Le sans gluten, un régime alimentaire qui n’est pas sans risques


Beaucoup de produits sont maintenant offerts pour ceux qui suivent des régimes sans gluten. Le problème, c’est qu’ils contiennent des métaux dangereux tels que l’arsenic et le mercure.
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Le sans gluten, un régime alimentaire qui n’est pas sans risques

 

Le sans gluten, un régime alimentaire qui n'est pas sans risques

Le régime sans gluten est devenu très tendance.Photo Fotolia

La mode est au sans gluten, c’est indéniable. Aux États-Unis, un quart de la population estime déjà avoir consommé des aliments sans gluten, ce qui correspond à une hausse de 67 % en deux ans. Mais ce type de régime n’est peut être pas aussi sain qu’on ne le croit.

Les chercheurs ont découvert que ceux qui consomment des produits sans gluten (gluten free) sont exposés à des niveaux élevés de deux métaux nocifs pour la santé. En analysant les urines de participants, ils ont constaté un fort taux d’arsenic, un élément cancérigène ; et du mercure, un autre élément chimique dangereux pour la santé lorsqu’il est présent à fortes doses.

Ils existent de nombreuses versions sans gluten de céréales (pates, pain…). Pour remplacer le blé, les industriels utilisent le plus souvent de la farine de riz. Mais le riz est connu pour contenir jusqu’à dix fois plus d’arsenic que d’autres aliments.

DES TRACES DE MERCURE 70 % PLUS ÉLEVÉES

Des chercheurs de l’Université de l’Illinois à Chicago ont évalué l’urine de 73 participants. Ces derniers avaient entre 6 et 80 ans et tous avaient déclaré avoir mangé de la nourriture sans gluten sur une période de cinq ans.

Les niveaux de métaux toxiques étaient près de deux fois plus élevés, selon l’étude publiée dans la revue Epidemiology.

Les résultats ont montré que plus une personne avait consommé du sans gluten, plus elle avait des concentrations élevées d’arsenic dans son urine. Les traces de mercure étaient 70 % plus élevées qu’une personne qui ne suit pas de régime sans gluten.

L’auteur de l’étude, le docteur Maria Argos, a déclaré: «Ces résultats indiquent qu’il pourrait y avoir des conséquences imprévues pour ceux qui suivent un régime sans gluten».

Cependant, elle a ajouté que d’autres recherches sont encore nécessaires pour déterminer les conséquences à long terme sur la santé de la présence de ces deux métaux dans notre corps.

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Gare aux régimes "détox" du Nouvel an


Il n’est pas prouvé que les cures de détox soient bénéfiques. Même si, les produits sont naturelle, ils ont des effets chimiques qui peuvent entrainer des effets secondaires. Et comme toutes choses, la modération est toujours indiquée
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Gare aux régimes « détox » du Nouvel an

 

Gare aux régimes détox

Très médiatisée après les périodes de fêtes, la cure « détox » consiste à « remettre en forme » l’organisme en éliminant les toxines qui s’accumuleraient au quotidien. Non prouvé scientifiquement.

FREDERIC J. BROWN / AFP

Une Britannique de 47 ans a été hospitalisée à la suite d’une cure « détox » du Nouvel an observée sans modération. On suspecte la racine de valériane de provoquer une carence importante en sodium dans le sang.

DÉTOX. C’est une mode comme une autre : suivre un régime « détox » pour purger son corps des excès alimentaires des fêtes de fin d’année. Cette période est en effet l’objet de nombreux appels à suivre ces régimes censés aider l’organisme à nettoyer les toxines, les fameux détox du Nouvel an. Mais ceux-ci peuvent parfois s’avérer plus dangereux qu’autre chose lorsqu’ils sont observés sans modération. C’est ce qui est arrivée à une Britannique de 47 ans, a priori en bonne santé, qui s’est retrouvée hospitalisée aux premiers jours de l’année 2017 à l’hôpital universitaire de Milton Keynes au nord de Londres pour avoir forcé sur la détox au point de… s’intoxiquer. Ce cas clinique a été décrit dans la revue spécialisée du British Medical Journal.

