Le Saviez-Vous ►Le laudanum était la drogue incontournable du XIXe siècle


Si vous avez déjà entendu parler du laudanum, c’était un camp romain dans Astérix et Obélix. Mais ce n’est pas de ce camp qu’il est question, mais bien une drogue. Le laudanum, un médicament qu’on donnait même aux enfants et qui malheureusement certains en sont mort d’overdose. Et comme toute « bonne » drogue, il était aussi récréatif. Aujourd’hui, cette drogue est disparue. Des drogues plus dures et plus destructrices ont fait leur apparition.
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Le laudanum était la drogue incontournable du XIXe siècle

 

fumerie d opium laudanum

par Louison

Fumerie d’opium en 1874. Crédits : Common Files Wikipédia

Depuis sa création au XVIe siècle et jusqu’au XIXe siècle, le laudanum a fait des ravages en France et en Angleterre. Il faut savoir que si cette drogue a complètement disparu aujourd’hui, c’est seulement car elle a été remplacée par de nouveaux analgésiques.

Le laudanum, c’est quoi ?

Ce “remède” était un mélange d’opium, d’alcool à 30 °C et de safran. On pouvait parfois le trouver additionné de sucre ou de miel pour adoucir le goût et on pouvait l’appeler soit teinture d’opium, soit vin d’opium. Sa recette finale a été mise au point par le médecin suisse Paracelse.

L’opium est une drogue dangereuse à cause de ses effets. En effet, on parle souvent des sentiments de protection, de lassitude et enfin de plénitude que ressentent les consommateurs. D’ailleurs – avant qu’elles soient interdites – les fumeries étaient toujours équipées de couchettes. Ainsi, les clients dormaient sur place, et quand ils se réveillaient, ils recommençaient à fumer. Ce cycle continuait tant qu’ils avaient de l’argent pour payer la drogue. Durant cette période, les addicts ne prennent plus soin d’eux, ne se lavent plus, mangent peu, etc.

Comment était utilisée cette drogue par les médecins ?

Les médecins prescrivaient généralement le laudanum en cas de fortes diarrhées, car les opiacés ont un effet constipant. Cette substance était aussi utilisée pour calmer les douleurs, car elle contient un peu de morphine. Malheureusement, le “médicament” était aussi donné aux enfants, notamment en Angleterre, où certains ne s’en remettaient jamais et mouraient “mystérieusement”. Il s’agissait en fait d’overdoses.

Mais le laudanum était aussi utilisé par la population selon un usage récréatif. Cette drogue était tellement populaire qu’elle a laissé une empreinte dans de nombreux ouvrages de l’époque, témoins de la façon dont la société a été marquée :

  • Le comte Dracula s’en sert pour endormir ses victimes dans le récit de Bram Stoker (1897).
  • Après la mort de son ami, Frankenstein (personnage de Mary Shelley, 1818) va devoir se droguer pour s’endormir et se calmer lors de crises.

Certains auteurs étaient d’ailleurs connus pour utiliser du laudanum :

  • Baudelaire
  • Lewis Carroll
  • Charles Dickens

Il est aussi intéressant de rappeler que “laudanum” est aussi le nom de l’un des camps de Romains basés autour du petit village des irréductibles Gaulois Astérix et Obélix. Alors, hasard ? Ou bien, Goscinny faisait-il de la prévention pendant que nous profitions de ses histoires ?

Sources : analgésique.wikibisCNRTL

https://lesavaistu.fr//

Opioïdes: autopsie d’une crise


Une épidémie de mort à cause des opioïdes. Au début, ce fût des surprescriptions de médicaments anti-douleurs qui a été encouragée par l’industrie pharmaceutique. Puis les gens n’ayant plus de prescription pour éviter l’accoutumance, se sont viré vers le marché noir. Le problème pour ces gens et pour les consommateurs de drogues dures, les laboratoires clandestins font des mélanges qui sont 100 à 10 000 fois plus puissants que la morphine
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Opioïdes: autopsie d’une crise

 

Par Annie Labrecque –

 

L’an dernier seulement, plus de 64 000 Américains et 2 800 Canadiens ont succombé à une dose mortelle d’opioïdes. Cette inquiétante vague de décès continue de s’amplifier.

Avec quelle force frappera-t-elle le Québec ?

