Le Saviez-Vous ► Quand lire au lit était une activité dangereuse et subversive


Il fut un temps, il y a quelques siècles en Europe, la lecture était jugée comme dangereux pour la moralité et la mortalité. À l’époque que l’électricité n’existait pas, on lisait la nuit à la chandelle, donc possibilité d’incendie. Sans compter que lire voulait dire s’isoler, qui pouvait aussi entrainer des plaisirs solitaires et que les femmes (Hé oui, encore les femmes) pouvait négliger leurs obligations sociales
Nuage

 

Quand lire au lit était une activité dangereuse et subversive

 

Une fille lisant son livre dans un lit | https://www.flickr.com/photos/141735806@N08/ via Flickr CC License by

Une fille lisant son livre dans un lit | https://www.flickr.com/photos/141735806@N08/ via Flickr CC License by

Repéré par Galaad Wilgos

Repéré sur The Atlantic

En Europe au XVIIIe siècle, lire au lit était considéré comme une activité dangereuse pour soi et ses objets, mais surtout comme une menace à la morale et à la cohésion de la vie en communauté.

En 1831, rappelle The Atlantic, les serviteurs de Lord Walsingham l’ont retrouvé calciné jusqu’à l’os dans son lit, méconnaissable et ne ressemblant plus en rien à un être humain. The Family Monitor supputa qu’il était mort de causes assez folkloriques: il devait sans doute être mort, affirmèrent ses éditeurs, en s’endormant pendant qu’il lisait dans son lit.

 L’édito utilisait cet exemple comme mise en garde face «au danger et au désastre le plus effroyable» qu’était le fait de ramener un livre dans son lit –à l’époque quasi-synonyme de mort par le feu en raison des bougies requises pour lire la nuit. Au lieu de ça, il fallait prier pour se préserver des dangers physiques comme du mal.

Le lien établi entre moralité et mortalité n’était pas si incongru, puisque les bougies pouvaient faire brûler les draps des lits, puis brûler la maison ou au moins l’endommager. Cependant, c’était surestimer l’effet de ces flammes noctures, puisque des 29.069 feux enregistrés à Londres entre 1833 et 1866, seuls 34 avaient été attribués au fait de lire dans son lit –autant que les chats. Alors pourquoi les gens se sentaient-ils menacés?

Une menace à l’ordre social

Il faut comprendre ces peurs en prenant en compte le contexte social et historique de l’époque: avant le XVIIe, lire était une activité collective et orale. Lire un livre dans son lit impliquait de savoir lire, avoir les moyens de se payer un livre et d’avoir sa propre chambre.

The Atlantic rappelle que, la nuit, «même la royauté n’avait pas la vie privée que les dormeurs contemporains considèrent comme acquise», des servants pouvaient en effet dormir à leurs côtés.

C’est vers le XVIIe siècle que lire devient une activité solitaire moins inhabituelle, notamment grâce à l’invention de l’imprimerie. Au même moment, la chambre à coucher change. D’une pièce collective, tant chez les pauvres que chez les riches, elle devient un lieu où s’isoler, notamment avec l’apparition du lit baldaquin qui permettait de fermer les rideaux.

Cet isolement inquiéte à l’époque, à cause de la transgression possible lorsque l’on est à l’abri des regards. Ainsi, Thomas Laqueur, historien auteur de Solitary Sex, fait un lien direct entre ces inquiétudes du XVIIIe siècle et la vision de la masturbation comme une menace publique. Les romans, comme la masturbation, créaient des «compagnons d’oreiller» alternatifs et étaient condamnés par peur que cette autonomie individuelle puisse mener à la perte de l’ordre moral. Or ces changements dans la façon de lire et de dormir ont promu l’indépendence nécessaire à l’émergence des idées des Lumières, continue The Atlantic, alors que la lecture orale et collective obligeait chacun à se confronter à une figure d’autorité.

La crainte émerge que la lecture et le fait de dormir seul ne fassent céder certains à une vie fantaisiste menaçant la vie en collectivité. Notamment les femmes qui pouvaient en oublier leurs obligations sociales en laissant aller leur imagination en lisant de la fiction… La société ne semble pourtant pas aujourd’hui ébranlée par toutes ces personnes qui lisent seules.

http://www.slate.fr

Produits laitiers et mortalité ? La réponse scientifique


Le lait et produit laitier qui depuis des lustres font partie de notre alimentation, on souvent été mis en cause pour des maladies cardiovasculaires. Mais dans les faits, les produits laitiers sont-ils si mauvais pour la santé ?
Nuage

 

Produits laitiers et mortalité ? La réponse scientifique

 

Chepko Danil Vitalevich/Shutterstock.com

« Je t’aime, moi non plus ». Ainsi pourrait être résumée la relation entre les produits laitiers et la santé humaine. Alors que de nombreux pays intègrent laits, fromages et yaourts dans leurs recommandations sanitaires (position partagée par de nombreux scientifiques),  certaines études les remettent en cause. Pour couper court au débat, des chercheurs viennent de publier une méta-analyse.

