Un patient placé pour la première fois en état de « vie suspendue »


Honnêtement, je croyais que cela se faisait déjà, enfin pour un temps de 2 heures, mais bon. Imaginez refroidir le corps pour le mettre en hypothermie, remplacer son sang par une solution saline, arrêter le coeur, le cerveau est capable de supporter cet état juste assez pour que les médecins puissent opérer et le ramener à la vie en transfusant le sang préalablement réchauffé et repartir le corps pour que le patient puisse revenir à la vie
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Un patient placé pour la première fois en état de « vie suspendue »


L’EPR (Emergency Preservation and Resuscitation) consiste à placer le corps en hypothermie et à remplacer le sang par une solution saline réfrigérée. © jes2uphoto, Adobe Stock

L’EPR (Emergency Preservation and Resuscitation) consiste à placer le corps en hypothermie et à remplacer le sang par une solution saline réfrigérée. © jes2uphoto, Adobe Stock


Céline Deluzarche
Journaliste

    Le scénario semble sorti tout droit d’un film de science-fiction. Des chirurgiens ont réussi pour la première fois à placer des patients dans un état de quasi-mort cérébrale pendant deux heures pour les réanimer. Une procédure qui suscite de gros espoirs pour les cas les plus critiques, et qui pourrait redéfinir les critères de la mort.

    Un patient vient d’être « ressuscité » avec succès pour la première fois lors d’un essai mené à l’université du Maryland, rapporte le site New Scientist. Il a été placé plus de deux heures dans un état de « vie suspendue », une technique appelée « Emergency Preservation and Resuscitation » (EPR). Celle-ci consiste à placer l’organisme dans un état d’hypothermie profonde (entre 10 °C et 15 °C) en remplaçant le sang par une solution saline, de manière à ralentir le métabolisme. La circulation sanguine est ainsi complètement stoppée, ainsi que l’activité cérébrale, ce qui permet de retarder les réactions chimiques détruisant normalement les cellules non alimentées en oxygène (à 37 °C, le cerveau humain ne résiste normalement que cinq minutes sans être irrigué).

    En état de mort clinique pendant deux heures

    À cet instant, le patient est en état de mort clinique. Les chirurgiens disposent alors de deux heures maximum pour opérer le patient, avant que ce dernier ne soit réanimé en remplaçant progressivement le liquide de refroidissement par du sang réchauffé. Le cœur du patient doit ensuite redémarrer après réanimation cardiaque. La procédure est cependant très risquée, le patient pouvant développer un « syndrome de reperfusion » lors du rétablissement de l’irrigation, se caractérisant par un ensemble de troubles (œdème tissulaire, hyperkaliémie brutale, acidose métabolique, collapsus…).

    Les réanimateurs utilisent déjà ce type de traitement pour les cas critiques de blessure par balle ou par arme blanche, qui ont subi un arrêt cardio-respiratoire et une hémorragie massive. Leurs chances de survie ne dépassent généralement pas les 5 %, d’après les médecins. Mais il s’agit de versions moins agressives reposant sur un refroidissement externe de l’organisme associé à un remplissage vasculaire avec des solutés. Des expériences de « vie suspendue » ont cependant déjà été réalisées avec succès chez des cochons en 2017, qui ont pu être réanimés après trois heures d’arrêt total de leur circulation.

    Redéfinir les critères de la mort

    Le test mené par Samuel Tisherman, pionnier de la technique EPR à l’université du Maryland, implique 20 patients (la moitié étant placée en état de mort clinique artificielle, l’autre étant traitée à l’aide de méthodes traditionnelles) et devrait se terminer début 2020, où les résultats complets seront dévoilés. Mais selon le New Scientist, un des patients aurait déjà été opéré avec succès. Exceptionnellement et vu les circonstances, la Food and Drug administration (FDA) a autorisé ces essais sans attendre le consentement des patients. Ces tests pourraient non seulement sauver des vies humaines mais aussi amener à une redéfinition des critères de la mort, aujourd’hui basés sur l’absence d’activité électrique du cerveau.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • La procédure de « vie suspendue » (EPR) permet de placer un patient dans un état de mort cérébrale en le refroidissant et en le vidant de son sang.

  • Un essai est en cours à l’université du Maryland et un patient en aurait déjà bénéficié.

  • La procédure est cependant très risquée et réservée aux cas les plus critiques.

https://www.futura-sciences.com/

Il y aurait bien une vie après la mort


A-t-on prouvé scientifiquement qu’il y a une vie après la mort ? Il semble que certains scientifiques en soient, de plus, en plus, convaincus. Car, des personnes interrogées ont pu donner des détails assez précis durant 3 minutes alors que techniquement le cerveau s’éteint généralement dans les 20 à 30 secondes après que le coeur a cessé de battre. Mais ce qui vient après la mort, personne n’est revenu nous raconter. Enfin, moi, je crois qu’il y a bel et bien une vie après la mort, mais je ne crois pas aux revenants qui viendraient nous hanter
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Il y aurait bien une vie après la mort

 

Des scientifiques ont mené une étude sur la vie après la mort. – K.Porter/AP/SIPA

Anissa Boumediene

Être conscient après la mort, c’est désormais du domaine du possible selon une équipe de scientifiques de l’Université de Southampton, au Royaume-Uni. Durant quatre ans, ils ont mené une étude sur 2.060 patients ayant subi un arrêt cardiaque.