Sinistre, effrayante, intenable; médecins, politiciens et chercheurs sont désormais à court de mots pour décrire l’ampleur de la crise des opioïdes qui, aux États-Unis, toutes les trois semaines, fait autant de victimes que les attentats du 11 septembre 2001. Le portrait n’est pas plus rose au Canada : le pays affiche le deuxième plus haut taux de consommation d’opioïdes par personne, après les États-Unis. En 2016, on comptait 978 décès en Colombie-Britannique, 586 en Alberta et 865 en Ontario. Dire que la crise est sans précédent est un euphémisme. Les victimes ? D’une part, les consommateurs de drogues dures et, d’autre part, des gens « ordinaires » qui deviennent accros aux opioïdes prescrits par leur médecin.

Multifactoriel, l’abus d’opioïdes s’est construit sur une longue période en s’intensifiant dans les années 2000. À l’origine de la crise, la surprescription de ces médicaments analgésiques par les médecins depuis les années 1980, une tendance largement encouragée par l’industrie pharmaceutique. Les opioïdes, qui prennent des noms aussi divers que morphine, codéine, oxycodone, hydromorphone ou fentanyl, existent depuis longtemps pour soulager la douleur aiguë. Inoffensifs lorsque bien utilisés sur une courte période, ils calment les maux de dos, aident à récupérer d’une chirurgie ou apaisent la douleur pendant l’accouchement. Mais, sans encadrement, ils procurent aussi un effet euphorique et créent rapidement une dépendance, assortie d’un besoin progressif d’augmenter les doses.

En effet, le quart des personnes à qui sont prescrits des antidouleurs pour des pathologies autres que le cancer deviennent dépendantes, selon une analyse publiée en décembre 2016 par le Center for Disease Control. Encore plus alarmante, une étude de la University of Arkansas for Medical Science, publiée en mars 2017, rapporte que le risque de dépendance s’accroît chaque jour de traitement. Cela devient d’autant plus difficile pour ces patients de diminuer les doses ou d’arrêter la prise d’antidouleurs.

Lorsque leur prescription n’est plus renouvelée, ces gens se tournent parfois vers le marché noir. Avec le risque de tomber sur du fentanyl ou du carfentanil fabriqués dans des laboratoires clandestins. Ces opioïdes sont respectivement 100 et 10 000 fois plus puissants que la morphine. Dans la rue, on les retrouve combinés de façon sournoise à des doses d’héroïne et de cocaïne ou, encore, intégrés dans des médicaments contrefaits. Les doses sont disproportionnées, aléatoires et souvent fatales : il ne faut pas plus de 2 mg de fentanyl pour provoquer une surdose mortelle, le plus souvent par détresse respiratoire (ralentissement extrême de la respiration).

Le Québec échappera-t-il à cette épidémie ?

Illustration: Dushan Milic

http://www.quebecscience.qc.ca

Le Saviez-Vous ► Amusantes et surprenantes, ces statistiques de 1909


Des statistiques prix en 1909 au Canada et aux États-Unis. Le prix de certains produits alimentaires, le nombre d’automobile, meurtre, et taxe et bien d’autres. Nous pouvons constater que les temps ont bien changé
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Amusantes et surprenantes, ces statistiques de 1909

 

Claude Bérubé

Essayiste, conférencier et blogueur

Voici quelques statistiques retrouvées de 1909. Nous sommes en 2016, donc 107 ans se sont écoulés …Je vous les présente sans autre cérémonie. Pour votre simple amusement. Ou pour un haussement d’épaules. Surtout pour se rendre compte comment tout peut évoluer en un siècle avec nostalgie pour les plus vieux et surprise pour les plus jeunes. Je ne peux garantir leur authenticité, mais il y a sûrement beaucoup de véracité. Je les imagine américaines, mais si proches des canadiennes.

