Des rivières polluées virent à l’orange dans l’ouest américain


Une mine abandonnée avec des résidus toxiques qui s’échappe, et qu’au lieu de réparer, les responsables agrandi par  mégarde la fuite et c’est le désastre écologique
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Des rivières polluées virent à l’orange dans l’ouest américain

 

Dans le Colorado (photo), au Nouveau Mexique et... (PHOTO AP)

Dans le Colorado (photo), au Nouveau Mexique et dans la réserve indienne de Navajo Nation, des états d’urgence ont été déclarés. Plusieurs villes ont cessé d’utiliser l’eau des rivières et en ont interdit l’accès.

PHOTO AP

ROBERT MACPHERSON
Agence France-Presse
Washington

Plus de 11 millions de litres de déchets liquides teintant l’eau d’une couleur orangée dévalent depuis une semaine plusieurs rivières de l’ouest des États-Unis, laissant craindre d’importants dégâts après cette pollution spectaculaire malencontreusement déclenchée par des employés de l’agence de protection de l’environnement.

Le contraste est saisissant sur les images montrant un cours d’eau orange sur fond de ciel bleu et forêt vert sombre typiques des espaces sauvages du Colorado. C’est dans cet État, où coule la rivière Animas, qu’est partie la fuite avant de s’écouler vers le Nouveau Mexique, dans la rivière San Juan.

L’accident est survenu le 5 août au niveau d’une mine d’or abandonnée, la Gold King Mine, d’où s’échappaient des déchets toxiques.

Des employés de l’agence de protection de l’environnement (EPA) dépêchés sur place pour colmater la fuite ont en fait ouvert la brèche, laissant le mélange composé notamment de métaux lourds et d’arsenic se répandre dans un affluent de l’Animas.

D’abord estimé à environ 3,8 millions de litres, l’EPA a réévalué dimanche l’ampleur de la pollution à 11,4 millions de litres, soit l’équivalent de quatre piscines olympiques.

Kayak et drainage interdits

Outre l’impact visuel de la pollution, qui a transformé l’Animas en un long ruban orangé, et les conséquences immédiates sur la saison touristique et ses amateurs de rafting et kayak, les questions se concentrent sur les effets de cette pollution sur la santé et les ressources agricoles.

Au fil des jours, la couleur orange s’est faite moins flagrante mais les déchets liquides poursuivent leur chemin. Dans le Colorado, au Nouveau Mexique et dans la réserve indienne de Navajo Nation, des états d’urgence ont été déclarés. Plusieurs villes ont cessé d’utiliser l’eau des rivières et en ont interdit l’accès.

Désormais, la couleur «est tellement diluée que vous ne pouvez pas vraiment la voir», commente Donna Spangler, porte-parole du département de l’Utah pour la qualité environnementale.

Des analyses sont toutefois en cours pour voir si l’eau contient des toxines cancérigènes comme le plomb ou l’arsenic et leurs résultats sont attendus dans les jours à venir.

«Ce qui se passe m’afflige au plus haut point», a affirmé à l’AFP la directrice de l’EPA, Gina McCarthy qui s’exprimait publiquement pour la première fois mardi.

«Nous travaillons sans relâche pour apporter une réponse et nous nous sommes engagés à faire la lumière sur ce qui s’est passé afin que cela ne se reproduise plus», a-t-elle ajouté.

L’incident a en effet porté l’attention sur la multitude d’anciennes mines qui représentent un danger pour l’environnement dans cette région. Les bords de l’Animas sont parsemés de quelque 200 sites abandonnés, selon le New York Times.

Craintes pour Las Vegas et Los Angeles

La réponse initiale de l’EPA a «été pour le moins inexistante», s’est cependant insurgé Tommy Roberts, le maire de Farmington, une commune en aval de la fuite dans l’État du Nouveau Mexique.

Dans l’une des images les plus frappantes diffusées depuis mercredi dernier, trois kayakistes apparaissent pagayant dans des embarcations oranges qui se confondent avec la couleur de l’eau.

