Pourquoi tout nous tombe sur les nerfs?


Sommes-nous rendu une société intolérante ? Le stress, l’impatience face aux bruits, à l’attente, aux enfants, la rage au volant et la liste est longue. Nous avons tellement d’informations en une seule journée, on interagie avec les gens avec un bref instant qu’il est frustrant de ne pas avoir de réponse dans l’immédiat. On ne sait plus attendre avec un monde qui tourne autour beaucoup plus vite. Faut-il réapprendre la courtoisie, la patience, le lâcher-prise ?
Nuage

 

Pourquoi tout nous tombe sur les nerfs?

 

Sommes-nous devenus plus intolérants face aux petites choses irritantes de la... (Photo thinkstock)

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OLIVIA LÉVY
La Presse

Sommes-nous devenus plus intolérants face aux petites choses irritantes de la vie ? Le bruit des voisins est insupportable ? Les bouchons de circulation sont atroces ? Les transports en commun bondés ? Le quotidien est devenu un véritable enfer ? Pourquoi ? La faute au stress ? Au manque de temps ? Au manque de savoir-vivre ?

L’IMPATIENCE

Pour la Dre Johanne Lévesque, neuropsychologue, nous vivons désormais dans une société de l’instantané. Attendre est devenu impossible, voire intolérable.

« Le côté instantané des communications fait en sorte qu’on est de plus en plus impatient. Regardez dans quel état vous êtes quand vous n’avez pas de réponse instantanée à un courriel ou à un texto ! »

Elle explique que d’un point de vue cérébral, il y aurait un déséquilibre de la dopamine.

« C’est le messager chimique responsable de l’inhibition, de l’attente. La dopamine est aussi le neurotransmetteur le plus important dans le plaisir et la motivation. Comme on n’est plus habitué à patienter, 15 minutes vont sembler une éternité parce que désormais, la production de dopamine n’est déclenchée que pour des événements agréables et stimulants », affirme la neuropsychologue.

La peur de manquer quelque chose nous rend aussi plus impatients. Les gens s’activent sans cesse pour ne rien manquer et sont toujours connectés à leurs cellulaires.

« Il y a 100 ans, l’être humain recevait en une année la même quantité d’information qu’on reçoit aujourd’hui en une journée ! », soutient la Dre Johanne Lévesque.

LES COLÈRES SPONTANÉES

« Sur le stress chronique, ce qu’on sait, c’est que si vous prenez un rat [on ne fait pas de tests sur ce sujet sur les humains], et que vous le stressez tous les jours, qu’est-ce qui va arriver ? Sa réponse de stress biologique va diminuer, car il va s’habituer à ce même stress quotidien, mais il va y avoir un prix à payer : il va devenir 10 fois plus réactif à tout nouveau  » stresseur « , explique Sonia Lupien, fondatrice et directrice du Centre d’études sur le stress humain (CESH). Et chez l’humain, ce sera pareil. On va réagir au quart de tour à des choses qui nous laissaient indifférents. On appelle ça les colères spontanées, c’est un indice que le cerveau envoie, et qui signifie qu’il y a un stress chronique. »

 Les rages au volant sont un bel exemple de colères spontanées.

L’AUGMENTATION DES INTERFÉRENCES

« On n’a jamais été autant en interaction les uns avec les autres. En étant aussi proches, il est évident que le bruit des voisins va nous déranger. Les études démontrent qu’il y a plus de stress en milieu urbain que rural, car il y a plus d’interférences, ce qui pourrait expliquer cette sensibilité et irritabilité face aux autres », soutient Sonia Lupien.

Elle cite les recherches du Dr Irwin Sarazon qui a conclu que le stress résultait d’une interférence. Par exemple, lors d’un concert, si une personne de grande taille s’assoit devant et vous bloque la vue, c’est une interférence. C’est désagréable, ça gâche votre plaisir et ça vous cause du stress.

« Si vous êtes déjà à un niveau de stress élevé et que vous êtes dérangé par des interférences à répétition, vous serez évidemment plus irritable, mais le sujet n’a pas été étudié de cette façon », explique Sonia Lupien.

La spécialiste du stress estime que le festival des cônes orange n’est autre que de l’interférence cognitive à temps plein sur des milliers de gens.

