À un doigt de prédire la mort


Personnellement, je n’y tiens pas vraiment de savoir ma date de péremption, sauf si cela peut aider pour faire des changements positifs pour faire mentir les prédictions
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À un doigt de prédire la mort

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

L’étude publiée par une équipe de scientifiques du Max Planck Institute for Biology of Aging porte sur un groupe de plus de 44 000 patients.

Un simple test sanguin pourrait bientôt permettre de prédire à quel moment l’on rendra son dernier souffle.

JEAN SIAG
LA PRESSE

C’est ce que s’affaire à démontrer une équipe de chercheurs néerlandais du Leiden University Medical Center (aux Pays-Bas), qui vient de publier une étude dans la revue Nature Communications.

En fait, les chercheurs commencent par évaluer la santé des patients grâce à différentes analyses métaboliques, pour ensuite prédire leur vulnérabilité aux 14 facteurs de risque de mortalité les plus importants.

L’historique de santé des 16 dernières années, l’âge et le sexe des patients sont pris en compte. À partir des résultats obtenus, ils parviennent à évaluer le risque de mortalité dans les 5 à 10 prochaines années.

L’étude publiée par une équipe de scientifiques du Max Planck Institute for Biology of Aging a fait l’exercice auprès d’un groupe de plus de 44 000 patients, prédisant avec succès (dans une proportion de 80 %) leur risque de mortalité dans un horizon de 5 à 10 ans.

https://www.lapresse.ca/

La solitude est vraiment mortelle


Une étude sur les effets négatifs de la solitude sur la santé si on est un homme ou une femme ou de l’ethnie que nous appartenons. Chose de sûr, de plus en plus de gens vont se sentir abandonnés et isolés dans les années avenir
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La solitude est vraiment mortelle

 

 Il marche seul  | Pensiero License by

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Repéré par Peggy Sastre

Repéré sur American Journal of Epidemiology, American Cancer Society

Quels que soient le sexe ou la race, l’isolement social augmente la mortalité toutes causes confondues.

Les effets délétères de la solitude sur la santé sont connus depuis de nombreuses années. Mais jusqu’à aujourd’hui, la majorité des études sur le sujet portaient sur des femmes et des hommes blancs. Un travail en passe d’être publié dans la revue American Journal of Epidemiology est l’un des premiers à corréler de manière prospective l’isolement social, la mortalité toutes causes confondues et le risque de développer des maladies cardiaques sur un large échantillon (580.182 personnes) ethniquement diversifié et suivi pendant trente ans. Il en ressort que la solitude augmente le risque cardiaque et la mortalité toutes causes confondues chez tous les individus, quels que soient leur sexe et leur race, et qu’elle augmente spécifiquement le risque de cancer chez les femmes et les hommes blancs.

Menée par Kassandra Alcaraz, membre de la société américaine de cancérologie et spécialiste des inégalités en matière de santé, l’étude pondère plusieurs marqueurs de l’isolement social –statut marital, fréquentation de services religieux, participation à des activités collectives et associatives, nombre d’amis et de proches, etc.– pour concevoir une échelle de la solitude en 5 points. Par exemple, une personne mariée, se rendant fréquemment à l’église, membre de plusieurs associations et pouvant compter sur sept vrais amis ou plus reçoit un score de 0 (le minimum de solitude), quand le célibataire athée sans la moindre carte de club et ayant moins de sept amis dans sa vie chiffre à 4 (5 étant le top de l’abandon).

Globalement, les chercheurs observent que l’origine ethnique est un prédicteur plus fort d’isolement social que le sexe: les femmes et les hommes blancs ont plus de chances d’être dans le haut du panier des interactions sociales que leurs homologues noirs. Et chez les Blancs, les risques de la solitude pèsent plus lourdement sur les femmes que sur les hommes, avec des corrélations généralement plus solides durant les quinze premières années de suivi.