L’un d’eux, Dan Steaves, a expliqué à un journal local, le Durango Herald, qu’ils étaient partis en excursion avant que le danger ne soit signalé par les autorités.

«C’est perturbant. Nous sommes tous trois inquiets pour notre santé», a-t-il assuré.

Zack Frankel, le directeur de l’ONG Utah Rivers Council, s’est lui dit préoccupé par la trajectoire que peuvent prendre les déchets liquides.

«D’ici à cinq jours environ, ils atteindront le lac» Powell dans l’Utah, qui alimente notamment la ville de Las Vegas, a-t-il noté.

Depuis ce lac, la fuite pourrait se répandre vers le fleuve Colorado, puis à travers le Grand Canyon et le lac Mead qui est une source d’eau importante pour la mégalopole de Los Angeles et le sud de la Californie, souffrant d’une grave sécheresse.

La seule solution, selon lui, qui permettrait de parer à «une hausse du niveau de substances cancérigènes dans l’eau», serait de draguer le limon des lacs touchés, dans une vaste et rapide opération qui coûterait des centaines de millions de dollars.

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Un projet canadien de mine d’or scandalise des Roumains


Je pense qu’il est important de savoir quand vous achetez un bijou en or, tout le processus pour extraire ce minerai. (J’ai pu trouver des détails sur le rôle et conséquences du cyanure, mit après l’article). Alors, on peut comprendre pourquoi la Roumanie ne soit pas d’accord avec ce projet qui semble que le gouvernement a décidé des règles seul et qu’en plus, c’est un risque trop élevé pour l’environnement
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Un projet canadien de mine d’or scandalise des Roumains

 

Photo Radu Sigheti, Reuters

Le gouvernement a adopté par surprise la semaine dernière un projet de loi déclarant «d’intérêt national exceptionnel» l’exploitation minière voulue par la société canadienne Gabriel Resources dans le village de Rosia Montana, en dépit de l’opposition des défenseurs de l’environnement et du patrimoine.

Agence France-Presse
BUCAREST, Roumanie

Plusieurs milliers de personnes manifestaient dimanche à Bucarest et dans plusieurs villes de Roumanie contre un projet canadien de mine d’or prévoyant d’utiliser de grandes quantités de cyanure dans un village de Transylvanie.

À Bucarest, plus de 3000 manifestants ont sillonné le centre-ville jusqu’au siège du gouvernement où ils ont scandé des slogans contre ce projet.

De retour place de l’Université, point de départ de leur manifestation, ils se sont assis sur la chaussée, bloquant en partie la circulation sur le principal axe routier de la capitale, ont constaté des journalistes de l’AFP. Un cordon de gendarmes leur faisait face.

«Nous ne voulons pas de cyanure, nous ne voulons pas de dictature» ou encore «Unis, nous sauverons Rosia Montana», scandaient les protestataires, dont de nombreux jeunes et des familles.

Ils étaient un millier à Cluj (nord-ouest) et des centaines à Timisoara (ouest), Alba Iulia (centre) et Iasi (nord-est), selon la gendarmerie et les médias locaux.

Les protestataires ont conspué les hommes politiques, du gouvernement et de l’opposition, accusés de favoriser ce projet contre l’avis de la population.

«Cette mine va détruire une zone très belle où on pourrait développer le tourisme», estime Ioana Frangulea, 20 ans, étudiante en horticulture à Bucarest.

Le gouvernement de centre gauche du premier ministre Victor Ponta doit soumettre au parlement un projet de loi déclarant «d’intérêt national exceptionnel» l’exploitation minière voulue par la société canadienne Gabriel Resources dans le village de Rosia Montana (nord-ouest), en dépit de l’opposition des défenseurs de l’environnement et du patrimoine.

Ce texte prévoit entre autres de faciliter les expropriations.