« C’est un laboratoire humain sur le stress. Jour après jour, les gens se retrouvent devant des situations imprévisibles et se disent : où vais-je encore rester pris et quel sera mon retard ? C’est la recette parfaite où on joue avec nos nerfs. »

MANQUE DE SAVOIR-VIVRE

Il n’y a aucun doute, il y a un manque de civilité et de courtoisie au quotidien. La politesse est en déclin.

« Quand on sort de chez soi, on se rend compte qu’il y a des décalages dans le savoir-vivre. On se demande si la politesse se transmet encore ou qu’elle est chose du passé », déplore Julie Blais Comeau, spécialiste de l’étiquette.

Sur les trottoirs, elle remarque que les gens ont la tête penchée sur leur téléphone intelligent, écouteurs dans leurs oreilles, ne voient et n’entendent plus rien et foncent donc dans les passants !

« Il y a des campagnes de publicité qui ont pour thème la courtoisie au volant et dans les transports en commun. Pourquoi ? Parce qu’on a oublié les règles de base ! Il faut nous les rappeler à coups de publicité ! Vous imaginez ! On ne met plus les clignotants, on dépasse n’importe comment, on se bat pour entrer dans l’autobus et dans la rue les voitures éclaboussent les passants ! »

Elle suggère le retour des cours de respect et de civilité à l’école.

PERFORMANCE, PRESSION ET MANQUE DE TEMPS

« Dans le contexte actuel de la conciliation travail-famille, les gens manquent de temps. Le travail déborde sur les moments passés en famille, car les exigences sont plus élevées, les échéances plus serrées, on demande d’être très performants, et c’est stressant. Le marché du travail est précaire et les revenus incertains, alors les employés sont sous pression », explique Diane-Gabrielle Tremblay, professeure à l’École des sciences de l’administration, TELUQ.

Du côté de la famille, la professeure indique que les ruptures familiales sont de plus en plus nombreuses et qu’on demande aux enfants d’être toujours plus performants.

LES EMPLOYÉS EN MAL DE RECONNAISSANCE

En ressources humaines, Diane-Gabrielle Tremblay observe qu’il y a une grande absence de reconnaissance.

« J’entends souvent dans les enquêtes que le travail accompli n’est jamais reconnu à sa juste valeur alors que ça ne coûte rien de féliciter ses employés à qui on en demande toujours plus ! Pourquoi les cadres ne donnent pas cette reconnaissance tant demandée et qui fait toute la différence ? », s’interroge-t-elle. 

Le télétravail, une ou deux fois par semaine est une des pistes de solution pour avoir des employés plus heureux et donc moins irritables, au quotidien.

« Les études sont très positives et démontrent que les gens ne sont pas dérangés, qu’ils ne perdent pas de temps dans les transports et veulent conserver ce qu’ils considèrent comme un avantage. C’est dommage, car on ne considère pas assez le télétravail, alors qu’il y a un vrai intérêt, un taux de performance élevé et moins de stress », estime Diane-Gabrielle Tremblay, professeure à l’école des sciences de l’administration, TELUQ.

ON TOLÈRE MOINS LES ENFANTS

« Dans une société vieillissante, on perçoit les enfants comme le choix des adultes qui en sont les uniques responsables. C’est très néo-libéral comme approche alors que dans d’autres cultures, les enfants font partie de la vie de la collectivité, tout le monde participe à leur bien-être, l’État, la municipalité et ils sont, en quelque sorte, la responsabilité de tous, ce qui n’est pas le cas ici, constate Stéphanie Gaudet, professeure de sociologie à l’Université d’Ottawa. Nous vivons dans une société qui individualise tous nos choix, c’est certain qu’on est plus intolérant parce qu’on se dit, quand on voit des enfants agités, qu’il n’est pas normal que les parents ne les contrôlent pas, car ils ont fait le choix d’en avoir ! »

LE MODE DE VIE EN SOLO

28 % des Canadiens 33 % des Québécois.

On vit plus que jamais seul, c’est le mode de vie

« Évidemment, ça a un impact sur notre façon d’être, car cette individualité fait en sorte qu’on tolère moins les autres », observe la professeure.