  • La moyenne d’âge des hommes était d’environ 47 ans.
  • L’essence pour une Ford 1909 n’était vendue qu’en pharmacie.
  • Seulement 14% des maisons possédaient une baignoire.
  • Seulement 8% des maisons avaient le téléphone.
  • Il n’y avait que 8000 automobiles dans le monde entier et seulement 144 miles de route étaient pavés.
  • Dans presque toutes les villes, la limite de vitesse était de 10 miles à l’heure
  • La plus haute structure au monde était la Tour Eiffel.
  • Le salaire moyen aux États-Unis était de 22 cents l’heure.
  • Le salaire moyen des travailleurs américains était de 200 et 400 $ par année.
  • Un professionnel comptable pouvait gagner 2000 $ par an, un dentiste environ 2500 $, un vétérinaire entre 1500 et 4000 $ et un ingénieur mécanique 5000 $.
  • 95% des femmes accouchaient dans leur demeure.
  • 90% des médecins n’avaient pas d’éducation collégiale. Ils avaient plutôt fréquenté, ce qu’on appelait, une école médicale condamnée par les médias du temps et les gouvernements comme étant sous standardisée.
  • Le sucre se vendait 4 cents la livre.
  • On obtenait une douzaine d’œufs pour 14 cents.
  • La livre de café était à 15 cents.
  • La plupart des femmes ne se lavaient les cheveux qu’une fois par mois, et elles utilisaient soit du Borax ou du jaune d’œuf comme shampoing.
  • Le Canada a passé une loi défendant à toutes personnes pauvres d’entrer au pays.
  • Les cinq principales causes de décès étaient : la pneumonie ou l’influenza, la tuberculose, la diarrhée, maladie du cœur et attaque cardiaque.
  • Le drapeau américain n’avait que 45 étoiles.
  • Il n’y avait que 30 résidents à Las Vegas.
  • Les mots croisés, les canettes de bière et le thé froid n’avaient pas encore été inventés.
  • Il n’y avait pas de Fêtes des mères ni des pères.
  • Deux adultes sur dix ne savaient ni lire ni écrire.
  • Seulement 6% de tous les Américains avaient obtenu leur diplôme de secondaire.
  • La marijuana, l’héroïne et la morphine étaient vendues à la pharmacie du coin comme médicaments.
  • Les pharmaciens disaient que l’héroïne nettoyait la complexion, donnait de l’énergie au cerveau, activait et régulait l’estomac et les intestins et qu’enfin, c’était l’ange gardien de la santé.
  • 18% des domiciles avaient au moins un ou une domestique ou servante à plein temps.
  • Il n’y eut que 230 meurtres rapportés dans tous les États-Unis
  • 95% des taxes que nous payons aujourd’hui n’existaient pas en 1909.

On peut facilement imaginer que dans un siècle, on lira nos statistiques actuelles avec le même amusement.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

 

Avoir des amis, c’est plus fort que la morphine


Les liens d’amitié ont des effets positifs sur notre santé physique et mentale. Cependant, en vieillissant ce réseau a tendance a diminuer et laisse place à la solitude, la dépression et moins de tolérance à la maladie et aux douleurs
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Avoir des amis, c’est plus fort que la morphine

 

La tolérance à la douleur apparaît comme un indicateur fiable de la taille du réseau social.

Photo : JEROME MARS/JDD/SIPA

DOULEUR – Etre entouré d’amis c’est bon pour le moral. Mais pas seulement. Des chercheurs ont prouvé que ceux qui vivent avec un fort lien social ont davantage de résistance à la douleur.

Explications.

Vos amis sont vos confidents, vos compagnons de soirées et ceux qui vous connaissent le mieux. Ils pourraient être bien plus et agir sur votre santé. Une étude menée par l’Université d’Oxford (Angleterre) révèle que les personnes qui vivent entourées d’amis ont une meilleure tolérance à la douleur que ceux qui vivent seuls.

L’expérience a été faite avec 1100 participants, elle confirme le fait que l’endorphine possède un effet analgésique puissant, plus fort même que celui de la morphine. Dans cette étude, la tolérance à la douleur apparaît comme un indicateur fiable de la taille du réseau social.

L’impact des endorphines

Les endorphines sont des hormones naturelles sécrétées par le cerveau lors des moments d’’efforts, de plaisir ou encore de douleur. Des études précédentes avaient déjà montré que les endorphines favorisaient le lien social chez les humains et chez les animaux.

« Ces résultats sont intéressants car des recherches récentes suggèrent que le système de l’endorphine peut être perturbé dans le cas de certains troubles psychologiques comme la dépression. C’est une raison pour laquelle les personnes déprimées souffrent souvent d’un manque de plaisir et se replient sur le plan social », a souligné Katerina Johnson, auteure principale de l’étude.

Autre apprentissage de cette étude, ceux qui ont des niveaux plus élevés de stress et une meilleure forme ont tendance à avoir les réseaux sociaux les plus petits.

« Des études suggèrent que la quantité et la qualité de nos relations sociales influent sur notre santé physique et mentale et peut même être un facteur déterminant notre espérance de vie », détaille Katerina Johnson dans un article publié par l’Université d’Oxford.