«C’est la première fois qu’un projet de loi est fait seulement pour une compagnie», estime le sociologue Mircea Kivu, venu manifester.

«Beaucoup de manifestants ne sont pas ici seulement pour des raisons écologiques, mais parce qu’ils ont l’impression d’avoir été trompés», a-t-il ajouté.

Lorsqu’elle était encore dans l’opposition, la coalition de centre gauche avait promis de bloquer le projet de mine d’or de Rosia Montana et l’exploration des gaz de schiste.

Mais depuis son arrivée au pouvoir en 2012, le gouvernement de centre gauche a donné des permis d’exploitation à Chevron pour les gaz de schiste et déclaré la mine d’or de Rosia Montana priorité nationale.

La société Gabriel Resources s’est réjouie du projet de loi «qui va accélérer le développement de la plus grande mine d’or d’Europe».

Gabriel Resources prévoit d’extraire, via sa filiale Rosia Montana Gold Corporation, 300 tonnes d’or et 1600 tonnes d’argent.

Elle promet 900 emplois durant la phase d’exploitation qui durera 16 ans et d’importantes retombées économiques pour la région.

Le projet conduira à la destruction de quatre montagnes autour du village et endommagera une partie de galeries minières romaines uniques, mettent en garde les archéologues.

Il prévoit également l’utilisation d’une moyenne de 12 000 tonnes de cyanure par an.

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5 raisons : pourquoi l’exploitation minière est mauvaise pour l’environnement

1. Quand vous allez dans une bijouterie pour acheter cette magnifique bague de 18 carats dont vous aviez rêvée, pensez-y, celle-ci a généré 20 tonnes de cyanure et de déchets en minerai pour sa production.

2. L’or est extrait avec des ‘méthodes d’exploitation à ciel ouvert”. Cela implique de creuser des énormes fosses et de détruire la croute terrestre de la  planète. Le résultat? Moins de 10 grammes (5 centièmes) d’once d’or par tonne de roche.

3. En 1783, le chimiste Suédois découvre que l’or peut être chimiquement dissout par le cyanure. Aujourd’hui les Solutions de cyanure de Sodium sont utilisées pour dissoudre et extraire l’or du minerai (la roche dynamitée). L’Or, étant l’un des éléments les plus chimiquement stables sur la planète, a une résistance naturelle aux changements chimiques qui pourraient ternir sa surface ou le dégrader. Cela explique que l’or est  très recherché pour des utilisations multiples – bijoux évidemment, mais aussi dans l’électronique et de matériel médical.

4. L’usage du Cyanure, ainsi que l’élimination de la boue (produit déchet) est une préoccupation mondiale majeure. Reconnu comme un poison, l’hydrogène-cyanure est extrêmement toxique pour les humains et à l’état gazeux, peut être fatal. Le cyanure est aussi dangereux pour la faune et flore comme les mammifères, oiseaux et poissons, qui peuvent avoir des réactions de toxicité aigüe à ces solutions même pour des quantités peu importantes.

5. IL existe un risque réel de déversements cataclysmiques de cyanure lié à extraction de l’or et si les solutions de cyanure s’infiltrent dans les sols ou nappes phréatiques, cela introduirait des concentrations toxiques de cyanure dans les écosystèmes locaux qui pourraient les détruire définitivement. 

6. En l’an 2000, des pluies abondantes, la glace et la neige ont causé une brèche dans le barrage de résidus (résidus sont les déchets de minerai imprégné de cyanure, utilisés pour extraire l’or) dans une mine d’or à Baia Mare en Roumanie. Cela a entraîné la libération de 100 000 mètres cubes de déchets riches en cyanure dans le bassin versant environnant. L’approvisionnement en eau potable a été coupé pour 2,5 millions de personnes, et presque tous les poissons dans les eaux avoisinantes ont été tués. 



Quoted from The Environmental Literacy Council – Gold Mining.
http://www.enviroliteracy.org/article.php/1120.html

http://www.goldbuyers.com