LA CULTURE MARCHANDE

« La culture marchande fait ressortir le côté individualiste. Je suis un client, j’ai payé pour mon billet d’avion, j’ai droit à avoir un vol calme, car quand on paye pour un service, on veut qu’il soit adéquat. […] La culture de la consommation est valorisée, de nombreux ménages canadiens sont endettés, notre mode de vie fait en sorte qu’on n’a pas de marge de manoeuvre pour faire face aux imprévus de la vie : un enfant en difficulté, des parents malades et tout déraille. Toute l’organisation de la société n’aide pas les individus. C’est chacun pour soi, chacun à sa place, ça manque d’humanité », se désole la sociologue.

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>Comment rester calme ou éviter de s’énerver ?

Le fameux « lâcher-prise » est de mise. On ne peut pas tout faire et tout maîtriser, tout le temps ! Il faut faire des choix et accepter ses limites. Si les colères spontanées deviennent récurrentes, c’est peut-être le temps de prendre un moment de réflexion.

« Il faut diminuer notre réponse au stress, aller faire une marche et perdre l’énergie mobilisée, car c’est ce qui fait en sorte que nous sommes tendus. Fondamentalement, il va falloir un jour changer de mode de vie, car quand vous êtes en colère, dites-vous que la seule personne qui souffre, c’est vous » estime Sonia Lupien, directrice du Centre d’études sur le stress humain.

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Le Japon, adepte des séances de gym au travail


Personnellement, je trouve cela génial que des entreprises donnent du temps pour des étirements et quelques exercices à ses employés et que même un peu partout les gens sont incités a bouger. C’est bon pour le corps et l’esprit, mais aussi pour le rendement au travail
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Le Japon, adepte des séances de gym au travail

 

Mine sérieuse, attitude appliquée dans leurs costumes, ils s'étirent, balancent... (PHOTO AFP)

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SHINGO ITO, PETER BRIEGER
Agence France-Presse
Tokyo

Mine sérieuse, attitude appliquée dans leurs costumes, ils s’étirent, balancent les bras à l’unisson, au rythme d’une musique douce. Se livrer à des exercices pour rester en forme et motivés au travail: la pratique n’est pas rare au Japon.

La société d’informatique Adoc International, située dans la banlieue de Tokyo, a commencé à appliquer il y a trois ans ce rituel du «rajio taiso», littéralement gymnastique radiophonique, des exercices initialement réalisés à l’écoute d’un programme mêlant mélodie au piano et instructions, diffusé sur les radios nationales à partir de la fin des années 1920.

«Nous avons choisi le « rajio taiso » car c’était la série d’exercices la plus simple à mettre en place», explique Clifton Lay, employé du département des ressources humaines. «La plupart des Japonais et personnes qui ont grandi au Japon sont déjà familiers de ce type de mouvements et n’ont aucun problème pour les effectuer».

Pour démarrer la matinée ou l’après-midi d’un bon pied, les salariés suspendent donc leurs tâches plusieurs fois par semaine pour un bref intermède sportif.

«Le fait de faire cet exercice le matin en arrivant au boulot ou juste après la pause du midi, autrement dit à un moment où l’on n’a pas encore la tête complètement au travail, permet de se préparer, de se dire « allez, au boulot!», souligne M. Lay.

La pratique du «rajio taiso», vieille de près d’un siècle, fut à l’origine empruntée à une compagnie d’assurance américaine. Elle s’est ensuite rapidement répandue à travers le Japon, sur les lieux de travail et dans les écoles.

Stretching collectif non obligatoire

Les chaînes de radio et télé publiques NHK y consacrent chacune trois minutes de leur antenne chaque jour, en proposant différentes déclinaisons selon que l’on souhaite renforcer sa puissance musculaire, gérer un handicap ou s’entretenir à un âge avancé.

Cette diffusion, jugée trop militariste, avait été interdite temporairement par les Alliés après la défaite du Japon dans la Seconde guerre mondiale, avant d’être réintroduite en 1951.

Aujourd’hui, à partir de sondages et autres données, une association de promotion du «rajio taiso» estime à 26-28 millions le nombre de Japonais qui s’y adonnent au quotidien.

