Les statues de l’île de Pâques touchées par une maladie


Les statues de l’ile de Pâques sont en train de périr. Ils font face à des nouveaux défies. Telle que l’érosion, la montée des eaux et maintenant le lichen qui recouvre 70 % les statues.
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Les statues de l’île de Pâques touchées par une maladie

 

L’île de Pâques © ap.

Jeanne Poma.

70% des célèbres statues en pierre de l’île de Pâques sont recouvertes de points blancs. Selon l’archéologue Sonia Haoa, il s’agirait de lichens, qui pourrait avoir une action très néfaste sur les statues.

© ap.

L’île de Pâques ou Rapa Nui, une île située au Sud-Est de l’océan Pacifique, est l’une des îles inhabitées les plus isolées au monde. Elle est connue pour ses statues monumentales, qui pèsent plusieurs tonnes et dont l’origine n’a jamais été expliquée.

Ces statues sont menacées par l’érosion, la montée du niveau des mers et par les lichens. Les scientifiques n’hésitent pas à faire un rapprochement avec la lèpre pour désigner les points blancs qui apparaissent depuis quelques temps sur les statues. La chercheuse Tahira Edmunds prédit une déformation des statues d’ici un siècle. Les lichens agissent en effet sur la dureté de la pierre ses traits si caractéristiques.

Besoin de financements et de produits chimiques

L’archéologue Sonia Haoa veut se montrer rassurante. Les statues peuvent être sauvées si elles sont nettoyées méticuleusement et recouvertes d’une couche de produits qui limitront l’humidité. Ainsi, l’eau ne s’infiltrera plus dans la roche poreuse.

« Vous ne pouvez pas arrêter l’impact du temps, mais vous pouvez ralentir le processus », dit-elle. « Ainsi, plus de générations pourront en profiter ».

L’opération coûterait néanmoins 440 millions d’euros, d’après les estimations des experts. Un appel a été lancé vers tous les pays qui ont envoyé des explorateurs au fil des siècles.

Des « ambassadeurs »

Une statue se trouve actuellement au British Museum, à Londres. Le bourgmestre de l’île de Pâques a souhaité qu’elle reste là et serve ainsi « d’ambassadeur », contre rémunération.

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Les derniers mammouths d’Alaska sont morts de soif il y a 5600 ans


Certaines conséquences des changements climatiques ont des références au temps des animaux de la préhistoire. Ainsi, les mammouths vivant sur une île en Alaska démontre que leur disparition seraient dû au réchauffement climatique
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Les derniers mammouths d’Alaska sont morts de soif il y a 5600 ans

 

Une scientifique inspecte une défense de mammouth pour... (Photo archives, Love Dalen via AP)

Une scientifique inspecte une défense de mammouth pour identifier l’ADN dans le musée d’histoire naturelle de Stockholm, en Suède.

PHOTO ARCHIVES, LOVE DALEN VIA AP

Agence France-Presse
Miami

 

Un des derniers groupes de mammouths laineux ayant vécu sur la planète est apparemment mort de soif il y a 5600 ans en raison de la montée des eaux salées des mers autour de l’île où ils vivaient, selon des chercheurs.

Leur étude, publiée lundi dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, met aussi en garde sur le fait qu’un scénario similaire pourrait mettre en péril la survie des habitants et animaux de certaines îles dans les années à venir en raison du réchauffement climatique et de la montée des océans.

Les chercheurs ont travaillé sur l’île Saint-Paul, endroit isolé au sud-ouest de l’Alaska, qui faisait jadis partie de la partie émergée du détroit de Béring reliant le continent américain à l’Asie.

Les eaux ont progressivement entouré ces terres qui sont finalement devenues une île il y a environ 14 000 ans. Elle fait aujourd’hui 110 km2.

Aucun humain ne vivait dans cette région à l’époque selon les scientifiques, qui ont collecté des sédiments dans le lit de l’un des rares lacs d’eau douce pour tenter de comprendre ce qui était arrivé aux mammouths.

À l’aide d’analyses au carbone 14 notamment, ils ont été en mesure de déterminer quand ces grands animaux avaient disparu.

L’ADN trouvé dans ces sédiments a « montré la présence de mammouths jusqu’à il y a 5650 ans, plus ou moins 80 ans », indique l’étude.

« Après cette période, il n’y a plus d’ADN de mammouths et donc plus de mammouths sur l’île ».

Les scientifiques estiment que ces animaux, ressemblant aux éléphants, ont réussi à survivre environ 5000 ans de plus que les mammouths vivant sur les continents. Ces derniers ont disparu plus rapidement, également en raison du changement climatique, mais aussi à cause de la chasse dont ils étaient victimes.

Mais les mammouths de l’île Saint-Paul ont fini par disparaître eux aussi en raison du manque d’eau douce.

« C’est un triste tableau pour ces mammouths », indique Matthew Wooler, de l’université d’Alaska à Fairbanks, coauteur de l’étude. « Le niveau des ressources en eau douce les a progressivement mis dans une situation intenable ».

Seule une population de mammouths sur l’île Wrangel, au nord de la Sibérie, disparue il y a 4700 ans, a survécu plus longtemps que ceux de l’île Saint-Paul.

« Cette étude renforce les inquiétudes du 21e siècle concernant la vulnérabilité des populations, notamment humaines, sur certaines îles en raison du réchauffement, de l’élévation du niveau des mers et des problèmes d’accessibilité à l’eau douce », concluent les chercheurs.

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