revue The New England Journal of Medicine. La patiente s’est présentée en rendez-vous chez son ophtalmologue alors que depuis deux semaines un nodule se déplaçait sur son visage. Elle avait pris des selfies montrant le parcours de la bosse suspecte.

Tout d’abord, elle l’avait repérée sous son œil gauche (voir figure, en A). Cinq jours plus tard, la bosse était passée au-dessus pour, dix jours après, venir gonfler sa lèvre supérieure. Le nodule provoquait parfois une sensation de brûlure ou des démangeaisons, mais elle n’avait pas d’autres symptômes inquiétants.

La patiente a expliqué qu’elle avait récemment fait un séjour dans une région rurale près de Moscou et qu’elle avait eu beaucoup de piqûres de moustiques. Lors de l’examen, le médecin a observé un nodule en longueur qui se déplaçait au niveau de sa paupière gauche. Le parasite a pu être fixé et retiré par chirurgie.

La dirofilariose humaine se transmet par la piqûre de moustiques

Pour identifier l’animal, les scientifiques ont effectué une analyse par PCR et trouvé qu’il s’agissait d’un ver de l’espèce Dirofilaria repens. Ce nématode est un parasite sous-cutané du chien et du chat. Il infecte de manière accidentelle l’Homme et se transmet sous la forme d’une larve par la piqûre de moustiques de la famille des Culicidés (Aedes, Anopheles et Culex). La maladie qu’il provoque est appelée dirofilariose.

Dirofilaria repens est un parasite émergent de l’Ancien Monde

Vladimir Kartashev, professeur de chirurgie et médecin qui a vu la patiente, a expliqué à CNN que le parasite pouvait « apparaître et disparaître en quelques minutes ». Il ajoute que « les médecins qui ne connaissent pas la maladie ne croient pas les patients ».

D’où l’intérêt de faire des selfies pour soutenir ses dires. Le médecin affirme avoir vu au moins dix patients avec des symptômes proches.

D’après lui, « Dirofilaria repens est un parasite émergent de l’Ancien Monde ».

Ces infections humaines sont rares, mais d’autres cas ont été signalés dans la littérature scientifique. La plupart de ces vers parasites ne touchent que la peau mais des localisations inhabituelles ont aussi été relevées. Par exemple, un cas très rare de dirofilariose spermatique a été détecté en 1996 chez un homme italien. Un article paru dans la revue Emerging Infectious Diseases en 2009 décrit aussi le cas d’un Allemand qui avait fait un voyage en Inde et au Sri Lanka et qui a eu une méningoencéphalite liée à la présence de ce nématode ; le patient s’est rétabli après un traitement anti-inflammatoire et antiparasitaire.

D’après le CDC, la forme adulte de ce ver parasite peut mesurer jusqu’à 17 cm et vivrait jusqu’à dix années.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Une femme de 32 ans a fait des photos de son visage montrant une bosse près de l’œil.
  • C’était un ver nématode Dirofilaria repens qui se déplaçait sous sa peau.
  • Ce parasite infeste plutôt les chiens et les chats, mais une piqûre de moustique peut accidentellement transmettre la larve à l’Homme.

https://www.futura-sciences.co

Des mesures simples pour éviter des piqûres de moustiques et de tiques


Nous sommes habitué aux moustiques (enfin, peut-on s’habituer vraiment ?) Nous sommes confronté depuis quelques années à la maladie de Lyme au Québec. Il est important de prendre des précautions, car les moustiques et tiques peuvent occasionner des problèmes de santé qu’on pourrait bien se passer.
Nuage

 

Des mesures simples pour éviter des piqûres de moustiques et de tiques

 

Le ministère recommande de porter des vêtements longs... (PHOTO ARCHIVES AP)

Le ministère recommande de porter des vêtements longs et clairs et de s’asperger d’un chasse-moustiques à base de DEET ou d’icaridine pour éviter les piqûres.

PHOTO ARCHIVES AP

 

La Presse Canadienne

Alors que des milliers de familles s’apprêtent à prendre leurs vacances estivales, le ministère de la Santé et des Services sociaux rappelle à tous les Québécois de bien se protéger contre les piqûres de moustiques et de tiques.

Dans une minorité de cas, ces piqûres peuvent mener à des infections et avoir des conséquences sérieuses sur la santé, rappelle le ministère.

Ainsi, le virus du Nil occidental (VNO) et les virus du sérogroupe Californie (VSC) peuvent être transmis à l’humain par le biais d’une piqûre.

Ces virus peuvent atteindre le système neurologique, notamment le cerveau et les méninges.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux mentionne que des mesures simples permettent de se prémunir de ces infections. Lors d’activités extérieures, le ministère recommande de porter des vêtements longs et clairs et de s’asperger d’un chasse-moustiques à base de DEET ou d’icaridine.

Pour limiter la reproduction des moustiques, les Québécois sont invités à éliminer les sources d’eau stagnante, à bien entretenir leurs piscines et les systèmes de filtration, à couvrir les poubelles et installer des moustiquaires sur les réservoirs d’eau de pluie.

Le ministère rappelle également l’importance d’installer des moustiquaires sur les portes et fenêtres pour empêcher les moustiques d’entrer dans les résidences.

Dans certaines régions du sud du Québec, particulièrement en Estrie, en Montérégie et dans le sud de l’Outaouais, les autorités ont constaté la présence de tiques qui peuvent transmettre la maladie de Lyme.

Dans près de 80 % des cas, cette infection se manifeste par une éruption cutanée.

Il faut environ 24 heures avant que la maladie ne soit transmise, de sorte que le fait de retirer la tique dans les heures suivant une piqûre est en soi une méthode de prévention.

Les consignes de base pour éviter les piqûres de tiques sont de rester dans les sentiers lors de promenades en forêt, d’utiliser un chasse-moustiques à base de DEET et d’examiner son corps après une activité extérieure pour vérifier s’il y a présence d’une tique.

http://www.lapresse.ca/