Si l’efficacité des « détox » n’a jamais été démontrée scientifiquement, leur éventuelle dangerosité est loin d’être un problème de santé publique… Il ne s’agit finalement que de boire un peu plus de tisane et autres bouillons qu’à l’habitude. Le principe est en effet de favoriser l’élimination des toxines en sollicitant les organes impliqués dans cette tâche (foie et reins essentiellement) grâce à une alimentation pauvre en graisses et en sucres, faisant la part belle aux jus, infusions, bouillons, avec, parfois, quelques compléments alimentaires.

Grande consommatrice de plantes médicinales

En l’occurrence, quelques jours après avoir entamé une cure « détox » à l’occasion de la nouvelle année, cette Britannique qu’on nommera Mme D., va connaître un épisode d’environ une heure de confusion mentale, accompagné d’un comportement répétitif caractérisé par un grincement des dents. Hospitalisée, elle subit des évanouissements accompagnés de crises convulsives. Interrogée par les médecins, la famille de la patiente reconnaît que celle-ci buvait plus d’eau et d’infusions ces derniers jours, sans toutefois que cette consommation paraisse particulièrement excessive. Il est vrai que lorsque quelqu’un commence à boire plus de trois litres par jour, les choses commencent, en principe, à se voir. Mais la patiente était aussi une grande consommatrice de produits de phytothérapie (plantes « médicinales ») comme le chardon-marie, la sauge, la racine de valériane…

Les médecins établissent ainsi que les évanouissements et crises convulsives sont dues à une hyponatrémie, une carence importante en sodium dans le sang. Cette condition est en principe observée chez les personnes atteintes de potomanie, maladie caractérisée par une consommation d’eau trop importante. Mais des niveaux aussi bas de sodium sont généralement observés chez des patients buvant jusqu’à plus de 10 litres d’eau par jour (!). La surhydratation des cellules aboutit en effet à une diminution de la quantité de sel (sodium) à l’intérieur du sang. En cherchant dans la littérature médicale, les médecins ont retrouvé un cas similaire, présentant les mêmes symptômes avec un historique semblable. Principale suspecte : la racine de valériane. Dans les deux cas, une utilisation relativement abondante de cette plante semble avoir conduit à des taux de sodium dangereusement bas sans consommation excessive de liquide.

« C’est désormais la deuxième fois que la racine de valériane est suspectée d’être en cause dans une hyponatrémie sévère menaçant la vie du patient. Les professionnels de santé devraient être vigilants à cela », recommandent les auteurs qui reconnaissent toutefois ne pas avoir de preuve formelle ou d’explication chimique à ce phénomène.

Fort heureusement, les cas de ce type sont très rares. Mais ils rappellent qu’aucun régime n’est anodin, fût-il fait avec des produits vendus comme naturels, ou garantis « sans produits chimiques », argument de vente à la mode chez les industriels de la phytothérapie. Un argument qui oublie que, dans la vie, tout est toujours déjà chimique.

Les auteurs rappellent ainsi que « les produits naturels ne sont pas dénués d’effet secondaire contrairement à ce que laisse entendre » les industriels.

Dans une précédente enquête, Jean-Michel Lecerf, directeur du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille expliquait ainsi à Sciences et Avenir que « les cures détox reposent bien souvent sur un imbroglio de croyances ésotériques qui mélangent spiritualisme et nutrition. Soutenir l’idée que l’alimentation nous intoxique par l’accumulation de toxines qui “encrassent” nos cellules peut encourager l’orthorexie, un trouble alimentaire grave qui correspond à l’obsession du manger sain ».

Hugo JalinièreJournaliste santé à Sciences

 

http://www.sciencesetavenir.fr/

Quelles sont les limites du régime sans gluten ?


Le régime sans gluten est une mode qui n’est pas bonne pour tout le monde. Il y a ceux qui sont vraiment intolérants et ceux qui souffrent de maladie coeliaque. Et les autres, les enfants … Ils risquent d’avoir un régime déséquilibré et pourraient être malade à cause de l’exclusion du gluten
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Quelles sont les limites du régime sans gluten ?

 

Zoeytoja/Shutterstock.com

Zoeytoja/Shutterstock.com

Le régime sans gluten est une contrainte médicale pour les millions de patients dans le monde souffrant de la maladie cœliaque. Comprenez par là, une intolérance au gluten. Pourtant, par un effet de mode sans doute, nombreux sont celles et ceux qui suppriment volontairement cette protéine présente dans la plupart des céréales (blé, orge, avoine…), et ce pour les aider à perdre du poids.

