Vous pourriez avoir fait une mononucléose sans le savoir


Le virus Epstein-Barr, mieux connu sous le nom de mononucléose peut affecter une personne sans qu’elle le sache. C’est surtout à l’adolescence que cette maladie se manifeste. Elle peut être confirmée par une prise de sang. Il n’y a aucun antibiotique pour la mononucléose, seulement le repos qui peut durer des mois.
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Vous pourriez avoir fait une mononucléose sans le savoir

Vous pourriez avoir fait une mononucléose sans le

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Non, cette fatigue extrême n’est pas «normale».

  • Par Philippe Lépine

    Lors d’une mononucléose, certains sont cloués au lit pendant des jours, d’autres ne ressentent rien du tout. Pourtant, ils sont bel et bien infectés. Voici 13 choses à savoir sur la maladie du baiser, ou autrement dit l’infection au virus Epstein-Barr.

    1. Le virus se transmet par la salive.

    D’où son nom populaire: la maladie du baiser. Selon la virologue et chercheuse au CHU Saint-Justine, Carolina Alfieri, ça prend toutefois une quantité de salive importante.

    2. À 40 ans, de 90 à 95% de la population est porteuse du virus.

    On détectera certainement des anticorps contre le virus dans votre sang.

    3. Comme la varicelle, le virus Epstein-Barr est de la même famille de virus que l’herpès.

    Les herpèsvirus ou herpesviridae.

    Vous pourriez avoir fait une mononucléose sans le

    PHONLAMAIPHOTO VIA GETTY IMAGES

    4. Les symptômes de la mononucléose sont plus forts à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.

    Environ 50% des infections ont lieu pendant l’enfance et les symptômes s’apparenteraient à ceux d’une grippe dans la plupart des cas ou passent carrément inaperçus

«Ils sont beaucoup plus importants et se ressentent plus longtemps de 15 à 25 ans. On ne sait pas encore pourquoi, mais probablement en raison d’un débalancement hormonal. Ça peut aussi dépendre de la génétique», note Dre Alfieri.

  • 5. On ne peut faire qu’une mononucléose infectieuse dans sa vie.

    6. Les hommes ont plus tendance à souffrir de symptômes pénibles liés à la mononucléose que les femmes.

    7. Les patients ayant fait une mononucléose sans le savoir risquent d’étirer leurs symptômes.

    Si vous ignorez les symptômes associés à la maladie (fatigue extrême, fièvre, mal de gorge, ganglions gonflés, perte d’appétit) puisque vous les ressentez de façon légère et continuez vos activités normalement, vous risquez de prolonger votre parcours symptomatique.

    Il est indiqué de faire un test sanguin rapidement dès l’apparition de symptômes anormaux.

«Ça se peut que la fatigue soit due à une autre maladie et il faut le vérifier», avertit la virologue Carolina Alfieri.

  • 8. Les symptômes de la mononucléose infectieuse peuvent durer jusqu’à un an.

    Selon Dre Alfieri, environ 10% des patients ont du mal à résoudre la maladie et peuvent souffrir de symptômes liés à la maladie pendant six mois, voire un an, sans raison précise. Certains doivent même cesser toute activité pendant cette période.

    «Si ça s’étire, que le patient a ignoré les symptômes trop longtemps, je lui conseillerais pendant au moins six mois de se reposer, d’éviter les situations stressantes et de manger comme il faut. Ça paraît dur, mais il faut prendre ça au sérieux.»

  • Donc, pas juste du repos les dimanches!

    Dans 1% des cas, la maladie peut persister pendant des années, affirme la virologue.

    9. La maladie se soigne sinon généralement en moins de dix jours.

    10. Les symptômes peuvent revenir nous hanter.

    «Le stress peut réactiver les symptômes de la maladie parfois plusieurs mois après la période symptomatique, mais c’est rare», remarque Dre Alfieri.

    11. On peut aussi en mourir.

    «Il y a des patients qui en meurent, mais leur décès est souvent lié à une autre pathologie génétique qui affecte leur système», fait savoir Dre Alfieri.

    12. Aucun antibiotique ou traitement antiviral ne peut soigner la maladie.

    La maladie nécessite qu’une longue convalescence. On peut sinon prendre de l’ibuprofène ou de l’aspirine pour calmer la fièvre

  • 13. Que vous ayez ressenti des symptômes ou non, si vous êtes infectés, vous devenez transmetteur du virus

https://quebec.huffingtonpost.

Le Saviez-Vous ► Toujours fatigué? 13 raisons médicales qui expliquent pourquoi


Nous éprouvons tous de la fatigue à un moment donnée, mais quand elle devient chronique, il se peut que cela soit une cause médicale. Seul un médecin pourra confirmer si c’est le cas.

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Toujours fatigué? 13 raisons médicales qui expliquent pourquoi

Des cas de santé qui pourraient être la cause de votre fatigue chronique.SHUTTERSTOCK

Diana Kelly

Vous trouvez toujours de bonnes raisons pour justifier votre fatigue: l’heure avancée, votre horaire impossible ou un moment de paresse… Et si votre épuisement avait une origine médicale? Des experts font la lumière sur 13 problèmes de santé qui pourraient expliquer une fatigue chronique.


Vous vous sentez épuisé et pensez que votre fatigue est la conséquence du changement d’heure, de votre horaire de fou ou d’un excès de paresse? Les causes réelles de votre épuisement pourraient bien être un des problèmes médicaux suivants. Voici 13 problèmes de santé qui pourraient être la cause de votre fatigue régulière ou chronique, sans que vous le sachiez.