Leur objectif : déterminer une fois pour toutes si les produits laitiers sont facteurs de mortalité, notamment cardiovasculaire. Leur réponse : Non.

Alors que la consommation de produits laitiers est largement recommandée, un courant dénonçant d’éventuels risques pour la santé a vu le jour depuis quelques temps. Il n’en fallait pas plus à une équipe britannique, danoise et néerlandaise pour démêler le vrai du faux.

Ces derniers ont ainsi sélectionné toute une série de travaux (29 au total) conduits sur le sujet jusqu’en 2016. Ce qui regroupait tout de même près de 784 000 participants. Au cours des différents suivis, 93 000 sujets sont décédés, dont 25 000 de maladies cardiovasculaires.

Résultat, la consommation totale de produits laitiers n’est pas associée à une mortalité accrue (cardiovasculaire ou toutes causes confondues). En fait ce travail indique une association neutre entre la consommation de produits laitiers et le risque de maladies cardiovasculaires. Cette « neutralité », c’est la conclusion définitive. Car dans le détail, pris séparément, certains de ces 29 travaux révèlent des bienfaits du lait ou encore des fromages fermentés.

Qu’en est-il des produits riches en matières grasses ?

En fait, ces résultats semblent valables quelle que soit la nature du produit, qu’il soit riche ou pauvre en matières grasses.

« Nous n’avons trouvé aucune association significative entre la mortalité brute, la mortalité cardiovasculaire et la teneur en matières grasses », expliquent les auteurs. « Les effets bénéfiques des aliments laitiers riches en matières grasses (consommés raisonnablement, ndlr) sur la santé humaine ont déjà été signalés par une précédente étude transversale. Laquelle a démontré une diminution du risque de syndrome métabolique inhérent à cette consommation. »

Pour conclure, les scientifiques rappellent que « au-delà de leur teneur en matières grasses et leur composition, le lait et les produits laitiers sont naturellement riches en minéraux (calcium, potassium), en protéines et en vitamines. Lesquels ont déjà été associés à un risque de mortalité cardiovasculaire plus faible. »

https://destinationsante.com/

Un facteur psychologique qui influence la sévérité des symptômes du rhume


Une personne qui se sent seule serait un facteur qui peut augmenter leurs symptômes d’une maladie même si ce n’est qu’un simple rhume. En fait, je ne suis pas vraiment surprise de leurs conclusions de cette étude
Nuage

 

Un facteur psychologique qui influence la sévérité des symptômes du rhume

 

« La solitude augmente le risque de mortalité prématurée et de plusieurs maladies physiques », rapportent les auteurs d’une étude publiée dans la revue Health Psychology qui visait à vérifier si elle peut aussi affecter une maladie aiguë, mais temporaire, telle que le rhume.

Chris Fagundes et Angie LeRoy de l’Université Rice ont, avec leurs collègues, mené cette étude avec 159 personnes âgées de 18 à 55 ans.

Elles ont reçu des gouttes nasales contenant un virus commun du rhume et mises en quarantaine pendant cinq jours dans des chambres d’hôtel. Auparavant, le sentiment de solitude, la taille de leur réseau social ainsi que d’autres variables étaient mesurés.

Les participants qui se sentaient plus seuls avant cette expérience n’étaient pas plus susceptibles de développer le rhume. Mais s’ils développaient le rhume, ils rapportaient une plus grande sévérité des symptômes. La taille réelle de leur réseau social n’avait pas d’impact sur la sévérité des symptômes.

« Des études précédentes ont montré que différents facteurs psychosociaux comme le sentiment de se sentir rejeté ou de se sentir exclus ou de ne pas avoir de liens sociaux font que les gens se sentent moins bien physiquement, mentalement et émotionnellement », souligne LeRoy.

Les personnes qui se sentent seules peuvent vivre différentes maladies et différents autres stress comme étant plus difficiles, soulignent les chercheurs.

http://www.psychomedia.qc.ca

Un enfant sur huit né en 2015 a vu le jour dans une zone de conflit


Guerre, pauvreté, viol, et plus encore, sont une réalité que des enfants naissent dans les pires conditions à travers le monde. Un enfant est généralement source de joie, mais dans de telle situation, comment peut-il grandir, recevoir une éducation adéquate, et vivre dans la sécurité physique et morale ?
Nuage

 

Un enfant sur huit né en 2015 a vu le jour dans une zone de conflit

 

Une femme de la minorité yézidie console son enfant dans un camp de réfugiés de Qamishli, en Syrie.