Incontestablement, la mode du régime sans gluten prend de l’ampleur. Car il s’agit bien d’une mode. Il suffit de constater le nombre de produits vendus dans le commerce portant l’appellation « sans gluten ». Une étude américaine menée en 2015 auprès de 1 500 personnes s’est attelée à comprendre les motivations d’un tel comportement.

A la question « Pourquoi consommez-vous ces produits ? », dans 35% des cas les sondés répondaient « sans raisons ». A 26%, ils expliquaient que c’était « plus sain » et à 19% pour des « raisons de santé digestive ». En fait, ils n’étaient que 8% à assurer qu’ils étaient « intolérants au gluten ». Autre donnée alarmante, nombre de parents imposaient ce régime à leurs enfants pour prévenir une éventuelle survenue de maladie cœliaque.

Voilà pour le constat. Mais dans les faits, reprenons ces arguments afin de démêler le vrai du faux.

En finir avec les idées reçues

L’alimentation sans gluten permettrait de… prévenir la survenue de la maladie cœliaque ! C’est bien entendu faux. Pour être diagnostiqué « intolérant », il faut consommer du gluten. Les parents qui éradiquent la protéine de l’alimentation de leurs enfants « par prudence », courent le risque de voir leur progéniture développer la maladie, sans même s’en apercevoir. La pathologie peut alors progresser à bas bruit et endommager leur système digestif.

Autre élément, aux parents qui, intolérants au gluten et par mesure de précaution, feraient subir un tel régime à leurs enfants, sachez que les preuves scientifiques ne vont pas dans le sens d’une transmission génétique. En clair, les résultats obtenus pourraient être l’inverse de ce que les parents recherchent. Cela pourrait entraîner de graves carences nutritionnelles chez les petits.

Concernant l’allégation selon laquelle le fait de manger sans gluten est meilleur pour la santé. Rien n’est moins sûr. Les personnes qui décident de s’en passer le font sans avis médical et n’équilibrent généralement pas leur repas en conséquence. Un travail conduit en 2014 a ainsi montré que les produits packagés « sans gluten » présentaient des taux plus élevés de matières grasses et de glucides. Et ce comparés à leurs variantes « classiques ».

Voilà qui nous mène à la question clé : le gluten est-il toxique ? On imagine très bien pourquoi certaines personnes bannissent cette protéine qui entre dans la préparation de diverses farines et donc dans ses dérivés : pains, gâteaux, pizzas, pâtes… Malheureusement pour eux, cette façon de penser ne trouve aucun écho scientifique, comme le suggère un récent travail publié dans The Journal of Pediatrics dans lequel les auteurs ont compilé de façon exhaustive les différentes données (études, essais…) sur le gluten.

« Les risques d’une alimentation sans gluten lorsqu’on ne présente pas de maladie cœliaque ne sont-ils pas supérieurs aux bénéfices ? », s’interrogent les auteurs. Lesquels appellent « les professionnels de santé à mieux informer leurs patients. »

https://destinationsante.com/

Défigurée à l’acide, elle défile pendant la semaine de la mode à New York


Faire face à la vie quand on a 19 ans, c’est un gros défi, mais quand en plus, une femme qui vit en Inde et qui en plus à été défiguré par l’acide, c’est un tour de force. Reshma est un symbole de volonté
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Défigurée à l’acide, elle défile pendant la semaine de la mode à New York

 

 

 

Âgée de 19 ans, Reshma Banoo Qureshi se bat aujourd’hui pour être certaine que personne ne vive le même malheur qu’elle a subi il y a deux années.

En mai 2014, la jeune indienne a été victime d’une attaque à l’acide par son beau-frère qui a failli lui coûter la vie. Elle vit aujourd’hui avec un œil en moins et le visage défiguré.

En septembre 2015, Reshma est sortie de l’ombre et a lancé un cri du coeur pour dénoncer les fréquentes attaques dont sont victimes les femmes en Inde.

«L’acide est facilement accessible dans le commerce. Une réalité comparable à l’achat d’un rouge à lèvres» – expliquait Reshma, la jeune Indienne.