Combien d’heures de sommeil vous faut-il?

Vous vous couchez tôt, mais chaque réveil représente un défi répété, et vous n’arrivez pas à avoir l’esprit alerte. La durée de votre sommeil ne semble jamais suffire à vous reposer. Mais combien d’heures vous faut-il donc?

Le besoin de sommeil varie selon l’âge : un nourrisson de moins de trois mois peut avoir besoin de 19 heures, alors qu’un adulte de plus de 65 ans peut avoir besoin de seulement 5 heures de sommeil. Pour la plupart, la moyenne se situerait entre 7 heures et 9 heures, selon l’organisme américain National Sleep Foundation. Un manque de sommeil peut entraîner des conséquences désagréables, comme nous allons le voir, alors qu’un excès de sommeil accompagné d’une fatigue constante pourrait indiquer un problème de santé.

« On parle d’excès de sommeil lorsque le cycle dépasse les 10 heures », explique Conor Heneghan, directeur de la recherche et des algorithmes de la société Fitbit. « Cet excès peut se rattacher à certains problèmes, comme la dépression, mais il ne serait pas la cause de pathologies. Des variations dans les rythmes circadiens de l’horloge biologique vont affecter l’humeur qui se rétablira avec un retour à un cycle de sommeil équilibré. »

Une fatigue qui persiste malgré un rythme de sommeil stable ou même avec un surplus de sommeil pourrait indiquer un problème de santé.

Fatigue chronique par excès de sommeil le week-end

Il est faux de croire que le manque de sommeil de la semaine pourra être rattrapé durant le week-end. Ça pourrait même avoir l’effet contraire. Cette pratique de dormir davantage le week-end s’appelle le « décalage horaire social », qui résulte du changement des horaires de sommeil.

« La durée de sommeil recommandée pour l’adulte est de 7 heures à 9 heures, et l’on essaie souvent de récupérer son manque pendant le week-end, explique Conor Heneghan. L’organisme va tenter de recouvrer le déficit de sommeil par “rebonds”, qui se produisent normalement au cours de phases de sommeil REM (ou paradoxal) plus longues, plus profondes et commencées plus rapidement. Cependant, un excès de sommeil peut dérégler votre cycle et générer d’autres types de problèmes de santé. »

Toujours fatigué: votre fatigue chronique est-elle liée à une douleur chronique?KATE AEDON/SHUTTERSTOCK

Fatigue chronique et douleur chronique

« Les personnes qui souffrent d’une maladie chronique qui s’accompagne de fatigue et de douleur ont besoin de plus de sommeil pour se reposer et récupérer », explique Matthew Ross, président du site d’évaluation de matelas The Slumber Yard.

Ceux qui sont atteints de fibromyalgie, d’hypothyroïdie, d’anémie et de polyarthrite rhumatoïde requièrent également plus de sommeil. S’ils n’en ont pas assez, ils sont fatigués.


Fatigue chronique et anémie

Si vous consultez votre médecin pour un état de fatigue constant, il va notamment vérifier si vous faites de l’anémie ou si vous avez un trouble de la thyroïde par une simple prise de sang, explique la Dre Amy Shah.

« Quand un patient me dit ‘je me sens fatigué’, il peut y avoir de multiples causes. Si ce dernier ajoute ‘je suis fatigué et j’ai le souffle court’ ou ‘j’ai de la difficulté à aller au bout de mon entraînement’, cela peut notamment être parce que celui-ci souffre d’anémie. »

On parle d’anémie quand le sang ne parvient plus à distribuer assez d’oxygène à l’organisme en raison d’une carence en fer. En plus d’être fatigués, les anémiques peuvent avoir froid, se sentir étourdis ou irritables et souffrir de céphalées


Fatigue chronique et trouble de la glande thyroïde

Si votre glande thyroïde ne fonctionne pas normalement et qu’elle marche au ralenti (hypothyroïdie), la fatigue pourrait s’accompagner de sécheresse de la peau et de forte constipation, en plus d’un manque d’énergie, explique la Dre Shah.

L’hypothyroïdie se produit lorsque votre glande thyroïde ne sécrète pas suffisamment d’hormones importantes. Les examens de la fonction thyroïdienne repèrent facilement une hypothyroïdie, une condition qui touche principalement les femmes. Si tel est votre cas, votre médecin pourra vous prescrire de l’hormone thyroïdienne de synthèse. Voici d’autres symptômes inattendus d’un trouble de la thyroïde.

Toujours fatigué à cause du diabète.SYDA PRODUCTIONS/SHUTTERSTOCK

Fatigue chronique, prédiabète ou diabète

Un taux élevé de sucre sanguin ou hyperglycémie peut diminuer la circulation sanguine. Les globules ne reçoivent plus l’oxygène et les nutriments qui leur sont nécessaires, ce qui entraîne la fatigue, explique l’infirmier agréé David Spero.

Un taux insuffisant de sucre sanguin (hypoglycémie) entraînera aussi une sensation de fatigue, car les cellules n’ont alors pas assez de carburant pour bien fonctionner. Si votre hyperglycémie provoque l’inflammation des vaisseaux sanguins, il se crée une inflammation chronique qui peut être cause de fatigue.