Une étude dont les résultats surprenants révèlent que près de 40% des survivants ont décrit une sensation étrange de conscience alors qu’ils étaient en état de mort clinique, avant que leur cœur se remette à battre. Selon les experts, même quand le cerveau a cessé de fonctionner et que le corps est cliniquement mort, la conscience peut se poursuivre. 40% de ceux qui ont survécu à leur arrêt cardiaque évoquent d’ailleurs une sensation étrange de conscience.

Conscient même en état de mort clinique

«Les preuves suggèrent que, dans les premières minutes après la mort, la conscience n’est pas annihilée. Nous ne savons pas si elle s’estompe ensuite mais directement après la mort, la conscience n’est pas perdue», explique au Daily Mail le Dr Sam Parnia, qui a mené cette étude.

Les scientifiques ont notamment recueilli le témoignage d’un Britannique, un travailleur social âgé de 57 ans qui, alors qu’il était en arrêt cardiaque, explique avoir quitté son corps et assisté à sa résurrection depuis le coin de la pièce. L’homme, en état de mort clinique pendant trois minutes, a ensuite été capable de raconter de manière assez détaillée les soins qu’il a reçus et le bruit des machines autour de lui.

Des souvenirs réels

Pourtant, «nous savons que le cerveau ne peut pas fonctionner quand le cœur a cessé de battre», rappelle le Dr Parnia. «Mais dans ce cas, l’état de conscience semble s’être poursuivi durant les trois minutes où le cœur du patient avait cessé de battre, alors que le cerveau «s’éteint» généralement dans les 20 à 30 secondes après que le cœur a cessé de battre», explique-t-il.

Les résultats de l’étude sont donc «importants», sachant que jusqu’à présent, les médecins «supposaient que les expériences relatées de vie après la mort étaient en réalité des hallucinations survenant soit avant que le cœur se soit arrêté, soit après que le cœur a été redémarré avec succès», poursuit-il, mais pas une expérience correspondant à des «événements réels lorsque le cœur du patient ne battait plus». D’autant que dans le cas présent, «les souvenirs racontés étaient compatibles avec les faits», déclare le scientifique.

39% des patients interrogés dans le cadre de l’étude se rappellent avoir eu conscience de ce qui leur arrivait, sans pour autant se souvenir des moindres détails. 

«La mort n’est pas un moment précis mais un processus potentiellement réversible, qui survient après une maladie grave ou un accident et qui fait que le cœur, les poumons et le cerveau cessent de fonctionner. Lorsque l’on tente d’inverser ce processus, on parle d’«arrêt cardiaque. Mais si on n’y parvient pas, on parle de mort», conclut le Dr Parnia, qui rappelle qu’avec cette étude, les scientifiques ont voulu analyser «objectivement» ce qui se passe après la mort.

http://www.20minutes.fr/

 

Le Dr Parnia (Daily Mail)

Ressusciter les morts?

Ce médecin avait déjà déclaré en 2013 qu’il souhaitait un jour grâce à ses recherches réanimer des gens 12h, voir même 24h après leur mort clinique.

«Vous pourriez appeler cela une résurrection, si vous voulez. Mais j’aime l’appeler la science de réanimation », avait-t-il déclaré dans une entrevue au Daily Mail.

(archives, Fotolia)

La technique que ce médecin préconise est de préserver le plus possible le corps, en le gardant au frais. Cela permet de mieux conserver les cellules du cerveau tout en préservant un taux maximal d’oxygénation dans le sang. En refroidissant le corps, mais surtout pas en le congelant, permet d’acheter du temps afin de réanimer le cœur.

Il recommande: si un de vos proches fait un arrêt cardiaque, appelez le 9-1-1 et tout de suite après, couvrez le corps de sacs de légumes surgelés, en tentant des manœuvres de réanimations.

 

http://tvanouvelles.ca/

Elle revit après 42 minutes de mort clinique


Il n’y a pas si longtemps, espérer qu’une personne puisse revivre, et ce sans séquelles après un long moment d’une mort clinique était impossible à s’imaginer, mais avec des outils adaptés et sachant la cause de cette mort clinique cela redonne une seconde chance
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Elle revit après 42 minutes de mort clinique

 

Vanessa Tanasio, entourée de ses deux enfants et... (PHOTO PHILIP BLACKMAN, AGENCE FRANCE PRESSE)

Vanessa Tanasio, entourée de ses deux enfants et d’un policier.

PHOTO PHILIP BLACKMAN, AGENCE FRANCE PRESSE

Agence France-Presse

Une Australienne de 41 ans a été ramenée à la vie après 42 minutes de mort clinique, durant lesquelles les médecins lui ont administré des massages cardiaques, ont raconté ces derniers lundi.