«Notre étude indique qu’une mesure composite de l’isolement social est un prédicteur solide du risque de mortalité chez les hommes, les femmes, les Noirs et les Blancs», écrivent les scientifiques. «Comparés aux moins isolés, les femmes et les hommes noirs ont plus de deux fois plus de risque de mourir quelle qu’en soit la cause, tandis que chez les Blancs, les hommes et les femmes ont respectivement 60% et 80% de risque supplémentaire.»

Selon les chercheurs, à l’heure du développement de la médecine de précision, l’analyse de telles associations entre socialité et santé devrait gagner en importance clinique, tant l’isolement semble un facteur de mortalité indépendant aussi notable que d’autres plus connus comme l’obésité, la sédentarité ou encore le manque d’accès aux services de santé.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Ces 10 pays qui pourraient se transformer en “bombe démographique”


L’espérance de vie augmente, nous vivons plus vieux, mais la natalité par contre diminue. Que l’on veuille ou pas, le manque d’enfants et l’augmentation des personnes âgés déséquilibres un pays, et peut même mettre un peuple en voie de disparition.
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Ces 10 pays qui pourraient se transformer en “bombe démographique”

 

par Brice Louvet

De nombreux pays voient leurs taux de natalité et leur espérance de vie diminuer. Les populations vieillissantes entraînent une augmentation des dépenses en soins de santé et en pensions, mais le nombre de personnes travaillant et payant des impôts diminue régulièrement. En conséquence, ces pays se transforment peu à peu en “bombes à retardement démographiques”. Quels sont, concrètement, les pays les plus concernés ?

Les États-Unis

Aux États-Unis, le taux de fécondité a récemment atteint un niveau record de 1,76. Notons que, selon les démographes, un taux de fécondité de 2,2 enfants par femme est recommandé pour qu’un pays puisse trouver une certaine stabilité. L’espérance de vie moyenne des Américains, par ailleurs, se situe à un niveau relativement élevé de 78,7 ans. Résultat, le nombre de retraités ne cesse d’augmenter par rapport au nombre de travailleurs.

De nombreux experts affirment que la récession économique de 2008 et les frais de scolarité élevés dans les collèges contribuent à cette tendance de “faire moins d’enfants”. Selon Child Care Aware of America, notons également que le coût moyen des services de garde à temps plein dépasse 10 000 dollars par an dans plusieurs États.

L’Espagne

En Espagne, le taux de mortalité surpasse régulièrement le taux de natalité; certaines villes sont d’ores et déjà presque abandonnées. Les femmes espagnoles ont également tendance à accoucher plus tard que la plupart des autres femmes européennes, et ont moins d’enfants (environ 1,5 par femme). En outre, les Espagnols vivent en moyenne plus longtemps que quiconque dans l’Union européenne.

L’Italie

Si le nombre d’immigrants en Italie a augmenté l’an dernier et le nombre d’Italiens quittant le pays a diminué, aucune de ces tendances ne semble “régler” les problèmes démographiques du pays. De nombreux Italiens aimeraient avoir deux enfants ou plus, rapporte The Local, mais ils soulignent également les difficultés à trouver un emploi; facteur clé entraînant la décision de ne pas faire d’enfants.

La Bulgarie

La population bulgare diminue plus rapidement que toute autre nation au monde. Elle pourrait bientôt devenir aussi faible qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, rapporte Bloomberg. Les démographes estiment cette population à environ 5,4 millions de personnes en 2050, contre 7 millions l’année dernière.

En outre, le pays connaît une augmentation de l’émigration : ces citoyens cherchant des possibilités d’emploi ailleurs. Le taux de fécondité en Bulgarie n’est par ailleurs que de 1,46 enfant par femme.

La Lettonie

La population lettone diminue elle aussi régulièrement et de nombreux citoyens quittent le pays pour chercher du travail dans d’autres régions de l’Union européenne. Depuis que la Lettonie a rejoint l’Union européenne en 2004, près de 20% de la population du pays s’en est allée. Selon Quartz, la population du pays, estimée à près de 2 millions de personnes l’an dernier, devrait tomber à 1,52 million d’ici à 2050.