Fatigue chronique et dépression

Si vous vous sentez toujours fatigué et avez de la difficulté à sortir du lit en plus de connaître des problèmes de sommeil, il se peut que vous souffriez d’un état dépressif. Votre médecin de famille devrait évaluer ce risque lors de votre visite annuelle, nous dit la Dre Shah. Le médecin peut utiliser un outil de dépistage pour établir si vous souffrez d’une dépression chronique ou si le stress ou l’alcool sont à l’origine de votre perturbation émotive.

« La dépression, l’abus d’alcool et la fatigue vont souvent de pair », précise la Dre Shah.

Les gens essaient parfois de traiter leur dépression par l’alcool et se sentent fatigués après coup.


Fatigue chronique et syndrome de l’intestin perméable (ou intolérance alimentaire)

Votre intestin est un boyau fait de cellules serrées d’où rien ne devrait s’échapper. L’intestin est une source à laquelle votre corps puise ce dont il a besoin sans que rien ne se libère dans l’organisme, affirme la Dre Shah.

« Si votre régime alimentaire laisse à désirer et particulièrement si vous consommez des aliments transformés, vos cellules intestinales pourraient se relâcher comme un filet au lieu d’être parfaitement étanche, de sorte que des protéines qui ne devraient pas être dans la circulation sanguine s’y retrouvent et provoquent une réaction inflammatoire », précise-t-elle.

Il en résulte des ballonnements, de la fatigue, de l’irritabilité, des céphalées ou un gain de poids. Si vous souffrez d’intolérance alimentaire (au blé ou aux produits laitiers), vous pourriez éprouver de la fatigue, avoir des éruptions cutanées, être ballonnée ou avoir le cerveau embrouillé.

« Il n’existe pas de test vraiment fiable pour identifier les intolérances alimentaires », rappelle la Dre Shah.

En éliminant les aliments les plus suspects et en les réintroduisant progressivement, vous devriez parvenir à identifier ceux qui vous affectent le plus. Par exemple, si vous supprimez complètement le blé et vous vous sentez nettement mieux. Puis vous le réintégrez dans votre alimentation et vous ressentez de la somnolence : cela pourrait être le signe révélateur d’une intolérance au blé, explique la Dre Shah.

Toujours fatigué à cause des maladies rénales. SHUTTERSTOCK

Fatigue chronique et fatigue surrénale

« Le concept de fatigue surrénale n’existe pas dans le vocabulaire médical occidental et de nombreux médecins d’ici l’ignorent », précise la Dre Shah.

Pourquoi ? Parce qu’il est difficile à prouver en laboratoire, ajoute-t-elle. Dans les tests, il se présente d’habitude comme une insuffisance surrénalienne ou un désordre endocrinien ou hormonal causé par une production insuffisante d’hormones par les glandes surrénales.

C’est la conclusion de l’Institut national du diabète et des maladies rénales et digestives des États-Unis. De tels déséquilibres hormonaux peuvent être dus à un regain de stress dans votre vie – problèmes familiaux ou tension constante au travail -, un manque de sommeil, un surentraînement, une mauvaise alimentation ou des excès de drogue ou d’alcool, souligne la Dre Shah. Ces situations peuvent faire grimper les taux d’hormones de réponse au stress et entraîner une sensation de vide et d’épuisement, comme un compte en banque dans lequel vous puiseriez sans arrêt sans ne jamais le regarnir.

Fatigue et infections chroniques

Les médecins vont souvent vérifier si une infection chronique ne se cache pas derrière la fatigue. On pense en outre à la mononucléose (virus d’Epstein-Barr) ou à la maladie de Lyme, deux maladies qui se manifestent notamment par une fatigue intense.


Fatigue chronique et apnée obstructive du sommeil (AOS)

L’AOS provoque un affaissement des voies respiratoires qui bloque l’arrivée de l’air et cause le ronflement. On peut craindre les effets d’un manque d’oxygène, mais le cerveau gère la situation.

« Devant une expiration incomplète de gaz carbonique, le cerveau se met immédiatement en alerte, ce qui interrompt très brièvement le sommeil », précise dans le site WebMD la Dre Lisa Shives, directrice du centre du sommeil de la faculté de médecine de San Diego (Californie).

Vous pourrez respirer, mais vous vous sentirez épuisé. Selon Apnée Santé, si vous souffrez d’AOS sévère, cette interruption peut se reproduire des centaines de fois durant votre nuit. Vous ne remarquerez pas que vous vous êtes brièvement réveillé, mais le lendemain, vous serez épuisé.

Toujours fatigué à cause d'une insuffisance cardiaque.IGORSTEVANOVIC/SHUTTERSTOCK

Fatigue chronique et insuffisance cardiaque

Il y a insuffisance cardiaque lorsque le cœur n’arrive plus à pomper assez de sang pour répondre à tous les besoins énergétiques du corps, explique-t-on à l’Institut de cardiologie de Montréal.

De plus, le muscle cardiaque pourrait ne pas se détendre correctement pour permettre au sang de revenir des poumons vers le cœur, précise Cœur + AVC. L’impact de ce ralentissement sur les muscles des membres inférieurs peut rendre toute activité éprouvante. La congestion des poumons et le manque d’oxygène peuvent causer de la suffocation qui perturbe le sommeil, souligne-t-on à la Chaire de transfert de connaissances cœur-poumon de l’Université Laval.