Attention à la solitude

En janvier 2016, une étude américaine montrait que plus on avait de relations sociales et plus on était en bonne santé. C’est à l’adolescence et chez les seniors que l’impact s’avère être le plus important.

L’Inpes confirme cette importance du lien social. Un baromètre santé réalisé en 2010 sur les 55-85 ans a précisé que le fait de vivre seul multiplie la probabilité de survenue d’un épisode dépressif par quatre chez les hommes et par deux chez les femmes. Des précédentes études ont démontré que la solitude pouvait augmenter la tension artérielle et provoquer une déficience du système immunitaire.

http://www.metronews.fr/

Le Saviez-Vous ► La drogue et les célébrités de l’histoire


 

Les drogues, ont toujours fait des ravages. Depuis longtemps, des drogues fortes ont été utilisées comme médicaments pour soulager les douleurs, malheureusement l’accoutumance a fini par avoir raison d’eux.
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La drogue et les célébrités de l’histoire

 

 

Benjamin Franklin et l’opium


Photo:
Benjamin Franklin par Joseph Siffrein Duplessis

L’inventeur et homme d’État américain (1706-1790) a eu un penchant très marqué pour la pipe d’opium, dont il a usé beaucoup vers la fin de sa vie. Dans son cas, la consommation d’opium était surtout à des fins médicinales, car il souffrait terriblement de pierres aux reins.


Photo:
Contenant d’opium, Allemagne (XVIII ou XIXe siècle)

Avant le XIXe siècle, notamment aux États-Unis, l’opium était en effet consommé à titre médical. Il était prescrit par les apothicaires parfois sous forme de laudanum (mélangé à du vin) ou simplement fumée pour soigner différents maux, allant des douleurs physiques sévères aux crampes menstruelles. Avec l’arrivée des immigrants chinois toutefois, l’opium commença à devenir une drogue à usage récréatif, qui inquiétait les autorités de par ses effets dépresseurs et de nombreuses mesures furent prises afin d’en contrer la consommation.

Plusieurs grands auteurs britanniques eurent par ailleurs une dépendance marquée pour cette drogue, comme Charles Dickens ou le poète John Keats.

Vincent Van Gogh et l’absinthe


Photo:
Vincent van Gogh, autoportrait, août 1889

Le peintre néerlandais (1853-1890), comme plusieurs artistes du 19e siècle par ailleurs (pensons entre autres à Rimbaud ou Toulouse Lautrec), était un grand consommateur d’absinthe, qu’il avait découverte alors qu’il vivait à Paris. Serait-elle en partie responsable pour ses coups dit de folie? 


Photo:
Viktor Oliva, « Le buveur d’absinthe », 1889-1901

Extraite de la plante d’absinthe, cette boisson distillée était très populaire dans les cafés de Paris, où les artistes et écrivains réinventaient le monde grâce à ses effets grisants. En raison de sa couleur verte, elle était surnommée « Fée verte » et les fins de journée dans les cafés (entre 17 et 19 heures), finirent aussi par être appelées « l’heure verte ».

Al Capone et la cocaïne


Photo:
Al Capone

Si le célèbre gangster américain (1899-1947) est surtout associé au commerce illégal de l’alcool à l’époque de la Prohibition, sa fortune colossale acquise par ses activités commerciales lui a permis de consommer une drogue nouvelle aux États-Unis et très dispendieuse dans les années 1920-1930: la cocaïne. 


Photo:
Cocaïne

Ce dérivé de la plante de coca n’a été découvert que vers la fin du 19e siècle et a eu parmi ses premiers consommateurs nul autre que Sigmund Freud. À l’instar de l’opium, cette drogue fut importée aux États-Unis afin d’être utilisée comme médicament, mais ses effets euphorisants ont fait très rapidement des adeptes chez les hommes riches du début du 20e siècle. Al Capone en fut dépendant au point où à sa mort, son septum nasal était endommagé.

Édith Piaf et la morphine


Photo:
Édith Piaf

La grande dame de la chanson française (1915-1963) a souffert une partie de sa vie de polyarthrite aigue, aggravée par deux accidents de voiture. Pour soulager ses douleurs, elle s’est ainsi vu prescrire de la morphine, qu’elle se mit à consommer à fortes doses après le décès de son amoureux, le boxeur Marcel Cerdan, dans un accident d’avion.