Une femme de la minorité yézidie console son enfant dans un camp de réfugiés de Qamishli, en Syrie. Photo :  Pigiste / Reuters

Le nombre d’enfants nés dans des zones de conflit s’est sensiblement accru en 2015 pour atteindre 16,6 millions de naissances, soit une sur huit, selon un bilan communiqué mercredi par l’UNICEF.

D’une année à l’autre, leur nombre progresse de plus de 125 000 naissances.

« Toutes les deux secondes, un nouveau-né pousse son premier cri en plein conflit, souvent dans des circonstances terrifiantes et sans accès aux soins », souligne Anthony Lake, le directeur général du Fonds des Nations unies pour l’enfance.

« Trop d’enfants commencent aujourd’hui leurs vies en situation extrême, un conflit, une catastrophe naturelle, la pauvreté, la maladie ou la malnutrition. Peut-il y avoir un pire départ dans la vie? », dit-il.

La mortalité avant l’âge de 5 ans est plus élevée pour ces enfants que pour les autres.

Au-delà des risques immédiats encourus par exemple lorsqu’une mère fuit des combats avec ses enfants ou qu’une femme enceinte accouche sans assistance médicale, les enfants nés en zone de guerre sont particulièrement exposés à des carences dans leur développement affectif et cognitif.

Un nombre important d’entre eux peut aussi être issu du viol de leur mère, avec des conséquences dramatiques (abandon à la naissance, rejet par les membres de leur famille).

« Il y a même des cas où des femmes ont tenté de tuer leurs enfants à la naissance », ajoute Debra DeLaet, qui enseigne la science politique à l’Université Drake de Des Moines, dans l’Iowa.

Globalement, l’UNICEF rappelle que les enfants représentent la moitié des personnes vivant dans une pauvreté extrême bien qu’ils ne représentent qu’un tiers environ de la population mondiale.

http://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Quel transport est le plus sur


Quels moyens de transport qu’on risque le moins d’y mourir ? Est-ce un transport qui fait le plus peur ou du moins rends plus nerveux les gens ?
Nuage

 

Quel transport est le plus sur

Les nombreux crashs survenus récemment ravivent la question de la sécurité aérienne. Pourtant, les statistiques démontrent que l’avion reste à ce jour l’un des moyens de transport les plus sûrs.

Avion, bateau, voiture, train… aucun moyen de transport n’est en mesure d’assurer une sécurité totale. Si la plupart des crashs aériens raniment les craintes des voyageurs et les dissuadent parfois d’utiliser ce mode de transport, l’avion est toujours considéré comme l’un des moyens de transport les plus sûrs, comme le rapporte Le Monde. Et pour cause : selon le bureau d’archives des accidents d’avion, le nombre de morts dans les catastrophes aériennes est à la baisse depuis une quarantaine d’années.

2013, l’année la plus sûre pour l’aviation

Les statistiques démontrent ainsi que la probabilité de mourir au cours d’un vol est passée d’un sur 138 000 passagers en 1970 à un sur 2 349 000 en 2014. En effet, alors qu’en 1970 2 250 personnes ont trouvé la mort lors d’un trajet en avion, on ne dénombrait que 1 328 victimes 44 ans plus tard, en 2014. L’étude révèle également que l’année 2013 a été l’année la plus sûre, avec un bilan de 453 décès sur une moyenne de trois milliards de passagers transportés : un trafic dix fois plus élevé que dans les années 1970.

L’avion, plus sûr que les deux-roues

Selon une étude réalisée par l’Organisation mondiale de la Santé, les risques d’accident mortel resteraient nettement plus fréquents sur les routes. Avec un nombre de tués estimé à 1,24 million chaque année, les véhicules et les deux-roues représentent à ce jour les modes de transport les plus dangereux. À l’inverse, les chiffres, qui comparent le nombre de victimes par kilomètre parcouru, montrent que l’avion est le moyen de transport le plus sûr. Ce dernier est également suivi de près par le train.

Depuis 1970, près de 40 000 personnes ont péri dans des crashs aériens. La plupart des accidents aériens ne sont pas causés par des dysfonctionnements de l’appareil mais par des erreurs de pilotage, ou encore par des défaillances dues aux équipes de maintenance.

http://www.planet.fr/

Boissons sucrées: 184 000 décès par an, selon une étude


Les boissons sucrées, comme par exemple, les cocktails aux fruits, les sodas, thé glacées sont très nocifs surtout si ingéré en grande quantité. Tellement qu’il y aurait plus de jeunes adultes aux prises avec des maladies qui serait imputées par ses boissons sucrées que des personnes plus âgées.
Nuage

 

Boissons sucrées: 184 000 décès par an, selon une étude

 

Boissons sucrées: 184 000 décès par an, selon une étude

Les jus de fruits pressés entièrement naturels ont été exclus de la recherche.