Fatigue chronique et hypersomnie

Selon Conor Heneghan, trop dormir peut être le symptôme d’une hypersomnie, une maladie neurologique chronique qui fait que vous vous sentez fatigué, quel que soit le nombre d’heures que vous dormez. La Fondation Sommeil précise que l’hypersomnie se caractérise par une somnolence diurne indépendante du sommeil. Elle se manifeste généralement de façon insidieuse avant la trentaine. Elle peut avoir des conséquences sociales et professionnelles négatives et altérer la qualité de vie.

Le fait d'être toujours fatigué peut être le symptôme de l'hémochromatose.BARANQ/SHUTTERSTOCK

Fatigue chronique et hémochromatose

L’hémochromatose est une maladie génétique qui affecte un Canadien de descendance nord-européenne sur 300, selon la Société canadienne de l’hémochromatose. Cette maladie du métabolisme provoque une absorption excessive de fer par l’intestin et son accumulation dans l’organisme.

En plus de la fatigue et de la faiblesse, elle peut affecter le foie, le pancréas, le cœur, les glandes endocrines et les articulations, selon la Fondation canadienne du foie. Bien que les gens naissent avec cette maladie, les symptômes ne se manifestent que vers 50 ou 60 ans. Elle se détecte par des tests sanguins. Si vous présentez plusieurs de ses symptômes, parlez-en à votre médecin.

https://www.selection.ca/

L’espace réactive des virus en dormance


Dernièrement, on parlait d’un virus dormant de l’herpès qui pourrait ce réactivé lors des voyages spatiaux. Maintenant, il semble qu’il y a d’autres virus comme la varicelle, mononucléose, zona et le virus Epstein-Barr, sans parler des autres risques pour la santé. Si les voyages dans l’espace sont possibles, il y a beaucoup de problèmes techniques et médicaux à résoudre
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L’espace réactive des virus en dormance

 

Représentation virtuelle du virus de l'herpès

Le virus de l’herpès Photo: iStock

Renaud Manuguerra-Gagné

Séjourner dans l’espace cause un stress important et entraîne des répercussions sur la santé. Or, ces changements corporels peuvent aussi profiter à des voyageurs clandestins : des virus en dormance, cachés dans les cellules de notre corps, sautent sur l’occasion pour se réactiver et se propager.

Devenir astronaute est un choix de carrière qui expose à une incroyable quantité de stress. Or, ce stress n’affectera pas que l’astronaute; des virus cachés au cœur de ses cellules ressentent aussi ce changement, et pour eux, ce signal signifie qu’il est temps de reprendre du service.

C’est ce qu’a montré une analyse de plusieurs études(Nouvelle fenêtre)réalisées par des chercheurs de la NASA, qui ont détecté des traces de certains virus de la famille des Herpesviridaedans le corps de plus de la moitié des astronautes surveillés lors de voyages à bord de navettes spatiales ou de séjours dans la Station spatiale internationale.

Ces données montrent que davantage de prévention pourrait être nécessaire lors de futurs séjours de longue durée dans l’espace ou au moment du retour sur Terre.

L’herpès, partenaire silencieux de l’humanité

Certains virus, comme l’herpès, coévoluent avec notre espèce depuis si longtemps qu’ils sont parvenus à développer des techniques pour complètement contourner nos défenses immunitaires.

Après notre premier contact avec le virus, ce dernier restera en dormance dans certaines cellules de notre corps pour toute notre vie. Les signes selon lesquels le virus est sorti de sa torpeur ne surgiront que lors de moments de fort stress ou lorsque notre système immunitaire s’affaiblit.

Le succès de cette famille de virus est si grand qu’entre 70 et 95 % de la population humaine possède l’une des huit variantes qui touchent notre espèce, parmi lesquelles on retrouve l’herpès, mais aussi la varicelle, ou les virus responsables de la mononucléose.

La prévalence de ce type d’infection ainsi que sa fâcheuse tendance à resurgir aux pires moments ont poussé les chercheurs de la NASA à vérifier à quel point ces virus pourraient affecter les astronautes lors de missions à venir.

L’émergence d’un passager clandestin

Dans l’espace, le système immunitaire des astronautes peut être malmené de plusieurs manières. Le stress, qu’il soit causé par les forces d’accélération extrêmes, par l’apesanteur ou par la perturbation du cycle du sommeil, augmente la production de deux hormones, l’adrénaline et le cortisol.

À long terme, cela entraîne une diminution de la production de certains globules blancs importants pour l’élimination des virus et bouleverse la régulation de l’inflammation.

D’autres facteurs, comme les dommages engendrés par certaines radiations ou même la diminution de l’expression de certains gènes une fois dans l’espace, peuvent aussi contribuer à la baisse d’efficacité du système immunitaire des astronautes.

Ces effets négatifs peuvent même être ressentis après le retour sur Terre, et cette période représente une occasion inespérée pour un virus en dormance.

À l’aide d’échantillons de salive, de sang et d’urine, les chercheurs ont montré que 47 astronautes sur 98 ayant participé à une mission à bord d’une navette spatiale ainsi que 14 astronautes sur 23 ayant fait un séjour dans la Station spatiale internationale présentaient une hausse de certaines particules virales.

Parmi ces virus, on retrouvait les variantes orales et génitales de l’herpès, le virus varicelle-zona ainsi que le cytomégalovirus ou le virus Epstein-Barr, deux virus responsables de la mononucléose.

La vaste majorité de ces réactivations sont demeurées asymptomatiques. Seulement six astronautes ont développé des symptômes mineurs. Les chercheurs ont aussi remarqué que la charge de particules virales augmentait avec le temps passé dans l’espace, et que ces virus continuaient d’être détectables dans les 30 jours suivant le retour sur Terre, après quoi ils retournaient en dormance.