Vanessa Tanasio avait été transportée d’urgence à l’hôpital de Melbourne la semaine dernière après un arrêt cardiaque à la suite d’une artère bouchée. Elle avait été déclarée cliniquement morte peu après son arrivée.

Les médecins ont utilisé un compresseur cardiaque externe, Lucas 2, pour continuer à irriguer le cerveau, tandis qu’un cardiologue, Wally Ahmar, a ouvert l’artère pour la débloquer. Une fois le passage du sang rétabli dans l’artère, le coeur s’est remis à battre à un rythme normal.

«J’ai utilisé des chocs multiples et plusieurs médicaments pour la ressusciter», a expliqué le cardiologue. «C’est un vrai miracle. Je ne pensais pas qu’elle irait aussi bien».

Selon l’hôpital, c’est la première fois que le compresseur cardiaque Lucas 2 a été utilisé avec succès pour une période aussi longue sur un patient, en Australie.

La patiente a indiqué qu’elle n’avait jamais eu de problème cardiaque auparavant.

«Je me souviens d’être sur mon canapé, puis par terre, puis d’arriver à l’hôpital. Et puis il y a deux jours qui manquent», a raconté Vanessa Tanasio, mère de deux enfants. «J’étais morte pendant une heure, et moins d’une semaine après, je me sens en pleine forme. C’est surréaliste».

http://www.lapresse.ca

La science se penche sur les expériences de mort imminente


Mort imminente, certains sont persuadés que lors de l’approche de la mort, ils peuvent quitter leur corps et voir ce qui se passe, ou encore voir un être cherdécédé venir leur tendre la main. Voir cette lumière qui les mènera vers une autre vie ..et c’est peut-être en partie vrai, mais que cela ne serait pas une phénomène paranormal, mais bien quelque chose de logique
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La science se penche sur les expériences de mort imminente

 

Les sensations et visions, comme celle d'une lumière intense, dont font part... (Photo Photos.com)

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Agence France-Presse
Washington

Les sensations et visions, comme celle d’une lumière intense, dont font part certaines personnes ayant été en arrêt cardiaque correspondent à un regain d’activité cérébrale quand la circulation sanguine cesse dans le cerveau, selon une étude publiée lundi aux États-Unis.

Cette recherche effectuée sur des rats «est la première à analyser les effets neurophysiologiques d’un cerveau mourant», précise Jimo Borjigin, professeur de neurologie à l’Université du Michigan (nord), principal auteur de ces travaux parus dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences du 12 au 16 août.

Environ 20% des personnes survivant à un arrêt cardiaque ont fait part d’une expérience de mort imminente durant leur décès clinique, selon ces scientifiques.

«Nous sommes partis de l’idée que si cette expérience résulte d’une activité cérébrale, elle devrait pouvoir être détectée chez les hommes comme chez les animaux, même après l’arrêt de la circulation du sang dans le cerveau», explique la neurologue.

Les chercheurs ont ainsi analysé l’électro-encéphalogramme –qui enregistre les activités électriques du cerveau– de neuf rats anesthésiés, chez qui ils ont induit un arrêt cardiaque.

Dans les 30 secondes, tous les rats ont connu une augmentation de leur activité cérébrale, qui s’est avérée très organisée dans tout le cerveau et correspondant à un état d’éveil élevé.

En outre, ces neurologues ont constaté le même phénomène chez des rats qui s’asphyxiaient.

«Nous avons été surpris par les hauts niveaux d’activité du cerveau», relève George Mashour, professeur d’anesthésiologie et de neurochirurgie à l’Université du Michigan, l’un des coauteurs de l’étude.

«En fait, en état de mort imminente, de nombreuses signatures électriques cérébrales de l’état de conscience excèdent celles enregistrées à l’état de veille, ce qui laisse penser que le cerveau est capable d’une activité électrique bien organisée aux premiers stades de la mort clinique», ajoute-t-il.

«Cette expérience montre qu’une réduction d’oxygène, ou d’oxygène et de glucose lors d’un arrêt cardiaque peut stimuler l’activité cérébrale caractéristique d’un état conscient», conclut le Dr Borjigin.

Plusieurs chercheurs n’ayant pas fait partie de cette recherche se sont montrés sceptiques quant à la validité de l’interprétation du phénomène observé.

Pour Chris Chambler de l’Université de Cardiff en Grande-Bretagne, «il est tentant d’établir une relation entre le regain d’activité des neurones et l’état de conscience mais on se heurte à deux problèmes: le premier est qu’on ignore si les rats ont un état de conscience et, même si c’était le cas, conclure que ce regain d’activité cérébrale est la signature d’un tel état est simplement fallacieux».

Partir de l’idée qu’à l’instar des rats de l’expérience, un électro-encéphalogramme serait identique chez des humains en arrêt cardiaque «est extrêmement hypothétique et ne s’appuie sur aucune indication tangible», estime par ailleurs Sam Parnia de l’Université de Southampton au sud de la Grande-Bretagne.

http://www.lapresse.ca