Le constructeur d’automobiles Toyota dispose de sa propre version, tandis que les employés de Sony, de l’ouvrier du bas de l’échelle aux plus hauts dirigeants, sont conviés à une séance de stretching collectif à 15h, non obligatoire toutefois.

Outil destiné à renforcer le dévouement pour l’entreprise, valeur incontournable au Japon, ces séances collectives de gym sont aussi de plus en plus un moyen de s’assurer de la longévité au travail des employés.

«La population japonaise vieillit rapidement et il y a de moins en moins d’enfants, c’est un très gros risque pour les compagnies», rappelle Kenichiro Asano, qui veille à la santé des effectifs de la société d’équipement électrique Fujikura.

«Garder les salariés en forme est une stratégie d’entreprise importante. La santé est un levier à part entière qui permet d’atteindre une gestion optimale de la compagnie», insiste-t-il.

Travailler debout

Chez Fujikura, un espace détente permet de se livrer à des exercices de suspension à des barres horizontales, tandis qu’une salle est mise à disposition pour procéder à des examens.

«Se peser chaque jour, prendre sa tension artérielle, compter son nombre de pas, ou mesurer le niveau de fatigue sont autant de données qui nous permettent de savoir si la santé de l’employé va dans le bon sens, et aussi par conséquent de lui donner des informations et des conseils personnalisés», estime M. Asano.

Le géant du commerce en ligne Rakuten a lui préféré opter pour des bureaux modulables: il en a installé 12 000 à son siège tokyoïte, afin de laisser le choix à chacun de travailler debout ou assis, à sa guise.

«Je me fatigue vite quand je reste assis trop longtemps, donc c’est agréable de pouvoir se lever de temps en temps», confie un ingénieur, Liu Xiaolu.

Loin d’être anecdotique, la question de la santé au travail devrait être une priorité, selon Koichiro Oka, professeur de sciences comportementales à l’université Waseda de Tokyo.

«Un manque d’exercice pendant la semaine peut conduire à des maladies cardiaques, du diabète et d’autres problèmes», même si on se rattrape le week-end, prévient-il.

 

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Pourquoi il ne faut pas prendre de décision importante en fin de journée


Il est préférable avant une décision surtout financière, de bien choisir le moment, de laisser reposer le cerveau, par la lecture, les jeux, et autre.. Cela est un atout aussi pour la santé et la réussite
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Pourquoi il ne faut pas prendre de décision importante en fin de journée

 

Barack Obama lors d'une réunion à la Maison Blanche en 2009 | Pete Souza/White House photostream via Flickr CC License by

Barack Obama lors d’une réunion à la Maison Blanche en 2009 | Pete Souza/White House photostream via Flickr CC License by

Faire marcher longtemps son cerveau, c’est épuiser ses régions impliquées dans la prise de bonnes décisions et risquer les choix idiotement impulsifs.

Le jeu en vaut la chandelle. Savoir résister à la tentation des petites gratifications à court terme, pour leur préférer les grosses récompenses lointaines exigeant un effort mental soutenu relève d’une aptitude cruciale pour le déroulé optimal de notre existence. Le problème, c’est que la volonté n’a rien d’une ressource illimitée et qu’il suffit parfois de peu de choses pour nous pousser sur la voie de la facilité et des décisions regrettables.

Une étude publiée dans le numéro de juin des PNAS et menée par l’équipe de Bastien Blain, chercheur à l’INSERM spécialisé dans la neurologie de la motivation, met en lumière les régions cérébrales les plus touchées par cette satanée fatigue mentale et prouve qu’après une journée particulièrement harassante pour les neurones, mieux vaut s’abstenir de prendre toute décision importante, notamment financière.

Les participants de cette étude devaient passer six heures à plancher sur des exercices mémoriels relativement compliqués et, à intervalle régulier, les chercheurs leur demandaient de choisir entre une petite somme d’argent tout de suite, ou une plus grosse plus tard. En face, un autre groupe de cobayes était soumis à la même alternative, mais après une journée relax passée à lire ou à jouer.

Résultat, non seulement les individus soumis aux épreuves mentales difficiles étaient les plus susceptibles de tomber dans le piège de la gratification à court-terme, mais une IRMf de leur cerveau allait montrer une diminution très significative de l’activité de leur gyrus frontal moyen, une zone connue pour son implication dans les processus de prise de décision.