Ces travaux montrent l’importance de préparer des traitements médicaux pour ce type d’infections, surtout dans un contexte de futures missions de longue durée sur la Lune ou vers d’autres planètes.

De plus, ce type de virus comporte aussi un risque pour les proches des astronautes une fois de retour sur Terre, surtout lorsqu’il s’agit de nouveau-nés. Pour les chercheurs de la NASA, les tests de détection rapide développés pour les astronautes seront aussi très utiles dans les hôpitaux à travers le monde.

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Le Saviez-Vous ► Toujours fatigué? 7 raisons médicales qui expliquent pourquoi


La fatigue est un signe qu’il faut dormir pour récupérer. Mais quand la fatigue devient chronique, il serait bien allé consulter
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Toujours fatigué? 7 raisons médicales qui expliquent pourquoi

 

Des experts font la lumière sur les 7 problèmes de santé qui pourraient expliquer votre fatigue chronique. Parmi les causes de fatigue, l’anémie, le diabète, les intolérances alimentaires et les problèmes de glande thyroïde.

PAR DIANA KELLY

Vous vous sentez épuisé et pensez que votre fatigue est la conséquence du changement d’heure, de votre horaire de fou ou d’un excès de paresse? Les causes réelles de votre épuisement pourraient bien être un des problèmes médicaux suivants. Voici 7 problèmes de santé qui pourraient être la cause de votre fatigue régulière ou chronique, sans que vous le sachiez.

Fatigue chronique et anémie

Si vous consultez votre médecin pour un état de fatigue constant, il va notamment vérifier si vous faites de l’anémie ou si vous avez un trouble de la thyroïde par une simple prise de sang, explique la Dre Amy Shah.

« Quand un patient me dit ‘je me sens fatigué’, il peut y avoir de multiples causes. Si ce dernier ajoute ‘je suis fatigué et j’ai le souffle court’ ou ‘j’ai de la difficulté à aller au bout de mon entraînement’, cela peut notamment être parce que celui-ci souffre d’anémie. »

On parle d’anémie quand le sang ne parvient plus à distribuer assez d’oxygène à l’organisme en raison d’une carence en fer. En plus d’être fatigués, les anémiques peuvent avoir froid, se sentir étourdis ou irritables et souffrir de céphalées.

Fatigue chronique et trouble de la glande thyroïde

Si votre glande thyroïde ne fonctionne pas normalement et qu’elle marche au ralenti (hypothyroïdie), la fatigue pourrait s’accompagner de sécheresse de la peau et de forte constipation, en plus d’un manque d’énergie, explique la Dre Shah.

L’hypothyroïdie se produit lorsque votre glande thyroïde ne sécrète pas suffisamment d’hormones importantes. Les examens de la fonction thyroïdienne repèrent facilement une hypothyroïdie, une condition qui touche principalement les femmes. Si tel est votre cas, votre médecin pourra vous prescrire de l’hormone thyroïdienne de synthèse. Voici d’autres symptômes inattendus d’un trouble de la thyroïde.

Fatigue chronique, prédiabète ou diabète

Un taux élevé de sucre sanguin ou hyperglycémie peut diminuer la circulation sanguine. Les globules ne reçoivent plus l’oxygène et les nutriments qui leur sont nécessaires, ce qui entraîne la fatigue, explique l’infirmier agréé David Spero.

Un taux insuffisant de sucre sanguin (hypoglycémie) entraînera aussi une sensation de fatigue, car les cellules n’ont alors pas assez de carburant pour bien fonctionner. Si votre hyperglycémie provoque l’inflammation des vaisseaux sanguins, il se crée une inflammation chronique qui peut être cause de fatigue. Voici d’autres symptômes silencieux du diabète.

Fatigue chronique et dépression

Si vous vous sentez toujours fatigué et avez de la difficulté à sortir du lit en plus de connaître des problèmes de sommeil, il se peut que vous souffriez d’un état dépressif. Votre médecin de famille devrait évaluer ce risque lors de votre visite annuelle, nous dit la Dre Shah. Le médecin peut utiliser un outil de dépistage pour établir si vous souffrez d’une dépression chronique ou si le stress ou l’alcool sont à l’origine de votre perturbation émotive.

« La dépression, l’abus d’alcool et la fatigue vont souvent de pair », précise la Dre Shah.

Les gens essaient parfois de traiter leur dépression par l’alcool et se sentent fatigués après coup.

Fatigue chronique et syndrome de l’intestin perméable (ou intolérance alimentaire)

Votre intestin est un boyau fait de cellules serrées d’où rien ne devrait s’échapper. L’intestin est une source à laquelle votre corps puise ce dont il a besoin sans que rien ne se libère dans l’organisme, affirme la Dre Shah.

« Si votre régime alimentaire laisse à désirer et particulièrement si vous consommez des aliments transformés, vos cellules intestinales pourraient se relâcher comme un filet au lieu d’être parfaitement étanche, de sorte que des protéines qui ne devraient pas être dans la circulation sanguine s’y retrouvent et provoquent une réaction inflammatoire », précise-t-elle.

Il en résulte des ballonnements, de la fatigue, de l’irritabilité, des céphalées ou un gain de poids. Si vous souffrez d’intolérance alimentaire (au blé ou aux produits laitiers), vous pourriez éprouver de la fatigue, avoir des éruptions cutanées, être ballonnée ou avoir le cerveau embrouillé.