En plus de la Lettonie et de la Bulgarie, les populations d’Ukraine, de Croatie, de Roumanie, de Moldavie, de Lituanie, de Pologne, de Serbie et de Hongrie devraient toutes chuter de 15% d’ici 2050.

La Corée du Sud

Certains Sud-Coréens citent le manque de stabilité financière comme l’une des principales raisons pour lesquelles ils ne font pas d’enfants. Le taux de fécondité se situe actuellement à 1,26 enfant par femme – trop faible pour maintenir une population stable.

Par ailleurs, en 2017, l’âge moyen d’une Coréenne ayant un premier enfant dépassait 31 ans (la moyenne la plus ancienne du monde).

Japon

Le gouvernement japonais offre des incitations en espèces pour encourager les femmes à avoir des enfants. Notons que le nombre de naissances le plus bas jamais enregistré fut ressenti l’an dernier. Depuis le taux de fécondité du pays a légèrement augmenté, atteignant récemment 1,44 enfant par femme. Trop peu.

Contrairement à d’autres pays dont les taux de fécondité sont également faibles, le Japon n’a de son côté pas connu d’afflux important d’immigrants. Résultat : Un faible nombre de travailleurs dans le pays réduit le montant des impôts qui vont aux retraites et aux services de santé pour les résidents plus âgés, dont le nombre augmente.

Le Royaume-Uni

L’immigration peut aider à renverser une tendance démographique, mais la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a entraîné une baisse des migrations. Le taux de natalité au Royaume-Uni est récemment tombé à son plus bas niveau en douze ans, rapporte le Times.

Parallèlement, le nombre de résidents britanniques âgés de 65 ans et plus augmente en raison de l’amélioration des soins de santé et du niveau de vie.

Singapour

Singapour a le taux de fécondité le plus faible du monde : 0,83. En 2017, pour la première fois dans l’histoire moderne de Singapour, le pourcentage de personnes âgées de 65 ans et plus était égal à la proportion de personnes de moins de 15 ans.

La Chine

Il y a deux ans, la Chine a commencé à permettre aux familles d’avoir deux enfants au lieu d’un, mais le changement de politique n’a pas suffi à inverser la tendance à la baisse de la fécondité. Si les choses restent ainsi, en 2030, environ 25% de la population chinoise devrait être âgée de 60 ans ou plus, contre 13% en 2010.

Source

https://sciencepost.fr/

Dormir dehors, mourir à petit feu


Les sans-abris qui dorment dehors ont un plus haut taux de mortalité que ceux qui vont dans les refuges. Leur santé n’est pas assez surveillée qu’il est souvent trop tard pour faire quelque chose. Les noirs et les femmes qui dorment à l’extérieur ont un taux de mortalité moins grands qu’un blanc.
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Dormir dehors, mourir à petit feu

Selon une nouvelle étude, les sans-abri qui dorment... (Photo Marco Campanozzi, Archives La Presse)

Selon une nouvelle étude, les sans-abri qui dorment régulièrement à l’extérieur ont un taux de mortalité près de trois fois supérieur aux sans-abri qui fréquentent les maisons d’accueil.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

 

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Les sans-abri qui couchent dehors ont un taux de mortalité près de trois fois supérieur aux sans-abri qui fréquentent les maisons d’accueil, révèle une nouvelle étude.

L’un des gros problèmes est que ces sans-abri, réfractaires aux maisons d’accueil, développent des problèmes de santé chroniques, comme le cancer ou la cardiopathie, qui sont détectés trop tard pour être traités.

MOURIR À 53 ANS

En 2000, Jill Roncarati a identifié 445 sans-abri dormant régulièrement à l’extérieur durant la nuit, plutôt que dans un refuge, à Boston. La psychologue de l’Université Harvard les a suivis pendant neuf ans. Pendant cette période, 134 d’entre eux sont morts, à un âge moyen de 53 ans.