«Ce qui laisse entendre que cette région perd en réactivité», explique Blain, «ce qui pourrait diminuer la capacité des individus à résister à la tentation».

Une aptitude des plus essentielles, vu que des travaux antérieurs ont montré que les enfants capables d’ignorer à l’appel d’une gratification à court terme – et de lui préférer un bénéfice plus lointain mais plus élevé – réussissaient mieux dans leur vie en termes scolaires, professionnels ou même sociaux. De même, les individus à la volonté la plus résistante sont ceux qui ont le moins de risque de se retrouver en prison, d’être victimes du stress ou encore de mourir précocement.

http://www.slate.fr/

Pourquoi rester enfermé toute la journée est mauvais pour la santé


Depuis cet hiver, le fait de garder la petite soeur  avec Mlle chez-moi nous avons beaucoup moins sortie à l’extérieur et je me suis aperçu des changements sur ma personne,, mais ce n’est que partie remise, vue que ma fille va changer ma routine et donc je vais aller dehors 5 jours semaines assurée à courir après les autobus pour garder mes petites filles dans leur maison
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Pourquoi rester enfermé toute la journée est mauvais pour la santé

 

Les bénéfices d’une promenade dans la nature et de l’exposition au soleil aident à trouver la motivation pour sortir de son cocon

Vouloir passer du temps à l’intérieur, chez soi, pour se détendre est tout à fait naturel. Mais rester enfermé entre quatre murs 24h/24 risque d’augmenter les niveaux d’anxiété et les troubles du sommeil, rappellent les spécialistes. En cause, le manque de lumière naturelle, essentielle pour réguler notre horloge biologique responsable, entre autres, de l’appétit, de l’humeur et du sommeil.

La lumière artificielle et l’absence de lumière du soleil perturbent le rythme interne, augmentant les risques de problèmes de santé tels que l’obésité, le diabète et la dépression, rappelle le site du Time. La solution : passer au moins 45 minutes à l’extérieur, si possible le matin. La lumière du jour réveille l’organisme en douceur et nous aide à absorber lavitamine D dont nous avons besoin pour carburer toute la journée. Une protection solaire et des lunettes de soleil permettent de se protéger des rayons néfastes tout en profitant des effets bénéfiques.

Le pouvoir du vert

Non seulement la lumière est essentielle à notre bien-être, mais les espaces verts, contrairement aux plages ou aux déserts, auraient également un pouvoir apaisant. De récentes études ont prouvé que le fait de passer du temps en forêt améliore l’humeur et la santé mentale, réduit la sensation de douleur et diminue les troubles de l’attention chez l’enfant.

Tout comme la méditation, sortir de chez soi pour aller se promener dehors, au contact avec la nature, aide à nous relaxer et à nous vider la tête. Ces deux bénéfices sont particulièrement utiles dans une société où on nous demande d’être efficace, hyperconnectés et toujours alertes sur plusieurs fronts à la fois. Une simple petite promenade le matin peut nous donner le coup de pouce nécessaire pour garder le moral et la santé au top.

http://www.santemagazine.fr/

Est-ce que les apps qui nous motivent à maigrir sont efficaces?


Est-ce que les applications pour perdre du poids aident vraiment ? Avez-vous la patience de tout écrire pour calculer vos calories ? Pour ma part, je n’aime pas vraiment ce genre de truc, cependant, sur mon téléphone, il y avait préalablement installé une de ces applications et ce que je me sers est le podomètre qui est beaucoup plus motivant. L’objectif qu’on nous suggère est 10 000 pas par jour et quand nous avons atteint la moitié, il avertit avec le nombre de calories. Alors on se conditionne à faire quelque pas de plus
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Est-ce que les apps qui nous motivent à maigrir sont efficaces?

 

Maigrir avec son téléphone intelligent

Annie Ferland

Si pour vous septembre rime avec la résolution de maigrir, vous chercherez peut-être un petit quelque chose qui pourra vous motiver à obtenir les résultats espérés plus facilement. Si vous vous êtes intéressés aux applications mobiles destinées à la perte de poids, vous vous êtes certainement demandé si elles vous aideront réellement … à perdre du poids! On en télécharge une ou pas?

