Mon coeur, une rose


C’est je crois, un de mes plus beaux poèmes dont je suis très très fière
Nuage

 

Mon coeur, une rose

 


La tristesse de mon coeur,  une fleur unique existe
Chaque pétale est un pleur, d’un mal qui persiste
Des perles claires de cristal, naissent en secret la nuit
D’où jaillissent mes dédales, recherchant cajoleries

Rouge vif couleur de sang, de mes veines mutilées
Par la nuance du temps, je cris ma vie brisé
De ces ardeurs d’espoirs, tous ces songes sont déchu
Au fond de la nuit noire, mon âme cherche une issue

Aux feuilles vertes d’armistice, s’unissent pour ma prière
Implorant cette justice, au Dieu de l’univers
Ainsi sortir des méandres, m’éloigné du malheur
Crépuscule de mes cendres, j’ai droit à ce bonheur!

Corps protégé d’épines, semble parfois me cribler
Des chimères libertines, qui un jour m’ont charmées
Hantent à jamais l’esprit, d’une douceur longtemps crue
Du désir déconfit, de l’oracle corrompu

Souvenirs qui germe mon coeur, habite ma fleur une rose
Propageant cette odeur, d’une émotion éclose
Comme cette rose fragile, je me soumets à la vie
Que mon destin futile, je puisse fuir sans sursis

Rachel Hubert (Nuage)
6 août 2002