« Il n’existe pas de test vraiment fiable pour identifier les intolérances alimentaires », rappelle la Dre Shah.

En éliminant les aliments les plus suspects et en les réintroduisant progressivement, vous devriez parvenir à identifier ceux qui vous affectent le plus. Par exemple, si vous supprimez complètement le blé et vous vous sentez nettement mieux. Puis vous le réintégrez dans votre alimentation et vous ressentez de la somnolence : cela pourrait être le signe révélateur d’une intolérance au blé, explique la Dre Shah.

Fatigue chronique et fatigue surrénale

« Le concept de fatigue surrénale n’existe pas dans le vocabulaire médical occidental et de nombreux médecins d’ici l’ignorent », précise la Dre Shah.

Pourquoi ? Parce qu’il est difficile à prouver en laboratoire, ajoute-t-elle. Dans les tests, il se présente d’habitude comme une insuffisance surrénalienne ou un désordre endocrinien ou hormonal causé par une production insuffisante d’hormones par les glandes surrénales. C’est la conclusion de l’Institut national du diabète et des maladies rénales et digestives des États-Unis. De tels déséquilibres hormonaux peuvent être dus à un regain de stress dans votre vie – problèmes familiaux ou tension constante au travail -, un manque de sommeil, un surentraînement, une mauvaise alimentation ou des excès de drogue ou d’alcool, souligne la Dre Shah. Ces situations peuvent faire grimper les taux d’hormones de réponse au stress et entraîner une sensation de vide et d’épuisement, comme un compte en banque dans lequel vous puiseriez sans arrêt sans ne jamais le regarnir.

Fatigue et infections chroniques

Les médecins vont souvent vérifier si une infection chronique ne se cache pas derrière la fatigue. On pense en outre à la mononucléose (virus d’Epstein-Barr) ou à la maladie de Lyme, deux maladies qui se manifestent notamment par une fatigue intense.

http://selection.readersdigest.ca/

La mononucléose : comment la reconnaître et la traiter ?


La mononucléose ou la maladie du baiser est très contagieuse. Elle est causée par le virus d’Epstein-Barr qui se transmet par la salive et presque tout le monde a été en contact avec ce virus à l’enfance qui passe souvent inaperçu. La contamination à surtout lieu à l’adolescence ou au début de l’âge adulte
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La mononucléose : comment la reconnaître et la traiter ?

 

Couple qui s'embrasse pour fêter la nouvelle année, à Times Square (New York).

Couple qui s’embrasse pour fêter la nouvelle année, à Times Square (New York).

© TINA FINEBERG/AP/SIPA

Par Lise Loumé

    Surnommée « maladie du baiser » ou encore « maladie des amoureux », la mononucléose est une pathologie virale qui peut entraîner fièvre et fatigue, ou bien passer complètement inaperçue.

    Qu’est-ce que c’est ?

    La mononucléose est une maladie provoquée par le virus d’Epstein-Barr, de la famille des virus de l’herpès, dont fait partie le virus de l’herpès buccal HSV-1, de l’herpès génital HSV-2 et le virus varicelle-zona.

    Comment se transmet la maladie ?

    Le virus d’Epstein-Barr se transmet essentiellement par contact direct et par la salive, c’est pourquoi la mononucléose est aussi appelée « maladie du baiser » ou « des amoureux ». Le premier contact avec le virus a souvent lieu dès le plus jeune âge et passe inaperçu, mais l’organisme développe des anticorps dirigés contre ce virus et devient immunisé contre la mononucléose, sans même avoir jamais déclaré la maladie. On estime ainsi qu’en France, 90 % des adultes ont déjà été en contact avec le virus d’Epstein-Barr.

    Avec le développement des mesures d’hygiène, le nombre d’enfants touchés et immunisés diminue dans les pays développés. La contamination survient alors plus tard dans la vie, pendant l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Une fois la fièvre disparue, le virus peut rester présent dans la salive en petites quantités jusqu’à six mois. Sa transmission reste alors possible.

    Quels sont les symptômes ?

    Une fois sur deux, la personne contaminée développe les symptômes de la mononucléose, après une incubation de quatre à six semaines. Les symptômes potentiels, répertoriés par le site de l’Assurance Maladie, sont les suivants :

  • Fièvre souvent supérieure à 39 °C pendant 7 à 14 jours, avec grande fatigue et perte d’appétit

  • Angine douloureuse avec des difficultés à avaler (la gorge est rouge et parfois recouverte de sortes de membranes)

  • Présence de nombreux ganglions gonflés et douloureux au niveau du cou

  • Douleurs musculaires

  • Maux de tête

  • Eruption cutanée sur le tronc, les cuisses et les bras

  • Augmentation du volume de la rate et/ou du foie

    Que faire et quand consulter ?

    Aucun traitement particulier n’est prescrit pour cette maladie virale qui évolue en général vers la guérison spontanément trois à quatre semaines après l’apparition de symptômes. Rappelons également que les antibiotiques sont inefficaces puisqu’il s’agit d’une maladie virale et non bactérienne.

    « Le meilleur des remèdes est de se reposer », résume le site de l’Assurance Maladie.

    Des antalgiques et antipyrétiques (paracétamol, ibuprofène) peuvent limiter la fièvre et soulager les douleurs. Il est également conseillé d’humidifier l’air de la chambre – un air trop sec et trop chaud peut accentuer le mal de gorge, et d’éviter tout effort physique, pouvant potentiellement entraîner des lésions de la rate, plus sensible pendant la maladie.