Le top 5 des applications gratuites

MyFitnessPal
MyNetDairy
Lose it!
Mon coach Minceur
Fooducate

MyFitnessPal, Lose it!, Pact, Mon coach minceur, Maigrir avec plaisir: selon les estimations, il existe plus de 40 000 applications pour nous aider à maigrir à l’aide de nos téléphones intelligents.

Comment ça marche? On y inscrit nos objectifs, notre poids actuel, celui désiré, ce que l’on mange, nos activités, puis on y consulte les graphiques de notre progression. Certaines applications nous proposent même d’observer nos comportements et nos sentiments face aux aliments. On peut également se joindre un groupe d’amis ou une communauté dans le but de se motiver à réaliser ses objectifs.

Est-ce que ça marche?

« Pas tellement » si on se fie aux chercheurs de l’Université de Californie.

Ceux-ci on mis à l’étude la populaire application gratuite MyFitnessPal, qui a présentement plus de 50 millions d’utilisateurs enregistrés à travers le monde. L’application calcule le nombre de calories consommées grâce à une base de données de plus de 4 millions d’aliments et les compare à l’objectif calorique quotidien.

Les 200 femmes avec un surplus de poids qui ont participé à l’étude ont perdu en moyenne 2,2 kg (5 lb) après 6 mois. Coach virtuel ou non! Pouquoi? Possiblement dû à la démotivation ou au désintérêt à utiliser l’application au bout de quelques semaines. Comme quoi d’utiliser une application pour suivre notre progression ne suffit pas à elle seule à créer des résultats positifs sur notre santé.

Oui, mais quand elles sont gratuites!

En dépit des résultats limités de l’étude menée par l’UCLA, les applications en santé peuvent être de bons outils pour nous aider à gérer notre poids et notre mode de vie. Mais ça prend 1 chose essentielle pour qu’elles produisent l’effet désiré: de la motivation à changer nos comportements alimentaires et notre style de vie … pour toujours!

Ces applications sont une excellente façon de commencer une démarche de perte de poids. Même si on ne perd pas 1 gramme avec elles, il ne faut pas sous-estimer l’importance de la prise de conscience et de la sensibilisation que l’app induira face à notre mode de vie

N’oubliez pas! Ces applications ne nous diront pas comment faire pour maigrir … et ne le feront pas à notre place non plus! Il est donc nécessaire de s’entourer de professionnels de la santé qui eux, pourront nous épauler adéquatement dans cette tâche. Prendre en charge sa santé, c’est prendre soin de son bien-être physique (bouger, bien manger, etc.), psychologique (stress, troubles alimentaires, etc.) et social.

Références

  1. Effectiveness of a Smartphone Application for Weight Loss Compared With Usual Care in Overweight Primary Care Patients: A Randomized, Controlled Trial. Ann Intern Med. 2014;161(10_Supplement):S5-S12
  2. http://www.wellocracy.com

http://www.sciencepresse.qc.ca/

VIVRE c’est


Soit que nous faisons du sur place, soit que nous utilisons notre potentiel pour vivre notre vie
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VIVRE c’est

 

VIVRE, c’est… Permettre à notre plein potentiel d’émerger à la surface de notre vie! Il existe cinq ingrédients essentiels aussi bien à notre réussite qu’à la pleine réalisation de qui nous sommes : l’intelligence émotionnelle, la reconnaissance, l’attitude, le plaisir et la motivation. Il revient à chacun de nous de les cultiver pour voir fleurir notre plein potentiel!

Stéphanie Milot

Quand notre cerveau déprime


La dépression peut toucher tout le monde à des moments de la vie qui est souvent en baisse de nos capacités physique, économique et psychologique. Il n’est pas facile pour les proches de voir une personne qui s’écroule et souvent, ils ne sont pas assez outillés pour l’aider d’ou l’importance de chercher de l’aide
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Quand notre cerveau déprime

 

François Richer Devenir fan
Chercheur en neuropsychologie, professeur à l’UQAM

Tout le monde sait que la dépression est un trouble de l’humeur. Mais alors, pourquoi certaines personnes déprimées peuvent être irritables ou apathiques plutôt que tristes? La dépression est bien plus qu’un trouble de l’humeur. C’est une panne de plusieurs systèmes du cerveau.

