Se parler à soi-même fait du bien !


Si vous parler à vous-même à voix haute, c’est normal. Et même cela est une excellente habitude pour se donner confiance en soi.
Nuage

 

Se parler à soi-même fait du bien !

 

S’encourager tout haut en prononçant des mots qui nous donnent de la force est une excellente technique utilisée d’ailleurs par de nombreux sportifs.

La prochaine fois que vous murmurez quelques phrases à vous-même, n’ayez pas peur d’avoir l’air ridicule : c’est bon pour le mental ! Même de simples affirmations comme « je vais être en retard », ou « j’ai tellement faim », nous aident à mieux nous ancrer dans l’instant présent et peuvent modifier notre façon d’affronter la journée.

La psychothérapeute Lisa Ferentz, citée par Reader’s digest, explique que le fait d’exprimer nos pensées tout haut est une excellente habitude que chaque personne devrait prendre. Elle peut servir notamment à nous donner ou à maintenir une vision positive de nous-même si elle est utilisée correctement. Pour y parvenir, notre monologue intérieur ne doit pas se transformer en des critiques constantes, jugements ou attitudes négatives, au risque de nous plonger dans la mauvaise humeur.

S’encourager soi-même

Entrainez-vous plutôt en écrivant quelques petites phrases encourageantes et positives, basées sur vos qualités et vos accomplissements, puis placez-vous devant un miroir et lisez-les à voix haute, en vous regardant. L’impression de ridicule est tout à fait normale, et finira par passer. Cet exercice permet de gagner en confiance au fil du temps, et nous aide à nous habituer au son de notre voix.

Se parler de façon négative peut parfois avoir un effet soulageant, précise Lisa Ferentz. Ne vous en privez pas, mais veillez à ce que ces moments ne soient qu’une façon de réévaluer et de vous débarrasser d’une frustration ou d’une idée qui vous hante. Une fois que vous l’avez explicitée, passez à autre chose.

Des études ont confirmé le pouvoir des paroles positives adressées à nous-même, qui sont capables de nous faire changer de perspective, d’attitude et de réaction. C’est d’ailleurs assez fréquent de voir des sportifs murmurer quelques mots d’auto-encouragement avant une épreuve. Si vous avez besoin de vous donner du courage, pensez à écouter votre voix !

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Écouter


On offre souvent notre oreille quand un ami semble vouloir se confier, mais malheureusement très peu savent écouter, car nous sommes souvent centré sur nous même, au lieu de s’oublier .. Nous n’avons pas toutes les réponses et souvent c’est l’autre qui trouve ses propres solutions
Nuage

 

Écouter

 

Écouter est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu’un… C’est lui dire, non pas avec des mots, mais avec ses yeux, son visage, son sourire et tout son corps : tu es important pour moi, tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là… Pas étonnant si la meilleure façon pour une personne de se révéler à elle-même, c’est d’être écoutée par une autre !

Écouter, c’est commencer par se taire… Avez-vous remarqué comment les « dialogues » sont remplis d’expressions de ce genre : « c’est comme moi quand… » ou bien « çà me rappelle ce qui m’est arrivé… » Bien souvent, ce que l’autre dit n’est qu’une occasion de parler de soi.

Écouter, c’est commencer par arrêter son petit cinéma intérieur, son monologue portatif, pour se laisser transformer par l’autre. C’est accepter que l’autre entre en nous-mêmes comme il entrerait dans notre maison et s’y installerait un instant, s’asseyant dans notre fauteuil et prenant ses aises.

Écouter, c’est vraiment laisser tomber ce qui nous occupe pour donner tout son temps à l’autre. C’est comme pour une promenade avec un ami : marcher à son pas, proche mais sans gêner, se laisser conduire par lui, s’arrêter avec lui, repartir, pour rien, pour lui…

Écouter, c’est ne pas chercher à répondre à l’autre, sachant qu’il a en lui-même les réponses à ses propres questions. C’est refuser de penser à la place de l’autre, de lui donner des conseils et même de vouloir le comprendre.

Écouter, c’est accueillir l’autre avec reconnaissance tel qu’il se définit lui-même sans se substituer à lui pour lui dire ce qu’il doit être. C’est être ouvert positivement à toutes les idées, à tous les sujets, à toutes les expériences, à toutes les solutions, sans interpréter, sans juger, laissant à l’autre le temps et l’espace de trouver la voie qui est la sienne.

Écouter, ce n’est pas vouloir que quelqu’un soit comme ceci ou comme cela, c’est apprendre à découvrir ses qualités qui sont en lui spécifiques. Être attentif à quelqu’un qui souffre, ce n’est pas donner une solution ou une explication à sa souffrance, c’est lui permettre de la dire et de trouver lui-même son propre chemin pour s’en libérer.

Écouter, c’est donner à l’autre ce que l’on ne nous a peut-être encore jamais donné : de l’attention, du temps, une présence affectueuse.

Apprendre à écouter quelqu’un, c’est l’exercice le plus utile que nous puissions faire pour nous libérer de nos propres détresses… C’est en apprenant à écouter les autres que nous arrivons à nous écouter nous-mêmes, notre corps et toutes nos émotions, c’est le chemin pour apprendre à écouter la terre et la vie, c’est devenir poète, c’est-à-dire sentir le coeur et voir l’âme des choses.

A celui qui sait écouter, est donné de ne plus vivre à la surface : il communie à la vibration intérieure de tout vivant.

André Gromolard