    Il faut consulter d’urgence un médecin en cas de respiration difficile, de très grandes difficultés à avaler, de douleurs violentes au ventre du côté gauche, sous les côtes (là où se trouve la rate), en cas de raideur et de douleurs de la nuque, ou encore si l’état général de santé ne s’est pas amélioré après deux semaines.

    Existe-t-il des complications ?

    Très rarement, la mononucléose entraîne les complications suivantes :

  • Une rupture de la rate, si cet organe est devenu très volumineux à cause de la maladie. Il s’agit alors d’une urgence chirurgicale

  • Une atteinte du foie : dans une minorité de cas, cela peut donner lieu à une jaunisse

  • Si le virus atteint le cerveau, il peut causer une méningite ou une encéphalite

    Ces complications guérissent si elles sont prises en charge correctement. Par ailleurs, la mononucléose n’est pas connue pour provoquer des complications fœtales si elle survient chez une femme enceinte, contrairement aux autres syndromes mononucléosiques que sont la toxoplasmose et plus rarement les infections au cytomégalovirus.

    Les bons gestes pour éviter la transmission

    La mononucléose étant très contagieuse, il est conseillé aux patients de suivre quelques précautions pendant deux moins après l’arrivée des symptômes, afin de ne pas transmettre la maladie à autrui :

  • éviter d’embrasser les proches,

  • se laver les mains souvent, en particulier avant de cuisiner, avant les repas, après avoir toussé ou s’être mouché,

  • employer des mouchoirs en papier à usage unique, à jeter après utilisation dans une poubelle munie d’un couvercle,

  • utiliser toujours un linge de toilette propre et ranger la brosse à dents séparément des autres,

  • nettoyer les objets utilisés couramment (téléphone, clavier d’ordinateur, jouets, etc.),

  • aérer l’habitat au minimum une fois par jour.

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La mononucléose est bien plus qu’une grosse fatigue


Un autre virus qui peut contaminer quasi tout le monde  dans l’enfance sans qu’on s’en aperçoive et puis un jour, certains vont présenter des signes que ce virus se réveille. Et il n’y a que le repos qui peut en venir a bout
Nuage

La mononucléose est bien plus qu’une grosse fatigue

    Une grande fatigue au moindre effort est l’un des symptômes les plus connus de la mononucléose.

    Pourtant, si votre ado est souvent fatigué(e), la maladie du baiser n’est pas nécessairement en cause.

    La mononucléose est en effet aussi associée à d’autres symptômes.

    Maladie du baiser et fatigue

    La mononucléose, aussi appelée maladie du baiser ou maladie de Pfeiffer, est provoquée par le virus d’Epstein-Barr.

    Ce virus se propage via la salive infectée, par exemple par l’intermédiaire d’un baiser, mais aussi par des jouets mis en bouche, un verre auquel plusieurs personnes ont bu ou via un simple éternuement. Il affecte principalement les personnes dont la résistance est diminuée. En principe, pratiquement tout le monde peut transmettre le virus d’Epstein-Barr. Il demeure dans notre organisme toute notre vie. Toutefois, les personnes les plus contagieuses sont les personnes malades, celles qui viennent d’être infectées ou celles qui en ont guéri récemment.

    La mononucléose n’a pas les mêmes effets chez tout le monde.

    La plupart des personnes sont contaminées dans l’enfance, encore avant l’âge de cinq ans. A cet âge, l’effet du virus est très limité si bien que les symptômes passent souvent inaperçus. Chez les plus de 60 ans, les symptômes peuvent aussi être moins prononcés, ou au contraire simuler un lymphome (cancer du sang).

    La mononucleose engendre une grande fatigue

    Ce sont surtout les adolescents et les adultes qui sont le plus atteints par la mononucléose : maux de gorge, fièvre élevée, ganglions gonflés dans le cou, parfois aussi dans l’aine et aux aisselles. Le patient est extrêmement fatigué au moindre effort. On observe souvent aussi un gonflement de la rate et parfois une perturbation du fonctionnement du foie.

    Parmi les autres symptômes éventuels, on trouve des éruptions cutanées, de l’œdème autour des yeux et une jaunisse. La mononucléose se déclare généralement chez les jeunes adultes quatre à sept semaines après la contamination.

    La meilleure façon de déterminer s’il s’agit véritablement d’une mononucléose, et pas d’une grosse fatigue, est d’effectuer un bilan sanguin.

  • L’élévation des monocytes dans la numération formule sanguine est le premier signe de la maladie.

  • Les anticorps IgM, ensuite, indiquent que la contamination s’est produite récemment et que le patient est encore malade.

  • Les anticorps IgG signifient que la personne a été en contact avec le virus. Ces anticorps restent présents toute la vie dans le sang.

En pratique, la mononucléose est une affection généralement bénigne.

Comme l’éclatement de la rate fait partie des complications éventuelles, il est conseillé de n’exercer aucun sport de contact dans les premiers mois qui suivent la fin de la maladie et de ne pas porter de lourdes charges.

Traitement de la mononucléose : deux semaines à la maison !

Comme la mononucléose est provoquée par un virus, les médicaments ont peu d’utilité. Les antibiotiques n’ont aucun effet, tandis que les anti-douleurs soulagent uniquement les maux de gorge et la fièvre.

Le meilleur traitement consiste à prendre suffisamment de repos.