Les stresseurs importants déclenchent des émotions négatives (déception, tristesse, peur, irritation) qui nous mobilisent pour trouver des solutions ou pour s’adapter (changer nos habitudes, mieux prévoir les coups …). Mais quand on atteint les limites de l’adaptation, des états émotifs plus durables peuvent nous envahir tel que l’épuisement, le deuil, les blues ou la dépression. La dépression frappe souvent les personnes vulnérables (personnes âgées, seules, démunies …). Mais elle frappe aussi ceux qui ont tendance à amplifier le stress parce qu’ils sont impatients, impulsifs, anxieux ou susceptibles. Selon nos fragilités, les stresseurs peuvent dérégler plusieurs systèmes cérébraux différents et déclencher une dépression.

1) L’attachement: La dépression est souvent similaire au deuil lié à la perte d’un être cher, un manque douloureux qui rappelle les symptômes de sevrage d’une drogue.

Comme le manque, les sentiments de tristesse ou de vide et le besoin criant d’amour et de réconfort sont liés à des perturbations du système d’attachement. Ce système est aussi impliqué dans la dépendance aux drogues comme l’héroïne et les opiacés. Les stress d’attachement comme les deuils, les séparations et les déracinements provoquent facilement des dépressions. S’ennuyer de ses enfants ou de son conjoint est la version plus bénigne de ce sentiment de manque. Mais parfois, on ne sait pas de quoi on manque et on construit des interprétations (ex.: «Ma vie manque de sens»). On cherche à combler ce vide (par le travail, le sport, la télé, la fiction, les fantasmes…) . Ou encore on cherche à l’exprimer. Cette sensibilité extrême a inspiré de nombreux auteurs et artistes. Les personnes qui ont des peurs de l’abandon exagérées (anxiété de séparation, personnalité limite) sont fortement sujets à la dépression. Parfois, le blues survient quand on sort d’un stress, d’un effort soutenu ou d’une maladie qui structurait notre vie et qui contribuait à notre identité (perdre sa raison d’être). L’écoute, l’amitié et la chaleur humaine combattent la dépression parce qu’elles réduisent le sentiment de manque.

2) La douleur: Dans la dépression, le manque est souvent accompagné d’une détresse psychologique qui peut ressembler à une torture insoutenable et qui peut conduire aux idées suicidaires. Le système de douleur du cerveau s’emballe comme dans certaines douleurs chroniques. Dans certains cas les traitements anti-douleur peuvent soulager la dépression.

3) L’assurance: Plusieurs stresseurs nous rappellent que nous ne sommes pas invincibles (maladies graves, échecs, rebuffades, intimidation, humiliation, catastrophes naturelles, conflits, insécurité …). Ces stresseurs peuvent provoquer une perte d’assurance ou de combativité (doutes, hésitation à foncer, auto-critique). Dans la dépression, le système de fierté ou d’assurance se met souvent en mode soumission comme si on devait soudainement s’adapter à la misère à la souffrance ou à la défaite. On peut ressentir des niveaux irréalistes de honte ou de culpabilité, ou vivre de véritables hallucinations émotives de dévalorisation ou de grande fragilité. On amplifie les signes qui confirment notre auto-évaluation négative comme nos erreurs et nos défauts. Le regard des autres est anticipé comme négatif, ce qui favorise l’isolement et la non-affirmation. Le virage négatif du système d’assurance se répand aussi à nos évaluations des situations, on devient pessimiste à outrance, on a une perte d’espoir («Pourquoi se battre si on va tous crever?») La perturbation de l’assurance contribue aussi à l’indécision chronique d’une personne qui a subi un choc ou à la crise existentielle d’un adolescent qui se sent à part. Les succès, les encouragements et la reconnaissance combattent la dépression parce qu’ils réduisent la tempête dans le système d’assurance.