Reshma souhaite voir changer les choses. Elle travaille désormais pour l’associationMake Love Not scars (faites l’amour pas des cicatrices) qui a pour but de venir en aide aux survivantes comme elle.

Ce jeudi, la jeune femme a défilé sous les applaudissements durant la semaine de la mode à New York. Elle portait une magnifique robe de la créatrice indienne, Archana Kochhar.

reshma

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Ne pas se laver les cheveux pendant 30 jours, la nouvelle cure à la mode


30 jours sans me laver les cheveux, j’ai la tête qui me pique déjà ! Personnellement, je trouve que c’est long comme expérience, et avec tout ce que peuvent toucher nos cheveux, pendant plusieurs jours, c’est même dégoutant
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Ne pas se laver les cheveux pendant 30 jours, la nouvelle cure à la mode

 

Ne pas se laver les cheveux pendant un mois? C’est la nouvelle cure cheveux à la mode.

Le but est de permettre au sébum de se réguler lui-même, pour que les cheveux retrouvent leur cycle naturel de production. On laisse tomber le shampooing pour mieux le retrouver, 30 jours plus tard.

Pour passer au travers l’épreuve, Elle France nous conseille de bien laver nos cheveux avant de commencer la cure, mais surtout de ne rien appliquer sur notre tignasse. Exit les produits coiffants, on laisse notre chevelure vivre. On la brosse toutefois religieusement pour la débarrasser des peaux mortes et des impuretés qui pourraient s’y loger.

On opte pour les queues de cheval et les chignons, pour camoufler notre chevelure un peu trop grasse. Après quelques jours, la chevelure devrait toutefois reprendre de la vigueur et paraître moins grasse, même sans lavage.

Une fois les 30 jours passés, notre crinière devrait renaître. Même celles aux cheveux plus fins – qui deviennent gras beaucoup plus vite – devraient donner une chance à ce traitement. Le résultat en vaut la peine, selon celles qui l’ont essayé. Finis les shampooings aux deux jours, après la cure, on peut passer à un rythme beaucoup plus espacé.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Les tendances culinaires de 2016 selon Google


L’alimentation aussi suit une mode, probablement avec la diversité des gens dans un pays et les voyages. On aime ce que l’on goûte et on cherche à le refaire à la maison, sans compter les diverses tendances qu’on nous dit exceptionnel pour le corps
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Les tendances culinaires de 2016 selon Google

 

Les tendances culinaires de 2016 selon Google

Le curcuma est en vogue.Photo Fotolia

Le curcuma est tendance. Le bagel arc-en-ciel ne l’est plus. Et si le succès des ramens ne se dément pas, on ne peut pas en dire autant des cupcakes sans gluten. Telles sont les conclusions du rapport Food Trends 2016 publié par Google.

Le géant informatique a analysé deux ans de données relatives aux recherches des Américains via son moteur pour identifier ce que les consommateurs américains avaient cuisiné et dégusté dans ce laps de temps.

Les aliments capables de doper la santé (en améliorant l’état de la peau, de la libido ou en permettant de combattre l’insomnie ou encore la douleur) sont très en vogue.

L’ingrédient star n’est autre que le curcuma, épice aux nombreuses vertus notamment dans la lutte contre le cancer ou la dépression. Les recherches relatives à cette poudre de couleur ocre ont augmenté de 300 % en 5 ans. Très utilisé dans la préparation des différents currys, le curcuma est au coeur de tendances émergentes: les recherches liées à l’épice sont associées à des mots comme «smoothie», «boisson» ou «jus».

Le vinaigre de cidre, le fruit du jacquier, le miel de manuka, le kéfir et le lait de coco comptent aussi parmi les aliments bénéfiques très recherchés en ce moment.

L’engouement pour le ramen fait l’objet d’une croissance constante. Mais selon le rapport, la soupe vietnamienne phô représente tout de même la principale tendance culinaire.

Depuis 2013, les recherches concernant ce plat font l’objet d’une croissance de 11 % d’une année sur l’autre. Cette soupe entre aussi dans la catégorie des tendances dites saisonnières puisque les recherches la concernant sont à leur apogée au mois de janvier.

Les consommateurs utilisent Google pour dénicher des recettes de phô mais aussi pour repérer les meilleurs restaurants qui en servent dans leur quartier.