« Cela signifie qu’ils ont un taux de mortalité 10 fois plus élevé que la moyenne de la population et 2,7 fois plus élevé que la population générale des sans-abri », explique Mme Roncarati, qui vient de publier ses résultats dans la prestigieuse revue JAMA Internal Medicine.

COEUR ET CANCER

L’hypothermie n’explique pas ce taux de mortalité élevé des sans-abri ne fréquentant pas les refuges la nuit.

« Seulement une des 134 morts est directement liée au froid, dit Mme Roncarati. […] La grande différence, c’est sur le plan des maladies chroniques – le coeur et le cancer. Elles sont diagnostiquées beaucoup plus tard chez les sans-abri qui ne fréquentent pas les refuges la nuit. Même s’il y a des équipes qui les visitent régulièrement et que beaucoup d’entre eux fréquentent des refuges de jour, ils n’ont pas un suivi aussi serré. »

NOIRS ET FEMMES

Les Noirs qui dorment à l’extérieur ont un taux de mortalité deux fois moins élevé que les Blancs non hispaniques qui dorment à l’extérieur.

 « C’est une différence raciale qu’on a souvent vue ailleurs dans des études sur les sans-abri, mais que personne n’a jamais réussi à expliquer, dit Mme Roncarati. Les femmes aussi dans notre étude avaient un taux de mortalité trois fois moindre. Dans ce dernier cas, l’hypothèse souvent retenue est qu’il est moins difficile pour une femme que pour un homme de demander de l’aide pour un problème de santé. »

À MONTRÉAL AUSSI

Le constat de l’étude du JAMA Internal Medicine est probablement similaire à la situation montréalaise, estime Éric Latimer, chercheur de l’Institut Douglas qui a dirigé un dénombrement des sans-abri montréalais en mars 2015.

« Je n’ai jamais vu de chiffres, mais c’est ce qu’on entend sur le terrain », dit M. Latimer.

Pierre Gaudreau, directeur du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), confirme ce constat. « Si on regardait la santé des sans-abri qui dorment à l’extérieur, on trouverait beaucoup de problèmes de santé cardiaque et de cancers non diagnostiqués. »

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NOMBRE DE SANS-ABRI À MONTRÉAL SELON UN DÉNOMBREMENT EN MARS 2015

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NOMBRE DE SANS-ABRI QUI DORMAIENT À L’EXTÉRIEUR À MONTRÉAL SELON LE DÉNOMBREMENT DE MARS 2015

Source : Institut Douglas

L’ALCOOL DANS LES REFUGES

Deux voies s’ouvrent pour s’attaquer aux problèmes de santé des itinérants qui ne dorment pas dans les refuges, selon Mme Roncarati.

« Soit on augmente le suivi médical itinérant, mais on en fait déjà beaucoup […]. Soit on essaie d’en convaincre de dormir dans les refuges. Un certain nombre d’entre eux n’y vont pas parce qu’ils ne peuvent pas se passer d’alcool, de drogue ou de cigarettes pendant toute une nuit. On pourrait penser à des politiques permettant de sortir fumer pendant la nuit sans perdre son lit. Ou alors, à des refuges où il est permis de boire une certaine quantité d’alcool. Il y en a un à Toronto. »

http://www.lapresse.ca/

Cette application vous rappelle cinq fois par jour que vous allez mourir


Sous l’App Store, une application pour inciter les gens à relaxer, prendre le temps de respirer pour atteindre une paix intérieure. Des notifications aléatoire 5 fois par jour pour rappeler que nous allons mourir. Est-ce morbide ? Où alors s’apercevoir que la vie tient à un fil et qu’il est important de prendre le temps
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Cette application vous rappelle cinq fois par jour que vous allez mourir

Crédits : WeCroak

Sur la page de l’App Store, on peut lire que WeCroak permet de « trouver le bonheur en contemplant sa mortalité ». 