Photo:
Morphine

Au cours des années, sa dépendance à cet anti-douleur, jumelé à une forte consommation d’alcool, a considérablement nui à son état de santé général et occasionnellement à sa carrière. En 1961, elle est parvenue à chanter à l’Olympia uniquement grâce à une forte perfusion de morphine, sa polyarthrite la faisant trop souffrir et l’empêchant même de se tenir debout.

Adolf Hitler et la métamphétamine


Photo:
Adolph Hitler

Adolf Hitler (1889-1945) a consommé un impressionnant cocktail de drogues au cours de sa vie, comme l’a révélé un dossier militaire américain l’an dernier. Parmi les drogues qu’il consommait se trouvait une nouvelle drogue de synthèse utilisée pour aider les soldats allemands à rester éveillés: la métamphétamine. 


Photo: Contenant de
Pervitin datant de 1940 sur lequel on peut y lire « Accroît la vigilance et maintient l’état d’éveil. À consommer seulement de temps à autre. »

Les soldats du IIIe Reich et Adolf Hitler lui-même consommaient cette drogue sous forme de comprimés et appelaient ce « médicament » du Pervitin. Hitler a donc été un consommateur de l’ancêtre du Adolf Hitler

Evelyne Ferron Spécialisée en histoire ancienne,

http://www.historiatv.com/

Toxicos malgré eux


Une prescription pour la douleur, on peut s’y habituer assez vite et quand le médicament ne fait plus effet, on peut recevoir quelque chose de plus fort, puis un jour, c’est une dépendance aux antidouleurs. Dans les centres de désintoxication, ce n’est plus donc plus la même clientèle, mais des gens qui en principe n’auraient pas dû se retrouver dans cette situation
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Toxicos malgré eux

 

En quelques années, la clientèle des centres de traitement de la dépendance a... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

Katia Gagnon
La Presse

En quelques années, la clientèle des centres de traitement de la dépendance a radicalement changé de visage.

«Avant, personne ne suivait un traitement pour la dépendance à 70 ans parce qu’il avait eu une hernie. On ne voyait jamais la mère de famille diagnostiquée pour le côlon irritable. Aujourd’hui, on voit un changement bord en bord dans notre pratique: c’est monsieur et madame Tout-le-Monde qui a mal au dos et qui a dérapé dans les antidouleurs.»

Les clients que la Dre Marie-Ève Goyer reçoit dans son bureau du Centre de recherche et d’aide pour narcomanes (CRAN) sont de plus en plus souvent à des années-lumière de l’image type du toxicomane, un drogué qui s’injecte de l’héroïne au fond d’une ruelle.

«J’ai eu une cliente hôtesse de l’air qui échangeait de petits services avec son voisin âgé qui avait une prescription d’opiacés. Elle descendait ses vidanges, par exemple, et il lui donnait des antidouleurs», illustre-t-elle.

Même au Québec, pourtant bon élève au Canada en ce qui a trait à la prescription de narcotiques, la consommation de médicaments antidouleurs a fait des ravages. Parlez-en à Sarah, qui nous a demandé de changer son nom. La jeune femme a commencé à prendre de la morphine en 2008, à la suite d’un accouchement qui a mal tourné.

«Ça m’a complètement scrapé le dos. Et c’est là que le bal des antidouleurs a commencé», raconte-t-elle.

D’opération en opération, les médecins lui prescrivent des antidouleurs de façon quasi continue pendant des années. Avant sa seconde opération au dos, elle s’aperçoit qu’elle ne peut plus se passer de la morphine.

«Au début, les médecins t’en prescrivent facilement. Mais un moment donné, ils finissent par voir le danger, et ils paniquent. Ils ne veulent plus t’en prescrire.»

Confronté à une conjointe qui souffre le martyre, le mari de Sarah lui trouve de la morphine sur le marché noir. Pour obtenir d’autres ordonnances, elle consulte d’autres médecins.

«Tu deviens rusé, tu prépares ton discours.»

 Elle se fait prescrire divers produits, toujours plus forts, jusqu’aux timbres de Fentanyl, un puissant opiacé.

«Un jour, je suis allée à l’hôpital et ils n’en revenaient pas que je sois sur les timbres: qu’est-ce que tu fais là-dessus? C’est pour les mourants, ces affaires-là!»

Jamais les médecins qui avaient Sarah devant eux n’auraient pu se douter qu’ils avaient affaire à une toxicomane. Coupe de cheveux étudiée, lunettes de designer, la jeune femme au nez mutin, qui a aujourd’hui 39 ans, a le look parfait de la jeune professionnelle.