Autres éléments tendance: le bibimbap coréen, les taquitos, les empanadas, les queso frescos et le mochi glacé.

Voici un panorama des aliments en vogue ou en déclin chez les Américains:

En progression constante (croissance constante d’une année sur l’autre): Ramen, Rigatoni, Bibimbap

En progression saisonnière (tendances saisonnières qui gagnent en puissance chaque année): soupe Phô, avoine sans cuisson, concombre amer, bouchées de fromage

Les stars montantes (succès soudain dans les derniers mois, probablement éphémère) : curcuma, fruit du jaquier, riz de chou-fleur

En déclin constant: cupcakes sans gluten, jus de canne à sucre évaporé, pain sans farine de blé

En déclin saisonnier: quinoa, gâteau de mariage, chips de Kale, gâteau aux fruits rouges «red velvet», nectar d’agave

Les stars déchues: la bagel arc-en-ciel, pâte de vanille, mini-pancake, Mulligan Stew

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Le Saviez-Vous ► Gary Dahl, l’homme qui a vendu un caillou domestique à des millions d’Américains


Parti d’une blague, il a fait fortune avec des cailloux qu’il vendait comme un animal qu’il fallait s’en occuper
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Gary Dahl, l’homme qui a vendu un caillou domestique à des millions d’Américains

 

Le Pet Rock, «la mode la plus ridicule» de tous les temps, est parfois considéré comme l’ancêtre du Tamagotchi.

On n’évoque plus son invention que dans des listes sur les «idées ridicules qui ont rendu leur inventeur millionnaire», et pour cause: Gary Dahl était à l’origine du Pet Rock, un «animal» de compagnie virtuel –en fait un simple caillou. Il est mort à l’âge de 78 ans, le 23 mars,(2015) mais sa mort n’a été annoncée que mardi 31 mars par son épouse.

Contrairement aux apparences et même s’il s’agissait bien au départ d’une blague, le Pet Rock n’est pas un poisson d’avril mais un objet qui s’est vendu à 1,5 million exemplaires lors des fêtes de Noël de 1975 aux Etats-Unis, et est considéré comme un des cas les plus fascinant de marketing réussi.

Gary Dahl était publicitaire, et dans les années d’après-guerre du Vietnam en pleine affaire du Watergate, raconte le Washington Post, il pensait que les Américains souhaitaient se détendre et qu’ils plébisciteraient une idée légère.

Pour 3,95 dollars, poursuit le New York Times, on pouvait s’offrir cet objet fourni dans une boîte en carton munie de trous d’aération pour que le Pet Rock puisse respirer.

«On pourrait dire que nous avons mis en boîte un sens de l’humour», expliquait Gary Dahl à la presse.

Le génie, poursuit le New York Times, résidait dans le manuel qui accompagnait le Pet Rock, expliquant comme le nourrir, l’entraîner et prendre soin de lui.

Une mode aussi éphémère et déroutante que le Tamagotchi, petit boîtier électronique lui aussi vendu comme un animal virtuel, dont il fallait néanmoins s’occuper quotidiennement pour le garder «en vie», et parfois qualifié de «Pet Rock des années 1990».

Le Pet Rock a fait de nombreux émules, comme ce Pet Rock USB présenté comme la version numérique de l’animal d’origine… 

Des Pet Rocks sur le site Bad Fads Museum

Gary Dahl a ensuite connu le revers de sa notoriété si étrangement acquise: son épouse a raconté qu’au bout d’un moment, les gens venaient les voir avec des idées absurdes, comme un animal en bois, en gravier ou en forme de crotte, et qu’ils attendaient de Gary qu’il réédite l’exploit pour leur produit.

La suite est plus triste: il achète un bar, se met à trop boire, relance des coups marketing qui n’auront pas le succès du Pet Rock, comme le kit pour faire pousser du sable et créer son désert… Ses associés l’avaient poursuivi en justice et l’inventeur avait dû leur régler une somme à six chiffres.

Il était l’auteur en 2001 de La publicité pour les nuls.

En 1988, il avait confié à Associated Press qu’il lui arrivait de regretter d’avoir mis le Pet Rock sur le marché:

«Parfois, je regarde en arrière et je me demande si ma vie n’aurait pas été plus simple si je ne l’avais pas fait.»

http://www.slate.fr/