4) La motivation: On a tous eu des petites pannes de motivation ou d’intérêt. Un environnement démotivant ou conflictuel qui conduit à l’épuisement, à une perte d’enthousiasme et d’inspiration. La dépression, elle, fausse nos signaux de valeur, elle réduit le plaisir anticipé et la fierté d’accomplir quelque chose et elle exagère notre évaluation des efforts nécessaires, ce qui conduit souvent à l’apathie («Bof, ça ne vaut pas la peine»). Les personnes déprimées peuvent voir comme une montagne le simple fait de ranger la vaisselle ou de sortir du lit. La motivation peut aussi fluctuer entre l’apathie et l’inspiration euphorisante (manie). Ces fluctuations peuvent être étendues sur plusieurs mois (maladie bipolaire) ou sur quelques jours. La motivation est aussi touchée chez les personnes désillusionnées ou désabusées. La baisse de motivation a des coûts humains et économiques astronomiques. Elle affecte l’ambition et le gout du risque, les bases de l’innovation et de l’amélioration de notre sort. Les sources de l’épuisement motivationnel et les personnes qui en sont atteintes devraient être la première priorité des employeurs. La passion et l’inspiration des autres peuvent améliorer l’épuisement motivationnel.

5) L’irritabilité: On oublie trop souvent qu’une personne irritable peut être déprimée et que sous les élans désagréables se cache souvent de la souffrance. L’irritabilité peut même être le signe prédominant de la dépression chez les enfants et chez les hommes. Plusieurs râleurs chroniques pleurent des idéaux ou des attentes déçues et certains restent fâchés pendant des décennies envers tout ce qui ne va pas comme ils le souhaiteraient. L’irritabilité et les colères sont liées à un système d’agressivité défensive qui est hypersensible aux stresseurs y compris les contrariétés ou les déceptions.

6) L’anxiété: Les préoccupations excessives et l’hypersensibilité au stress sont des compagnes fréquentes de la dépression qui peuvent l’entretenir. L’anxiété nous fait aussi éviter des situations qui pourraient atténuer notre souffrance comme les évènements sociaux, les échanges humains ou les petits efforts jugés trop stressants. L’anxiété est liée à l’activité du système de peur qui entretient des boucles d’idées inquiétantes. La réactivité émotive excessive peut aussi entretenir la dépression en biaisant nos pensées (dramatiser, généraliser, sauter aux conclusions).

7) Le Google du cerveau: Manque de concentration, oublis, perte d’imagination, les moteurs de recherche du cerveau sont aussi affectés dans la dépression et leurs ratés contribuent à nous faire sentir dysfonctionnel. Les difficultés cognitives peuvent en outre nous faire oublier nos buts, nous priver de nos idées et de notre imagination, ou nous faire perdre de la cohérence.

8) Les fonctions corporelles: La dépression affecte souvent les fonctions vitales comme l’appétit (ex.: perdre 10 kg en 3 semaines), le sommeil (ex.: se réveiller trop tôt), la libido et même les réponses immunitaires (résistance aux infections, aux cancers…). En plus, un dérèglement immunitaire peut affaiblir les systèmes émotifs du cerveau et faire apparaitre la dépression. De nombreuses pathologies (infections virales, troubles métaboliques…) favorisent la dépression en affectant le système immunitaire. Plusieurs maladies dégénératives qui perturbent les réponses immunitaires du cerveau (Alzheimer, Parkinson…) commencent par une dépression. Même lors d’un évènement heureux comme un accouchement, les réponses immunitaires peuvent interagir avec les perturbations hormonales et les fragilités pour déclencher une dépression.

La dépression est un des problèmes de santé qui a le plus d’impact négatif sur notre vie. Elle est plus handicapante que bien des handicaps physiques, mais comme elle moins visible, elle attire moins l’empathie (ex.: «Pourquoi il/elle ne se prend pas en main?»).

Trop de personnes doivent la subir pendant des années, car les traitements actuels sont souvent d’une efficacité limitée. On sait que l’exercice physique améliore nettement la motivation et l’assurance. Ce traitement naturel réduit la sensibilité au stress et l’inflammation et il favorise le rétablissement métabolique des neurones. On sait aussi que les proches ont un rôle capital pour panser notre détresse et nos manques, mais aussi en nous aidant à réévaluer nos capacités et nos réactions. Un jour on pourra évaluer la fragilité de différents systèmes du cerveau chez un individu et peut-être développer des interventions ciblées ou même prévenir la dépression. L’espoir fait vivre.

http://quebec.huffingtonpost.ca/