Rester une à deux semaines à la maison, boire suffisamment et éviter les lourds efforts, devraient apporter un soulagement. La maladie passe d’elle-même après deux semaines à deux mois. Parfois, la fatigue peut persister.

par Marion Garteiser, journaliste santé
Créé initialement par Pieter Segaert, journaliste santé,

http://www.e-sante.fr

Mononucléose: la maladie du baiser démystifiée


Malgré que la mononucléose n’est en générale pas très dangereuse, elle est toute même handicapante était donné la grande fatigue, un grand épuisement général chez une personne
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Mononucléose: la maladie du baiser démystifiée

 

OLIVIA LÉVY
La Presse

L’automne est la saison où on voit le plus de mononucléoses, notamment chez les adultes. Peut-être pour une raison purement épidémiologique, car en cette saison, les virus sont plus nombreux. À l’école ou à la garderie, l’automne, prenez garde aux microbes !

La mononucléose est une maladie infectieuse de la même famille que le virus de l’herpès. Elle se transmet par un contact direct avec la salive d’une personne infectée, d’où le nom de la « maladie du baiser ». Il ne s’agit pas d’une maladie très contagieuse comme la varicelle ou la grippe. Un adulte doit être exposé au virus d’une manière persistante, souvent, lorsqu’il est en contact avec de jeunes enfants.

« Votre enfant de 3 ans est malade, il fait de la fièvre, il a mal à la gorge. Il fera une mononucléose, mais ne sera pas diagnostiqué, explique le Dr Pierre Lebel, infectiologue au Centre universitaire de santé McGill. À cet âge, les symptômes sont plus faibles et vous n’irez pas forcément consulter un médecin. Pour détecter la mononucléose, il faut faire un test en laboratoire. » 

Le problème, poursuit le médecin, c’est que vous allez embrasser votre enfant, boire dans son verre et attraper la maladie par accident. Et la période d’incubation est longue, de 1 à 2 mois (contrairement à 10 à 14 jours pour la varicelle). De plus, les jeunes enfants excrètent beaucoup plus le virus, il sera donc plus facile de l’attraper, précise-t-il.

Plus d’adultes atteints

Il y a plus d’adultes qui ont la mononucléose aujourd’hui qu’autrefois.

« Depuis une vingtaine d’années, compte tenu des familles plus petites, les enfants ne l’ont pas forcément attrapé en étant en bas âge, d’où le fait qu’il y a un nombre plus élevé d’adultes qui feront une mononucléose », constate le Dr Pierre Lebel.

« Je pense que c’est mon garçon de deux ans et demi qui nous l’a transmise à mon conjoint et à moi. Jamais je n’aurais imaginé avoir une mononucléose à mon âge, surtout que c’est une maladie associée à l’adolescence, je n’ai embrassé personne, je le jure », souligne Catherine, 36 ans, qui n’a même plus la force de faire son épicerie.

Les fins de semaine, elle confie son fils à ses beaux-parents ou à des amis. Un petit de deux ans et demi demande trop d’efforts pour le couple, qui manque terriblement d’énergie et dort une grande partie de la journée.

Mal de gorge et épuisement

Pourquoi les adultes reçoivent-ils le diagnostic ?

« Parce que les symptômes sont beaucoup plus sévères. Un gros mal de gorge qui s’éternise, des ganglions enflés au cou, mais aussi au niveau des aisselles, des douleurs musculaires, des frissons et une grande fatigue qui peut durer d’un à trois mois. La rate sera palpable alors qu’elle ne l’est pas d’habitude. C’est une infection persistante. Et il n’y a pas de traitement sinon le repos. On peut être en arrêt de travail pendant un mois, voire deux s’il y a un grand épuisement. Il faut également éviter les sports de contact pour ne pas avoir une rupture de la rate », met en garde le Dr Pierre Lebel.

« On est porteur de la mononucléose comme le virus de l’herpès, c’est-à-dire qu’on va rester un porteur chronique, mais de manière infiniment faible. » 

Il peut y avoir des récidives, mais dans le cas de la mononucléose, les risques de réactiver le virus sont faibles.

« Vous allez garder dans votre sang un lymphocyte par million. Pour les personnes qui ont un système immunitaire déficient, il peut y avoir des complications, mais ce sont des exceptions. »

Il reste que la mononucléose n’est pas une priorité :

« Son taux de transmissibilité est faible, contrairement à la grippe. En matière de santé publique, on est plus inquiet par l’influenza, car elle peut tuer », explique le Dr Pierre Lebel.

En chiffres

De 2 à 18 ans : l’âge classique de la mononucléose.

Entre 60 % et 70 % de la population a déjà eu la mononucléose enfant.

Ce chiffre était de 90 % il y a 30 ans.

Est-ce contagieux?

Voici quelques mises en garde du Dr Pierre Lebel, infectiologue au Centre universitaire de santé de McGill.

1- En serrant la main d’une personne infectée, vous n’attraperez pas la mononucléose, contrairement à la grippe.

2- Un adolescent infecté pourrait donner la mononucléose à sa copine ou son copain, mais étant donné qu’il doit y avoir un contact de salive à salive, il est peu probable qu’il la transmette à ses parents.

3- Bien se laver les mains avec du savon régulièrement, afin de les décontaminer.

4- Ne pas donner de baisers sur la bouche à une personne infectée.

5- Éviter de boire dans le même verre qu’une personne malade ou d’échanger les ustensiles.

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