Avalanches: 10 minutes pour s’en sortir vivant, selon un expert


Je n’aime pas assez les sports d’hiver pour aller à des endroits que les avalanches sont possibles. Imaginez pratiquer un des sports les plus populaires tel que la motoneige et le ski, faire unisson avec la neige, mais finalement, elle se retourne contre les amateurs de sports d’hiver. C’est un coup dure pour les familles et amis
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Avalanches: 10 minutes pour s’en sortir vivant, selon un expert

Un hélicoptère participant à des recherches près de Revelstoke, en Colombie-Britannique, en mars 2010.

PHOTO JEFF MCINTOSH, PC

La Presse Canadienne

MCBRIDE, C.-B.McBride

La fenêtre d’opportunité pour sauver quelqu’un enterré dans une avalanche est d’environ 10 minutes, a expliqué un expert dans la foulée du décès de cinq motoneigistes, vendredi en Colombie-Britannique.

Cinq personnes ont perdu la vie dans une importante avalanche près de McBride, à l’intérieur de la province, à environ 210 kilomètres au sud-est de Prince George. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a indiqué que trois groupes de motoneigistes étaient dans la région au moment de l’avalanche.

Un chercheur en gestion des risques des avalanches de l’université Simon Frasier, Pascal Haegli, a affirmé qu’il était presque impossible de se sortir soi-même de la neige une fois qu’elle nous a ensevelis. Sans l’équipement adéquat, a-t-il ajouté, les chances de survie sont quasiment nulles.

Une fois l’avalanche terminée, la neige se durcit comme du ciment, très rapidement, a-t-il expliqué.

De l’avis de l’expert, les gens ne devraient pas se fier aux équipes de recherche et de sauvetage. Ils doivent plutôt s’informer des conditions de la neige, sur Avalanche Canada notamment, avant de s’aventurer en nature.

Vendredi, Karl Klassen de chez Avalanche Canada avait affirmé vendredi que la chute de neige semblait avoir été déclenchée par l’activité humaine, sans élaborer.

Pascal Haegli ignore ce qui s’est passé exactement dans le cas des motoneigistes, mais les avalanches déclenchées par les humains peuvent avoir lieu lorsque des gens perturbent différentes couches de neige du manteau neigeux. Par exemple, si une mince couche de neige glacée recouvrant de la neige plus légère est déplacée, cela peut faire débouler toute la neige.

Karl Klassen a indiqué que la pluie et la neige tombées au cours des derniers jours, suivies par un refroidissement et un éclaircissement, vendredi, peuvent avoir perturbé l’accumulation de neige. Les avalanches peuvent aussi être déclenchées par des explosifs, pour permettre le ski ou la conduite.

Les agents de la GRC ont été avertis par l’activation signaux GPS, envoyés par des appareils utilisés par les amateurs de plein air extrême, en cas d’urgence. L’équipe de recherche et de sauvetage de Robson Valley a été immédiatement déployée. Un hélicoptère a aussi été envoyé, et deux techniciens de recherche étaient sur les lieux presque immédiatement, puisqu’ils se promenaient en motoneige dans les alentours, juste avant l’avalanche.

Tout au long de l’après-midi et de la soirée, les équipes ont déterré des gens et soigné les blessés. Au moins huit motoneiges ont été enterrées.

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Lac-Saint-Jean : Sauvé de la noyade par son neveu


En hiver, nombre de noyade est recensé sur nos lacs et rivières la prudence est de mise et surtout en ces périodes de changement climatique qui rend les glaces moins épaisses .. Cet incident qui aurait pu être dramatique démontre aussi l’importance de ne jamais s’aventurer seul sur un plan d’eau ..
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Lac-Saint-Jean : Sauvé de la noyade par son neveu

Sauvé de la noyade par son neveu

Crédit photo : Agence QMI

Gabriel Tremblay et Armand Martel

Par Kate Tremblay | TVA Nouvelles

Un homme originaire de Desbiens, au Lac-Saint-Jean, remercie son jeune neveu de 17 ans, grâce à qui il est encore en vie. Armand Martel, âgé de 76 ans, est tombé dans les eaux glacées du Lac-Saint-Jean, vendredi matin.

Comme il le fait plusieurs fois par semaine depuis plus de 40 ans, M. Martel s’est rendu à sa cabane à pêche à motoneige. À son retour, il a constaté qu’une fissure qui s’était formée dans la glace s’était élargie.

«Je me suis arrêté pour aller sonder la glace et voir si je pouvais passer, explique le rescapé. J’ai mis le pied au mauvais endroit et c’est là que j’ai glissé dans l’eau.»

Heureusement, son neveu le suivait de près.

«Je lui ai pris les mains parce qu’il glissait, précise Gabriel Tremblay. J’essayais de m’agripper après la glace, mais je n’avais rien pour me tenir», se souvient le jeune homme.

Il a réussi à maintenir son grand-oncle la tête hors de l’eau, jusqu’à ce qu’un autre motoneigiste, qui passait dans le secteur, voit les deux hommes en difficulté.

«Il était temps qu’il vienne m’aider, parce que moi je glissais et j’avais peur que la glace casse», souligne Gabriel Tremblay, qui n’aurait pas hésité à poser ce geste de bravoure même envers un étranger.

Armand Martel est conscient de la chance qu’il a eue.

«J’ai eu le temps de penser à mes enfants et à ma femme, affirme-t-il avec émotions. Si mon neveu n’avait pas été là, je ne pense pas que j’aurais réussi à m’en sortir tout seul. Mes bottes étaient pleines d’eau. J’étais très lourd. Il m’a sauvé la vie», confie l’oncle.

L’homme s’en tire avec une bonne frousse.

«Il se forme toujours une fissure comme ça sur le Lac, je suis habitué. J’ai toujours pris la peine d’aller vérifier et c’est la première fois que ça m’arrive, ajoute-t-il. Je vais y retourner, mais je ferai encore plus attention. C’est la preuve que ça peut arriver même à quelqu’un de très prudent qui connaît bien le secteur.»

Gabriel Tremblay, lui, réalise à peine qu’il a posé un geste héroïque. Il compte bien sensibiliser ses amis aux dangers des cours d’eau en saison hivernale.

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