Et le fonctionnement de l’application est simple. Chaque jour, l’utilisateur reçoit aléatoirement des « invitations à stopper son activité pour se rappeler qu’il va mourir ». Cette idée s’inspire du folklore bhoutanais, qui veut que pour qu’une personne soit heureuse, elle doit contempler sa mortalité cinq fois par jour. Et selon The Atlantic, ça marche.

Sous forme d’alerte, l’utilisateur reçoit alors cinq fois par jour le même message : « N’oublie pas, tu vas mourir. »

Et il est inutile d’essayer de prévoir le moment où cette notification va apparaître, puisqu’ « elle peut arriver à tout moment, comme la mort », explique le site du développeur.

Ce message n’arrive toutefois pas seul, il est accompagné d’une citation visant à encourager la méditation ainsi que la respiration lente. Car ne l’oublions pas, le but de WeCroak est avant tout d’apporter la paix intérieure. Pas le désespoir.

Sources : WeCroak / The Atlantic

http://www.ulyces.co

Froid glacial ou canicule : lequel est le plus dangereux ?


Une étude France prouve que le froid de l’hiver possède à son actif plus de froid que la canicule. Alors, j’imagine qu’au Québec, le froid doit faire autant de décès, si ce n’est pas plus. Au Québec, des intervenants font le tour des rues en cas de froid glacial pour aider les sans-abris à trouver un refuge. À part cela les écoles peuvent être fermer s’il fait trop froid (ou tempête) contrairement aux grandes chaleurs.
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Froid glacial ou canicule : lequel est le plus dangereux ?

 

    La mortalité liée aux excès de chaleur a tendance à nous alerter plus souvent que celle liée aux épisodes de grand froid.

    La chaleur caniculaire tue. De nombreuses personnes âgées en payent les frais chaque été. Pourtant, ces températures excessives sont-elles plus ou moins dangereuses que celles du froid hivernal ? D’après les chiffres cités par Le Figaro, les maladies provoquées par la baisse du thermomètre, comme l’infarctus du myocarde, les accidents vasculaires cérébraux, la grippe, ou encore les pneumonies, entraînent une hausse des décès de 9%  chaque année, de décembre à mars.

    « Selon une étude évaluant la mortalité saisonnière sur trente ans, menée par Daniel Rousseau, du Conseil supérieur de la météorologie, en 2006, l’impact du froid hivernal serait huit fois plus meurtrier que les épisodes caniculaires », précise le quotidien.

    En cause, le nombre d’épisodes de froid glacial, beaucoup plus élevé que les canicules, et le fait qu’une température en dessous de 15° suffise pour tuer.

    Des bons gestes de protection

    La surmortalité de la saison froide serait probablement liée à la grippe et aux infections, mais les experts ont du mal à identifier les raisons exactes. Car il n’est pas facile d’analyser les données concernant la mortalité liée au froid et celle liées aux épidémies pendant les vagues de froid. Les hypothermies, qui touchent principalement les sans-abris, sont responsables d’1% des décès provoqués par le froid.

    Le danger réel concerne l’aggravation des maladies déjà existantes. Chez les personnes fragiles, le froid peut donc augmenter les risques de crise cardiaque, d’AVC ou de maladie respiratoire. Ces données sont confirmées par un rapport de Santé publique France. L’institution conseille d’adopter des gestes simples pour éviter les risques tout en prêtant une attention particulière aux enfants et aux personnes âgées :

  • limiter les efforts physiques ;

  • éviter la consommation d’alcool ;

  • ne pas surchauffer son logement ;

  • se couvrir convenablement, surtout au niveau des extrémités ;

  • se couvrir le nez et la bouche pour respirer moins d’air froid ;

  • opter pour des bonnes chaussures pour éviter les chutes ;

  • si vous remarquez une personne sans abri ou en difficulté dans la rue, appelez le 115.(911 au Canada)

http://www.santemagazine.fr/

Le Saviez-Vous ► Quand lire au lit était une activité dangereuse et subversive


Il fut un temps, il y a quelques siècles en Europe, la lecture était jugée comme dangereux pour la moralité et la mortalité. À l’époque que l’électricité n’existait pas, on lisait la nuit à la chandelle, donc possibilité d’incendie. Sans compter que lire voulait dire s’isoler, qui pouvait aussi entrainer des plaisirs solitaires et que les femmes (Hé oui, encore les femmes) pouvait négliger leurs obligations sociales
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Quand lire au lit était une activité dangereuse et subversive