Ordonnance: méthadone

Sarah a fini par aboutir dans le bureau de la Dre Marie-Ève Morin.

«Généralement, quand je reçois un patient, c’est qu’il n’y a plus aucun docteur qui veut les voir. Mais il y a toujours un médecin qui lui a prescrit ces médicaments au départ, sans nécessairement que le patient soit informé des risques… dit la Dre Morin. C’est pathétique! On a créé un problème.»

«Tous les jours, je vois des gens qui ont consulté pour une entorse lombaire et se sont fait prescrire des narcotiques, parfois puissants. Et une partie de ces patients a développé une dépendance. Il y a eu une dérive, c’est clair», dit le Dr Jean-Pierre Chiasson, directeur de la clinique Nouveau départ, où on traite ces nouveaux toxicomanes.

La solution se résume généralement en un mot pour ces patients morphinomanes: la méthadone.

«Quand on a parlé de méthadone, je capotais, raconte Sarah. Pour moi, c’était pour les héroïnomanes!»

Mais elle a fini par accepter le traitement que lui proposait Marie-Ève Morin. Avec la méthadone, elle a pu arrêter totalement sa consommation de morphine.

«Aujourd’hui, je suis clean», dit Sarah.

«Il y a des gens qui ont des emplois, des enfants, qui sont des fonctionnaires et qui viennent chercher leur dose de méthadone chaque semaine à la pharmacie. Personne ne pourrait se douter de ça, même pas leurs voisins», souligne le pharmacien Vincent Roy.

Mais il y a un hic: les médecins québécois doivent obtenir une formation pour avoir le droit de prescrire de la méthadone. Seulement 1% des médecins québécois la détiennent. Peu de praticiens veulent s’occuper de cette clientèle.

«Ça fait qu’il y a des listes d’attente d’un an pour la méthadone. Alors les gens ont le temps de déraper solide», fait remarquer la Dre Goyer.

Les patients qui ont développé une dépendance à la morphine sont ainsi pris dans un cercle vicieux: c’est la médecine qui a créé leur problème… et renâcle ensuite à le régler avec le produit qui convient. Une situation aberrante, concluent à l’unisson les Dres Goyer et Morin.

Les médecins spécialistes en dépendances font pourtant tout leur possible pour former leurs collègues afin de dépister et d’aider les narcomanes. Le CRAN, où travaille Marie-Ève Goyer, offre chaque année des séances de formation à des dizaines de médecins. Bien du travail reste à faire, croit la Dre Morin.

«Il faut améliorer la formation des médecins en traitement de la douleur chez des patients toxicomanes. C’est complexe, mais essentiel… et ça commence à peine».

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Le biscuit Oreo rendrait aussi dépendant que la cocaïne


Être addict aux sucreries de tout genre aurait le même effet sur le cerveau du plaisir que certains auraient avec les drogues dures … Mais heureusement les effets secondaires ne sont pas les mêmes
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Le biscuit Oreo rendrait aussi dépendant que la cocaïne

 

Vous ne pouvez plus vous passer des Oreo ? Une étude publiée ce mardi sur le sujet pourrait expliquer votre goût pour les biscuits bicolores.

Selon une série d’expériences menées sur des rats dans l’université du Connecticut, votre biscuit préféré produit des effets similaires à la cocaïne sur le cerveau. D’après les résultats, il serait en tout cas tout aussi dépendant qu’une drogue dure.

Alors que la recherche visait la mise en lumière d’une potentielle dépendance des aliments riches en matières grasses et en sucre, le professeur Joseph Schroder et ses élèves ont constaté que les rats associaient étroitement les Oreo à la morphine ou la cocaïne.

Les chercheurs ont placé un groupe de rats affamés face à deux piles: des biscuits de riz et des Oreo. Sans surprise les rongeurs ont préféré se jeter sur ces derniers.

« Tout comme les humains, les rats ne semblent pas avoir beaucoup de plaisir à les manger les craquelins de riz », a déclaré le professeur Schroeder.

Encore plus surprenant, les rats casseraient eux aussi le biscuit en deux pour manger la couche de vanille en premier.

Les chercheurs ont ensuite mené une autre expérience: en injectant de la cocaïne ou de la morphine à un autre groupe de rats, ils ont constaté qu’ils réagissaient de la même façon à ces injections qu’à la consommation d’Oreo.

Les résultats sont formels: manger ces sucreries activerait plus de neurones dans la zone du cerveau dédiée au plaisir que l’usage de drogues.

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