WASHINGTON – Les sodas et autres boissons sucrées provoqueraient jusqu’à 184 000 morts par an dans le monde, selon une étude publiée lundi dans la revue américaine Circulation.

Il s’agit de la première recherche détaillée au niveau mondial analysant l’impact de ces boissons en termes de mortalité et de handicap résultant du diabète, des maladies cardiovasculaires et de cancers liés à leur consommation.

Dans cette étude, les chercheurs ont déterminé que 133 000 morts liées à la consommation de ces boissons ont résulté du diabète, 45 000 de pathologies cardiovasculaires et 6450 de cancers.

«De nombreux pays enregistrent un nombre élevé de décès résultant d’un seul facteur diététique à savoir les sodas et autres boissons fruitées ou sucrées comme les thés glacés, dont une forte réduction de la consommation ou leur élimination devrait être une priorité planétaire», explique le Dr Dariush Mozaffarian, doyen de la faculté des sciences de la nutrition à l’Université Tufts à Boston (Massachusetts) et principal auteur de l’étude.

Les jus de fruits pressés entièrement naturels ont été exclus de la recherche.

Les estimations de consommation ont été faites à partir de 62 enquêtes diététiques qui ont porté sur 611 971 personnes entre 1980 et 2010 dans 51 pays. Les chercheurs ont également estimé les quantités de sucre disponibles au niveau national dans 187 pays et fait une corrélation avec la fréquence du diabète, des pathologies cardiovasculaires et du cancer selon les zones géographiques et les populations.

L’impact de la consommation de sodas et d’autres boissons sucrées sur la mortalité varie de façon importante entre les différentes populations allant d’un taux de moins d’un pourcent au Japon chez les plus de 65 ans à 30 % chez les Mexicains de moins de 45 ans.

Parmi les vingt pays les plus peuplés, le Mexique avait durant la période de l’étude, le taux annuel le plus élevé de mortalité attribuée à la consommation de sodas et d’autres boissons sucrées avec 405 décès par million d’adultes ou 24 000 au total sur un an. Les États-Unis se situaient au deuxième rang avec 125 décès par million par an ou 25 000 au total.

Environ 76 % des morts liées à la consommation de sodas et autres boissons sucrées ont eu lieu dans des pays à bas et moyens revenus.

Au total, la proportion de jeunes adultes souffrant de maladies chroniques comme le diabète attribuées aux sodas et autres boissons sucrées était plus élevé que chez les adultes plus âgés.

http://fr.canoe.ca/

Mortalité des baleines : la réduction de vitesse des navires donne de bons résultats


Ce n’est pas encore une solution idéale pour minimiser la navigation sur le Saint-Laurent au Québec, mais au moins les mesures qui sont prises semblent porter des effets positifs, mais il y a encore beaucoup de choses qu’on pourrait faire.
Nuage

 

Mortalité des baleines : la réduction de vitesse des navires donne de bons résultats

 

Photo :  iStockPhoto

Les risques de collision entre les baleines et les navires ont diminué considérablement dans l’estuaire du Saint-Laurent. Une mesure volontaire adoptée en 2013 qui consiste à réduire la vitesse des bateaux dans certains secteurs a permis de réduire le taux de mortalité des mammifères marins.

Les zones d’alimentation des mammifères marins au large de Tadoussac ont été particulièrement ciblées. De nombreux navires marchands sillonnent ces eaux qui sont un passage obligé entre l’Atlantique et les Grands Lacs.

Ces navires heurtent parfois mortellement des rorquals. De là l’importance de réduire la vitesse de ces géants des mers.

« La vitesse moyenne était à 12,7 noeuds,et on a réussi à la réduire à 10.3. On est donc très très près de la cible de 10 nœuds », se réjouit Guy Cantin, chargé d’équipe à la conservation des Océans.

La réduction globale du risque est de 40 %, estime M. Cantin.

« C’est fragmentaire parce qu’on ne voit qu’une infime partie des collisions. La majorité passe inaperçue. Les animaux coulent, dérivent, on ne sait même pas qu’il y a eu collision », explique le chargé d’équipe.

Interdiction de passage

Des efforts sont également faits dans d’autres secteurs au nord du Saint-Laurent, notamment en aval des Escoumins. Les gestionnaires des océans souhaitent renforcer les mesures de protection du rorqual bleu qui fréquente cette partie du fleuve.

« Les navires empruntent encore la zone, idéalement, ils peuvent réduire la vitesse, mais on voudrait qu’il l’évite carrément », affirme Guy Cantin.

Les gestionnaires ont d’autres projets pour la survie des grandes baleines. Éventuellement, ils voudraient documenter davantage l’impact du bruit.

D’après les informations recueillies par Nicole Blackburn

http://ici.radio-canada.ca