 

Une fille lisant son livre dans un lit | https://www.flickr.com/photos/141735806@N08/ via Flickr CC License by

Une fille lisant son livre dans un lit | https://www.flickr.com/photos/141735806@N08/ via Flickr CC License by

Repéré par Galaad Wilgos

Repéré sur The Atlantic

En Europe au XVIIIe siècle, lire au lit était considéré comme une activité dangereuse pour soi et ses objets, mais surtout comme une menace à la morale et à la cohésion de la vie en communauté.

En 1831, rappelle The Atlantic, les serviteurs de Lord Walsingham l’ont retrouvé calciné jusqu’à l’os dans son lit, méconnaissable et ne ressemblant plus en rien à un être humain. The Family Monitor supputa qu’il était mort de causes assez folkloriques: il devait sans doute être mort, affirmèrent ses éditeurs, en s’endormant pendant qu’il lisait dans son lit.

 L’édito utilisait cet exemple comme mise en garde face «au danger et au désastre le plus effroyable» qu’était le fait de ramener un livre dans son lit –à l’époque quasi-synonyme de mort par le feu en raison des bougies requises pour lire la nuit. Au lieu de ça, il fallait prier pour se préserver des dangers physiques comme du mal.

Le lien établi entre moralité et mortalité n’était pas si incongru, puisque les bougies pouvaient faire brûler les draps des lits, puis brûler la maison ou au moins l’endommager. Cependant, c’était surestimer l’effet de ces flammes noctures, puisque des 29.069 feux enregistrés à Londres entre 1833 et 1866, seuls 34 avaient été attribués au fait de lire dans son lit –autant que les chats. Alors pourquoi les gens se sentaient-ils menacés?

Une menace à l’ordre social

Il faut comprendre ces peurs en prenant en compte le contexte social et historique de l’époque: avant le XVIIe, lire était une activité collective et orale. Lire un livre dans son lit impliquait de savoir lire, avoir les moyens de se payer un livre et d’avoir sa propre chambre.

The Atlantic rappelle que, la nuit, «même la royauté n’avait pas la vie privée que les dormeurs contemporains considèrent comme acquise», des servants pouvaient en effet dormir à leurs côtés.

C’est vers le XVIIe siècle que lire devient une activité solitaire moins inhabituelle, notamment grâce à l’invention de l’imprimerie. Au même moment, la chambre à coucher change. D’une pièce collective, tant chez les pauvres que chez les riches, elle devient un lieu où s’isoler, notamment avec l’apparition du lit baldaquin qui permettait de fermer les rideaux.

Cet isolement inquiéte à l’époque, à cause de la transgression possible lorsque l’on est à l’abri des regards. Ainsi, Thomas Laqueur, historien auteur de Solitary Sex, fait un lien direct entre ces inquiétudes du XVIIIe siècle et la vision de la masturbation comme une menace publique. Les romans, comme la masturbation, créaient des «compagnons d’oreiller» alternatifs et étaient condamnés par peur que cette autonomie individuelle puisse mener à la perte de l’ordre moral. Or ces changements dans la façon de lire et de dormir ont promu l’indépendence nécessaire à l’émergence des idées des Lumières, continue The Atlantic, alors que la lecture orale et collective obligeait chacun à se confronter à une figure d’autorité.

La crainte émerge que la lecture et le fait de dormir seul ne fassent céder certains à une vie fantaisiste menaçant la vie en collectivité. Notamment les femmes qui pouvaient en oublier leurs obligations sociales en laissant aller leur imagination en lisant de la fiction… La société ne semble pourtant pas aujourd’hui ébranlée par toutes ces personnes qui lisent seules.

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